Portrait de Dominique Potier

ASSEMBLÉE NATIONALE

Dominique Potier

Député· 5ᵉ circ. · Meurthe-et-Moselle

Né le 17 mars 1954 (72 ans)Groupe SOC16ᵉ législature

Ce qu'il faut retenir

Assemblée nationale Groupe SOC Élu en 2012 4 305 votes exprimés 3 400 interventions
  • Député — Assemblée nationale, 5ᵉ circ. · Meurthe-et-Moselle.
  • 4 305 votes exprimés au cours du mandat.
  • Détient également un autre mandat (Conseil municipal).
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

Formation

Dominique Potier est originaire de Meurthe-et-Moselle. Il se forme dans le domaine agricole et développe une expertise en gestion d'exploitations et en économie sociale et solidaire. Son parcours initial s'inscrit dans la tradition du syndicalisme agricole chrétien-démocrate, avec une implication notable au sein de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) et de structures coopératives du monde rural lorrain.

Parcours politique

Avant d'accéder au mandat national, Dominique Potier exerce des responsabilités locales en Meurthe-et-Moselle, ce qui lui permet de construire une implantation territoriale solide dans la cinquième circonscription du département. Il appartient au Parti socialiste, dont il représente l'aile attachée aux questions d'agriculture durable, de responsabilité des entreprises et de justice fiscale.

Son profil se distingue par une approche transversale combinant engagement syndical, gestion d'une exploitation agricole familiale et réflexion sur la régulation économique. Cette trajectoire atypique - agronome et militant avant d'être parlementaire - lui confère une légitimité reconnue sur les dossiers touchant au monde rural, à la transition agro-écologique et à la gouvernance des grandes entreprises.

Carrière parlementaire

Dominique Potier est élu député de la cinquième circonscription de Meurthe-et-Moselle pour la première fois en juin 2012, lors de la quatorzième législature. Il est réélu en 2017, en 2022, puis en juillet 2024 sous l'étiquette du Nouveau Front Populaire, accédant ainsi à la dix-septième législature.

À l'Assemblée nationale, il s'impose rapidement comme une figure de référence sur les questions agricoles et de responsabilité des entreprises. Il est l'un des parlementaires à l'origine du rapport et des travaux préparatoires ayant conduit à la loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre, adoptée en 2017 - texte qui contraint les grandes entreprises françaises à prévenir les risques d'atteintes aux droits humains et à l'environnement dans leurs chaînes de sous-traitance.

Il travaille également sur la fiscalité internationale, la lutte contre les paradis fiscaux et l'encadrement des activités des multinationales, en particulier dans le secteur agro-industriel. Son action parlementaire articule de manière constante les dimensions économique, sociale et environnementale, dans une perspective de développement durable territorial.

Au sein du groupe socialiste, il participe aux travaux des commissions traitant des affaires économiques et du développement durable. Il est rapporteur ou co-rapporteur de plusieurs textes significatifs et contribue à des missions d'information parlementaires portant sur l'agriculture, la politique foncière et la transition écologique.

Dans le cadre de la dix-septième législature, ouverte à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République en juin 2024 et des élections législatives anticipées de juillet 2024, Dominique Potier siège au sein du groupe Socialistes et apparentés, composante de la coalition du Nouveau Front Populaire.

Positionnement politique

Dominique Potier se situe à la gauche réformiste, dans la tradition sociale-démocrate et chrétienne-sociale. Son positionnement ne relève ni du social-libéralisme technocratique ni de la gauche radicale de rupture, mais d'un courant attaché à la régulation par la loi, à l'économie sociale et solidaire, et à une transition écologique socialement équitable.

Il est particulièrement identifié sur les thèmes suivants : la souveraineté alimentaire, la défense du modèle agricole familial face à la concentration capitalistique, la responsabilité juridique des entreprises transnationales, et la réforme de la fiscalité internationale pour lutter contre l'évasion fiscale. Ces positions le conduisent à travailler ponctuellement avec des parlementaires d'autres formations, notamment sur les dossiers européens liés à la politique agricole commune et aux normes environnementales.

Son ancrage territorial en Lorraine et son expérience de terrain dans le monde agricole structurent une approche pragmatique, éloignée des postures purement idéologiques, qui lui vaut une reconnaissance au-delà de son seul camp politique.

Chronologie

  • 2012 - Première élection à l'Assemblée nationale, cinquième circonscription de Meurthe-et-Moselle (14e législature)
  • 2017 - Réélection député ; adoption de la loi sur le devoir de vigilance des entreprises, à laquelle il a contribué activement (15e législature)
  • 2022 - Réélection député (16e législature)
  • 2024 - Réélection député sous l'étiquette Nouveau Front Populaire, à la suite des élections législatives anticipées de juillet ; intégration au groupe Socialistes et apparentés (17e législature)