Portrait de Guillaume Chevrollier

ASSEMBLÉE NATIONALE

Guillaume Chevrollier

Député· 2ᵉ circ. · Mayenne

Né le 27 octobre 1974 (51 ans)Groupe 1

Ce qu'il faut retenir

Assemblée nationale Groupe 1 Élu en 2012
  • Député — Assemblée nationale, 2ᵉ circ. · Mayenne.
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

Formation

Guillaume Chevrollier est diplômé en droit. Il complète sa formation par des études de sciences politiques, parcours caractéristique des élus de sa génération issus de la droite parlementaire classique. Sa formation le prépare à l'exercice de fonctions de représentation et à la maîtrise des procédures législatives.

Parcours politique

Guillaume Chevrollier s'engage dans les rangs du Rassemblement pour la République (RPR) puis de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP), devenu Les Républicains en novembre 2015. Son ancrage politique s'inscrit dans la tradition gaulliste et conservatrice qui structure depuis plusieurs décennies la vie politique du département de la Mayenne, territoire rural de l'ouest de la France réputé pour sa stabilité électorale à droite.

Il développe son activité militante et élective au niveau local avant d'accéder aux fonctions parlementaires nationales. La Mayenne, département de taille modeste mais fortement identitaire, constitue le socle de son implantation politique durable.

Carrière parlementaire

Guillaume Chevrollier est élu sénateur de la Mayenne en septembre 2014, puis réélu au renouvellement sénatorial de septembre 2020. Durant ses mandats sénatoriaux, il siège au sein de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable, instance où il traite des dossiers relatifs aux infrastructures rurales, à la transition énergétique et à la politique des transports. Il participe également aux travaux de la commission des affaires culturelles et de l'éducation.

Au Sénat, il se distingue par son investissement dans plusieurs chantiers législatifs majeurs : le déploiement du très haut débit en zone rurale, la politique énergétique nationale - notamment la question de l'avenir du parc nucléaire français -, ainsi que les enjeux de couverture mobile dans les territoires peu denses. Il intervient régulièrement en séance publique sur les textes relatifs à l'environnement et à l'énergie, défendant une ligne favorable à la continuité du recours à l'énergie nucléaire comme pilier de la souveraineté énergétique française.

À l'issue des élections législatives anticipées de juin 2024, consécutives à la dissolution de l'Assemblée nationale décidée par le président de la République, Guillaume Chevrollier est élu député de la Mayenne, rejoignant ainsi la dix-septième législature au sein du groupe Les Républicains. Cette transition de la chambre haute vers la chambre basse lui permet de prolonger son engagement parlementaire dans un contexte politique national profondément reconfiguré par le scrutin de juin 2024.

À l'Assemblée nationale, il s'inscrit dans le groupe Les Républicains, formation dont le positionnement central-droit lui confère un rôle pivot dans les équilibres de la dix-septième législature, marquée par l'absence de majorité absolue et la nécessité de construire des coalitions ponctuelles.

Positionnement politique

Guillaume Chevrollier s'inscrit dans le courant conservateur et social-libéral de la droite parlementaire française. Son positionnement est caractérisé par la défense des intérêts des territoires ruraux, la promotion de la souveraineté énergétique nationale appuyée sur le nucléaire civil, et une attention marquée aux questions d'aménagement du territoire et de désenclavement numérique.

Sur les questions environnementales, il adopte une approche techno-pragmatique, privilégiant les solutions industrielles établies - en particulier le nucléaire, dont il valorise le bilan carbone sur cycle de vie - plutôt que les objectifs de déploiement accéléré des seules énergies renouvelables intermittentes. Cette ligne le distingue de la gauche écologiste tout en le différenciant d'une droite plus strictement libérale sur les questions industrielles.

Son attachement aux équilibres territoriaux et à la ruralité mayennaise constitue la constante de son action parlementaire, quelle que soit la chambre dans laquelle il exerce son mandat. Il défend régulièrement les intérêts des collectivités locales et des petites communes face aux logiques de concentration et de métropolisation.

Chronologie

  • 2014 - Élu sénateur de la Mayenne sous l'étiquette UMP
  • 2015 - Transition vers Les Républicains, à la suite de la refondation du parti
  • 2020 - Réélu sénateur de la Mayenne pour un nouveau mandat de six ans
  • 2024 - Élu député de la Mayenne à l'occasion des élections législatives anticipées de juin 2024, rejoignant la dix-septième législature au groupe Les Républicains