Portrait de Bastien Lachaud

ASSEMBLÉE NATIONALE

Bastien Lachaud

Député· 6ᵉ circ. · Seine-Saint-Denis

Né le 5 août 1980 (46 ans)Groupe LFI - NUPES16ᵉ législature

Ce qu'il faut retenir

Assemblée nationale Groupe LFI - NUPES Élu en 2017 3 455 votes exprimés 3 138 interventions
  • Député — Assemblée nationale, 6ᵉ circ. · Seine-Saint-Denis.
  • 3 455 votes exprimés au cours du mandat.
  • Détient également un autre mandat (Conseil municipal).
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

Formation

Bastien Lachaud est titulaire d'une formation en philosophie, qui a orienté son parcours vers l'enseignement secondaire. Il exerce comme professeur avant de s'engager pleinement dans la vie politique. Ce passage par l'éducation nationale marque son positionnement sur les questions de service public et de formation citoyenne, thèmes qu'il défend ultérieurement dans ses interventions parlementaires.

Parcours politique

Bastien Lachaud adhère au mouvement La France Insoumise (LFI) dès sa fondation en 2016, s'inscrivant dans la dynamique portée par Jean-Luc Mélenchon autour du programme « L'Avenir en commun ». Il milite dans la quatrième circonscription de Seine-Saint-Denis, qui couvre principalement la ville de Pantin et ses communes limitrophes, territoire marqué par une forte densité urbaine et des enjeux sociaux significatifs.

Son engagement territorial en Seine-Saint-Denis s'inscrit dans la tradition d'une gauche radicale historiquement implantée dans ce département, bien que LFI s'y soit constituée en concurrence avec le Parti communiste et le Parti socialiste, partis qui y détenaient une ancienneté électorale significative.

Carrière parlementaire

Bastien Lachaud est élu député de la quatrième circonscription de Seine-Saint-Denis lors des élections législatives de juin 2017, dans le cadre de la vague électorale qui porte le groupe La France Insoumise à 17 sièges à l'Assemblée nationale. Cette première élection marque son entrée dans la vie parlementaire nationale.

Il est réélu en juin 2022, lors des élections législatives qui voient la NUPES (Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale) obtenir un nombre significatif de mandats face à la coalition présidentielle. Le groupe LFI à l'Assemblée nationale se renforce à cette occasion, atteignant 75 députés, et Lachaud s'affirme comme l'un de ses membres actifs.

Lors des élections législatives anticipées de juillet 2024, convoquées à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par le président Emmanuel Macron, il est de nouveau élu dans le cadre du Nouveau Front Populaire (NFP), coalition regroupant LFI, le Parti socialiste, Europe Écologie-Les Verts et le Parti communiste. Il siège ainsi dans la dix-septième législature au sein du groupe LFI-NFP.

Tout au long de ses mandats, Bastien Lachaud siège à la commission de la Défense nationale et des forces armées. Il s'y distingue par une ligne critique vis-à-vis des engagements militaires extérieurs de la France, des dépenses d'armement et de l'appartenance à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Il plaide régulièrement pour une politique de défense nationale indépendante, s'opposant à ce qu'il qualifie de subordination aux structures de commandement intégré de l'Alliance atlantique.

Ses interventions en séance publique portent fréquemment sur la politique étrangère, les questions de désarmement nucléaire, les exportations d'armes françaises et les conditions d'engagement des forces armées en opérations extérieures. Il interpelle à plusieurs reprises le gouvernement sur des contrats d'armement conclus avec des régimes dont le bilan en matière de droits humains est contesté par des organisations internationales.

Sur le plan budgétaire, il s'oppose aux trajectoires de hausse des crédits de la mission « Défense » telles que prévues par les lois de programmation militaire successives, contestant les priorités d'allocation retenues au détriment, selon lui, des dépenses sociales.

Positionnement politique

Bastien Lachaud se situe à la gauche radicale de l'échiquier politique français. Au sein de LFI, il appartient à l'aile la plus critique des institutions et des alliances internationales héritées de la Guerre froide. Il défend une vision souverainiste de gauche, combinant une méfiance à l'égard des organisations supranationales perçues comme instrument de domination des grandes puissances et une priorité accordée aux politiques publiques nationales redistributives.

Sur les questions de politique étrangère, son positionnement le rapproche des courants tiers-mondistes traditionnels de la gauche française, avec une attention portée aux conflits asymétriques, aux situations coloniales ou post-coloniales et aux logiques d'intervention des puissances occidentales. Ce positionnement le conduit à adopter des positions parfois minoritaires y compris au sein de la gauche française, notamment sur certains conflits internationaux.

Il défend par ailleurs un programme économique centré sur la redistribution, l'extension des services publics, la taxation du capital et la transition écologique planifiée par l'État. Sur les questions sociales, il s'inscrit dans la ligne du programme de LFI, soutenant notamment l'abrogation de la réforme des retraites de 2023 et le retour à la retraite à soixante ans.

Chronologie

  • 2016 - Adhésion à La France Insoumise lors de sa fondation
  • 2017 - Élection comme député de la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis (Pantin) lors des élections législatives de juin
  • 2017 - Intégration à la commission de la Défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale
  • 2022 - Réélection dans la même circonscription lors des élections législatives de juin, dans le cadre de la NUPES
  • 2024 - Réélection lors des élections législatives anticipées de juillet, sous l'étiquette Nouveau Front Populaire
  • 2024 - Poursuite du mandat à la commission de la Défense dans le cadre de la dix-septième législature