Derrière le gazole cher, la bataille des raffineries
Le gazole frôle son record absolu alors que le Brent reste loin du sien. Une large part de l'écart semble se loger en aval du puits, dans le raffinage, dont la géographie va d'Ormuz aux raffineries russes frappées par les drones ukrainiens, en passant par trente ans de fermetures de sites en Europe.
Par Rédaction SensPo · 18 septembre 2026 · 73 min de lecture
Résumé exécutif
Le fait et notre estimation. Le 17 septembre 2026, le gazole vaut 2,37 € le litre, à un centime de son record d'avril. Le Brent, à 113,7 $ la semaine du 7 septembre, reste nettement sous son pic hebdomadaire d'avril (131,7 $). Depuis le 27 février, le brut expliquerait d'un quart à moins de la moitié de la hausse hors taxes ; selon Bercy, la marge de transport-distribution n'a pas augmenté ; le reste tient à un solde qui approche la marge de raffinage sans s'y réduire.
La cause probable. En février, le Golfe et la Russie assuraient près de 45 % du commerce maritime mondial de diesel ; en août, il en manquait 1,6 million de barils par jour selon l'AIE. En Russie, les arrêts et réductions attestés à la mi-septembre représentent de l'ordre de 20 % de la capacité, jusqu'à 30 % avec deux arrêts signalés plus tôt et non reconfirmés. L'Europe a gardé son brut mais perdu ses produits raffinés du Golfe.
La France et l'Europe. Six raffineries de brut en service en France, 57 millions de tonnes de capacité contre 98 en 2009, 25 millions de mètres cubes de gazole importés en 2024 dont 28 % du Moyen-Orient. La France détient 1,1 % de la capacité mondiale de raffinage, l'Europe environ 12,5 %. Importatrices de diesel, elles subissent le prix du baril marginal plus qu'elles ne le forment.
Les idées reçues. Les taxes pèsent 44 % du gazole et non 60 % ; l'enrichissement de l'État n'est pas démontré ; l'estimation publique ne montre pas de hausse des marges des distributeurs ; les ruptures se concentrent dans le réseau qui plafonne ses prix.
Notre parti pris, et ce qui l'affaiblirait. Une baisse de taxe répond mal à un choc d'offre physique, et les unités de conversion en gazole devraient être traitées comme des actifs de sécurité d'approvisionnement. Un écart gazole-Brent revenu sous 45 $ par baril avant la fin de 2026, exportations russes toujours suspendues, affaiblirait cette lecture.
Les sources et les calculs figurent dans le corps de l'article.
Prix moyens mensuels à la pompe en 2026 (euros par litre)
Source : DGEC, moyennes mensuelles pondérées, France métropolitaine hors Corse, reprises par Le Mag Auto Moto. Mois complets uniquement ; la suite figure dans le graphique hebdomadaire ci-dessous.
Graphique interactif. Les données sont détaillées dans le tableau ci-dessous.
Données
Données du graphique « Prix moyens mensuels à la pompe en 2026 (euros par litre) »
Le rebond de l'été : relevés hebdomadaires du lundi (euros par litre)
Source : moyennes arithmétiques des prix déclarés sur prix-carburants.gouv.fr, calculées par Actu Alt Plus. Dernier relevé disponible à méthode constante : 7 septembre. Série non comparable en niveau à la moyenne pondérée de la DGEC.
Graphique interactif. Les données sont détaillées dans le tableau ci-dessous.
Données
Données du graphique « Le rebond de l'été : relevés hebdomadaires du lundi (euros par litre) »
Gazole
SP95-E10
27 juil.
2.188
2.03
3 août
2.232
2.034
10 août
2.183
1.983
17 août
2.214
2.009
24 août
2.244
2.029
31 août
2.222
2.039
7 sept.
2.275
2.111
Ce que le brut explique, et ce qu'il n'explique pas
Ce qu'il suggère. Le reste de la hausse, de l'ordre de 33 centimes aux deux dates, revient au solde. Nous l'interprétons comme étant, pour l'essentiel, de la marge de raffinage, sans pouvoir l'établir. Trois indices vont dans ce sens : le niveau atteint par le solde, 49 à 51 centimes, équivaut à 91 à 93 $ par baril, cohérent avec les cotations relevées par l'IFPEN ; la valeur de départ, 16,5 centimes, s'intercale entre les 13,2 centimes de moyenne 2025 et les 25,7 centimes du 6 mars calculés par la CLCV à partir des données publiques 12CLCV, « Carburants : hausse des marges dans le raffinage et la distribution », mars 2026 (marges brutes de raffinage calculées à partir des données publiques) ; et l'essence, tirée du même brut, a nettement moins augmenté (44 centimes à la pompe contre 65). Les parts de 63 % et 77 % sont donc des estimations sous hypothèses ; la formulation prudente est que plus de la moitié de la hausse hors taxes ne vient pas du brut.
Ce qu'il ne dit pas. Un solde absorbe aussi les erreurs. Les prix à la pompe sont des moyennes arithmétiques, la marge de Bercy est pondérée par les volumes, et elle est ici une moyenne de période aux deux premières dates (janvier-février, puis 1er mars-13 septembre) et une valeur hebdomadaire à la troisième. Le 28 août, la moyenne pondérée de la DGEC (2,2085 €) était inférieure de 2,4 centimes toutes taxes comprises, soit environ 2 centimes hors TVA, à la moyenne arithmétique utilisée ici 13Direction générale de l'énergie et du climat, prix moyens hebdomadaires du vendredi (28 août 2026 : gazole 2,2085 €, SP95-E10 2,0254 € ; 4 septembre : 2,2571 € et 2,0869 €), repris par La Voix de France, septembre 2026 : le niveau du solde est probablement surestimé de cet ordre, sa variation l'étant moins si ce biais est stable, ce que nous ne pouvons pas vérifier ; les trois séries ne sont pas relevées le même jour à la mi-septembre ; la pompe suit le marché de gros avec retard ; le fret et les primes de qualité sont confondus avec le raffinage. L'ordre de grandeur est solide, la décimale ne l'est pas, et l'écart entre gazole et essence corrobore le raisonnement sans démontrer à lui seul cette répartition.
Un litre de gazole à trois dates : décomposition estimée (euros par litre)
Calcul SensPo d'après AFP et Supercarbu (prix), IFPEN (Brent spot hebdomadaire), BCE (change), ministère de l'Économie (marge de transport-distribution). Le solde approche la marge de raffinage mais inclut fret, primes et écarts de méthode.
Graphique interactif. Les données sont détaillées dans le tableau ci-dessous.
Données
Données du graphique « Un litre de gazole à trois dates : décomposition estimée (euros par litre) »
Brut
Solde hors brut et distribution (approx. marge de raffinage)
Transport-distribution
Accise
TVA
27 février (1,72 €)
0.38
0.165
0.281
0.608
0.287
28 août (2,23 €)
0.488
0.494
0.27
0.608
0.372
Mi-septembre (2,37 €)
0.617
0.506
0.245
0.608
0.395
Quatre idées reçues, et un récapitulatif
« Les taxes font 60 % du prix » : faux aujourd'hui
Raffineries de pétrole brut en service : capacité par département (millions de tonnes par an)
Capacités nominales de traitement de pétrole brut, sources Ufip Énergies et Mobilités et Connaissance des Énergies ; aucun arrêt signalé dans les sources consultées au 17 septembre 2026. Quatre départements concentrent les 57,1 millions de tonnes en service, contre 98 millions de tonnes réparties sur neuf départements en 2009. Sites convertis exclus (La Mède, Grandpuits). La raffinerie de la SARA, en Martinique (0,8 Mt), ne figure pas sur ce fond de carte.
Valeurs par territoire · Raffineries de pétrole brut en service : capacité par département (millions de tonnes par an)
Territoire
Valeur
Aube
0 Mt/an
Aude
0 Mt/an
Aveyron
0 Mt/an
Bouches-du-Rhône
16.5 Mt/an
Calvados
0 Mt/an
Cantal
0 Mt/an
Charente
0 Mt/an
Charente-Maritime
0 Mt/an
Cher
0 Mt/an
Corrèze
0 Mt/an
Côte-d'Or
0 Mt/an
Côtes-d'Armor
0 Mt/an
Creuse
0 Mt/an
Dordogne
0 Mt/an
Doubs
0 Mt/an
Drôme
0 Mt/an
Eure
0 Mt/an
Eure-et-Loir
0 Mt/an
Finistère
0 Mt/an
Gard
0 Mt/an
Haute-Garonne
0 Mt/an
Gers
0 Mt/an
Gironde
0 Mt/an
Hérault
0 Mt/an
Ille-et-Vilaine
0 Mt/an
Indre
0 Mt/an
Indre-et-Loire
0 Mt/an
Isère
0 Mt/an
Jura
0 Mt/an
Landes
0 Mt/an
Loir-et-Cher
0 Mt/an
Loire
0 Mt/an
Haute-Loire
0 Mt/an
Loire-Atlantique
11 Mt/an
Loiret
0 Mt/an
Lot
0 Mt/an
Lot-et-Garonne
0 Mt/an
Lozère
0 Mt/an
Maine-et-Loire
0 Mt/an
Manche
0 Mt/an
Marne
0 Mt/an
Haute-Marne
0 Mt/an
Mayenne
0 Mt/an
Meurthe-et-Moselle
0 Mt/an
Meuse
0 Mt/an
Morbihan
0 Mt/an
Moselle
0 Mt/an
Nièvre
0 Mt/an
Nord
0 Mt/an
Oise
0 Mt/an
Orne
0 Mt/an
Pas-de-Calais
0 Mt/an
Puy-de-Dôme
0 Mt/an
Pyrénées-Atlantiques
0 Mt/an
Hautes-Pyrénées
0 Mt/an
Pyrénées-Orientales
0 Mt/an
Bas-Rhin
0 Mt/an
Haut-Rhin
0 Mt/an
Rhône
5.6 Mt/an
Haute-Saône
0 Mt/an
Saône-et-Loire
0 Mt/an
Sarthe
0 Mt/an
Savoie
0 Mt/an
Haute-Savoie
0 Mt/an
Paris
0 Mt/an
Seine-Maritime
24 Mt/an
Seine-et-Marne
0 Mt/an
Yvelines
0 Mt/an
Deux-Sèvres
0 Mt/an
Somme
0 Mt/an
Tarn
0 Mt/an
Tarn-et-Garonne
0 Mt/an
Var
0 Mt/an
Vaucluse
0 Mt/an
Vendée
0 Mt/an
Vienne
0 Mt/an
Haute-Vienne
0 Mt/an
Vosges
0 Mt/an
Yonne
0 Mt/an
Territoire de Belfort
0 Mt/an
Essonne
0 Mt/an
Hauts-de-Seine
0 Mt/an
Seine-Saint-Denis
0 Mt/an
Val-de-Marne
0 Mt/an
Val-d'Oise
0 Mt/an
Ain
0 Mt/an
Aisne
0 Mt/an
Allier
0 Mt/an
Alpes-de-Haute-Provence
0 Mt/an
Hautes-Alpes
0 Mt/an
Alpes-Maritimes
0 Mt/an
Ardèche
0 Mt/an
Ardennes
0 Mt/an
Ariège
0 Mt/an
Corse-du-Sud
0 Mt/an
Haute-Corse
0 Mt/an
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[1] Ministère de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Prix des carburants en France, flux quotidien des prix déclarés par les stations, prix-carburants.gouv.fr, consulté le 18 septembre 2026.
[2] AFP, « Carburant : le prix moyen du gazole en France proche de son record », 17 septembre 2026 ; « Le prix du gazole a battu un record absolu depuis 1985 en France », 31 mars 2026 ; « Le prix de l'essence, un record depuis le début de la guerre en Iran », 17 mai 2026 (y compris la déclaration du Premier ministre sur les recettes).
[3] Insee, « En août 2026, les prix à la consommation augmentent de 2,4 % sur un an », Informations rapides n° 218, résultats définitifs, 15 septembre 2026.
[4] IFP Énergies nouvelles, Tableau de bord des marchés pétroliers, notes hebdomadaires du 2 mars au 14 septembre 2026, ifpenergiesnouvelles.fr.
[5] Direction générale de l'énergie et du climat, prix moyens mensuels des carburants en 2026, repris par Le Mag Auto Moto, « Prix du carburant en 2026 : où en sont essence et gazole ? », 13 août 2026. Source secondaire.
[6] Actu Alt Plus, « 2,275 € le litre : le gazole repart à la hausse », 10 septembre 2026 : relevés hebdomadaires calculés sur le flux ouvert de prix-carburants.gouv.fr. Source secondaire.
[7] Agence internationale de l'énergie, Oil Market Report, septembre 2026, synthèse publique du 11 septembre 2026, iea.org.
[8] Ministère de l'Économie, « Carburants en métropole : évolution des moyennes de marges brutes de transport-distribution en France métropolitaine entre le 1er janvier et le 13 septembre 2026 », document hebdomadaire, economie.gouv.fr.
[9] Supercarbu, « Prix carburant septembre 2026 », relevé au 28 août 2026 d'après les données ouvertes du ministère de l'Économie.
[10] Banque centrale européenne, cours de référence de l'euro : 1,1805 dollar le 27 février 2026, 1,1605 le 19 août, 1,1590 le 1er septembre (ce dernier publié au Boletín Oficial del Estado du 2 septembre 2026).
[11] Connaissance des Énergies, cours du Brent ICE au 17 septembre 2026 (104,35 $ par baril), d'après Yahoo Finance.
[12] CLCV, « Carburants : hausse des marges dans le raffinage et la distribution », mars 2026 (marges brutes de raffinage calculées à partir des données publiques).
[13] Direction générale de l'énergie et du climat, prix moyens hebdomadaires du vendredi (28 août 2026 : gazole 2,2085 €, SP95-E10 2,0254 € ; 4 septembre : 2,2571 € et 2,0869 €), repris par La Voix de France, septembre 2026.
[14] Commission européenne, Weekly Oil Bulletin, semaine du 24 août 2026, retraité dans Connaissance des Énergies, « Carburants : prix de l'essence et du gazole en France », fiche mise à jour le 31 août 2026.
[15] Code des impositions sur les biens et services, tarifs de l'accise sur les carburants routiers, Légifrance, barème applicable en 2026.
[16] Franceinfo, « TVA, matière première, marges des distributeurs : comment se décomposent les prix des carburants à la pompe ? », 23 avril 2026 (déclarations du ministre délégué aux Comptes publics et chiffrage gouvernemental de la TVA à 5,5 %).
[17] AFP, « Carburants : ce qu'il faut retenir des annonces du gouvernement », 21 mai 2026 ; « La consommation de carburants en France a diminué de 14 % en mai sur un an », 22 mai 2026.
[18] AFP repris par Batirama, « Carburants : pas de pénurie, mais des ruptures dans les stations », 16 septembre 2026.
[19]Le Figaro, décompte des stations en difficulté par enseigne, 14 septembre 2026, cité par Presse-citron, 15 septembre 2026.
[20] Enerzine, « Pénurie d'essence : 21 % des stations à sec en SP95 », relevés du 6 au 11 septembre 2026.
[21] Directive 2009/119/CE du Conseil sur les stocks pétroliers, synthèse EUR-Lex ; SAGESS, présentation institutionnelle ; AFP, « Les membres de l'AIE, dont la France, débloquent 400 millions de barils », 11 mars 2026.
[22] Connaissance des Énergies, « Raffineries de pétrole en France : combien en reste-t-il et où sont-elles situées ? », 25 septembre 2025 (capacités d'après l'Ufip).
[23] Ufip Énergies et Mobilités, données 2024 sur le raffinage et les importations, présentées par News Tank Énergies, 24 mars 2026 (y compris la demande ministérielle du 23 mars 2026 aux raffineurs).
[24] Ministère de la Transition écologique, « La chaîne pétrolière », ecologie.gouv.fr.
[25] Service des données et études statistiques (SDES), Bilan énergétique de la France en 2025, données provisoires, avril 2026, version modifiée en mai 2026.
[26] SDES, Chiffres clés de l'énergie, édition 2025, chapitre Pétrole.
[27] Argus Media, « Viewpoint: Europe's refiners eye support from closures », 31 décembre 2024 ; « UK's Grangemouth refinery stops processing crude », 30 avril 2025.
[28] AFP, « Pétrole : l'étau se resserre sur les exportations saoudiennes », 15 septembre 2026 (données Kpler).
[29]Le Grand Continent, « Économie russe : 50 % des capacités de raffinage ont été ciblées par l'Ukraine en 2026 », 9 juillet 2026.
[30] Reuters, « Half of Russia's top diesel-producing refineries cut back output after drone strikes », 15 septembre 2026, repris par Kyiv Post ; Reuters repris par The Moscow Times, « Syzran and Saratov Oil Refineries Halt Operations After Drone Attacks », 16 septembre 2026, et « Ukraine Strikes Russia's Largest Oil Refinery in Western Siberia », 6 juillet 2026.
[31] Capacités nominales des raffineries russes : RBC-Ukraine, 20 mai 2026 (Kirichi, Kstovo) ; United24 Media, 7 juillet 2026 (Riazan, Volgograd, Perm, Moscou) ; Reuters pour Touapsé, Saratov et Syzran. United24 Media est un média public ukrainien : ses chiffres de capacité sont repris, ses évaluations de dommages ne le sont qu'en le signalant. La capacité de Nijnekamsk (Taneco) est un ordre de grandeur non recoupé.
[32] Info.fr, « Raffineries russes en feu : Moscou interdit ses exports de diesel », 9 juillet 2026, et « Russie : la crise du carburant frappe 50 millions de personnes », 14 juillet 2026 (fourchette de 20 à 40 %) ; L'EnerGeek, « Carburant : le prix du diesel atteint un niveau jamais vu aux US », 4 septembre 2026 (suspension jusqu'au 30 septembre) ; Energy News Beat, 16 septembre 2026, citant Vedomosti du 15 septembre (prolongation jusqu'au 31 octobre).
[33]Financial Times, estimation citée par Slate.fr, « Des semaines après les frappes ukrainiennes, les raffineries russes sont toujours hors service », 31 juillet 2026.
[34] Bloomberg, données EA Analytics, repris par The Moscow Times, « Russian Oil Refining Falls to 24-Year Low After Ukrainian Drone Strikes », 3 août 2026.
[35] Associated Press, « Trump calls on Ukraine to halt strikes on Russian diesel fuel, citing a global shortage », 13 septembre 2026 ; Reuters, même date.
[36] Argus Media, « Bahrain's Bapco issues force majeure after refinery hit », 13 mars 2026 ; Bloomberg repris par gCaptain, « Here's a List of Gulf Energy Infrastructure Damaged in Iran War », 27 mai 2026 ; The National, « Six months of war leaves Gulf oil trapped between two chokepoints », 28 août 2026.
[37] Energy Institute, Statistical Review of World Energy, capacité de distillation atmosphérique par pays fin 2024, reprise par energtx, et total mondial fin 2025 (103,76 millions de barils par jour), repris par Statbase, juillet 2026.
[38] Agence internationale de l'énergie, Oil Market Report, synthèses publiques de janvier 2026 (débits de décembre 2025), de juin 2026 (importations chinoises et japonaises) et d'août 2026 (débits de juillet).
[39] U.S. Energy Information Administration, Weekly Petroleum Status Report, semaine se terminant le 4 septembre 2026, publié le 10 septembre 2026.
[40] Bureau national des statistiques de Chine, débits de raffinage d'août 2026, cités par Reuters, « China draws on crude inventories in August as refinery runs rise », 15 septembre 2026 (repris par BOE Report) ; Energy Intelligence, « Chinese Refinery Runs Surge in August », septembre 2026.
[41] Reuters, chroniques de Clyde Russell d'après les données Kpler : « Asia's crude oil imports stay soft in August », 26 août 2026 (repris par BOE Report) ; « Asia crude and fuel imports recover, still shy of pre-Iran war levels », 4 août 2026, et « China's crude oil imports stayed weak in August », septembre 2026 (repris par EnergyNow).
[42] Vortexa, « Europe's transport fuels supply is resilient but vulnerable », juin 2026, et « Europe's diesel options narrow », août 2026 ; données Vortexa reprises par Business Standard, « India emerges as key diesel supplier to Europe as Russian, US flows falter », 6 septembre 2026.
[43] Offshore Technology, d'après GlobalData, « Rankings and Analysis: Largest Refining Companies in the World », 9 mai 2024 ; Boursedirect, fiche société TotalEnergies (quatorze raffineries fin 2025).
[44] TotalEnergies, communiqué de résultats du deuxième trimestre 2026, 23 juillet 2026 ; « Déclaration sur les prétendus superprofits de TotalEnergies », 4 juin 2026.
[45] AFP repris par Euronews, « Six pays de l'UE réclament une taxe exceptionnelle sur les pétrolières », 23 août 2026.
[46] Union internationale des transports routiers (IRU), recensement des allègements fiscaux nationaux, repris par Trans.info, mai 2026.
[47] Commission européenne, Weekly Oil Bulletin, fichiers de prix et de taxes au 3 août 2026, retraités par Parlorama, 6 août 2026.
[48] EU Perspectives, « Refining margins soar while Europe's fuel capacity shrinks », août 2026 (communication AccelerateEU de la Commission européenne du 22 avril 2026).
[49] Loi du 30 mars 1928 relative au régime d'importation du pétrole, abrogée par la loi n° 92-1443 du 31 décembre 1992 portant réforme du régime pétrolier, Légifrance.
[50] Comité professionnel du pétrole (CPDP), « Le régime pétrolier français » ; Institut de la gestion publique et du développement économique, « Les lois de 1928, leur application et leur efficacité pour créer et maintenir une industrie pétrolière nationale », dans État et énergie, XIXe-XXe siècle.
[51] U.S. Energy Information Administration, Short-Term Energy Outlook, 9 septembre 2026, section produits pétroliers.