Portrait de Mireille Clapot

ASSEMBLÉE NATIONALE

Mireille Clapot

Député· 1ʳᵉ circ. · Drôme

Né(e) le 14 octobre 1963 (62 ans)RenaissanceGroupe RE16ᵉ législature

Ce qu'il faut retenir

Assemblée nationale Groupe RE Élu en 2017 1 626 votes exprimés 150 interventions
  • Député — Assemblée nationale, 1ʳᵉ circ. · Drôme.
  • Rattaché au parti Renaissance, groupe RE.
  • 1 626 votes exprimés au cours du mandat.
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

Mireille Clapot

Mireille Clapot, née le 14 octobre 1963 à Belley (Ain), est une ingénieure et femme politique française, membre du mouvement Renaissance. Élue députée de la première circonscription de la Drôme de 2017 à 2024, elle a siégé au sein de la commission des Affaires étrangères dont elle fut vice-présidente, avant d'être nommée membre du collège de l'ARCEP en octobre 2024.


Formation

Mireille Clapot effectue ses études secondaires au lycée du Parc à Lyon, puis intègre l'École Centrale de Paris, dont elle sort diplômée ingénieure en 1985. Cette formation scientifique de haut niveau orientera durablement ses centres d'intérêt vers les questions industrielles, numériques et technologiques.


Parcours politique

Après vingt-cinq ans de carrière dans le secteur privé — notamment au sein de groupes comme Markem Imaje à Bourg-lès-Valence et Thales Avionics —, Mireille Clapot s'engage dans la sphère publique locale à partir de 2007. Elle exerce d'abord comme responsable des achats pour la ville de Valence, puis devient directrice de cabinet du maire socialiste de Valence, Alain Maurice, de 2009 à 2013. En parallèle, elle s'implique dans la société civile : membre d'Amnesty International depuis 1990, elle cofonde en 1992 l'association Drôme-Néva-Volga, dédiée aux échanges franco-russes à vocation culturelle et diplomatique.

En 2017, elle rejoint le mouvement La République En Marche (LREM) et se présente aux élections législatives dans la première circonscription de la Drôme (Valence). Elle l'emporte au second tour avec 56,89 % des suffrages exprimés, incarnant le renouvellement de la représentation nationale porté par le mouvement macroniste.


Carrière parlementaire

Dès son entrée à l'Assemblée nationale en juin 2017, Mireille Clapot rejoint la commission des Affaires étrangères, dont elle est élue vice-présidente en octobre 2017, puis réélue à ce poste en octobre 2018. Elle s'y spécialise dans les questions de diplomatie féministe et de droits des femmes dans les relations internationales. En avril 2018, elle co-rédige avec Laurence Dumont un rapport d'information intitulé La place des droits des femmes dans la diplomatie française, accompagné de cent propositions concrètes pour une diplomatie féministe.

Réélue en juin 2022 avec 54,42 % des voix face au candidat NUPES Karim Chkéri, elle poursuit son mandat sous la XVIe législature. En avril 2023, elle quitte le groupe Renaissance avec Barbara Pompili, Stella Dupont et Cécile Rilhac pour prendre le statut d'apparentée, invoquant des désaccords sur la réforme des retraites et le souhait d'exprimer des nuances politiques plus librement. En décembre 2023, elle vote contre le projet de loi immigration issu de la commission mixte paritaire, faisant partie des 59 membres de la majorité présidentielle à ne pas soutenir ce texte.

Lors des élections législatives anticipées de juin 2024, elle arrive en quatrième position au premier tour et ne parvient pas à se maintenir. Son mandat prend fin le 9 juillet 2024. Le 15 octobre 2024, elle est nommée membre du collège de l'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), en remplacement de Maya Bacache, une nomination cohérente avec son engagement de longue date sur les questions numériques et postales.


Positionnement politique

Mireille Clapot s'inscrit dans l'aile libérale-progressiste de la majorité présidentielle. Son engagement pour la diplomatie féministe, les droits humains et les transitions écologique et numérique constituent les axes structurants de son action parlementaire. Son vote contre la loi immigration de 2023 et son départ du groupe Renaissance en avril de la même année signalent une sensibilité sociale-libérale distincte de la ligne gouvernementale dominante. Membre de la fédération interne En Commun au sein de la majorité, elle se situe sur le flanc gauche du mouvement macroniste. Son parcours professionnel — ingénierie industrielle, direction d'école, régulation sectorielle — reflète un ancrage technocratique plus que militant.


Chronologie

  • 1963 - Naissance à Belley (Ain), le 14 octobre
  • 1985 - Diplôme d'ingénieure de l'École Centrale de Paris
  • 1985–2007 - Carrière dans le secteur industriel privé (Markem Imaje, Thales Avionics, etc.)
  • 1990 - Installation à La Roche-de-Glun (Drôme) ; adhésion à Amnesty International
  • 1992 - Cofondation de l'association Drôme-Néva-Volga
  • 2007–2009 - Responsable des achats, ville de Valence
  • 2009–2013 - Directrice de cabinet du maire de Valence, Alain Maurice
  • 2017 - Élection à l'Assemblée nationale, 1re circonscription de la Drôme (56,89 %)
  • 2017–2022 - Vice-présidente de la commission des Affaires étrangères (XVe législature)
  • 2018 - Co-rapport 100 propositions pour une diplomatie féministe
  • 2022 - Réélection députée (54,42 %)
  • 2023 - Passage au statut d'apparentée Renaissance (groupe En Commun)
  • 2023 - Vote contre la loi immigration issue de la CMP
  • 2024 - Non-réélection aux législatives anticipées (juin)
  • 2024 - Nomination au collège de l'ARCEP (octobre)