La présidentielle française n’est pas menacée par l’excès de candidats, mais par la perte de sa fonction première : arbitrer, rassembler et donner une direction au pays. Derrière l’inflation des candidatures déclarées, la montée de l’abstention et la défiance envers les institutions, se dessine une même mutation : l’élection reine de la Cinquième République tend à devenir une scène de postures, où la captation d’attention l’emporte sur la capacité à gouverner. Cet article analyse ce basculement, ses ressorts institutionnels et ses effets sur la cohésion nationale, avant de proposer trois voies pour restaurer un véritable arbitrage démocratique.
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