Portrait de David Amiel

GOUVERNEMENT

David Amiel

Ministre de l’Action et des Comptes publics

Né le 4 septembre 1993 (32 ans)En marche

Ce qu'il faut retenir

Gouvernement Élu en 2022 2 301 votes exprimés 956 interventions
  • Ministre de l’Action et des Comptes publics — Gouvernement.
  • Rattaché au parti En marche.
  • 2 301 votes exprimés au cours du mandat.
  • Détient également un autre mandat (Assemblée nationale).
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

Formation

David Amiel nait le 28 novembre 1992 à Paris. Il accomplit ses études secondaires au lycée Louis-le-Grand, avant d'intégrer la classe préparatoire littéraire (hypokhâgne) du lycée Henri-IV. Il est reçu à l'École normale supérieure (promotion 2011, rue d'Ulm), où il suit une formation en sciences humaines. En 2015, il effectue un séjour universitaire d'un an à l'université de Princeton, aux États-Unis.

Parcours professionnel

À l'issue de sa scolarité à l'ENS, David Amiel s'oriente vers des fonctions de conseil et de stratégie au carrefour du secteur public et du monde économique. En 2015, il effectue un stage auprès du ministre de l'Économie Emmanuel Macron, constituant ainsi ses premiers contacts avec l'appareil d'État.

De mai 2017 à mars 2019, il exerce les fonctions de conseiller au sein du cabinet de la présidence de la République, aux côtés notamment du secrétaire général Alexis Kohler. Il quitte cette position pour se consacrer à la publication d'un essai co-écrit avec Ismaël Emelien, intitulé Le progrès ne tombe pas du ciel (Fayard, 2019), qui se présente comme une réflexion sur le progressisme face aux dynamiques populistes.

En 2021, il rejoint le groupe La Poste en qualité de directeur de la stratégie de la branche Grand Public et Numérique. Il occupe ce poste pendant moins d'un an avant de s'engager dans la campagne présidentielle de 2022.

Parcours politique

David Amiel s'initie à l'engagement partisan dans sa jeunesse, participant notamment aux activités de la section locale du Parti socialiste lors de sa scolarité à l'ENS. Il prend également part, en mars 2016, à la réunion de lancement du Printemps républicain, mouvement fondé par le politologue Laurent Bouvet.

En 2019, il intègre l'équipe de Benjamin Griveaux, candidat de la majorité présidentielle aux élections municipales de Paris. À la suite de l'échec de ce dernier, David Amiel est élu conseiller du 15e arrondissement de Paris en juin 2020, siégeant dans l'opposition municipale.

Lors des élections législatives de juin 2022, il se présente sous l'étiquette Ensemble dans la 13e circonscription de Paris, qui recouvre le 15e arrondissement. Arrivé en tête au premier tour, il est élu député au second tour avec 59,86 % des suffrages face à la candidate de la NUPES Aminata Niakaté. Il est réélu lors des élections législatives anticipées de juillet 2024, toujours dans la même circonscription, avec 55,76 % des voix au second tour face à la même adversaire, cette fois candidate du Nouveau Front populaire.

À l'Assemblée nationale, il est membre de la commission des finances. Il joue un rôle actif dans les travaux budgétaires, notamment en tant que négociateur du groupe Renaissance au sein de la commission mixte paritaire parvenue à un accord sur le projet de loi de finances pour 2025. Il s'implique par ailleurs dans les dossiers liés au logement et à la rénovation énergétique des bâtiments.

Fonctions ministérielles

Le 12 octobre 2025, David Amiel est nommé ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l'État dans le gouvernement Lecornu II. À 32 ans, il est alors le membre le plus jeune de ce gouvernement.

Le 22 février 2026, il est nommé ministre de l'Action et des Comptes publics, en remplacement d'Amélie de Montchalin. Il prend officiellement ses fonctions le 26 février 2026. Ce portefeuille recouvre la politique budgétaire de l'État, la fonction publique, la réforme administrative et le contrôle des comptes publics.

Positionnement politique

David Amiel s'inscrit dans le courant macroniste, dont il a été l'un des collaborateurs directs dès la phase d'émergence du mouvement. Son essai de 2019, coécrit avec Ismaël Emelien, constitue une tentative de formalisation idéologique du progressisme tel que défini par la majorité présidentielle, articulée autour d'un diagnostic sur la fragmentation sociale et la montée des populismes. L'ouvrage a été reçu de manière critique, une partie des commentateurs relevant une orientation politique affirmée au détriment de la rigueur analytique.

Sur les questions de politique locale parisienne, il s'oppose au projet de Tour Triangle et s'engage sur les enjeux de sécurité dans le quartier de Beaugrenelle. Il soutient l'ouverture dominicale des commerces dans le 15e arrondissement.

Au sein de la majorité parlementaire, il est identifié comme un acteur des négociations budgétaires et des compromis législatifs, notamment en matière de finances publiques.

Chronologie

  • 1992 - Naissance le 28 novembre à Paris
  • 2011 - Intégration à l'École normale supérieure (promotion Ulm)
  • 2015 - Séjour universitaire à Princeton - stage auprès du ministre de l'Économie Emmanuel Macron
  • 2016 - Participation à la réunion fondatrice du Printemps républicain
  • 2017 - Nomination comme conseiller à la présidence de la République
  • 2019 - Démission de l'Élysée - publication de Le progrès ne tombe pas du ciel (Fayard, avec Ismaël Emelien) - ralliement à l'équipe de campagne municipale de Benjamin Griveaux
  • 2020 - Élection comme conseiller du 15e arrondissement de Paris
  • 2021 - Prise de fonctions de directeur de la stratégie, branche Grand Public et Numérique, La Poste
  • 2022 - Élection comme député de la 13e circonscription de Paris (Ensemble)
  • 2024 - Réélection dans la 13e circonscription de Paris - rôle de négociateur macroniste en CMP sur le PLF 2025
  • 2025 - Nomination ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l'État (gouvernement Lecornu II, 12 octobre)
  • 2026 - Nomination ministre de l'Action et des Comptes publics (22 février), prise de fonction le 26 février