Comprendre · Éducation
L’Éducation nationale
89,6 Md€ en 2026 : la première mission du budget de l’État
Mis à jour le 12 septembre 2026 · 45 min · Intermédiaire
L’essentiel
L’Éducation nationale accueille près de 12 millions d’élèves dans les écoles, collèges et lycées publics et privés sous contrat. C’est la première mission du budget de l’État en crédits de paiement : 89,6 milliards d’euros en 2026, dont plus de neuf euros sur dix paient ses personnels.
L’État fixe les programmes, recrute et paie les enseignants et délivre les diplômes ; les communes, les départements et les régions construisent et entretiennent les écoles, les collèges et les lycées. Cette fiche explique qui fait quoi, ce que coûte l’école, ce que les élèves y apprennent et ce qu’ils deviennent, et comment la France se compare à ses voisins.
Les mots pour comprendre
Académie et région académique
Éducation prioritaire (REP et REP+)
Privé sous contrat
Indice de position sociale (IPS)
Brevet et baccalauréat
Sortant précoce
Qui fait quoi
L’école française est un service public national : l’État décide des programmes, des diplômes et des moyens en personnels, et les répartit entre 30 académies. Les bâtiments, eux, relèvent des collectivités : la commune a la charge des écoles, le département celle des collèges, la région celle des lycées.
Qui fait quoi dans l’école publique
L’État paie les enseignants et décide de ce qu’on apprend ; chaque niveau de collectivité s’occupe d’un type d’établissement.
- L’État84,5 Md€ de personnels en 2026fixe les programmes, délivre les diplômes, recrute, forme et rémunère les enseignants, du public comme du privé sous contrat
- La commune42 396 écoles publiquesconstruit, entretient et équipe les écoles maternelles et élémentaires
- Le département5 325 collèges publicsconstruit, entretient et équipe les collèges
- La région2 408 lycées publicsconstruit, entretient et équipe les lycées généraux, technologiques et professionnels
Écoles comptées à la rentrée 2025, collèges et lycées à la rentrée 2024 ; les lycées réunissent 763 lycées professionnels et 1 645 lycées généraux, technologiques ou polyvalents. Le montant de l’État est celui des dépenses de personnel de la mission « Enseignement scolaire », pensions comprises.
Code de l’éducation ; loi de finances pour 2026, crédits votés par programme (budget.gouv.fr) ; DEPP, Repères et références statistiques 2025 ; data.education.gouv.fr.
La part des collégiens scolarisés dans le privé sous contrat, par région, en 2025
Plus de quatre collégiens sur dix vont dans le privé sous contrat en Bretagne et dans les Pays de la Loire ; ils sont 21,5 % en moyenne, et moins de 1 % à Mayotte.
- Moins de 10 %3 régionsGuyane (8,2 %), Corse (5,7 %), Mayotte (0,4 %)
- De 10 à 20 %11 régionsNormandie (19,7 %), Île-de-France (18,9 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur (18,0 %), Nouvelle-Aquitaine (17,8 %), Occitanie (17,8 %), Martinique (17,6 %), Bourgogne-Franche-Comté (16,2 %), Grand Est (15,9 %), Centre-Val de Loire (15,4 %), Guadeloupe (13,9 %), La Réunion (10,1 %)
- De 20 à 30 %2 régionsAuvergne-Rhône-Alpes (24,9 %), Hauts-de-France (24,3 %)
- 30 % ou plus2 régionsBretagne (43,6 %), Pays de la Loire (42,7 %)
Calcul SensPo à partir des effectifs de chaque collège publiés par le ministère : élèves du privé sous contrat rapportés à l’ensemble des collégiens du public et du privé sous contrat. Les collectivités d’outre-mer, dont Saint-Martin et Saint-Barthélemy, ne sont pas comptées. Les régions d’outre-mer ne sont pas dessinées sur la carte.
DEPP, effectifs d’élèves par collège, rentrée 2025 (data.education.gouv.fr).
Le privé sous contrat, financé par l’État
Le fonctionnement de l’institution
Le recteur
Le directeur académique des services de l’Éducation nationale
Les régions académiques
Les élèves
À la rentrée 2025, les écoles publiques et privées sous contrat accueillent 6,2 millions d’enfants, et les collèges et lycées 5,6 millions d’adolescents. Le nombre d’écoliers baisse depuis 2016, au rythme des naissances : les classes ferment d’abord dans les écoles, puis la baisse gagne le collège.
Combien d’élèves, et combien de moins
Les écoles ont perdu 621 497 élèves entre 2015 et 2025, soit 9,2 % : la baisse des naissances atteint d’abord le premier degré.
- 2015Écoliers 6,78 M
- 2016Écoliers 6,77 M
- 2017Écoliers 6,74 M
- 2018Écoliers 6,70 M
- 2019Écoliers 6,65 M
- 2020Écoliers 6,57 M
- 2021Écoliers 6,48 M
- 2022Écoliers 6,42 M
- 2023Écoliers 6,34 M
- 2024Écoliers 6,26 M
- 2025Écoliers 6,16 M
Élèves des écoles, collèges et lycées publics et privés sous contrat relevant du ministère de l’Éducation nationale, hors collectivités d’outre-mer : celles-ci n’apparaissent dans ces données qu’à partir de 2019, et sont retirées de toute la série pour la garder comparable. À la rentrée 2025, les lycées professionnels comptent aussi les élèves des autres formations professionnelles : leur hausse de cette année-là est en partie une rupture de série.
DEPP, effectifs d’élèves par école, par collège et par lycée (data.education.gouv.fr), rentrées 2015 à 2025.
Des classes plus petites en éducation prioritaire
Dans les écoles publiques, on compte 16,9 élèves par classe en REP+ et 17,0 en REP, contre 21,9 hors éducation prioritaire.
Calcul SensPo pour les écoles publiques : élèves divisés par classes, élèves des unités d’inclusion compris, rentrée 2025. Au collège et au lycée, l’indicateur publié est l’effectif moyen des groupes d’enseignement, pondéré par les heures : il n’est pas un nombre d’élèves par classe.
DEPP, effectifs et nombre de classes par école ; indicateurs d’encadrement du second degré public (data.education.gouv.fr), rentrée 2025.
Deux façons de mesurer la taille des classes
Ce que coûte l’école
Deux chiffres coexistent, et il ne faut pas les confondre. Le budget de l’Éducation nationale, la mission « Enseignement scolaire » votée chaque année par le Parlement, atteint 89,6 milliards d’euros en 2026. La dépense intérieure d’éducation, elle, additionne tout ce que l’État, les collectivités, les entreprises et les familles consacrent à l’éducation, de la maternelle à l’université : 189,9 milliards d’euros en 2023.
Le budget de l’Éducation nationale en 2026
Les écoles et les collèges et lycées publics absorbent les trois quarts des crédits ; plus de neuf euros sur dix paient les personnels.
- Première mission20 %des crédits de paiement du budget général, hors remboursements et dégrèvements d’impôts
- Hausse sur un an+1,1 %de 88,6 Md€ en 2025 à 89,6 Md€ en 2026
Crédits de paiement votés en loi de finances initiale pour 2026, contribution au compte d’affectation spéciale « Pensions » comprise. Sans cette contribution, la mission pesait 64,3 Md€ en 2025. En autorisations d’engagement, la mission Défense (92,8 Md€) passe devant l’Enseignement scolaire (89,6 Md€).
Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, crédits votés par programme (budget.gouv.fr) ; Sénat, rapport spécial sur la mission « Enseignement scolaire ».
Ce que la France dépense pour l’éducation
189,9 milliards d’euros en 2023, soit 6,7 % du PIB, en comptant l’enseignement supérieur et la formation continue. L’État en finance un peu plus de la moitié.
- Premier degré+23 %de 6 860 € à 8 450 € par élève, en euros de 2023
- Second degré−3,5 %de 11 730 € à 11 320 € par élève, en euros de 2023
Dépense intérieure d’éducation : tout ce que l’État, les collectivités, les entreprises et les ménages consacrent à l’éducation en France. Valeur 2023 provisoire. Dépense par élève en euros de 2023 ; évolutions depuis 2010 hors inflation, calculées par SensPo à partir des montants de la DEPP en euros constants.
DEPP, Repères et références statistiques 2025, chapitre 10 (dépense intérieure d’éducation).
Plus d’argent par écolier, pas par lycéen
L’école primaire
Depuis la loi du 26 juillet 2019, l’instruction est obligatoire de 3 à 16 ans. L’école maternelle accueille les enfants de 3 à 5 ans, l’école élémentaire les élèves du CP au CM2. Un écolier reçoit 864 heures d’enseignement obligatoire par an, davantage que la moyenne des pays de l’OCDE ; chaque année, des évaluations nationales mesurent ses acquis en français et en mathématiques.
Ce que savent les écoliers au début de l’année 2025-2026
Au CE1, moins d’un élève sur deux maîtrise la résolution de problèmes ; au CM1, un sur trois connaît ses faits numériques, comme les tables de multiplication.
Part des élèves en « maîtrise satisfaisante » aux évaluations nationales de la rentrée 2025, France entière, écoles publiques et privées sous contrat. Un taux de maîtrise n’est pas une note moyenne. Une évolution ne se lit qu’à l’intérieur d’une même série d’épreuves.
DEPP, évaluations nationales de début de CP, de CE1 et de CM1, rentrée 2025 (data.education.gouv.fr).
Lire les évaluations nationales
Le collège et le lycée
Tous les élèves entrent au collège après le CM2 et y suivent quatre années, de la sixième à la troisième, qui s’achèvent par le diplôme national du brevet. Au lycée, ils suivent une voie générale, technologique ou professionnelle, qui mène au baccalauréat, puis à l’enseignement supérieur ou à l’emploi.
La réussite au brevet par département en 2025
Le taux de réussite va de 70,9 % en Guyane à 92,9 % dans les Pyrénées-Atlantiques ; il est de 85,5 % pour la France entière.
- Moins de 80 %6 départementsAube (78,7 %), Seine-Saint-Denis (77,7 %), Val-d’Oise (79,1 %), Guadeloupe (74,7 %), Guyane (70,9 %), Mayotte (73,3 %)
- De 80 à 85 %37 départementsAisne (82,0 %), Allier (84,0 %), Alpes-de-Haute-Provence (83,8 %), Ardennes (80,6 %), Ariège (83,5 %), Aude (82,3 %), Bouches-du-Rhône (84,3 %), Cher (84,0 %), Drôme (84,3 %), Eure (83,1 %), Eure-et-Loir (83,0 %), Gard (84,0 %), Indre (83,2 %), Loir-et-Cher (82,6 %), Loiret (84,7 %), Marne (83,1 %), Haute-Marne (80,4 %), Meuse (84,1 %), Moselle (84,1 %), Nord (84,2 %), Oise (84,3 %), Pas-de-Calais (84,4 %), Haute-Saône (83,6 %), Seine-Maritime (84,8 %), Seine-et-Marne (83,1 %), Yvelines (83,9 %), Tarn-et-Garonne (84,0 %), Var (83,5 %), Vaucluse (83,0 %), Haute-Vienne (84,1 %), Vosges (84,4 %), Yonne (84,3 %), Territoire de Belfort (84,1 %), Essonne (80,5 %), Val-de-Marne (82,8 %), Martinique (83,0 %), La Réunion (83,6 %)
- De 85 à 90 %43 départementsAin (88,0 %), Alpes-Maritimes (87,6 %), Ardèche (87,0 %), Calvados (87,4 %), Charente (85,7 %), Charente-Maritime (88,4 %), Corrèze (85,0 %), Côtes-d’Armor (88,2 %), Creuse (85,1 %), Dordogne (86,4 %), Doubs (85,4 %), Haute-Garonne (87,2 %), Gers (89,6 %), Gironde (87,8 %), Hérault (85,6 %), Indre-et-Loire (86,7 %), Isère (86,3 %), Jura (87,3 %), Loire (88,5 %), Loire-Atlantique (89,6 %), Lot (88,0 %), Lot-et-Garonne (85,7 %), Maine-et-Loire (88,8 %), Manche (89,1 %), Mayenne (89,7 %), Meurthe-et-Moselle (85,4 %), Nièvre (85,2 %), Orne (86,8 %), Puy-de-Dôme (86,7 %), Hautes-Pyrénées (88,9 %), Pyrénées-Orientales (85,3 %), Bas-Rhin (88,0 %), Haut-Rhin (87,3 %), Rhône (89,1 %), Saône-et-Loire (88,6 %), Sarthe (86,3 %), Savoie (86,7 %), Haute-Savoie (86,8 %), Deux-Sèvres (88,9 %), Somme (86,9 %), Tarn (86,8 %), Vienne (85,4 %), Hauts-de-Seine (86,9 %)
- 90 % ou plus15 départementsHautes-Alpes (90,0 %), Aveyron (91,7 %), Cantal (91,9 %), Côte-d’Or (90,2 %), Finistère (91,7 %), Corse-du-Sud (91,4 %), Haute-Corse (90,9 %), Ille-et-Vilaine (90,2 %), Landes (90,4 %), Haute-Loire (92,8 %), Lozère (90,6 %), Morbihan (91,2 %), Pyrénées-Atlantiques (92,9 %), Paris (90,4 %), Vendée (90,9 %)
Admis rapportés aux candidats présents, séries générale et professionnelle réunies. Calcul SensPo à partir des résultats publiés par département. Les départements d’outre-mer ne sont pas dessinés sur la carte.
DEPP, candidats au diplôme national du brevet par département, session 2025 (data.education.gouv.fr).
Le baccalauréat 2025
Plus de neuf candidats sur dix obtiennent le bac, mais la réussite va de 83,9 % dans la voie professionnelle à 96,2 % dans la voie générale.
- Toutes voies80,1 %d’une génération obtient le bac en 2025 : 43,3 % un bac général, 21,0 % un bac professionnel, 15,9 % un bac technologique
- Filles et garçons85,4 % contre 75,1 %les filles sont plus souvent bachelières que les garçons
Taux de réussite de tous les candidats (scolaires, apprentis, candidats individuels, enseignement à distance et formation continue), calculés par SensPo à partir des résultats par académie. La part d’une génération rapporte les bacheliers à l’ensemble des jeunes de leur âge : données provisoires, France hors Mayotte.
DEPP, le baccalauréat par académie et proportion de bacheliers dans une génération, session 2025 (data.education.gouv.fr).
Taux de réussite ou part d’une génération
Les parcours après le collège
À la fin de la troisième, l’élève et sa famille formulent des souhaits, et le conseil de classe propose une orientation : la seconde générale et technologique, ou la voie professionnelle, qui prépare un CAP en deux ans ou un bac professionnel en trois ans. Après la seconde générale et technologique vient le choix d’une première générale, avec des enseignements de spécialité, ou d’une première technologique. Le bac en poche, les candidats à l’enseignement supérieur passent par la plateforme Parcoursup.
Après la troisième, après la seconde : où vont les élèves
En 2019, deux élèves de troisième sur trois étaient orientés vers la seconde générale et technologique, un sur trois vers la voie professionnelle.
Décisions d’orientation arrêtées au 14 juillet 2019, dans les collèges et les lycées publics, hors SEGPA et classes préparatoires aux métiers ; 560 710 décisions en fin de troisième et 401 103 en fin de seconde. C’est la dernière année publiée en données ouvertes. Parts calculées par SensPo. Une décision d’orientation n’est pas une inscription constatée à la rentrée.
DGESCO, demandes et décisions d’orientation en fin de troisième et en fin de seconde générale et technologique (data.education.gouv.fr).
Parcoursup 2025, la porte de l’enseignement supérieur
En 2025, la plateforme proposait 769 351 places dans 14 252 formations ; 660 752 candidats y ont été admis, dont 485 250 lycéens de terminale.
- Formations14 252proposées sur la plateforme, hors apprentissage
- Places769 351offertes dans ces formations
- Admis660 752dont 485 250 lycéens qui passaient le bac cette année-là
Formations hors apprentissage. Les nombres sont additionnés formation par formation : un candidat qui a postulé à plusieurs formations est compté dans chacune pour les candidatures, mais une seule fois parmi les admis.
Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, SIES, voeux de poursuite d’études et de réorientation dans l’enseignement supérieur, session 2025 (data.enseignementsup-recherche.gouv.fr).
Les trois voies du lycée
La voie générale
La voie technologique
La voie professionnelle
Demande ou décision
Les enseignants
Plus de 750 000 enseignants, en équivalent temps plein, font la classe dans les écoles, collèges et lycées publics et privés sous contrat. Le métier peine à recruter : chaque année, des postes offerts aux concours restent sans lauréat. Pour attirer davantage d’étudiants, les concours sont désormais ouverts dès la troisième année de licence, et la formation se poursuit en master, rémunérée.
Les concours de recrutement de 2025
Au concours de professeur des écoles, 541 postes sont restés sans lauréat ; au Capes, 546.
Concours externes de l’enseignement public, session 2025. Postes restés sans admis : calcul SensPo, avant recours à la liste complémentaire, qui peut en pourvoir une partie. En 2025, 27 712 candidats ont été admis à l’ensemble des concours, public et privé.
Ministère de l’Éducation nationale, données statistiques des concours de recrutement d’enseignants, session 2025 (devenirenseignant.gouv.fr).
Le salaire des professeurs de collège, comparé
En début de carrière, un professeur français est payé comme la moyenne des pays de l’OCDE ; après quinze ans, il est nettement en dessous.
- À l’école primaire900 h par ande cours devant les élèves, contre 784 h en moyenne dans l’OCDE (2021)
- Au collège720 h par ancontre 711 h en moyenne dans l’OCDE (2021)
Salaire statutaire annuel brut, professeurs de collège public, qualification la plus répandue, en dollars à parité de pouvoir d’achat, année de référence 2022. Il ne comprend ni les primes ni les heures supplémentaires.
OCDE, Regards sur l’éducation, base de données des salaires statutaires des enseignants (sdmx.oecd.org).
Devenir enseignant
Un concours dès la licence
Une formation rémunérée
La rémunération
PISA : ce que savent les élèves de 15 ans
Tous les trois à quatre ans, l’enquête PISA de l’OCDE évalue les élèves de 15 ans en mathématiques, en compréhension de l’écrit et en sciences, quelle que soit leur classe. Elle ne mesure pas le programme d’un pays, mais la capacité à mobiliser ses connaissances. Les résultats de PISA 2025 ont été publiés le 8 septembre 2026.
Les élèves français sont désormais sous la moyenne de l’OCDE en mathématiques et en compréhension de l’écrit, et dans la moyenne en sciences.
Vingt-cinq ans de PISA pour la France
En mathématiques, le score des élèves français est passé de 511 points en 2003 à 458 en 2025 ; la chute s’est concentrée sur les deux derniers cycles.
- 2000Mathématiques non disponible · Compréhension de l’écrit 505 points · Sciences non disponible
- 2003Mathématiques 511 points · Compréhension de l’écrit 496 points · Sciences non disponible
- 2006Mathématiques 496 points · Compréhension de l’écrit 488 points · Sciences 495 points
- 2009Mathématiques 497 points · Compréhension de l’écrit 496 points · Sciences 498 points
- 2012Mathématiques 495 points · Compréhension de l’écrit 505 points · Sciences 499 points
- 2015Mathématiques 493 points · Compréhension de l’écrit 499 points · Sciences 495 points
- 2018Mathématiques 495 points · Compréhension de l’écrit 493 points · Sciences 493 points
- 2022Mathématiques 474 points · Compréhension de l’écrit 474 points · Sciences 487 points
- 2025Mathématiques 458 points · Compréhension de l’écrit 456 points · Sciences 483 points
- Mathématiques−16 pointscontre −9 en moyenne dans l’OCDE
- Compréhension de l’écrit−18 pointscontre −14 en moyenne dans l’OCDE
- Sciences−4 pointsun score proche de celui de 2022, et de la moyenne de l’OCDE
Élèves de 15 ans. Chaque domaine n’est comparable qu’à partir de l’année où il a été évalué en profondeur : 2000 pour l’écrit, 2003 pour les mathématiques, 2006 pour les sciences. Le cycle prévu en 2021 s’est tenu en 2022. Moyennes de l’OCDE de 2025 : 463 en mathématiques, 461 en compréhension de l’écrit, 482 en sciences.
OCDE, Résultats du PISA 2022, volume I, tableaux I.B1.5.4 à I.B1.5.6 ; Résultats du PISA 2025, volume I, tableau I.1.
Le score en mathématiques des élèves de 15 ans, PISA 2025
Avec 458 points, les élèves français sont sous la moyenne des pays de l’OCDE (463). Les systèmes d’Asie de l’Est dominent le classement.
- 500 points ou plus7 paysSingapour (563 points), Macao (Chine) (549 points), Taipei chinois (546 points), Japon (525 points), Corée du Sud (522 points), Hong Kong (Chine) (522 points), Estonie (508 points)
- De 450 à 500 points31 paysSuisse (499 points), Royaume-Uni (488 points), Canada (485 points ; normes d’échantillonnage de PISA non atteintes), Pologne (484 points), Pays-Bas (483 points ; normes d’échantillonnage de PISA non atteintes), Nouvelle-Zélande (480 points ; normes d’échantillonnage de PISA non atteintes), Irlande (480 points), Belgique (480 points), Australie (478 points), Autriche (477 points), Tchéquie (477 points), Danemark (471 points), Lituanie (470 points), Finlande (469 points), Slovaquie (469 points), Italie (468 points), Allemagne (464 points), Suède (464 points), États-Unis (463 points ; normes d’échantillonnage de PISA non atteintes), Turquie (462 points), Slovénie (460 points), Portugal (460 points), Lettonie (460 points), Hongrie (459 points), France (458 points), Luxembourg (458 points), Espagne (457 points), Croatie (455 points), Émirats arabes unis (453 points), Norvège (452 points ; normes d’échantillonnage de PISA non atteintes), Islande (450 points)
- De 400 à 450 points21 paysViêt Nam (443 points), Malte (439 points), Brunei (435 points), Israël (433 points), Albanie (433 points ; normes d’échantillonnage de PISA non atteintes), Grèce (424 points), Azerbaïdjan (422 points), Roumanie (419 points), Mongolie (419 points), Serbie (417 points), Qatar (416 points), Géorgie (416 points), Kazakhstan (414 points), Chypre (412 points), Monténégro (411 points), Moldavie (410 points), Maurice (407 points), Thaïlande (407 points), Uruguay (405 points), Bulgarie (405 points), Chili (403 points)
- Moins de 400 points26 paysMalaisie (397 points), Arabie saoudite (390 points), Mexique (388 points), Jordanie (388 points), Costa Rica (387 points), Pérou (382 points), Colombie (381 points), Macédoine du Nord (380 points), Brésil (377 points), Liban (377 points), Arménie (376 points), Philippines (371 points), Argentine (367 points), Équateur (366 points), Cambodge (366 points), Indonésie (364 points), Kirghizstan (364 points), Maroc (355 points), Territoires palestiniens (354 points), Salvador (346 points), République dominicaine (339 points), Paraguay (334 points), Guatemala (334 points), Kenya (326 points), Zambie (314 points), Rwanda (312 points)
- Score non publié1 paysOuzbékistan (score en mathématiques non publié)
91 pays et économies ont participé. Ne sont pas sur la carte, parce qu’ils ne couvrent qu’une partie d’un pays ou n’y ont pas de contour : Pékin, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang (612 points), 17 régions ukrainiennes sur 27 (431), Douchanbé (382), le Kosovo (350) et la région du Kurdistan irakien (339). Singapour, Hong Kong, Macao, Malte et Maurice sont trop petits pour être dessinés. L’OCDE ne publie pas de rang : un écart de quelques points n’est souvent pas significatif.
OCDE, Résultats du PISA 2025, volume I, tableau I.1 (8 septembre 2026).
Aller plus loin
Élèves en difficulté, élèves très performants
Le poids de l’origine sociale
Un nouveau domaine en 2025
Et les adultes ?
Lire un classement PISA
TIMSS, PIRLS et évaluations nationales
Deux autres enquêtes internationales, conduites par l’association IEA, évaluent les élèves plus jeunes. TIMSS mesure tous les quatre ans les mathématiques et les sciences en CM1 et en quatrième ; PIRLS mesure tous les cinq ans la lecture en CM1. En France, le ministère y ajoute chaque année ses propres évaluations nationales, du CP à la seconde.
TIMSS 2023 : mathématiques et sciences en CM1 et en quatrième
En CM1, la France est sous la moyenne internationale en mathématiques et en sciences ; en quatrième, elle est dans la moyenne internationale, mais loin des pays de l’Union et de l’OCDE.
- 20156 pointsd’avance pour les garçons
- 201913 pointsd’avance pour les garçons
- 202323 pointsd’avance pour les garçons : l’écart le plus fort de l’Union européenne et de l’OCDE
La moyenne internationale est celle de tous les pays participants, dont beaucoup hors d’Europe. Les moyennes de l’Union européenne et de l’OCDE sont calculées par la DEPP sur les pays qui ont participé : 22 et 29 pays en CM1. Aucune évolution de la France entre 2019 et 2023 n’est statistiquement significative.
IEA, TIMSS 2023 International Results in Mathematics and Science ; DEPP, notes d’information n° 24.47 et 24.48 (décembre 2024).
PIRLS : la lecture en CM1
Avec 514 points en 2021, les élèves français lisent moins bien que la moyenne européenne (527), mais l’écart s’est réduit : de 28 points en 2016 à 15 points en 2021.
- 2001France 525 points
- 2006France 522 points
- 2011France 520 points
- 2016France 511 points
- 2021France 514 points
- Niveau avancé5 % contre 9 %des élèves, en France contre l’Union européenne
- Niveau élevé27 % contre 32 %des élèves, en France contre l’Union européenne
- Sous le niveau bas6 %des élèves, en France comme dans l’Union européenne
Élèves de CM1. L’écart avec l’Union européenne est calculé par la DEPP sur les 17 pays présents en 2016 et en 2021. Le score de 2021 n’est pas statistiquement différent de celui de 2011. Les résultats de PIRLS 2026 sont attendus en décembre 2027.
IEA, PIRLS 2021 International Results in Reading ; DEPP, note d’information n° 23.21 (mai 2023) ; IEA, calendrier de PIRLS 2026.
L’entrée en sixième : ce que mesurent les évaluations nationales
Depuis 2017, la part des élèves les plus faibles en français à l’entrée en sixième a reculé, surtout en REP+ ; en mathématiques, elle est stable.
- Lecteurs fluides61,3 %des élèves lisent au moins 120 mots par minute en 2025
- Lecteurs lents14,9 %des élèves lisent moins de 90 mots par minute
Plus de 810 000 élèves évalués en début de sixième, en 2025. Les groupes les plus faibles sont les groupes 1 et 2 de l’échelle de la DEPP. La fluence mesure le nombre de mots lus correctement à voix haute en une minute.
DEPP, évaluations de début de sixième 2025, premiers résultats (document de travail 2025-E12, novembre 2025).
Trois échelles qui ne se comparent pas
Les inégalités scolaires
À l’école, les écarts de réussite suivent souvent ceux des familles. L’État tente de les compenser en donnant plus de moyens aux réseaux d’éducation prioritaire, avec des classes plus petites. Mais les élèves restent très séparés selon leur milieu, et cette séparation passe de plus en plus par la frontière entre public et privé.
Le baccalauréat selon le milieu social
97,1 % des enfants de cadres qui passent le bac l’obtiennent, contre 87,5 % des enfants d’ouvriers ; et ils ne passent pas le même bac.
- Enfants de cadres32,7 % contre 7,4 %des admis au bac général, contre ceux du bac professionnel
- Enfants d’ouvriers5,9 % contre 12,0 %des admis au bac général, contre ceux du bac professionnel
Taux de réussite de la session 2025, selon la profession du responsable de l’élève. Les parts parmi les admis sont calculées par SensPo : elles décrivent qui obtient chaque bac, pas qui s’y inscrit. Au bac professionnel, l’origine de 22 % des admis n’est pas connue.
DEPP, réussite au baccalauréat selon l’origine sociale, session 2025 (data.education.gouv.fr).
Des collèges aux publics très différents
L’indice de position sociale moyen va de 74,9 dans les collèges REP+ à 120,2 dans les collèges privés sous contrat.
- Élèves de milieu défavorisé40,3 % contre 16,2 %des collégiens du public, contre ceux du privé sous contrat, en 2025
- Élèves de milieu très favorisé20,3 % contre 43,4 %des collégiens du public, contre ceux du privé sous contrat, en 2025
- Ségrégation sociale25,3 %de la séparation sociale entre collèges tient à l’écart entre public et privé en 2025, contre 18,9 % en 2017
Moyenne simple de l’IPS 2025-2026 des collèges, calculée par SensPo, selon la liste des réseaux d’éducation prioritaire de la rentrée 2023 : ce n’est pas une moyenne pondérée par les élèves. Les valeurs nationales publiées par la DEPP, pondérées, sont de 100,8 pour le public et de 125,5 pour le privé sous contrat.
DEPP, indice de position sociale des collèges et indicateur de ségrégation sociale des collèges ; DGESCO, établissements de l’éducation prioritaire (data.education.gouv.fr).
Ce que dit, et ne dit pas, l’indice de position sociale
Le décrochage scolaire
Chaque année, des jeunes quittent l’école sans diplôme du lycée. Leur part a nettement reculé en dix ans, et la France fait mieux que la moyenne européenne. Mais 10 % des jeunes qui sortent de formation initiale restent peu ou pas diplômés, et près d’un jeune sur huit n’est ni en emploi, ni en études, ni en formation.
Les sortants précoces dans l’Union européenne en 2025
7,2 % des jeunes Français de 18 à 24 ans ont quitté l’école sans diplôme du lycée et ne suivent aucune formation, contre 9,1 % dans l’Union : la France est déjà sous l’objectif européen de 9 % fixé pour 2030.
- Moins de 6 %6 paysLituanie (5,9 %), Slovénie (5,5 %), Pologne (4,0 %), Irlande (3,6 %), Grèce (3,0 %), Croatie (2,1 %, chiffre peu fiable selon Eurostat)
- De 6 à 9 %, sous l’objectif européen11 paysLettonie (8,8 %), Bulgarie (8,6 %), Malte (8,6 %), Italie (8,2 %), Pays-Bas (7,4 %), Belgique (7,3 %), France (7,2 %, définition légèrement différente), Slovaquie (6,8 %), Suède (6,7 %), Tchéquie (6,1 %), Portugal (6,1 %)
- De 9 à 12 %6 paysEstonie (10,2 %), Autriche (10,0 %), Danemark (10,0 %, rupture de série), Finlande (9,9 %), Chypre (9,8 %), Hongrie (9,3 %)
- 12 % ou plus3 paysRoumanie (15,5 %), Allemagne (13,1 %), Espagne (12,8 %, définition légèrement différente)
- Pas de chiffre 20251 paysLuxembourg
Part des 18-24 ans qui ont au plus le brevet et ne suivent ni études ni formation. Le chiffre de la Croatie est jugé peu fiable par Eurostat ; ceux de la France et de l’Espagne reposent sur une définition légèrement différente ; le Danemark connaît une rupture de série. Pas de chiffre 2025 pour le Luxembourg. Malte n’est pas dessinée sur la carte.
Eurostat, jeunes ayant quitté prématurément l’éducation et la formation (edat_lfse_14), mise à jour du 10 septembre 2026.
Moins de sortants précoces, un peu plus de jeunes sans emploi ni formation
La part des sortants précoces a reculé de 9,2 % en 2015 à 7,2 % en 2025 en France ; celle des 15-29 ans ni en emploi, ni en études, ni en formation remonte depuis 2022.
- 2015France 9,2 % · Union européenne 11,0 %
- 2016France 8,8 % · Union européenne 10,6 %
- 2017France 8,8 % · Union européenne 10,5 %
- 2018France 8,7 % · Union européenne 10,5 %
- 2019France 8,2 % · Union européenne 10,1 %
- 2020France 8,0 % · Union européenne 10,0 %
- 2021France 7,8 % · Union européenne 9,7 %
- 2022France 7,6 % · Union européenne 9,6 %
- 2023France 7,6 % · Union européenne 9,6 %
- 2024France 7,9 % · Union européenne 9,6 %
- 2025France 7,2 % · Union européenne 9,1 %
- 2015France 14,7 % · Union européenne 15,2 %
- 2016France 14,3 % · Union européenne 14,5 %
- 2017France 13,8 % · Union européenne 13,7 %
- 2018France 13,6 % · Union européenne 13,1 %
- 2019France 13,0 % · Union européenne 12,5 %
- 2020France 14,0 % · Union européenne 13,8 %
- 2021France 12,8 % · Union européenne 13,1 %
- 2022France 12,0 % · Union européenne 11,7 %
- 2023France 12,3 % · Union européenne 11,3 %
- 2024France 12,7 % · Union européenne 11,2 %
- 2025France 12,9 % · Union européenne 11,0 %
Séries d’Eurostat telles que publiées le 10 septembre 2026 : elles peuvent être révisées. Pour la France, ruptures de série en 2021 et en 2024 ; pour l’Union, en 2021. Jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation : 15-29 ans.
Eurostat, edat_lfse_14 et edat_lfse_20, mise à jour du 10 septembre 2026.
L’obligation de formation jusqu’à 18 ans
Deux mesures à ne pas confondre
Les sortants précoces
Les sortants peu ou pas diplômés
L’insertion professionnelle
Le diplôme reste la meilleure protection contre le chômage. Trois ans après leur sortie de l’école, trois jeunes sur quatre ont un emploi, mais moins d’un sur deux parmi ceux qui n’ont aucun diplôme. L’apprentissage, qui alterne cours et travail en entreprise, mène plus souvent et plus vite à l’emploi salarié que la voie scolaire.
Trois ans après l’école, le diplôme fait la différence
Parmi les jeunes sortis de formation en 2021, 43 % des non-diplômés ont un emploi trois ans plus tard, contre 87 % des diplômés d’un master.
Enquête Génération 2021 du Céreq, représentative des 773 000 jeunes sortis pour la première fois du système éducatif en 2021 : plus de 31 000 d’entre eux ont été interrogés de septembre 2024 à janvier 2025. Taux d’emploi à trois ans et premier revenu médian mensuel net.
Céreq, Bref n° 487-488, juillet 2026, enquête Génération 2021.
Le chômage selon le diplôme
En 2025, 14,7 % des actifs sans diplôme ou avec le seul brevet sont au chômage, contre 5,3 % des diplômés d’un bac+2 ou plus.
- Six mois après la sortie41 % contre 62 %en emploi salarié en France, voie scolaire contre apprentissage, sortants de 2024
- Deux ans après la sortie59 % contre 73 %en emploi salarié en France, voie scolaire contre apprentissage, sortants de 2023
Taux de chômage au sens du Bureau international du travail. Parmi tous les actifs, les titulaires d’un CAP ou d’un BEP ont un taux plus bas que les bacheliers ; parmi les jeunes sortis de l’école depuis un à quatre ans, l’ordre est celui des diplômes. InserJeunes ne compte que l’emploi salarié en France.
Insee, taux de chômage selon le diplôme, 2025 (publié le 2 juillet 2026) ; DEPP et Dares, dispositif InserJeunes.
L’apprentissage réussit-il mieux ?
Les réformes depuis 2013
L’école change par des lois votées par le Parlement, par des décrets et des arrêtés du ministre, et par des annonces dont l’application prend parfois plusieurs années. Depuis 2013, deux lois ont redéfini ses missions ; les programmes du collège et du lycée ont été réécrits ; et depuis 2023, les réformes portent surtout sur le niveau en français et en mathématiques et sur la formation des enseignants.
- 2013Le 8 juillet, la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République se fixe pour but de lutter contre les inégalités sociales et territoriales de réussite scolaire.
- 2016À la rentrée, de nouveaux programmes entrent en vigueur de l’école au collège, pour les cycles 2, 3 et 4, en application d’un arrêté du 9 novembre 2015.
- 2018La loi du 3 août interdit l’usage du téléphone portable dans les écoles et les collèges.
- 2019La loi du 26 juillet pour une école de la confiance rend l’instruction obligatoire dès 3 ans, à la rentrée ; au lycée, de nouveaux programmes de seconde entrent en vigueur, premier pas de la réforme du baccalauréat.
- 2020À la rentrée, la formation devient obligatoire pour tout jeune jusqu’à sa majorité.
- 2023Le 5 décembre, le ministre Gabriel Attal présente le « choc des savoirs » : des groupes de niveau en français et en mathématiques au collège, annoncés pour la rentrée 2024.
- 2024Le 12 novembre, la ministre Anne Genetet présente l’acte II du choc des savoirs : des groupes de besoins en sixième et en cinquième, étendus à la quatrième et à la troisième à la rentrée 2025.
- 2025Édouard Geffray devient ministre de l’Éducation nationale en octobre.
- 2026En juin, une épreuve anticipée de mathématiques est passée pour la première fois en première générale et technologique, pour le bac 2027 ; en septembre, s’ouvre le nouveau master de formation des enseignants, après des concours placés en fin de licence.
Comprendre ces réformes
L’instruction et la formation obligatoires
Le choc des savoirs
Former les enseignants autrement
Qui dirige le ministère
Une annonce n’est pas encore une règle
La France comparée
L’OCDE publie chaque année, dans Regards sur l’éducation, des indicateurs construits de la même façon pour tous ses membres. Ils montrent un système français qui consacre beaucoup d’heures de cours aux élèves, avec des classes plus chargées que la moyenne, une dépense par élève proche de celle de ses voisins, et une forte part de jeunes diplômés du supérieur.
Des classes plus chargées que la moyenne, surtout au collège
En 2023, une classe de collège compte en moyenne 25,9 élèves en France, contre 22,2 dans les pays de l’OCDE et 20,8 dans l’Union européenne.
- À l’école primaire864 h par ancontre 804 h en moyenne dans l’OCDE
- Au collège972 h par ancontre 909 h en moyenne dans l’OCDE
Taille moyenne des classes, établissements publics et privés, 2023. Le calcul de l’OCDE ne suit pas exactement celui de la DEPP. Moyenne de l’Union : 25 pays membres de l’OCDE.
OCDE, Regards sur l’éducation, base de données, taille moyenne des classes (sdmx.oecd.org, mise à jour de l’été 2026).
Ce que les pays dépensent par élève
En 2022, la France dépense 15 796 dollars par élève du second degré et 11 326 dollars par écolier, à parité de pouvoir d’achat : plus que l’Espagne ou le Japon, moins que l’Allemagne ou les États-Unis.
Dépense par élève, tous financements publics et privés, en dollars à parité de pouvoir d’achat, 2022. Dépense d’éducation de l’école primaire à l’enseignement supérieur, en % du PIB, 2022. Ces montants suivent la définition internationale de l’OCDE : ils ne se comparent pas à la dépense intérieure d’éducation de la DEPP, qui couvre davantage d’activités.
OCDE, Regards sur l’éducation, base de données, indicateurs financiers (sdmx.oecd.org, mise à jour de l’été 2026).
Plus de la moitié des jeunes adultes diplômés du supérieur
En 2024, 53,4 % des Français de 25 à 34 ans ont un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 48,7 % en moyenne dans les pays de l’OCDE.
Part des 25-34 ans titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, du BTS au doctorat, 2024 ; 2023 pour les États-Unis. Moyenne de l’Union : 25 pays membres de l’OCDE.
OCDE, Regards sur l’éducation, base de données, niveau de formation des adultes (sdmx.oecd.org, mise à jour de l’été 2026).
6,7 % ou 5,4 % du PIB ?
Quiz : testez-vous
Dix questions pour vérifier ce que vous avez retenu de la fiche, du budget de l’école aux résultats des élèves. Choisissez une réponse, validez : l’explication s’affiche aussitôt.
Le budget
FacileL’instruction obligatoire
Très facileQui fait quoi
FacilePISA 2025
FacileLe privé sous contrat
FacileLe brevet
Très facileLe décrochage
MoyenTIMSS 2023
MoyenL’insertion
FacileLa taille des classes
MoyenLes sources
Les sources de cette fiche
- Ministère de l’Éducation nationale, DEPP et DGESCO · Données ouvertes de data.education.gouv.fr : effectifs d’élèves et nombre de classes par école, par collège et par lycée ; brevet par département et baccalauréat par académie, session 2025 ; proportion de bacheliers dans une génération ; réussite au bac selon l’origine sociale ; indice de position sociale et ségrégation sociale des collèges ; évaluations nationales de début de CP, de CE1 et de CM1 ; établissements de l’éducation prioritaire ; indicateurs d’encadrement ; enseignants en équivalent temps plein ; décisions d’orientation. Repères et références statistiques 2025. Notes d’information n° 23.21, 23.48, 23.49, 24.47 et 24.48 ; document de travail 2025-E12. Pages du choc des savoirs (5 décembre 2023 et 12 novembre 2024), du brevet et de l’interdiction du téléphone portable.
- Budget de l’État · Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, crédits votés par programme (budget.gouv.fr) ; Sénat, rapport spécial sur la mission « Enseignement scolaire ».
- Légifrance · Loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 ; loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance ; arrêtés du 9 novembre 2015 et du 17 janvier 2019 sur les programmes ; décrets du 20 juillet 2023 et du 23 décembre 2024 relatifs à la composition du Gouvernement ; code de l’éducation.
- Devenir enseignant · Données statistiques des concours de recrutement de la session 2025 ; formation et rémunération des enseignants (devenirenseignant.gouv.fr).
- OCDE · Résultats du PISA 2025, volume I, et notes pays (8 septembre 2026) ; Résultats du PISA 2022, volume I ; enquête sur les compétences des adultes (PIAAC) 2023 ; base de données de Regards sur l’éducation : salaires des enseignants, temps d’enseignement et d’instruction, taille des classes, dépense par élève, dépense en % du PIB, niveau de formation des adultes.
- IEA · TIMSS 2023, résultats internationaux en mathématiques et en sciences ; PIRLS 2021, résultats internationaux en lecture ; calendrier de PIRLS 2026.
- Eurostat · Jeunes ayant quitté prématurément l’éducation et la formation (edat_lfse_14) et jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation (edat_lfse_20), mise à jour du 10 septembre 2026.
- Insee · Taux de chômage selon le diplôme, 2025 (2 juillet 2026) ; sortants de formation initiale peu ou pas diplômés.
- Céreq, DEPP et Dares · Céreq, Bref n° 487-488 (juillet 2026), enquête Génération 2021 ; DEPP et Dares, dispositif InserJeunes.
- Enseignement supérieur · Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, SIES : Parcoursup, session 2025 (data.enseignementsup-recherche.gouv.fr).
- SensPo · Composition du Gouvernement et nominations parues au Journal officiel.
Ce que cette fiche ne chiffre pas