Portrait de Thomas Portes

ASSEMBLÉE NATIONALE

Thomas Portes

Député· 3ᵉ circ. · Seine-Saint-Denis

Né le 24 juillet 1989 (37 ans)Groupe LFI-NFP17ᵉ législature

Ce qu'il faut retenir

Assemblée nationale Groupe LFI-NFP Élu en 2024 4 045 votes exprimés 483 interventions
  • Député — Assemblée nationale, 3ᵉ circ. · Seine-Saint-Denis.
  • 4 045 votes exprimés au cours du mandat.
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

Formation

Thomas Portes est issu de Seine-Saint-Denis, département dans lequel il a effectué l'essentiel de son parcours militant et politique. Sa formation initiale l'a conduit vers des études en sciences humaines et sociales, inscrites dans un milieu académique de la région parisienne. Engagé très tôt dans le mouvement syndical étudiant et les organisations de la gauche radicale, il construit parallèlement à ses études une expérience militante qui orientera durablement sa trajectoire professionnelle et politique.

Parcours politique

Thomas Portes s'engage dans la mouvance de la gauche radicale française au cours des années 2010, dans le sillage du mouvement initié par Jean-Luc Mélenchon. Il intègre La France Insoumise (LFI) dès la création du mouvement en 2016, participant à ses structures de mobilisation locale en Seine-Saint-Denis. Ce département, caractérisé par une forte densité de population ouvrière et de classes populaires, constitue le terrain principal de son implantation électorale.

Son activité politique au sein de LFI l'amène à coordonner des campagnes locales et à s'impliquer dans les mobilisations sociales, notamment celles relatives aux conditions de travail, au logement et aux services publics. Il s'inscrit dans le courant le plus à gauche du spectre politique français, défendant des positions favorables à la rupture avec les politiques économiques libérales, à la planification écologique et à l'extension des droits sociaux.

Carriere parlementaire

Thomas Portes est élu député de la quatrième circonscription de Seine-Saint-Denis lors des élections législatives de juin 2022, dans le cadre de la coalition NUPES (Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale). Son élection s'inscrit dans la dynamique qui permet à La France Insoumise de constituer un groupe parlementaire significatif à l'Assemblée nationale lors de la seizième législature. Il siège au sein du groupe LFI-NUPES.

Durant la seizième législature, il intervient en commission et en séance publique sur des thématiques relatives aux droits du travail, à la politique sociale, aux libertés publiques et aux questions sécuritaires. Son activité parlementaire est marquée par une opposition constante à la politique gouvernementale, notamment lors des débats sur la réforme des retraites en 2023, qu'il combat activement tant en hémicycle que dans l'espace public.

Lors des élections législatives anticipées de juin-juillet 2024, consécutives à la dissolution de l'Assemblée nationale décidée par le président Emmanuel Macron, Thomas Portes est réélu dans sa circonscription, dans le cadre du Nouveau Front Populaire (NFP), alliance électorale regroupant les partis de gauche. Il siège lors de la dix-septième législature au sein du groupe La France Insoumise, qui maintient une présence parlementaire substantielle.

Au cours de cette dix-septième législature, il s'illustre par des prises de position tranchées sur les questions institutionnelles, les libertés publiques et la politique migratoire. Son mandat est également marqué par plusieurs controverses publiques, dont une publication sur les réseaux sociaux en 2024 ayant suscité des réactions dans l'ensemble de la classe politique et conduit à des échanges tendus à l'Assemblée nationale. Il figure parmi les parlementaires les plus actifs du groupe LFI en matière d'interpellations du gouvernement et d'utilisation des outils de contrôle parlementaire.

Positionnement politique

Thomas Portes appartient à l'aile gauche de La France Insoumise, mouvement qu'il représente dans sa version la plus combative sur le plan rhétorique et politique. Son positionnement se caractérise par une critique systématique du cadre institutionnel de la Cinquième République, une opposition au libéralisme économique européen, un soutien à la planification écologique et une défense des droits des travailleurs et des populations des quartiers populaires.

Sur le plan des libertés publiques et des questions sécuritaires, il adopte régulièrement des positions critiques à l'égard des politiques policières et pénales, en lien avec l'ancrage territorial de sa circonscription en Seine-Saint-Denis. Il s'inscrit dans la tradition d'une gauche de rupture, distincte de la social-démocratie réformiste, et entretient des positions proches de celles du mouvement populiste de gauche défendu par Jean-Luc Mélenchon.

Chronologie

  • 2016 - Adhésion à La France Insoumise lors de la fondation du mouvement
  • 2017 - Participation aux campagnes législatives et présidentielle de LFI en Seine-Saint-Denis
  • 2022 - Élection comme député de la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis (16e législature, NUPES)
  • 2023 - Implication active dans l'opposition parlementaire à la réforme des retraites
  • 2024 - Réélection dans la même circonscription lors des législatives anticipées (17e législature, NFP)
  • 2024-2026 - Activité parlementaire au sein du groupe LFI à l'Assemblée nationale