Portrait de Brice HORTEFEUX

CONSEIL RÉGIONAL

Brice HORTEFEUX

Conseiller regional· Puy-De-Dôme

Parti populaire européen (PPE)

2021Conseiller regional depuis
Puy-De-DômeRégion
Conseil régionalInstitution
1 665Votes exprimés

Ce qu'il faut retenir

  • Conseiller regional — Conseil régional, Puy-De-Dôme.
  • Rattaché au parti Parti populaire européen (PPE).
  • 1 665 votes exprimés au cours du mandat.
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Activité parlementaire

1 665Votes exprimés92 % de participation
7Dossiers suivis
31Questions
1 320 pour · 198 abstention · 147 contre — scrutins : 366 adoptés, 5 rejetés

Patrimoine et intérêts

2 déclarations HATVP (patrimoine et intérêts).

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Mandats et responsabilités

Mandats

Conseiller regional · Conseiller regional
Député européen · Député européen - EPP

Biographie

Brice Hortefeux

État civil et formation

Brice Hortefeux est né le 11 mai 1958 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Bien que natif de la région parisienne, il est profondément ancré dans la vie politique auvergnate, ayant grandi et développé l'essentiel de sa carrière élective dans le Puy-de-Dôme.

Sur le plan académique, il obtient une licence en droit privé en 1982 puis une maîtrise de droit public en 1984 à l'université Paris-Nanterre. Il poursuit sa formation à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po), où il étudie jusqu'en 1986. Cette double formation juridique, en droit privé et en droit public, constitue le socle intellectuel de son engagement ultérieur dans les affaires publiques.

Parcours professionnel et débuts en politique

La carrière professionnelle de Brice Hortefeux est indissociable de celle de Nicolas Sarkozy, dont il est l'un des plus proches et plus fidèles alliés politiques. De 1983 à 1986, il occupe le poste de directeur du cabinet du maire de Neuilly-sur-Seine, fonction exercée alors par Nicolas Sarkozy. Cette collaboration se prolonge entre 1993 et 1995, période durant laquelle il est chef de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget et de la Communication. À l'issue de cette expérience ministérielle, il est nommé préfet chargé d'une mission de service public du gouvernement.

Parallèlement, il s'investit dans les structures partisanes gaullistes. De 1991 à 2001, il est secrétaire départemental de la fédération RPR du Puy-de-Dôme, contribuant à l'implantation du mouvement dans cette terre radicale-socialiste. Il rejoint ensuite les instances nationales de l'UMP, dont il est membre du bureau politique de 2002 à 2015, avant d'accompagner la transformation du parti en Les Républicains (LR).

Mandats électifs locaux et régionaux

L'ancrage territorial de Brice Hortefeux s'exprime principalement à travers ses mandats au conseil régional d'Auvergne, où il est élu dès 1992. Réélu successivement en 1998, 2004 et 2010, il exerce notamment les fonctions de président de la commission des finances et de rapporteur du budget régional entre 1998 et 2004. Lors de la fusion des régions en 2016, il est élu conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes et occupe le poste de vice-président de la région sous la présidence de Laurent Wauquiez, puis celui de conseiller régional délégué aux relations institutionnelles.

Fonctions ministérielles

La carrière gouvernementale de Brice Hortefeux s'étend de 2005 à 2011, sous la présidence de Jacques Chirac puis de Nicolas Sarkozy, au sein des gouvernements de Dominique de Villepin et de François Fillon.

En juin 2005, il est nommé ministre délégué aux Collectivités territoriales dans le gouvernement Villepin, fonction qu'il exerce jusqu'en mai 2007. À ce poste, il travaille à la réforme des finances locales et aux relations entre l'État et les collectivités.

Le 18 mai 2007, il devient le premier titulaire du portefeuille de ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement, créé sous la présidence Sarkozy. La création même de ce ministère, associant immigration et identité nationale, suscite un vif débat public. Brice Hortefeux y conduit une politique volontariste en matière de lutte contre l'immigration irrégulière, fixant un objectif de 25 000 reconduites à la frontière pour l'année 2007, et étendant le réseau des centres de rétention administrative.

En janvier 2009, il est brièvement nommé ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, avant d'accéder, le 23 juin 2009, au poste de ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales dans le troisième gouvernement Fillon. Il occupe cette fonction régalienne jusqu'au 27 février 2011. Durant cette période, il est notamment confronté à la politique de démantèlement de camps de Roms en 2010, qui provoque une vive polémique au niveau européen, la commissaire européenne Viviane Reding ayant publiquement critiqué les circulaires émanant de ses services.

Activité au Parlement européen

Le parcours européen de Brice Hortefeux débute lors des élections européennes de 1999, à l'issue desquelles il siège au Parlement européen durant la 5e législature (1999-2004). Réélu en 2004 pour la 6e législature, il quitte temporairement l'hémicycle de Strasbourg en 2005 pour exercer ses fonctions ministérielles. Il retrouve son siège de député européen en mars 2011, après avoir quitté le gouvernement, et siège au sein du groupe du Parti populaire européen (PPE).

Au cours de ses mandats européens, Brice Hortefeux est membre de plusieurs commissions parlementaires de premier plan. Il siège à la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE), dont les compétences recouvrent la sécurité intérieure, la politique migratoire et la coopération judiciaire — des domaines où son expérience ministérielle constitue un atout reconnu. Il est également membre de la commission des affaires constitutionnelles (AFCO) et de la commission des transports et du tourisme (TRAN).

Ses travaux de rapporteur portent notamment sur un projet de décision d'exécution du Conseil concernant la soumission de l'acryloylfentanyl à des mesures de contrôle, ainsi que sur une proposition de règlement relatif à la création d'un visa d'itinérance et modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen. Ce dernier rapport s'inscrit dans sa préoccupation constante pour le renforcement du contrôle des frontières extérieures de l'Union européenne.

En matière de délégations interparlementaires, il participe à la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et l'Union du Maghreb arabe, qui couvre les commissions parlementaires mixtes UE-Maroc, UE-Tunisie et UE-Algérie, ainsi qu'à la délégation à l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée. Ces missions diplomatiques témoignent de son intérêt pour les relations euro-méditerranéennes et les enjeux migratoires qui y sont liés.

Prises de position notables

Brice Hortefeux est un partisan affirmé d'une politique européenne de sécurité renforcée. Il a plaidé avec constance pour une coordination accrue des services de renseignement au niveau européen, le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l'espace Schengen, une plus grande latitude pour le rétablissement temporaire des contrôles aux frontières intérieures, le suivi de toutes les formes de financement du terrorisme, l'interopérabilité des bases de données européennes pour améliorer le partage d'informations entre États membres, ainsi qu'un meilleur accompagnement des victimes du terrorisme. Il a collaboré avec la députée européenne Rachida Dati pour soutenir la mise en place du système d'entrée/sortie (EES) aux frontières de l'Union, estimant que cette traçabilité est essentielle pour combler les failles exploitées par les réseaux terroristes.

Sur le plan de la politique intérieure française, sa proximité indéfectible avec Nicolas Sarkozy a marqué l'ensemble de sa carrière. Il est considéré comme le plus fidèle soutien de l'ancien président de la République, dont il est également un ami personnel de longue date.

Affaires judiciaires

En septembre 2025, dans le cadre du procès relatif aux soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, Brice Hortefeux est reconnu coupable d'association de malfaiteurs par le tribunal correctionnel de Paris. Il est condamné à deux ans d'emprisonnement avec exécution provisoire et à 50 000 euros d'amende, assortis d'une interdiction d'exercer une fonction publique et d'une privation des droits civiques pour cinq ans. Le tribunal a considéré qu'il avait participé à l'organisation des modalités du financement libyen. Il a fait appel de cette décision, et le procès en appel est prévu du 16 mars au 3 juin 2026. À la suite de cette condamnation, la préfète d'Auvergne-Rhône-Alpes a acté sa démission d'office de ses fonctions de conseiller régional.

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