Depuis 2017, Emmanuel Macron affiche une posture martiale, se présentant en chef des armées lucide et déterminé. Mais derrière l’image se cache une réalité bien plus confuse : gestion verticale, marginalisation des états-majors, improvisations stratégiques et promesses budgétaires peu tenues. Le départ fracassant du général de Villiers n’était pas un accident, mais le premier symptôme d’une politique de Défense centrée sur la communication présidentielle, au détriment de la doctrine, des moyens et des hommes. De la dissuasion nucléaire à l’engagement en Afrique, du fiasco industriel européen aux illusions d’autonomie stratégique, le bilan 2017–2025 laisse une armée affaiblie, une stratégie floue, et un outil militaire sous pression.
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