Portrait de Olivier Falorni

ASSEMBLÉE NATIONALE

Olivier Falorni

Député· 1ʳᵉ circ. · Charente-Maritime

Né le 27 mars 1972 (54 ans)MoDemGroupe Dem16ᵉ législature

Ce qu'il faut retenir

Assemblée nationale Groupe Dem Élu en 2012 1 620 votes exprimés 1 144 interventions
  • Député — Assemblée nationale, 1ʳᵉ circ. · Charente-Maritime.
  • Rattaché au parti MoDem, groupe Dem.
  • 1 620 votes exprimés au cours du mandat.
  • Détient également 2 autres mandats (Mairie).
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

Formation

Olivier Falorni est né le 15 novembre 1972 à La Rochelle. Il effectue ses études supérieures en droit, avant de s'engager dans la vie civile et associative locale. Son ancrage territorial dans le département de Charente-Maritime constitue le fondement de l'ensemble de son parcours public.

Parcours politique

Olivier Falorni milite au sein du Parti socialiste dès sa jeunesse et s'implique dans les structures locales de la gauche rochelaise. Il exerce des responsabilités au sein de la fédération socialiste de Charente-Maritime et s'affirme comme une figure influente de la gauche locale au tournant des années 2000.

En juin 2012, il prend une décision qui marque durablement sa trajectoire : il se présente dans la première circonscription de Charente-Maritime (La Rochelle) en dissidence du Parti socialiste, en concurrence directe avec Ségolène Royal, ancienne candidate à la présidence de la République, qui bénéficie alors de l'investiture officielle du parti. Cette candidature, soutenue par une large coalition locale indépendante de la directive nationale, aboutit à la victoire de Falorni au second tour, avec environ 63 % des suffrages. L'élection est perçue comme un désaveu de l'investiture parisienne au profit d'une légitimité de terrain.

Cet épisode consacre son indépendance vis-à-vis des appareils partisans. Par la suite, il se rapproche des formations centristes et libérales, tout en maintenant une identité politique ancrée dans les valeurs de la gauche républicaine et laïque.

Carrière parlementaire

Élu député de la première circonscription de Charente-Maritime en 2012, Olivier Falorni siège d'abord au sein du groupe Radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP), qui rassemble les forces centristes et radicales de gauche à l'Assemblée nationale. Il est réélu en 2017 dans le contexte du raz-de-marée de La République en Marche, sous l'étiquette MoDem, et rejoint le groupe du Mouvement Démocrate et apparentés.

En 2022, il est à nouveau élu dans la même circonscription et conserve son appartenance au groupe Démocrate (MoDem et indépendants). Il est réélu lors des élections législatives anticipées de juillet 2024, issues de la dissolution décidée par le président de la République Emmanuel Macron, et siège dans le groupe Dem au sein de la dix-septième législature.

Sur le plan parlementaire, il se distingue par son implication dans les questions de société. Il est notamment désigné rapporteur général de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi portant sur l'aide à mourir, présenté au printemps 2024. Ce texte, qui constitue l'un des débats législatifs les plus sensibles de la législature, place Falorni au centre des discussions nationales sur la fin de vie, la dignité des personnes et les limites de l'intervention médicale. Il conduit les travaux avec une méthodologie fondée sur l'audition d'experts médicaux, philosophiques, éthiques et associatifs.

Il siège également au sein de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale et intervient régulièrement sur des sujets relevant des droits civiques, de la bioéthique et des politiques de santé publique.

Positionnement politique

Olivier Falorni occupe une position centriste affirmée, issue d'une trajectoire qui l'a conduit de la gauche socialiste vers le pôle démocrate macroniste, sans rupture idéologique nette mais par évolution progressive. Ses prises de position s'inscrivent dans un attachement aux libertés individuelles, à la laïcité républicaine et à l'Europe, combiné à une sensibilité sociale héritée de son engagement initial à gauche.

Son travail sur la fin de vie illustre une approche pragmatique et humaniste des questions éthiques, refusant les postures dogmatiques au profit d'une construction législative fondée sur le consensus médical et le respect de l'autonomie des personnes. Cette démarche lui vaut une reconnaissance transpartisane, notamment auprès des défenseurs des droits des patients et des soins palliatifs.

Par son ancrage territorial fort dans le Pays rochelais et son indépendance vis-à-vis des directives des états-majors parisiens, il représente un profil atypique dans le paysage parlementaire français contemporain : celui d'un élu dont la légitimité repose davantage sur une relation directe avec ses électeurs que sur une discipline partisane.

Chronologie

  • 1972 - Naissance le 15 novembre à La Rochelle (Charente-Maritime)
  • Années 1990 - Engagement au Parti socialiste, implication dans les structures fédérales de Charente-Maritime
  • 2012 - Candidature dissidente dans la 1re circonscription de Charente-Maritime contre Ségolène Royal - élection au second tour avec 63 % des voix
  • 2012-2017 - Député, groupe Radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP)
  • 2017 - Réélection dans la 1re circonscription, sous étiquette MoDem - ralliement à la majorité présidentielle d'Emmanuel Macron
  • 2017-2022 - Député, groupe Mouvement Démocrate et apparentés
  • 2022 - Réélection dans la 1re circonscription de Charente-Maritime
  • 2024 - Réélection lors des législatives anticipées de juillet - siège au sein du groupe Dem dans la 17e législature
  • 2024 - Désignation comme rapporteur général de la commission spéciale sur le projet de loi relatif à l'aide à mourir