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De l’autorité à l’absurde : 2017–2025, l’armée selon Macron

Analyse

De l’autorité à l’absurde : 2017–2025, l’armée selon Macron

Depuis 2017, Emmanuel Macron affiche une posture martiale, se présentant en chef des armées lucide et déterminé. Mais derrière l’image se cache une réalité bien plus confuse : gestion verticale, marginalisation des états-majors, improvisations stratégiques et promesses budgétaires peu tenues. Le départ fracassant du général de Villiers n’était pas un accident, mais le premier symptôme d’une politique de Défense centrée sur la communication présidentielle, au détriment de la doctrine, des moyens et des hommes. De la dissuasion nucléaire à l’engagement en Afrique, du fiasco industriel européen aux illusions d’autonomie stratégique, le bilan 2017–2025 laisse une armée affaiblie, une stratégie floue, et un outil militaire sous pression.

Par Emmanuel Macron · 13 juillet 2025 · 7 min de lecture

{ "title": "La Défense selon Macron : posture martiale et incohérence stratégique", "introduction": "Depuis 2017, Emmanuel Macron affiche une posture de chef de guerre, multipliant les discours martiaux et les engagements militaires extérieurs. Mais cette communication belliciste masque mal une série de décisions contradictoires et parfois désastreuses en matière de gouvernance militaire. En exfiltrant brutalement le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, dès juillet 2017, Macron révélait une vision verticale du pouvoir, peu compatible avec l’autonomie stratégique et le respect de l’expertise militaire. Cet épisode, loin d’être anecdotique, illustre une incohérence persistante entre affichage présidentiel et gestion réelle des moyens de la Défense.", "sections": [ { "title": "I. Le départ forcé du général de Villiers : un signal d’alerte dès le début du quinquennat", "content": "En juillet 2017, à peine investi, Emmanuel Macron entre en confrontation directe avec le général Pierre de Villiers. Ce dernier, respecté dans les rangs militaires, alerte publiquement sur l’état critique des moyens de la Défense française. À l’époque, le budget est rogné de 850 millions d’euros, alors même que les armées sont engagées sur de nombreux théâtres d’opération (Barkhane, Sentinelle, etc.).", "points": [ "Macron pousse le général à la démission pour affirmer son autorité.", "Ce geste consacre la primauté de la communication présidentielle sur l’expertise militaire et la planification budgétaire." ] }, { "title": "II. Une gouvernance verticale incompatible avec la culture stratégique française", "content": "Le limogeage de de Villiers inaugure une logique de gestion des armées comparable à celle d’une entreprise centralisée, où les désaccords deviennent des insubordinations. Or, la tradition militaire française repose sur un équilibre délicat entre commandement civil et autonomie professionnelle.", "points": [ "Réduction des chefs militaires à des exécutants sans voix au chapitre.", "Discours martial du président contraste avec le manque d’investissement stratégique réel dans les infrastructures, les stocks, les matériels et les conditions de vie." ] }, { "title": "III. Une stratégie d’image, pas de souveraineté", "content": "Depuis 2017, Macron…

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