
CONSEIL RÉGIONAL
Anne SANDER
Conseiller regional· Collectivité Européenne d'Alsace
Ce qu'il faut retenir
- Conseiller regional — Conseil régional, Collectivité Européenne d'Alsace.
- Rattachée au parti Parti populaire européen (PPE).
- 1 778 votes exprimés au cours du mandat.
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
Activité parlementaire
Patrimoine et intérêts
Déclarations HATVP · 1 compte de campagne (CNCCFP).
Mandats et responsabilités
Mandats
Biographie
Anne Sander
Origines et formation
Anne Sander naît le 1er octobre 1973 à Haguenau, dans le département du Bas-Rhin, en Alsace. Issue d'une famille profondément ancrée dans le milieu agricole alsacien — son frère occupera plus tard des responsabilités au sein de la FNSEA, le principal syndicat agricole français —, elle grandit dans un environnement où les questions rurales et économiques occupent une place centrale.
Après ses études secondaires en Alsace, Anne Sander s'oriente vers les sciences économiques. Elle obtient une maîtrise en économie en 1999 à la Faculté des sciences économiques de l'Université de Strasbourg. Poursuivant son parcours académique, elle décroche un DESS (Diplôme d'études supérieures spécialisées) en développement économique local et gestion des politiques urbaines, obtenu à Marseille, ce qui la conduit à travailler brièvement pour le Conseil régional de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle soutient ensuite un doctorat en économie en 2005 à la Faculté des sciences économiques de Strasbourg, au sein du laboratoire BETA-CNRS, consolidant ainsi une solide expertise en analyse économique territoriale.
Parcours professionnel avant le mandat européen
De retour en Alsace dès 1998, Anne Sander devient attachée parlementaire de Joseph Daul, alors député européen UMP et figure majeure de la droite alsacienne. Elle occupe cette fonction pendant quatorze ans, de 2000 à 2014, acquérant une connaissance approfondie du fonctionnement des institutions européennes, des processus législatifs et des réseaux politiques bruxellois. Cette longue expérience aux côtés de Joseph Daul, qui présidera le groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen de 2007 à 2014, constitue un apprentissage déterminant pour sa future carrière politique.
Parallèlement à ses fonctions d'assistante parlementaire, Anne Sander s'investit dans la vie économique et institutionnelle de son territoire. De 2007 à 2013, elle préside la Jeune Chambre économique de Haguenau, une organisation dédiée au développement du leadership et de l'entrepreneuriat chez les jeunes actifs. De 2007 à 2014, elle siège au Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) d'Alsace, où elle préside la commission « Territoires et Coopération » de 2013 à 2014, travaillant notamment sur les enjeux de coopération transfrontalière dans le Rhin supérieur.
Élection au Parlement européen et premier mandat (2014-2019)
Le 25 mai 2014, Anne Sander est élue députée européenne dans la circonscription Est, sur la liste de l'UMP (qui deviendra Les Républicains en 2015). Elle siège au sein du groupe du Parti populaire européen (PPE), le principal groupe de centre-droit du Parlement européen.
Durant son premier mandat, elle est d'abord membre titulaire de la commission de l'emploi et des affaires sociales (EMPL) de 2014 à 2017. Dans ce cadre, elle travaille sur les questions de mobilité des travailleurs, d'emploi des jeunes et de protection sociale au niveau européen. Elle contribue notamment aux discussions sur la révision de la directive relative au détachement des travailleurs, un sujet particulièrement sensible pour l'Alsace en raison de sa situation frontalière avec l'Allemagne. En juillet 2014, le Parlement européen adopte sa résolution sur l'emploi des jeunes, appelant l'Union européenne à créer un cadre favorable aux PME et les États membres à prendre des mesures fortes contre le chômage des jeunes, notamment par la promotion de programmes de mobilité comme EURES.
De 2017 à 2019, elle rejoint la commission des affaires économiques et monétaires (ECON), élargissant ainsi son champ d'expertise aux questions de régulation financière et de politique monétaire européenne.
Second mandat et fonction de questeure (2019-2024)
Réélue le 26 mai 2019, Anne Sander entame un second mandat marqué par une ascension institutionnelle significative. Elle est élue première questeure du Parlement européen, l'un des cinq questeurs qui composent le Bureau du Parlement et sont chargés des questions administratives et financières concernant directement les députés. Ce poste de haute responsabilité la place au cœur de la gouvernance parlementaire, d'abord sous la présidence de David Sassoli (2019-2022), puis sous celle de Roberta Metsola (à partir de janvier 2022).
Sur le plan législatif, elle devient membre titulaire de la commission de l'agriculture et du développement rural (AGRI), un choix cohérent avec ses racines alsaciennes et son intérêt de longue date pour les questions agricoles. Elle est désignée rapporteure fictive (shadow rapporteur) du groupe PPE pour la réforme de la Politique agricole commune (PAC) en 2020, l'un des dossiers législatifs les plus importants de la législature. Elle y défend le maintien d'un équilibre entre le développement économique des filières agricoles, le soutien indispensable au revenu des agriculteurs et la transition nécessaire de l'agriculture européenne vers une plus grande durabilité. Elle assure également la fonction de rapporteure permanente pour les actes d'exécution de l'organisation commune des marchés (OCM unique).
Anne Sander siège par ailleurs en tant que membre suppléante à la commission de l'emploi et des affaires sociales. Elle participe à la délégation pour les relations avec les pays de l'EEE (Espace économique européen) et la Suisse, ainsi qu'à la délégation pour la coopération nordique. Elle est également membre de plusieurs intergroupes parlementaires, notamment l'intergroupe sur le changement climatique, la biodiversité et le développement durable, l'intergroupe syndical et l'intergroupe URBAN sur les politiques urbaines.
Positions et engagements thématiques
Tout au long de ses deux mandats, Anne Sander se distingue par un engagement marqué en faveur du monde agricole et agroalimentaire. Elle défend les intérêts des filières agricoles européennes face aux contraintes réglementaires environnementales, s'opposant notamment à certaines dispositions du règlement européen sur la restauration de la nature et se montrant réservée quant à l'interdiction du glyphosate et à la réduction de l'usage des pesticides. Ces positions lui valent d'être considérée comme un relais efficace de l'agro-industrie au sein du Parlement européen.
Sur les questions sociales et économiques, elle porte une attention particulière à la coopération transfrontalière, sujet crucial pour sa circonscription alsacienne, et milite pour la suppression des obstacles à l'investissement et à la mobilité professionnelle dans les régions frontalières.
Fin de mandat et reconversion
Lors des élections européennes du 9 juin 2024, Les Républicains placent Anne Sander en dixième position sur leur liste nationale, une position jugée non éligible, ce qui met fin à sa carrière de députée européenne après dix années de mandat. À l'issue de cette défaite électorale, elle se tourne vers l'administration publique et obtient un poste d'inspectrice au ministère de l'Agriculture, mettant ainsi son expertise européenne et agricole au service de l'État français.
Affiliations politiques
Membre de l'UMP puis des Républicains (LR), Anne Sander a siégé durant l'ensemble de ses mandats au sein du groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen, le principal groupe politique de la droite et du centre-droit européen.