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Comprendre · Éducation

L’Éducation nationale

89,6 Md€ en 2026 : la première mission du budget de l’État

Mis à jour le 12 septembre 2026 · 45 min · Intermédiaire

L’essentiel

L’Éducation nationale accueille près de 12 millions d’élèves dans les écoles, collèges et lycées publics et privés sous contrat. C’est la première mission du budget de l’État en crédits de paiement : 89,6 milliards d’euros en 2026, dont plus de neuf euros sur dix paient ses personnels.

L’État fixe les programmes, recrute et paie les enseignants et délivre les diplômes ; les communes, les départements et les régions construisent et entretiennent les écoles, les collèges et les lycées. Cette fiche explique qui fait quoi, ce que coûte l’école, ce que les élèves y apprennent et ce qu’ils deviennent, et comment la France se compare à ses voisins.

89,6 Md€de crédits pour la mission « Enseignement scolaire » en 2026première mission du budget de l’État
11 772 124élèves dans les écoles, collèges et lycées à la rentrée 2025public et privé sous contrat
27 712enseignants admis aux concours en 2025public et privé réunis
80,1 %d’une génération obtient le baccalauréat en 2025donnée provisoire

Les mots pour comprendre

Académie et région académique
L’académie est la circonscription de l’Éducation nationale, dirigée par un recteur nommé par décret du président de la République en conseil des ministres. La France compte 30 académies, 25 en métropole et 5 outre-mer, regroupées en 18 régions académiques.
Éducation prioritaire (REP et REP+)
Un réseau d’éducation prioritaire réunit un collège et les écoles de son secteur, dans les territoires où les difficultés sociales pèsent le plus sur la réussite scolaire. Les réseaux REP+ sont les plus défavorisés ; ils reçoivent davantage de moyens, par exemple des classes à effectif réduit.
Privé sous contrat
Un établissement privé qui a signé un contrat d’association avec l’État enseigne les programmes de l’enseignement public, et ses enseignants sont rémunérés par l’État. À la rentrée 2025, il accueille 13,6 % des écoliers et 21,5 % des collégiens.
Indice de position sociale (IPS)
Publié par le ministère, il résume le milieu social des élèves d’un établissement à partir de la profession de leurs parents : plus il est élevé, plus les familles sont favorisées. En 2025-2026, il vaut 100,8 en moyenne dans les collèges publics et 125,5 dans les collèges privés sous contrat.
Brevet et baccalauréat
Le diplôme national du brevet sanctionne la fin du collège, en classe de troisième. Le baccalauréat, général, technologique ou professionnel, termine le lycée et ouvre l’accès à l’enseignement supérieur.
Sortant précoce
Jeune de 18 à 24 ans qui a au plus le brevet et ne suit aucune formation. L’Union européenne s’est fixé pour objectif qu’ils soient moins de 9 % en 2030.

Qui fait quoi

L’école française est un service public national : l’État décide des programmes, des diplômes et des moyens en personnels, et les répartit entre 30 académies. Les bâtiments, eux, relèvent des collectivités : la commune a la charge des écoles, le département celle des collèges, la région celle des lycées.

Qui fait quoi dans l’école publique

L’État paie les enseignants et décide de ce qu’on apprend ; chaque niveau de collectivité s’occupe d’un type d’établissement.

  • L’État84,5 Md€ de personnels en 2026fixe les programmes, délivre les diplômes, recrute, forme et rémunère les enseignants, du public comme du privé sous contrat
  • La commune42 396 écoles publiquesconstruit, entretient et équipe les écoles maternelles et élémentaires
  • Le département5 325 collèges publicsconstruit, entretient et équipe les collèges
  • La région2 408 lycées publicsconstruit, entretient et équipe les lycées généraux, technologiques et professionnels

Écoles comptées à la rentrée 2025, collèges et lycées à la rentrée 2024 ; les lycées réunissent 763 lycées professionnels et 1 645 lycées généraux, technologiques ou polyvalents. Le montant de l’État est celui des dépenses de personnel de la mission « Enseignement scolaire », pensions comprises.

Code de l’éducation ; loi de finances pour 2026, crédits votés par programme (budget.gouv.fr) ; DEPP, Repères et références statistiques 2025 ; data.education.gouv.fr.

18régions académiquesdont 8 regroupent plusieurs académies
30académies25 en métropole, 5 outre-mer
97directions des services départementauxdans les départements
10 681collèges et lycées publics et privés sous contratrentrée 2024

La part des collégiens scolarisés dans le privé sous contrat, par région, en 2025

Plus de quatre collégiens sur dix vont dans le privé sous contrat en Bretagne et dans les Pays de la Loire ; ils sont 21,5 % en moyenne, et moins de 1 % à Mayotte.

Moins de 10 %De 10 à 20 %De 20 à 30 %30 % ou plus
Les 18 régions, par part de collégiens dans le privé sous contrat
  • Moins de 10 %3 régionsGuyane (8,2 %), Corse (5,7 %), Mayotte (0,4 %)
  • De 10 à 20 %11 régionsNormandie (19,7 %), Île-de-France (18,9 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur (18,0 %), Nouvelle-Aquitaine (17,8 %), Occitanie (17,8 %), Martinique (17,6 %), Bourgogne-Franche-Comté (16,2 %), Grand Est (15,9 %), Centre-Val de Loire (15,4 %), Guadeloupe (13,9 %), La Réunion (10,1 %)
  • De 20 à 30 %2 régionsAuvergne-Rhône-Alpes (24,9 %), Hauts-de-France (24,3 %)
  • 30 % ou plus2 régionsBretagne (43,6 %), Pays de la Loire (42,7 %)

Calcul SensPo à partir des effectifs de chaque collège publiés par le ministère : élèves du privé sous contrat rapportés à l’ensemble des collégiens du public et du privé sous contrat. Les collectivités d’outre-mer, dont Saint-Martin et Saint-Barthélemy, ne sont pas comptées. Les régions d’outre-mer ne sont pas dessinées sur la carte.

DEPP, effectifs d’élèves par collège, rentrée 2025 (data.education.gouv.fr).

Le privé sous contrat, financé par l’État

Un établissement privé peut signer avec l’État un contrat d’association : il enseigne alors les programmes du public, et l’État rémunère ses enseignants. En 2026, la loi de finances consacre 8,9 milliards d’euros à l’enseignement privé du premier et du second degré, dont 8,0 milliards pour ses personnels.

Le fonctionnement de l’institution

Le recteur
Nommé par décret du président de la République en conseil des ministres, il représente le ministre dans l’académie : il répartit les postes, veille à l’application des programmes et dirige les services académiques.
Le directeur académique des services de l’Éducation nationale
Il dirige, dans le département, les services de l’Éducation nationale. Il est assisté d’inspecteurs du premier degré chargés chacun d’une circonscription d’écoles.
Les régions académiques
Elles correspondent aux régions administratives et sont 18. Huit d’entre elles regroupent plusieurs académies ; leur recteur coordonne alors les politiques communes, comme l’orientation ou la carte des formations.

Les élèves

À la rentrée 2025, les écoles publiques et privées sous contrat accueillent 6,2 millions d’enfants, et les collèges et lycées 5,6 millions d’adolescents. Le nombre d’écoliers baisse depuis 2016, au rythme des naissances : les classes ferment d’abord dans les écoles, puis la baisse gagne le collège.

6 154 899élèves du premier degré à la rentrée 2025−9,2 % en dix ans
3 357 713collégiensrentrée 2025
2 259 512lycéensdont 660 847 en voie professionnelle
16,9élèves par classe dans les écoles publiques en REP+21,9 hors éducation prioritaire

Combien d’élèves, et combien de moins

Les écoles ont perdu 621 497 élèves entre 2015 et 2025, soit 9,2 % : la baisse des naissances atteint d’abord le premier degré.

Élèves du premier degré, en millionsÉcoliers
  • 2015Écoliers 6,78 M
  • 2016Écoliers 6,77 M
  • 2017Écoliers 6,74 M
  • 2018Écoliers 6,70 M
  • 2019Écoliers 6,65 M
  • 2020Écoliers 6,57 M
  • 2021Écoliers 6,48 M
  • 2022Écoliers 6,42 M
  • 2023Écoliers 6,34 M
  • 2024Écoliers 6,26 M
  • 2025Écoliers 6,16 M
Élèves du second degré à la rentrée 2025, en millions
  • Collège3,36 M
  • Lycée général et technologique1,60 M
  • Lycée professionnel0,66 M
Au total, 5 617 225 élèves dans le second degré.

Élèves des écoles, collèges et lycées publics et privés sous contrat relevant du ministère de l’Éducation nationale, hors collectivités d’outre-mer : celles-ci n’apparaissent dans ces données qu’à partir de 2019, et sont retirées de toute la série pour la garder comparable. À la rentrée 2025, les lycées professionnels comptent aussi les élèves des autres formations professionnelles : leur hausse de cette année-là est en partie une rupture de série.

DEPP, effectifs d’élèves par école, par collège et par lycée (data.education.gouv.fr), rentrées 2015 à 2025.

Des classes plus petites en éducation prioritaire

Dans les écoles publiques, on compte 16,9 élèves par classe en REP+ et 17,0 en REP, contre 21,9 hors éducation prioritaire.

Élèves par classe dans les écoles publiques, rentrée 2025
  • REP+16,9
  • REP17,0
  • Hors éducation prioritaire21,9
Effectif moyen des groupes d’enseignement, second degré public, rentrée 2025
  • Lycée général et technologique24,0
  • Collège22,9
  • Lycée professionnel15,2

Calcul SensPo pour les écoles publiques : élèves divisés par classes, élèves des unités d’inclusion compris, rentrée 2025. Au collège et au lycée, l’indicateur publié est l’effectif moyen des groupes d’enseignement, pondéré par les heures : il n’est pas un nombre d’élèves par classe.

DEPP, effectifs et nombre de classes par école ; indicateurs d’encadrement du second degré public (data.education.gouv.fr), rentrée 2025.

Deux façons de mesurer la taille des classes

À l’école, on divise le nombre d’élèves par le nombre de classes. Au collège et au lycée, les élèves changent de groupe selon les matières : le ministère publie donc un effectif moyen des groupes, pondéré par les heures de cours. Les deux chiffres ne se comparent pas.

Ce que coûte l’école

Deux chiffres coexistent, et il ne faut pas les confondre. Le budget de l’Éducation nationale, la mission « Enseignement scolaire » votée chaque année par le Parlement, atteint 89,6 milliards d’euros en 2026. La dépense intérieure d’éducation, elle, additionne tout ce que l’État, les collectivités, les entreprises et les familles consacrent à l’éducation, de la maternelle à l’université : 189,9 milliards d’euros en 2023.

89,6 Md€pour la mission « Enseignement scolaire » en 2026+1,1 % sur un an
94,2 %de ces crédits paient les personnelspensions comprises
189,9 Md€de dépense intérieure d’éducation en 20236,7 % du PIB
10 470 €de dépense moyenne par élève ou étudiant en 2023tous niveaux confondus

Le budget de l’Éducation nationale en 2026

Les écoles et les collèges et lycées publics absorbent les trois quarts des crédits ; plus de neuf euros sur dix paient les personnels.

Crédits de paiement par programme, en milliards d’euros
  • Enseignement scolaire public du second degré40,0 Md€
  • Enseignement scolaire public du premier degré27,9 Md€
  • Enseignement privé du premier et du second degrés8,9 Md€
  • Vie de l’élève8,1 Md€
  • Soutien de la politique de l’éducation nationale3,0 Md€
  • Enseignement technique agricole1,7 Md€
Total : 89,6 Md€, dont 84,5 Md€ de dépenses de personnel (94,2 %).
La place de l’école dans le budget de l’État
  • Première mission20 %des crédits de paiement du budget général, hors remboursements et dégrèvements d’impôts
  • Hausse sur un an+1,1 %de 88,6 Md€ en 2025 à 89,6 Md€ en 2026

Crédits de paiement votés en loi de finances initiale pour 2026, contribution au compte d’affectation spéciale « Pensions » comprise. Sans cette contribution, la mission pesait 64,3 Md€ en 2025. En autorisations d’engagement, la mission Défense (92,8 Md€) passe devant l’Enseignement scolaire (89,6 Md€).

Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, crédits votés par programme (budget.gouv.fr) ; Sénat, rapport spécial sur la mission « Enseignement scolaire ».

Ce que la France dépense pour l’éducation

189,9 milliards d’euros en 2023, soit 6,7 % du PIB, en comptant l’enseignement supérieur et la formation continue. L’État en finance un peu plus de la moitié.

Dépense moyenne par élève en 2023, en euros
  • Lycée professionnel14 470 €
  • Lycée général et technologique12 660 €
  • Collège10 070 €
  • École maternelle8 490 €
  • École élémentaire8 430 €
Depuis 2010, hors inflation
  • Premier degré+23 %de 6 860 € à 8 450 € par élève, en euros de 2023
  • Second degré−3,5 %de 11 730 € à 11 320 € par élève, en euros de 2023
Qui finance la dépense d’éducation en 2023, en %
  • État53,0 %
  • Collectivités territoriales22,8 %
  • Ménages11,0 %
  • Entreprises et autres financeurs privés10,4 %
Les autres administrations publiques financent le reste, environ 3 %.

Dépense intérieure d’éducation : tout ce que l’État, les collectivités, les entreprises et les ménages consacrent à l’éducation en France. Valeur 2023 provisoire. Dépense par élève en euros de 2023 ; évolutions depuis 2010 hors inflation, calculées par SensPo à partir des montants de la DEPP en euros constants.

DEPP, Repères et références statistiques 2025, chapitre 10 (dépense intérieure d’éducation).

Plus d’argent par écolier, pas par lycéen

Depuis 2010, hors inflation, la dépense par écolier a augmenté de 23 %, et celle par élève du second degré a baissé de 3,5 %. Un lycéen professionnel reste l’élève qui coûte le plus : 14 470 € par an en 2023.

L’école primaire

Depuis la loi du 26 juillet 2019, l’instruction est obligatoire de 3 à 16 ans. L’école maternelle accueille les enfants de 3 à 5 ans, l’école élémentaire les élèves du CP au CM2. Un écolier reçoit 864 heures d’enseignement obligatoire par an, davantage que la moyenne des pays de l’OCDE ; chaque année, des évaluations nationales mesurent ses acquis en français et en mathématiques.

46 979écoles publiques et privées sous contratrentrée 2025
864 hd’enseignement obligatoire par an à l’école primaire804 h en moyenne dans l’OCDE
48,0 %des élèves de CE1 maîtrisent la résolution de problèmesévaluations de la rentrée 2025
3 ansâge du début de l’instruction obligatoiredepuis la loi du 26 juillet 2019

Ce que savent les écoliers au début de l’année 2025-2026

Au CE1, moins d’un élève sur deux maîtrise la résolution de problèmes ; au CM1, un sur trois connaît ses faits numériques, comme les tables de multiplication.

Début de CP
  • Lire des nombres entiers92,2 %
  • Résoudre des problèmes69,3 %
  • Reconnaître les écritures d’une lettre68,7 %
Début de CE1
  • Écrire des syllabes86,2 %
  • Lire un texte à voix haute67,5 %
  • Additionner62,3 %
  • Résoudre des problèmes48,0 %
Début de CM1
  • Écrire des nombres entiers84,9 %
  • Conjugaison50,3 %
  • Mémoriser des procédures45,6 %
  • Mémoriser des faits numériques34,3 %

Part des élèves en « maîtrise satisfaisante » aux évaluations nationales de la rentrée 2025, France entière, écoles publiques et privées sous contrat. Un taux de maîtrise n’est pas une note moyenne. Une évolution ne se lit qu’à l’intérieur d’une même série d’épreuves.

DEPP, évaluations nationales de début de CP, de CE1 et de CM1, rentrée 2025 (data.education.gouv.fr).

Lire les évaluations nationales

Chaque compétence a son propre seuil de « maîtrise satisfaisante » : les taux ne se comparent pas d’une compétence à l’autre, mais servent à repérer, dès le début de l’année, les élèves qui ont besoin d’aide. Le ministère publie ces résultats par région, par académie et par département.

Le collège et le lycée

Tous les élèves entrent au collège après le CM2 et y suivent quatre années, de la sixième à la troisième, qui s’achèvent par le diplôme national du brevet. Au lycée, ils suivent une voie générale, technologique ou professionnelle, qui mène au baccalauréat, puis à l’enseignement supérieur ou à l’emploi.

85,5 %de réussite au brevet en 2025726 098 admis
91,6 %de réussite au baccalauréat en 2025tous candidats
80,1 %d’une génération obtient le bacdonnée provisoire
54 %des bacheliers 2025 ont un bac général26 % un bac professionnel

La réussite au brevet par département en 2025

Le taux de réussite va de 70,9 % en Guyane à 92,9 % dans les Pyrénées-Atlantiques ; il est de 85,5 % pour la France entière.

Moins de 80 %De 80 à 85 %De 85 à 90 %90 % ou plus
Les 101 départements, par taux de réussite
  • Moins de 80 %6 départementsAube (78,7 %), Seine-Saint-Denis (77,7 %), Val-d’Oise (79,1 %), Guadeloupe (74,7 %), Guyane (70,9 %), Mayotte (73,3 %)
  • De 80 à 85 %37 départementsAisne (82,0 %), Allier (84,0 %), Alpes-de-Haute-Provence (83,8 %), Ardennes (80,6 %), Ariège (83,5 %), Aude (82,3 %), Bouches-du-Rhône (84,3 %), Cher (84,0 %), Drôme (84,3 %), Eure (83,1 %), Eure-et-Loir (83,0 %), Gard (84,0 %), Indre (83,2 %), Loir-et-Cher (82,6 %), Loiret (84,7 %), Marne (83,1 %), Haute-Marne (80,4 %), Meuse (84,1 %), Moselle (84,1 %), Nord (84,2 %), Oise (84,3 %), Pas-de-Calais (84,4 %), Haute-Saône (83,6 %), Seine-Maritime (84,8 %), Seine-et-Marne (83,1 %), Yvelines (83,9 %), Tarn-et-Garonne (84,0 %), Var (83,5 %), Vaucluse (83,0 %), Haute-Vienne (84,1 %), Vosges (84,4 %), Yonne (84,3 %), Territoire de Belfort (84,1 %), Essonne (80,5 %), Val-de-Marne (82,8 %), Martinique (83,0 %), La Réunion (83,6 %)
  • De 85 à 90 %43 départementsAin (88,0 %), Alpes-Maritimes (87,6 %), Ardèche (87,0 %), Calvados (87,4 %), Charente (85,7 %), Charente-Maritime (88,4 %), Corrèze (85,0 %), Côtes-d’Armor (88,2 %), Creuse (85,1 %), Dordogne (86,4 %), Doubs (85,4 %), Haute-Garonne (87,2 %), Gers (89,6 %), Gironde (87,8 %), Hérault (85,6 %), Indre-et-Loire (86,7 %), Isère (86,3 %), Jura (87,3 %), Loire (88,5 %), Loire-Atlantique (89,6 %), Lot (88,0 %), Lot-et-Garonne (85,7 %), Maine-et-Loire (88,8 %), Manche (89,1 %), Mayenne (89,7 %), Meurthe-et-Moselle (85,4 %), Nièvre (85,2 %), Orne (86,8 %), Puy-de-Dôme (86,7 %), Hautes-Pyrénées (88,9 %), Pyrénées-Orientales (85,3 %), Bas-Rhin (88,0 %), Haut-Rhin (87,3 %), Rhône (89,1 %), Saône-et-Loire (88,6 %), Sarthe (86,3 %), Savoie (86,7 %), Haute-Savoie (86,8 %), Deux-Sèvres (88,9 %), Somme (86,9 %), Tarn (86,8 %), Vienne (85,4 %), Hauts-de-Seine (86,9 %)
  • 90 % ou plus15 départementsHautes-Alpes (90,0 %), Aveyron (91,7 %), Cantal (91,9 %), Côte-d’Or (90,2 %), Finistère (91,7 %), Corse-du-Sud (91,4 %), Haute-Corse (90,9 %), Ille-et-Vilaine (90,2 %), Landes (90,4 %), Haute-Loire (92,8 %), Lozère (90,6 %), Morbihan (91,2 %), Pyrénées-Atlantiques (92,9 %), Paris (90,4 %), Vendée (90,9 %)

Admis rapportés aux candidats présents, séries générale et professionnelle réunies. Calcul SensPo à partir des résultats publiés par département. Les départements d’outre-mer ne sont pas dessinés sur la carte.

DEPP, candidats au diplôme national du brevet par département, session 2025 (data.education.gouv.fr).

Le baccalauréat 2025

Plus de neuf candidats sur dix obtiennent le bac, mais la réussite va de 83,9 % dans la voie professionnelle à 96,2 % dans la voie générale.

Taux de réussite par voie
  • Voie générale96,2 %
  • Voie technologique90,9 %
  • Voie professionnelle83,9 %
  • Ensemble91,6 %
Répartition des bacheliers par voie
  • Voie générale54,0 %
  • Voie professionnelle26,0 %
  • Voie technologique19,9 %
Une génération et le bac
  • Toutes voies80,1 %d’une génération obtient le bac en 2025 : 43,3 % un bac général, 21,0 % un bac professionnel, 15,9 % un bac technologique
  • Filles et garçons85,4 % contre 75,1 %les filles sont plus souvent bachelières que les garçons

Taux de réussite de tous les candidats (scolaires, apprentis, candidats individuels, enseignement à distance et formation continue), calculés par SensPo à partir des résultats par académie. La part d’une génération rapporte les bacheliers à l’ensemble des jeunes de leur âge : données provisoires, France hors Mayotte.

DEPP, le baccalauréat par académie et proportion de bacheliers dans une génération, session 2025 (data.education.gouv.fr).

Taux de réussite ou part d’une génération

Le taux de réussite rapporte les admis aux candidats qui se sont présentés : il dit si l’examen est réussi. La part d’une génération rapporte les bacheliers à tous les jeunes de leur âge, candidats ou non : elle dit combien de jeunes finissent le lycée avec le bac. En 2025, le premier est de 91,6 %, la seconde de 80,1 %.

Les parcours après le collège

À la fin de la troisième, l’élève et sa famille formulent des souhaits, et le conseil de classe propose une orientation : la seconde générale et technologique, ou la voie professionnelle, qui prépare un CAP en deux ans ou un bac professionnel en trois ans. Après la seconde générale et technologique vient le choix d’une première générale, avec des enseignements de spécialité, ou d’une première technologique. Le bac en poche, les candidats à l’enseignement supérieur passent par la plateforme Parcoursup.

66,6 %des décisions de fin de troisième vers la seconde générale et technologiquecollèges publics, 2019
33,2 %vers la voie professionnelle, CAP ou seconde professionnellecollèges publics, 2019
80,1 %d’une génération obtient le baccalauréat2025, donnée provisoire
660 752admis dans l’enseignement supérieur par Parcoursupsession 2025

Après la troisième, après la seconde : où vont les élèves

En 2019, deux élèves de troisième sur trois étaient orientés vers la seconde générale et technologique, un sur trois vers la voie professionnelle.

Décisions en fin de troisième, en %
  • Seconde générale et technologique66,6 %
  • Seconde professionnelle26,0 %
  • CAP7,2 %
  • Redoublement0,2 %
Décisions en fin de seconde générale et technologique, en %
  • Première générale67,2 %
  • Première technologique27,8 %
  • Voie professionnelle4,5 %
  • Redoublement0,5 %

Décisions d’orientation arrêtées au 14 juillet 2019, dans les collèges et les lycées publics, hors SEGPA et classes préparatoires aux métiers ; 560 710 décisions en fin de troisième et 401 103 en fin de seconde. C’est la dernière année publiée en données ouvertes. Parts calculées par SensPo. Une décision d’orientation n’est pas une inscription constatée à la rentrée.

DGESCO, demandes et décisions d’orientation en fin de troisième et en fin de seconde générale et technologique (data.education.gouv.fr).

Parcoursup 2025, la porte de l’enseignement supérieur

En 2025, la plateforme proposait 769 351 places dans 14 252 formations ; 660 752 candidats y ont été admis, dont 485 250 lycéens de terminale.

  • Formations14 252proposées sur la plateforme, hors apprentissage
  • Places769 351offertes dans ces formations
  • Admis660 752dont 485 250 lycéens qui passaient le bac cette année-là

Formations hors apprentissage. Les nombres sont additionnés formation par formation : un candidat qui a postulé à plusieurs formations est compté dans chacune pour les candidatures, mais une seule fois parmi les admis.

Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, SIES, voeux de poursuite d’études et de réorientation dans l’enseignement supérieur, session 2025 (data.enseignementsup-recherche.gouv.fr).

Les trois voies du lycée

La voie générale
Après une seconde commune, l’élève choisit des enseignements de spécialité en première et en terminale. Elle mène surtout aux études supérieures longues : en 2025, 54 % des bacheliers ont obtenu un bac général.
La voie technologique
Elle associe enseignements généraux et enseignements d’un domaine : gestion, industrie et développement durable, laboratoire, santé et social, design, hôtellerie et restauration. Elle mène souvent aux formations courtes du supérieur ; 19,9 % des bacheliers de 2025 l’ont suivie.
La voie professionnelle
Elle prépare à un métier, au lycée professionnel ou en apprentissage : un CAP en deux ans, ou un bac professionnel en trois ans, qui permet aussi de poursuivre des études. 26,0 % des bacheliers de 2025 ont obtenu un bac professionnel.

Demande ou décision

Les données d’orientation distinguent les demandes des familles et les décisions prises en fin d’année. Elles ne disent pas où les élèves sont finalement inscrits à la rentrée : un élève orienté vers une seconde professionnelle peut, par exemple, entrer en apprentissage.

Les enseignants

Plus de 750 000 enseignants, en équivalent temps plein, font la classe dans les écoles, collèges et lycées publics et privés sous contrat. Le métier peine à recruter : chaque année, des postes offerts aux concours restent sans lauréat. Pour attirer davantage d’étudiants, les concours sont désormais ouverts dès la troisième année de licence, et la formation se poursuit en master, rémunérée.

314 692enseignants du premier degré, en équivalent temps pleinrentrée 2025
441 453enseignants du second degré, en équivalent temps pleinrentrée 2024
27 712admis aux concours en 2025public et privé
59,9 %de femmes parmi les enseignants du second degrérentrée 2024

Les concours de recrutement de 2025

Au concours de professeur des écoles, 541 postes sont restés sans lauréat ; au Capes, 546.

Postes restés sans admis
  • Professeur des écoles (CRPE), sur 8 117 postes541
  • Capes, sur 4 890 postes546
  • Professeur de lycée professionnel (CAPLP), sur 1 092 postes152
  • Agrégation, sur 1 710 postes93
  • Capet, sur 495 postes58
  • Éducation physique (Capeps), sur 670 postes0

Concours externes de l’enseignement public, session 2025. Postes restés sans admis : calcul SensPo, avant recours à la liste complémentaire, qui peut en pourvoir une partie. En 2025, 27 712 candidats ont été admis à l’ensemble des concours, public et privé.

Ministère de l’Éducation nationale, données statistiques des concours de recrutement d’enseignants, session 2025 (devenirenseignant.gouv.fr).

Le salaire des professeurs de collège, comparé

En début de carrière, un professeur français est payé comme la moyenne des pays de l’OCDE ; après quinze ans, il est nettement en dessous.

En début de carrière
  • Allemagne77 905 $ PPA
  • États-Unis53 999 $ PPA
  • Espagne49 905 $ PPA
  • Autriche49 646 $ PPA
  • Pays-Bas48 662 $ PPA
  • Finlande40 182 $ PPA
  • Moyenne OCDE37 876 $ PPA
  • France37 720 $ PPA
  • Moyenne UE36 446 $ PPA
  • Italie35 447 $ PPA
  • Portugal34 311 $ PPA
  • Corée du Sud33 675 $ PPA
  • Japon28 611 $ PPA
  • Pologne19 235 $ PPA
Après quinze ans d’ancienneté
  • Allemagne93 085 $ PPA
  • Pays-Bas84 862 $ PPA
  • Autriche70 247 $ PPA
  • États-Unis69 439 $ PPA
  • Corée du Sud59 406 $ PPA
  • Espagne57 758 $ PPA
  • Moyenne OCDE51 606 $ PPA
  • Finlande49 294 $ PPA
  • Moyenne UE49 015 $ PPA
  • Japon47 349 $ PPA
  • Portugal44 277 $ PPA
  • France43 792 $ PPA
  • Italie43 038 $ PPA
  • Pologne31 447 $ PPA
Le temps d’enseignement
  • À l’école primaire900 h par ande cours devant les élèves, contre 784 h en moyenne dans l’OCDE (2021)
  • Au collège720 h par ancontre 711 h en moyenne dans l’OCDE (2021)

Salaire statutaire annuel brut, professeurs de collège public, qualification la plus répandue, en dollars à parité de pouvoir d’achat, année de référence 2022. Il ne comprend ni les primes ni les heures supplémentaires.

OCDE, Regards sur l’éducation, base de données des salaires statutaires des enseignants (sdmx.oecd.org).

Devenir enseignant

Un concours dès la licence
Les concours sont accessibles dès l’inscription en troisième année de licence, et le concours de professeur des écoles est désormais placé en fin de licence. Les lauréats suivent ensuite un master « métiers de l’enseignement et de l’éducation », ouvert depuis septembre 2026, avec des stages en classe.
Une formation rémunérée
Pendant le master, le futur enseignant est rémunéré : environ 1 400 € nets par mois en première année, comme élève fonctionnaire, et environ 1 800 € nets en deuxième année, comme fonctionnaire stagiaire.
La rémunération
Selon le ministère, un enseignant gagne plus de 2 000 € nets par mois dès le début de sa carrière. Les missions supplémentaires du « pacte » sont payées 1 250 € bruts chacune.

PISA : ce que savent les élèves de 15 ans

Tous les trois à quatre ans, l’enquête PISA de l’OCDE évalue les élèves de 15 ans en mathématiques, en compréhension de l’écrit et en sciences, quelle que soit leur classe. Elle ne mesure pas le programme d’un pays, mais la capacité à mobiliser ses connaissances. Les résultats de PISA 2025 ont été publiés le 8 septembre 2026.

Les élèves français sont désormais sous la moyenne de l’OCDE en mathématiques et en compréhension de l’écrit, et dans la moyenne en sciences.

458points en mathématiques pour la France, PISA 2025moyenne de l’OCDE : 463
456points en compréhension de l’écritmoyenne de l’OCDE : 461
483points en sciencesmoyenne de l’OCDE : 482
21,3 %d’élèves sous le niveau 2 dans les trois domaines19,7 % dans l’OCDE

Vingt-cinq ans de PISA pour la France

En mathématiques, le score des élèves français est passé de 511 points en 2003 à 458 en 2025 ; la chute s’est concentrée sur les deux derniers cycles.

Scores de la France, en pointsMathématiquesCompréhension de l’écritSciences
  • 2000Mathématiques non disponible · Compréhension de l’écrit 505 points · Sciences non disponible
  • 2003Mathématiques 511 points · Compréhension de l’écrit 496 points · Sciences non disponible
  • 2006Mathématiques 496 points · Compréhension de l’écrit 488 points · Sciences 495 points
  • 2009Mathématiques 497 points · Compréhension de l’écrit 496 points · Sciences 498 points
  • 2012Mathématiques 495 points · Compréhension de l’écrit 505 points · Sciences 499 points
  • 2015Mathématiques 493 points · Compréhension de l’écrit 499 points · Sciences 495 points
  • 2018Mathématiques 495 points · Compréhension de l’écrit 493 points · Sciences 493 points
  • 2022Mathématiques 474 points · Compréhension de l’écrit 474 points · Sciences 487 points
  • 2025Mathématiques 458 points · Compréhension de l’écrit 456 points · Sciences 483 points
Entre 2022 et 2025
  • Mathématiques−16 pointscontre −9 en moyenne dans l’OCDE
  • Compréhension de l’écrit−18 pointscontre −14 en moyenne dans l’OCDE
  • Sciences−4 pointsun score proche de celui de 2022, et de la moyenne de l’OCDE
Élèves sous le niveau 2 dans les trois domaines en 2025, en %
  • France21,3 %
  • Moyenne des pays de l’OCDE19,7 %

Élèves de 15 ans. Chaque domaine n’est comparable qu’à partir de l’année où il a été évalué en profondeur : 2000 pour l’écrit, 2003 pour les mathématiques, 2006 pour les sciences. Le cycle prévu en 2021 s’est tenu en 2022. Moyennes de l’OCDE de 2025 : 463 en mathématiques, 461 en compréhension de l’écrit, 482 en sciences.

OCDE, Résultats du PISA 2022, volume I, tableaux I.B1.5.4 à I.B1.5.6 ; Résultats du PISA 2025, volume I, tableau I.1.

Le score en mathématiques des élèves de 15 ans, PISA 2025

Avec 458 points, les élèves français sont sous la moyenne des pays de l’OCDE (463). Les systèmes d’Asie de l’Est dominent le classement.

500 points ou plusDe 450 à 500 pointsDe 400 à 450 pointsMoins de 400 pointsScore non publié
Les 86 pays et économies dessinables, par score en mathématiques
  • 500 points ou plus7 paysSingapour (563 points), Macao (Chine) (549 points), Taipei chinois (546 points), Japon (525 points), Corée du Sud (522 points), Hong Kong (Chine) (522 points), Estonie (508 points)
  • De 450 à 500 points31 paysSuisse (499 points), Royaume-Uni (488 points), Canada (485 points ; normes d’échantillonnage de PISA non atteintes), Pologne (484 points), Pays-Bas (483 points ; normes d’échantillonnage de PISA non atteintes), Nouvelle-Zélande (480 points ; normes d’échantillonnage de PISA non atteintes), Irlande (480 points), Belgique (480 points), Australie (478 points), Autriche (477 points), Tchéquie (477 points), Danemark (471 points), Lituanie (470 points), Finlande (469 points), Slovaquie (469 points), Italie (468 points), Allemagne (464 points), Suède (464 points), États-Unis (463 points ; normes d’échantillonnage de PISA non atteintes), Turquie (462 points), Slovénie (460 points), Portugal (460 points), Lettonie (460 points), Hongrie (459 points), France (458 points), Luxembourg (458 points), Espagne (457 points), Croatie (455 points), Émirats arabes unis (453 points), Norvège (452 points ; normes d’échantillonnage de PISA non atteintes), Islande (450 points)
  • De 400 à 450 points21 paysViêt Nam (443 points), Malte (439 points), Brunei (435 points), Israël (433 points), Albanie (433 points ; normes d’échantillonnage de PISA non atteintes), Grèce (424 points), Azerbaïdjan (422 points), Roumanie (419 points), Mongolie (419 points), Serbie (417 points), Qatar (416 points), Géorgie (416 points), Kazakhstan (414 points), Chypre (412 points), Monténégro (411 points), Moldavie (410 points), Maurice (407 points), Thaïlande (407 points), Uruguay (405 points), Bulgarie (405 points), Chili (403 points)
  • Moins de 400 points26 paysMalaisie (397 points), Arabie saoudite (390 points), Mexique (388 points), Jordanie (388 points), Costa Rica (387 points), Pérou (382 points), Colombie (381 points), Macédoine du Nord (380 points), Brésil (377 points), Liban (377 points), Arménie (376 points), Philippines (371 points), Argentine (367 points), Équateur (366 points), Cambodge (366 points), Indonésie (364 points), Kirghizstan (364 points), Maroc (355 points), Territoires palestiniens (354 points), Salvador (346 points), République dominicaine (339 points), Paraguay (334 points), Guatemala (334 points), Kenya (326 points), Zambie (314 points), Rwanda (312 points)
  • Score non publié1 paysOuzbékistan (score en mathématiques non publié)
Les 38 pays de l’OCDE, score en mathématiquesMoyenne des pays de l’OCDE : 463 points
  • Japon525 points
  • Corée du Sud522 points
  • Estonie508 points
  • Suisse499 points
  • Royaume-Uni488 points
  • Canada485 points
  • Pologne484 points
  • Pays-Bas483 points
  • Nouvelle-Zélande480 points
  • Irlande480 points
  • Belgique480 points
  • Australie478 points
  • Autriche477 points
  • Tchéquie477 points
  • Danemark471 points
  • Lituanie470 points
  • Finlande469 points
  • Slovaquie469 points
  • Italie468 points
  • Allemagne464 points
  • Suède464 points
  • États-Unis463 points
  • Turquie462 points
  • Slovénie460 points
  • Portugal460 points
  • Lettonie460 points
  • Hongrie459 points
  • France458 points
  • Luxembourg458 points
  • Espagne457 points
  • Norvège452 points
  • Islande450 points
  • Israël433 points
  • Grèce424 points
  • Chili403 points
  • Mexique388 points
  • Costa Rica387 points
  • Colombie381 points

91 pays et économies ont participé. Ne sont pas sur la carte, parce qu’ils ne couvrent qu’une partie d’un pays ou n’y ont pas de contour : Pékin, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang (612 points), 17 régions ukrainiennes sur 27 (431), Douchanbé (382), le Kosovo (350) et la région du Kurdistan irakien (339). Singapour, Hong Kong, Macao, Malte et Maurice sont trop petits pour être dessinés. L’OCDE ne publie pas de rang : un écart de quelques points n’est souvent pas significatif.

OCDE, Résultats du PISA 2025, volume I, tableau I.1 (8 septembre 2026).

Aller plus loin

Élèves en difficulté, élèves très performants
En 2025, 64 % des élèves français atteignent au moins le niveau 2 en mathématiques, 67 % en compréhension de l’écrit et 74 % en sciences, contre 65 %, 69 % et 74 % en moyenne dans l’OCDE. Aux niveaux les plus élevés, 5 et 6, ils sont 5 % en mathématiques, 5 % en écrit et 7 % en sciences, contre 8 %, 6 % et 7 %.
Le poids de l’origine sociale
En sciences, en 2025, les élèves favorisés devancent les élèves défavorisés de 100 points en France, contre 85 dans l’OCDE ; le milieu social explique 14 % des écarts de score, contre 12 %. En 2022, en mathématiques, l’écart était de 113 points, contre 93, et le milieu social expliquait 21 % des écarts, contre 15 %.
Un nouveau domaine en 2025
PISA 2025 évalue pour la première fois la résolution de problèmes dans un environnement numérique : les élèves français obtiennent 497 points, contre 500 en moyenne dans l’OCDE.
Et les adultes ?
L’enquête PIAAC de l’OCDE évalue les adultes de 16 à 65 ans. En 2023, les Français obtiennent 255 points en littératie, 257 en numératie et 248 en résolution de problèmes, contre 260, 263 et 251 en moyenne : la France fait partie des onze pays sous la moyenne dans les trois domaines. Les 16-24 ans sont proches de la moyenne.

Lire un classement PISA

PISA interroge un échantillon d’élèves : chaque score a une marge d’incertitude. En mathématiques, en 2022, le score de la France était de 474 points, avec un intervalle de confiance de 469 à 479. Deux pays séparés de quelques points ne sont souvent pas différents, et l’OCDE ne publie pas de rang.

TIMSS, PIRLS et évaluations nationales

Deux autres enquêtes internationales, conduites par l’association IEA, évaluent les élèves plus jeunes. TIMSS mesure tous les quatre ans les mathématiques et les sciences en CM1 et en quatrième ; PIRLS mesure tous les cinq ans la lecture en CM1. En France, le ministère y ajoute chaque année ses propres évaluations nationales, du CP à la seconde.

484points en mathématiques en CM1, TIMSS 2023moyenne de l’Union européenne : 524
479points en mathématiques en quatrièmemoyenne de l’Union et de l’OCDE : 507
514points en lecture en CM1, PIRLS 2021moyenne européenne : 527
23 pointsd’avance des garçons en mathématiques en CM16 points en 2015

TIMSS 2023 : mathématiques et sciences en CM1 et en quatrième

En CM1, la France est sous la moyenne internationale en mathématiques et en sciences ; en quatrième, elle est dans la moyenne internationale, mais loin des pays de l’Union et de l’OCDE.

CM1, mathématiques, en points
  • France484 points
  • Moyenne internationale503 points
  • Moyenne de l’Union européenne524 points
  • Moyenne de l’OCDE525 points
CM1, sciences, en points
  • France488 points
  • Moyenne internationale494 points
  • Moyenne de l’Union européenne518 points
  • Moyenne de l’OCDE526 points
Quatrième, mathématiques, en points
  • France479 points
  • Moyenne internationale478 points
  • Moyenne de l’Union européenne et de l’OCDE507 points
Quatrième, sciences, en points
  • France486 points
  • Moyenne internationale478 points
  • Moyenne de l’Union européenne et de l’OCDE509 points
Filles et garçons en mathématiques, en CM1
  • 20156 pointsd’avance pour les garçons
  • 201913 pointsd’avance pour les garçons
  • 202323 pointsd’avance pour les garçons : l’écart le plus fort de l’Union européenne et de l’OCDE

La moyenne internationale est celle de tous les pays participants, dont beaucoup hors d’Europe. Les moyennes de l’Union européenne et de l’OCDE sont calculées par la DEPP sur les pays qui ont participé : 22 et 29 pays en CM1. Aucune évolution de la France entre 2019 et 2023 n’est statistiquement significative.

IEA, TIMSS 2023 International Results in Mathematics and Science ; DEPP, notes d’information n° 24.47 et 24.48 (décembre 2024).

PIRLS : la lecture en CM1

Avec 514 points en 2021, les élèves français lisent moins bien que la moyenne européenne (527), mais l’écart s’est réduit : de 28 points en 2016 à 15 points en 2021.

Score de la France en lecture, en pointsFrance
  • 2001France 525 points
  • 2006France 522 points
  • 2011France 520 points
  • 2016France 511 points
  • 2021France 514 points
Les niveaux de lecture en 2021
  • Niveau avancé5 % contre 9 %des élèves, en France contre l’Union européenne
  • Niveau élevé27 % contre 32 %des élèves, en France contre l’Union européenne
  • Sous le niveau bas6 %des élèves, en France comme dans l’Union européenne

Élèves de CM1. L’écart avec l’Union européenne est calculé par la DEPP sur les 17 pays présents en 2016 et en 2021. Le score de 2021 n’est pas statistiquement différent de celui de 2011. Les résultats de PIRLS 2026 sont attendus en décembre 2027.

IEA, PIRLS 2021 International Results in Reading ; DEPP, note d’information n° 23.21 (mai 2023) ; IEA, calendrier de PIRLS 2026.

L’entrée en sixième : ce que mesurent les évaluations nationales

Depuis 2017, la part des élèves les plus faibles en français à l’entrée en sixième a reculé, surtout en REP+ ; en mathématiques, elle est stable.

Élèves dans les groupes les plus faibles en français, en %
  • Tous les élèves, 201731,7 %
  • Tous les élèves, 202527,8 %
  • Élèves de REP+, 201760,7 %
  • Élèves de REP+, 202553,9 %
La lecture à voix haute
  • Lecteurs fluides61,3 %des élèves lisent au moins 120 mots par minute en 2025
  • Lecteurs lents14,9 %des élèves lisent moins de 90 mots par minute

Plus de 810 000 élèves évalués en début de sixième, en 2025. Les groupes les plus faibles sont les groupes 1 et 2 de l’échelle de la DEPP. La fluence mesure le nombre de mots lus correctement à voix haute en une minute.

DEPP, évaluations de début de sixième 2025, premiers résultats (document de travail 2025-E12, novembre 2025).

Trois échelles qui ne se comparent pas

PISA évalue des jeunes de 15 ans, TIMSS et PIRLS des élèves de CM1 et de quatrième, et chaque enquête a sa propre échelle de points. Un score de 484 à TIMSS et un score de 458 à PISA ne se comparent donc pas entre eux. Les évaluations nationales, elles, parlent en taux de maîtrise ou en groupes de niveau.

Les inégalités scolaires

À l’école, les écarts de réussite suivent souvent ceux des familles. L’État tente de les compenser en donnant plus de moyens aux réseaux d’éducation prioritaire, avec des classes plus petites. Mais les élèves restent très séparés selon leur milieu, et cette séparation passe de plus en plus par la frontière entre public et privé.

1 093collèges publics en éducation prioritaire360 en REP+ et 733 en REP, rentrée 2023
6 401écoles publiques en éducation prioritaire2 379 en REP+ et 4 022 en REP
97,1 %de réussite au bac pour les enfants de cadres87,5 % pour les enfants d’ouvriers
125,5IPS moyen des collèges privés sous contrat100,8 dans le public

Le baccalauréat selon le milieu social

97,1 % des enfants de cadres qui passent le bac l’obtiennent, contre 87,5 % des enfants d’ouvriers ; et ils ne passent pas le même bac.

Taux de réussite au bac 2025, toutes voies
  • Enfants de cadres97,1 %
  • Enfants d’employés91,5 %
  • Enfants d’ouvriers87,5 %
  • Enfants de parents sans activité professionnelle83,5 %
  • Ensemble91,6 %
Qui obtient quel bac
  • Enfants de cadres32,7 % contre 7,4 %des admis au bac général, contre ceux du bac professionnel
  • Enfants d’ouvriers5,9 % contre 12,0 %des admis au bac général, contre ceux du bac professionnel

Taux de réussite de la session 2025, selon la profession du responsable de l’élève. Les parts parmi les admis sont calculées par SensPo : elles décrivent qui obtient chaque bac, pas qui s’y inscrit. Au bac professionnel, l’origine de 22 % des admis n’est pas connue.

DEPP, réussite au baccalauréat selon l’origine sociale, session 2025 (data.education.gouv.fr).

Des collèges aux publics très différents

L’indice de position sociale moyen va de 74,9 dans les collèges REP+ à 120,2 dans les collèges privés sous contrat.

IPS moyen des collèges, 2025-2026100, repère de l’indice
  • Collèges privés sous contrat120,2
  • Collèges publics hors éducation prioritaire105,1
  • Collèges REP86,2
  • Collèges REP+74,9
Public et privé, deux publics
  • Élèves de milieu défavorisé40,3 % contre 16,2 %des collégiens du public, contre ceux du privé sous contrat, en 2025
  • Élèves de milieu très favorisé20,3 % contre 43,4 %des collégiens du public, contre ceux du privé sous contrat, en 2025
  • Ségrégation sociale25,3 %de la séparation sociale entre collèges tient à l’écart entre public et privé en 2025, contre 18,9 % en 2017

Moyenne simple de l’IPS 2025-2026 des collèges, calculée par SensPo, selon la liste des réseaux d’éducation prioritaire de la rentrée 2023 : ce n’est pas une moyenne pondérée par les élèves. Les valeurs nationales publiées par la DEPP, pondérées, sont de 100,8 pour le public et de 125,5 pour le privé sous contrat.

DEPP, indice de position sociale des collèges et indicateur de ségrégation sociale des collèges ; DGESCO, établissements de l’éducation prioritaire (data.education.gouv.fr).

Ce que dit, et ne dit pas, l’indice de position sociale

L’IPS résume le milieu social des élèves d’un établissement : il ne mesure ni la qualité de l’enseignement ni les résultats. Deux collèges au même IPS peuvent obtenir des résultats très différents.

Le décrochage scolaire

Chaque année, des jeunes quittent l’école sans diplôme du lycée. Leur part a nettement reculé en dix ans, et la France fait mieux que la moyenne européenne. Mais 10 % des jeunes qui sortent de formation initiale restent peu ou pas diplômés, et près d’un jeune sur huit n’est ni en emploi, ni en études, ni en formation.

7,2 %de sortants précoces parmi les 18-24 ans en 20259,1 % dans l’Union européenne
9 %objectif européen pour 2030déjà atteint par la France
12,9 %des 15-29 ans ni en emploi, ni en études, ni en formation en 202511,0 % dans l’Union
10 %des sortants de formation initiale peu ou pas diplômésmoyenne 2020-2022

Les sortants précoces dans l’Union européenne en 2025

7,2 % des jeunes Français de 18 à 24 ans ont quitté l’école sans diplôme du lycée et ne suivent aucune formation, contre 9,1 % dans l’Union : la France est déjà sous l’objectif européen de 9 % fixé pour 2030.

Moins de 6 %De 6 à 9 %, sous l’objectif européenDe 9 à 12 %12 % ou plusPas de chiffre 2025
Les 27 pays, par part de sortants précoces
  • Moins de 6 %6 paysLituanie (5,9 %), Slovénie (5,5 %), Pologne (4,0 %), Irlande (3,6 %), Grèce (3,0 %), Croatie (2,1 %, chiffre peu fiable selon Eurostat)
  • De 6 à 9 %, sous l’objectif européen11 paysLettonie (8,8 %), Bulgarie (8,6 %), Malte (8,6 %), Italie (8,2 %), Pays-Bas (7,4 %), Belgique (7,3 %), France (7,2 %, définition légèrement différente), Slovaquie (6,8 %), Suède (6,7 %), Tchéquie (6,1 %), Portugal (6,1 %)
  • De 9 à 12 %6 paysEstonie (10,2 %), Autriche (10,0 %), Danemark (10,0 %, rupture de série), Finlande (9,9 %), Chypre (9,8 %), Hongrie (9,3 %)
  • 12 % ou plus3 paysRoumanie (15,5 %), Allemagne (13,1 %), Espagne (12,8 %, définition légèrement différente)
  • Pas de chiffre 20251 paysLuxembourg

Part des 18-24 ans qui ont au plus le brevet et ne suivent ni études ni formation. Le chiffre de la Croatie est jugé peu fiable par Eurostat ; ceux de la France et de l’Espagne reposent sur une définition légèrement différente ; le Danemark connaît une rupture de série. Pas de chiffre 2025 pour le Luxembourg. Malte n’est pas dessinée sur la carte.

Eurostat, jeunes ayant quitté prématurément l’éducation et la formation (edat_lfse_14), mise à jour du 10 septembre 2026.

Moins de sortants précoces, un peu plus de jeunes sans emploi ni formation

La part des sortants précoces a reculé de 9,2 % en 2015 à 7,2 % en 2025 en France ; celle des 15-29 ans ni en emploi, ni en études, ni en formation remonte depuis 2022.

Sortants précoces, en % des 18-24 ansFranceUnion européenne
  • 2015France 9,2 % · Union européenne 11,0 %
  • 2016France 8,8 % · Union européenne 10,6 %
  • 2017France 8,8 % · Union européenne 10,5 %
  • 2018France 8,7 % · Union européenne 10,5 %
  • 2019France 8,2 % · Union européenne 10,1 %
  • 2020France 8,0 % · Union européenne 10,0 %
  • 2021France 7,8 % · Union européenne 9,7 %
  • 2022France 7,6 % · Union européenne 9,6 %
  • 2023France 7,6 % · Union européenne 9,6 %
  • 2024France 7,9 % · Union européenne 9,6 %
  • 2025France 7,2 % · Union européenne 9,1 %
Jeunes de 15 à 29 ans ni en emploi, ni en études, ni en formation, en %FranceUnion européenne
  • 2015France 14,7 % · Union européenne 15,2 %
  • 2016France 14,3 % · Union européenne 14,5 %
  • 2017France 13,8 % · Union européenne 13,7 %
  • 2018France 13,6 % · Union européenne 13,1 %
  • 2019France 13,0 % · Union européenne 12,5 %
  • 2020France 14,0 % · Union européenne 13,8 %
  • 2021France 12,8 % · Union européenne 13,1 %
  • 2022France 12,0 % · Union européenne 11,7 %
  • 2023France 12,3 % · Union européenne 11,3 %
  • 2024France 12,7 % · Union européenne 11,2 %
  • 2025France 12,9 % · Union européenne 11,0 %

Séries d’Eurostat telles que publiées le 10 septembre 2026 : elles peuvent être révisées. Pour la France, ruptures de série en 2021 et en 2024 ; pour l’Union, en 2021. Jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation : 15-29 ans.

Eurostat, edat_lfse_14 et edat_lfse_20, mise à jour du 10 septembre 2026.

L’obligation de formation jusqu’à 18 ans

Depuis la rentrée 2020, en application de la loi du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance, la formation est obligatoire pour tout jeune jusqu’à sa majorité : il doit être en études, en formation ou en emploi.

Deux mesures à ne pas confondre

Les sortants précoces
Une part mesurée par enquête : celle des 18-24 ans qui ont au plus le brevet et ne suivent aucune formation. C’est l’indicateur européen, qui permet de comparer les pays.
Les sortants peu ou pas diplômés
Parmi les jeunes qui terminent leur formation initiale, 10 % en moyenne sur 2020-2022 n’ont au plus que le brevet : 6 % ont le brevet seul, 4 % aucun diplôme.

L’insertion professionnelle

Le diplôme reste la meilleure protection contre le chômage. Trois ans après leur sortie de l’école, trois jeunes sur quatre ont un emploi, mais moins d’un sur deux parmi ceux qui n’ont aucun diplôme. L’apprentissage, qui alterne cours et travail en entreprise, mène plus souvent et plus vite à l’emploi salarié que la voie scolaire.

74 %des jeunes sortis en 2021 ont un emploi trois ans plus tardenquête Génération du Céreq
43 %seulement pour les jeunes sans diplôme87 % après un master
14,7 %de chômage chez les actifs sans diplôme en 20255,3 % pour les bac+2 ou plus
73 %des apprentis du CAP au BTS en emploi salarié deux ans après59 % par la voie scolaire

Trois ans après l’école, le diplôme fait la différence

Parmi les jeunes sortis de formation en 2021, 43 % des non-diplômés ont un emploi trois ans plus tard, contre 87 % des diplômés d’un master.

Part des jeunes en emploi trois ans après leur sortie, selon le plus haut diplôme
  • Formations de santé et du social93 %
  • Écoles d’ingénieurs et de commerce90 %
  • Doctorat90 %
  • Master87 %
  • Autres bac+587 %
  • Bac+281 %
  • Bac+3 ou bac+478 %
  • Baccalauréat71 %
  • CAP ou BEP65 %
  • Sans diplôme43 %
  • Ensemble74 %
Premier revenu médian mensuel net, en euros
  • Doctorat2 410 €
  • Écoles d’ingénieurs et de commerce2 130 €
  • Autres bac+52 020 €
  • Formations de santé et du social1 840 €
  • Master1 810 €
  • Bac+3 ou bac+41 530 €
  • Bac+21 480 €
  • Baccalauréat1 400 €
  • CAP ou BEP1 360 €
  • Sans diplôme1 260 €
  • Ensemble1 530 €

Enquête Génération 2021 du Céreq, représentative des 773 000 jeunes sortis pour la première fois du système éducatif en 2021 : plus de 31 000 d’entre eux ont été interrogés de septembre 2024 à janvier 2025. Taux d’emploi à trois ans et premier revenu médian mensuel net.

Céreq, Bref n° 487-488, juillet 2026, enquête Génération 2021.

Le chômage selon le diplôme

En 2025, 14,7 % des actifs sans diplôme ou avec le seul brevet sont au chômage, contre 5,3 % des diplômés d’un bac+2 ou plus.

Taux de chômage en 2025, tous actifs
  • Sans diplôme ou brevet seul14,7 %
  • Baccalauréat9,1 %
  • CAP ou BEP7,6 %
  • Bac+2 ou plus5,3 %
  • Ensemble7,7 %
Voie scolaire ou apprentissage, du CAP au BTS
  • Six mois après la sortie41 % contre 62 %en emploi salarié en France, voie scolaire contre apprentissage, sortants de 2024
  • Deux ans après la sortie59 % contre 73 %en emploi salarié en France, voie scolaire contre apprentissage, sortants de 2023

Taux de chômage au sens du Bureau international du travail. Parmi tous les actifs, les titulaires d’un CAP ou d’un BEP ont un taux plus bas que les bacheliers ; parmi les jeunes sortis de l’école depuis un à quatre ans, l’ordre est celui des diplômes. InserJeunes ne compte que l’emploi salarié en France.

Insee, taux de chômage selon le diplôme, 2025 (publié le 2 juillet 2026) ; DEPP et Dares, dispositif InserJeunes.

L’apprentissage réussit-il mieux ?

Les apprentis trouvent plus souvent un emploi, mais la comparaison ne mesure pas un effet pur : pour devenir apprenti, il faut d’abord trouver un employeur. Les deux voies n’accueillent donc pas les mêmes jeunes au départ.

Les réformes depuis 2013

L’école change par des lois votées par le Parlement, par des décrets et des arrêtés du ministre, et par des annonces dont l’application prend parfois plusieurs années. Depuis 2013, deux lois ont redéfini ses missions ; les programmes du collège et du lycée ont été réécrits ; et depuis 2023, les réformes portent surtout sur le niveau en français et en mathématiques et sur la formation des enseignants.

  1. 2013Le 8 juillet, la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République se fixe pour but de lutter contre les inégalités sociales et territoriales de réussite scolaire.
  2. 2016À la rentrée, de nouveaux programmes entrent en vigueur de l’école au collège, pour les cycles 2, 3 et 4, en application d’un arrêté du 9 novembre 2015.
  3. 2018La loi du 3 août interdit l’usage du téléphone portable dans les écoles et les collèges.
  4. 2019La loi du 26 juillet pour une école de la confiance rend l’instruction obligatoire dès 3 ans, à la rentrée ; au lycée, de nouveaux programmes de seconde entrent en vigueur, premier pas de la réforme du baccalauréat.
  5. 2020À la rentrée, la formation devient obligatoire pour tout jeune jusqu’à sa majorité.
  6. 2023Le 5 décembre, le ministre Gabriel Attal présente le « choc des savoirs » : des groupes de niveau en français et en mathématiques au collège, annoncés pour la rentrée 2024.
  7. 2024Le 12 novembre, la ministre Anne Genetet présente l’acte II du choc des savoirs : des groupes de besoins en sixième et en cinquième, étendus à la quatrième et à la troisième à la rentrée 2025.
  8. 2025Édouard Geffray devient ministre de l’Éducation nationale en octobre.
  9. 2026En juin, une épreuve anticipée de mathématiques est passée pour la première fois en première générale et technologique, pour le bac 2027 ; en septembre, s’ouvre le nouveau master de formation des enseignants, après des concours placés en fin de licence.

Comprendre ces réformes

L’instruction et la formation obligatoires
La loi de 2019 dit : « L’instruction est obligatoire pour chaque enfant dès l’âge de trois ans et jusqu’à l’âge de seize ans. » Elle ajoute, depuis la rentrée 2020 : « La formation est obligatoire pour tout jeune jusqu’à l’âge de sa majorité. »
Le choc des savoirs
Annoncé en décembre 2023, il réorganise l’enseignement du français et des mathématiques au collège en groupes selon le niveau ou les besoins des élèves. Il prévoyait aussi de réformer le brevet, avec 40 % de contrôle continu et 60 % d’examens terminaux.
Former les enseignants autrement
Les concours sont avancés en fin de licence, et les lauréats suivent un master « métiers de l’enseignement et de l’éducation », rémunéré, ouvert depuis septembre 2026.
Qui dirige le ministère
Depuis 2017, Jean-Michel Blanquer, Pap Ndiaye, Gabriel Attal, Amélie Oudéa-Castéra, Nicole Belloubet, Anne Genetet, Élisabeth Borne, ministre d’État chargée aussi de l’enseignement supérieur, puis Édouard Geffray se sont succédé à la tête de l’Éducation nationale.

Une annonce n’est pas encore une règle

Le 5 décembre 2023, le ministère annonçait que le brevet deviendrait obligatoire pour entrer directement en seconde. En juin 2025, sa page officielle sur le brevet indiquait toujours que « l’attribution du brevet ne conditionne pas l’accès à une classe supérieure en fin de troisième ». Pour savoir si une mesure s’applique, il faut chercher le décret ou l’arrêté publié au Journal officiel.

La France comparée

L’OCDE publie chaque année, dans Regards sur l’éducation, des indicateurs construits de la même façon pour tous ses membres. Ils montrent un système français qui consacre beaucoup d’heures de cours aux élèves, avec des classes plus chargées que la moyenne, une dépense par élève proche de celle de ses voisins, et une forte part de jeunes diplômés du supérieur.

25,9élèves par classe au collège en 202322,2 dans l’OCDE
972 hd’instruction obligatoire par an au collège909 h dans l’OCDE
5,4 %du PIB pour l’éducation, du primaire au supérieur, en 2022définition de l’OCDE
53,4 %des 25-34 ans diplômés du supérieur en 202448,7 % dans l’OCDE

Des classes plus chargées que la moyenne, surtout au collège

En 2023, une classe de collège compte en moyenne 25,9 élèves en France, contre 22,2 dans les pays de l’OCDE et 20,8 dans l’Union européenne.

Élèves par classe au collège, 2023
  • Japon31,8
  • Chili31,6
  • France25,9
  • Corée du Sud25,7
  • Espagne24,9
  • Royaume-Uni23,8
  • Allemagne23,4
  • Moyenne des pays de l’OCDE22,2
  • États-Unis21,2
  • Moyenne de l’Union européenne20,8
  • Italie20,1
  • Finlande19,4
  • Luxembourg18,4
Élèves par classe à l’école primaire, 2023
  • Chili30,6
  • Japon26,7
  • Royaume-Uni26,0
  • France21,6
  • Corée du Sud21,6
  • Allemagne21,0
  • Espagne21,0
  • États-Unis20,1
  • Moyenne des pays de l’OCDE20,0
  • Moyenne de l’Union européenne19,1
  • Finlande18,7
  • Italie17,9
  • Luxembourg15,6
Le temps d’instruction obligatoire, 2025
  • À l’école primaire864 h par ancontre 804 h en moyenne dans l’OCDE
  • Au collège972 h par ancontre 909 h en moyenne dans l’OCDE

Taille moyenne des classes, établissements publics et privés, 2023. Le calcul de l’OCDE ne suit pas exactement celui de la DEPP. Moyenne de l’Union : 25 pays membres de l’OCDE.

OCDE, Regards sur l’éducation, base de données, taille moyenne des classes (sdmx.oecd.org, mise à jour de l’été 2026).

Ce que les pays dépensent par élève

En 2022, la France dépense 15 796 dollars par élève du second degré et 11 326 dollars par écolier, à parité de pouvoir d’achat : plus que l’Espagne ou le Japon, moins que l’Allemagne ou les États-Unis.

Dépense par élève du second degré, 2022, en dollars PPA
  • Luxembourg32 109 $
  • Corée du Sud25 469 $
  • Norvège21 352 $
  • Autriche20 410 $
  • Pays-Bas19 423 $
  • Belgique18 947 $
  • Allemagne18 214 $
  • États-Unis17 711 $
  • Royaume-Uni15 972 $
  • France15 796 $
  • Suède15 563 $
  • Finlande14 395 $
  • Portugal14 047 $
  • Espagne13 567 $
  • Japon13 034 $
  • Italie12 850 $
  • Pologne10 098 $
  • Grèce8 476 $
  • Chili7 016 $
  • Mexique3 385 $
Dépense d’éducation, du primaire au supérieur, 2022, en % du PIB
  • Israël6,1 %
  • Royaume-Uni6,0 %
  • Chili6,0 %
  • Corée du Sud5,6 %
  • États-Unis5,6 %
  • Belgique5,6 %
  • Canada5,4 %
  • France5,4 %
  • Suède5,4 %
  • Finlande5,2 %
  • Pays-Bas5,0 %
  • Espagne4,5 %
  • Allemagne4,3 %
  • Norvège3,9 %
  • Italie3,9 %
  • Japon3,7 %
  • Luxembourg3,4 %
  • Irlande2,8 %
  • Roumanie2,5 %

Dépense par élève, tous financements publics et privés, en dollars à parité de pouvoir d’achat, 2022. Dépense d’éducation de l’école primaire à l’enseignement supérieur, en % du PIB, 2022. Ces montants suivent la définition internationale de l’OCDE : ils ne se comparent pas à la dépense intérieure d’éducation de la DEPP, qui couvre davantage d’activités.

OCDE, Regards sur l’éducation, base de données, indicateurs financiers (sdmx.oecd.org, mise à jour de l’été 2026).

Plus de la moitié des jeunes adultes diplômés du supérieur

En 2024, 53,4 % des Français de 25 à 34 ans ont un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 48,7 % en moyenne dans les pays de l’OCDE.

25-34 ans diplômés du supérieur, en %
  • Corée du Sud70,6 %
  • Canada68,9 %
  • Irlande66,2 %
  • Japon66,0 %
  • Royaume-Uni60,3 %
  • Pays-Bas55,6 %
  • France53,4 %
  • Espagne53,0 %
  • États-Unis (2023)51,8 %
  • Moyenne des pays de l’OCDE48,7 %
  • Moyenne de l’Union européenne45,4 %
  • Allemagne39,6 %
  • Finlande39,0 %
  • Italie31,6 %
  • Mexique29,1 %
  • Roumanie23,2 %

Part des 25-34 ans titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, du BTS au doctorat, 2024 ; 2023 pour les États-Unis. Moyenne de l’Union : 25 pays membres de l’OCDE.

OCDE, Regards sur l’éducation, base de données, niveau de formation des adultes (sdmx.oecd.org, mise à jour de l’été 2026).

6,7 % ou 5,4 % du PIB ?

Les deux chiffres sont exacts. La DEPP compte dans la dépense intérieure d’éducation l’ensemble des activités d’éducation en France, formation continue comprise : 6,7 % du PIB en 2023. L’OCDE s’en tient, pour comparer les pays, aux établissements du primaire au supérieur : 5,4 % du PIB en 2022.

Quiz : testez-vous

Dix questions pour vérifier ce que vous avez retenu de la fiche, du budget de l’école aux résultats des élèves. Choisissez une réponse, validez : l’explication s’affiche aussitôt.

Le budget

Facile
Combien la loi de finances pour 2026 accorde-t-elle à la mission « Enseignement scolaire », en crédits de paiement ?

L’instruction obligatoire

Très facile
Depuis la loi du 26 juillet 2019, à partir de quel âge l’instruction est-elle obligatoire ?

Qui fait quoi

Facile
Quelle collectivité construit et entretient les collèges ?

PISA 2025

Facile
Quel score les élèves français ont-ils obtenu en mathématiques à PISA 2025 ?

Le privé sous contrat

Facile
Dans quelle région la part des collégiens scolarisés dans le privé sous contrat est-elle la plus élevée en 2025 ?

Le brevet

Très facile
Quel est le taux de réussite au brevet en 2025, pour la France entière ?

Le décrochage

Moyen
Quelle part des jeunes Français de 18 à 24 ans sont des sortants précoces en 2025 ?

TIMSS 2023

Moyen
En CM1, quel écart sépare les garçons et les filles en mathématiques en France, selon TIMSS 2023 ?

L’insertion

Facile
Trois ans après leur sortie de l’école en 2021, quelle part des jeunes sans diplôme ont un emploi ?

La taille des classes

Moyen
Selon l’OCDE, combien d’élèves compte en moyenne une classe de collège en France en 2023 ?

Les sources

Les sources de cette fiche

  • Ministère de l’Éducation nationale, DEPP et DGESCO · Données ouvertes de data.education.gouv.fr : effectifs d’élèves et nombre de classes par école, par collège et par lycée ; brevet par département et baccalauréat par académie, session 2025 ; proportion de bacheliers dans une génération ; réussite au bac selon l’origine sociale ; indice de position sociale et ségrégation sociale des collèges ; évaluations nationales de début de CP, de CE1 et de CM1 ; établissements de l’éducation prioritaire ; indicateurs d’encadrement ; enseignants en équivalent temps plein ; décisions d’orientation. Repères et références statistiques 2025. Notes d’information n° 23.21, 23.48, 23.49, 24.47 et 24.48 ; document de travail 2025-E12. Pages du choc des savoirs (5 décembre 2023 et 12 novembre 2024), du brevet et de l’interdiction du téléphone portable.
  • Budget de l’État · Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, crédits votés par programme (budget.gouv.fr) ; Sénat, rapport spécial sur la mission « Enseignement scolaire ».
  • Légifrance · Loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 ; loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance ; arrêtés du 9 novembre 2015 et du 17 janvier 2019 sur les programmes ; décrets du 20 juillet 2023 et du 23 décembre 2024 relatifs à la composition du Gouvernement ; code de l’éducation.
  • Devenir enseignant · Données statistiques des concours de recrutement de la session 2025 ; formation et rémunération des enseignants (devenirenseignant.gouv.fr).
  • OCDE · Résultats du PISA 2025, volume I, et notes pays (8 septembre 2026) ; Résultats du PISA 2022, volume I ; enquête sur les compétences des adultes (PIAAC) 2023 ; base de données de Regards sur l’éducation : salaires des enseignants, temps d’enseignement et d’instruction, taille des classes, dépense par élève, dépense en % du PIB, niveau de formation des adultes.
  • IEA · TIMSS 2023, résultats internationaux en mathématiques et en sciences ; PIRLS 2021, résultats internationaux en lecture ; calendrier de PIRLS 2026.
  • Eurostat · Jeunes ayant quitté prématurément l’éducation et la formation (edat_lfse_14) et jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation (edat_lfse_20), mise à jour du 10 septembre 2026.
  • Insee · Taux de chômage selon le diplôme, 2025 (2 juillet 2026) ; sortants de formation initiale peu ou pas diplômés.
  • Céreq, DEPP et Dares · Céreq, Bref n° 487-488 (juillet 2026), enquête Génération 2021 ; DEPP et Dares, dispositif InserJeunes.
  • Enseignement supérieur · Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, SIES : Parcoursup, session 2025 (data.enseignementsup-recherche.gouv.fr).
  • SensPo · Composition du Gouvernement et nominations parues au Journal officiel.

Ce que cette fiche ne chiffre pas

Faute de source publique vérifiable lue pour cette fiche, elle ne donne ni le nombre d’apprentis en 2025, ni les décisions d’orientation après 2019, ni les résultats des évaluations nationales de quatrième et de seconde. Elle ne dit pas non plus si l’obtention du brevet conditionne aujourd’hui l’entrée en seconde : aucun texte réglementaire en ce sens n’a été trouvé.

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