Ce qu'il faut retenir
- Député — Assemblée nationale, 3ᵉ circ. · Landes.
- 3 066 votes exprimés au cours du mandat.
- Détient également un autre mandat (Conseil départemental).
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
Biographie
Formation
Boris Vallaud est né le 8 avril 1980. Il effectue ses études supérieures à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po), avant d'intégrer l'École nationale d'administration (ENA). À l'issue de sa scolarité à l'ENA, il est nommé à l'Inspection générale des finances, corps de la haute fonction publique au sein duquel il acquiert une formation aux questions budgétaires et à l'analyse des politiques publiques.
Parcours politique
Boris Vallaud s'engage dans le champ politique aux côtés de François Hollande bien avant l'élection présidentielle de 2012. Il intègre l'équipe rapprochée du candidat socialiste et participe à la préparation du programme présidentiel, notamment sur les volets économiques et institutionnels.
À l'élection de François Hollande à la présidence de la République en mai 2012, Boris Vallaud est nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République, poste qu'il occupe jusqu'en 2017. À ce titre, il coordonne une partie de l'activité interministérielle depuis l'Élysée et joue un rôle d'interface entre la présidence et le gouvernement. Cette position centrale dans l'appareil d'État lui confère une connaissance approfondie des rouages de l'exécutif et des dossiers législatifs prioritaires du quinquennat Hollande.
À l'issue du mandat présidentiel, Boris Vallaud décide de s'engager directement dans la vie parlementaire en se présentant dans les Landes, département avec lequel il a construit des liens militants au fil des années.
Carrière parlementaire
Boris Vallaud est élu député de la première circonscription des Landes lors des élections législatives de juin 2017, dans un contexte marqué par la vague En Marche qui réduit considérablement les effectifs du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Son élection dans ce département du sud-ouest, fief de la gauche traditionnelle, lui permet d'ancrer son mandat dans une circonscription à forte identité rurale et agricole.
Il est réélu dans cette même circonscription lors des élections législatives de juin 2022, puis à nouveau en juillet 2024 dans le cadre du scrutin anticipé déclenché par la dissolution de l'Assemblée nationale. Sa réélection successive témoigne d'une implantation locale consolidée.
Au sein de l'Assemblée nationale, Boris Vallaud s'impose progressivement comme l'une des figures centrales du groupe socialiste. Il en prend la présidence, assumant à ce titre la direction du groupe parlementaire et sa représentation dans les instances de l'institution. En tant que président de groupe, il participe à la Conférence des présidents, organe qui fixe l'ordre du jour des travaux législatifs et réunit les représentants des différentes formations politiques de la chambre.
Sous la seizième législature (2022-2024), il contribue à structurer la participation du groupe socialiste au sein de la coalition de gauche dite Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (NUPES), rassemblant La France insoumise, le Parti socialiste, Europe Écologie-Les Verts et le Parti communiste. Cette alliance, présentée comme intergroupe, permet à la gauche d'opposer une résistance parlementaire significative au gouvernement d'Élisabeth Borne, notamment lors des débats sur la réforme des retraites de 2023.
À l'été 2024, la constitution du Nouveau Front Populaire, coalition électorale et parlementaire regroupant les mêmes forces de gauche, conduit à un résultat inattendu aux élections législatives anticipées : le NFP obtient le plus grand nombre de sièges parmi les différents blocs, sans disposer toutefois de la majorité absolue. Boris Vallaud est alors présenté comme candidat du Parti socialiste à la présidence de l'Assemblée nationale, sans succès, et s'affirme dans les débats constitutifs du nouveau parlement comme l'un des interlocuteurs majeurs des négociations politiques de la gauche.
En tant que président du groupe socialiste, il intervient régulièrement dans l'hémicycle lors des discussions budgétaires, des motions de censure et des débats de politique générale. Il représente une ligne social-démocrate réformiste au sein d'une gauche parlementaire traversée par des tensions entre le pôle représenté par La France insoumise et les formations plus modérées.
Positionnement politique
Boris Vallaud s'inscrit dans la tradition social-démocrate du Parti socialiste français, dans la continuité du courant hollandiste qui a dominé l'appareil partisan entre 2008 et 2017. Son itinéraire - grandes écoles, haute fonction publique, cabinet présidentiel - le rattache à une génération de responsables socialistes formés à la gestion de l'État avant d'embrasser le mandat électif.
Sur le plan programmatique, il défend des positions fondées sur la redistribution fiscale, la protection des services publics et une approche keynésienne de la politique économique, en opposition aux réformes libérales portées par les gouvernements successifs depuis 2017. Sa conception de l'unité de la gauche le conduit à accepter des compromis électoraux avec LFI tout en maintenant une distinction idéologique explicite entre le socialisme réformiste qu'il représente et le populisme de gauche incarné par Jean-Luc Mélenchon.
Il s'exprime régulièrement sur les questions institutionnelles, plaidant pour un rééquilibrage des pouvoirs en faveur du Parlement et une réforme des modes de scrutin. Sur les questions européennes, il adopte une position de soutien à la construction communautaire, dans le cadre d'une Europe sociale réformée.
Sa proximité passée avec François Hollande lui vaut d'être parfois associé à la ligne du Parti socialiste d'avant 2017, perçue par une partie de l'électorat de gauche comme insuffisamment radicale. Il doit à ce titre naviguer entre la fidélité à son positionnement et la nécessité de maintenir la cohésion d'une coalition de gauche aux sensibilités hétérogènes.
Chronologie
- 1980 - Naissance le 8 avril
- 2002 - Diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris
- 2004 - Sortie de l'ENA, nomination à l'Inspection générale des finances
- 2012 - Nomination comme secrétaire général adjoint de la présidence de la République sous François Hollande
- 2017 - Fin de ses fonctions à l'Élysée ; élection comme député de la première circonscription des Landes lors des élections législatives
- 2020 - Prise de la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée nationale
- 2022 - Réélection comme député des Landes ; participation à la constitution de la NUPES
- 2023 - Mobilisation parlementaire contre la réforme des retraites portée par le gouvernement Borne
- 2024 - Réélection comme député des Landes lors des élections législatives anticipées de juillet ; participation aux négociations du Nouveau Front Populaire ; candidature à la présidence de l'Assemblée nationale
Mandats et responsabilités
- 2021 · en coursConseiller departementalConseiller departemental · Landes
- 2017Député15ᵉ législature
- — · en coursDéputéDéputé - Landes (3e circ.) · Landes · 17ᵉ législature
- —DéputéDéputé - Landes (3e circ.) · Landes · 16ᵉ législature
- — · en coursPSParti
- — · en coursParti socialisteParti
Commissions et responsabilités
Aucune commission permanente ni responsabilité interne recensée à ce jour.
Activité parlementaire
Documents
Proposition de loi · 12 mai 2026 · Auteur
Motion · 26 juin 2025 · Auteur
Motion · 17 févr. 2025 · Auteur
Questions écrites
Action et comptes publics · 27 janv. 2026 · En attente
Santé, familles, autonomie et personnes handicapées · 13 janv. 2026 · En attente
Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire · 23 déc. 2025 · Répondu
Patrimoine et intérêts
Déclarations publiques à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
3 déclarations à la HATVP · 2 comptes de campagne (CNCCFP). Patrimoine, intérêts et activités déclarés, sourcés depuis la HATVP.
Votes et positions récentes
Aucun vote nominatif disponible pour le moment.
Affinité de vote
Comparez les votes de Boris Vallaud avec un autre député : taux d'accord, votes identiques et oppositions sur les scrutins communs.
