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Dette publique : moins une faillite qu’une souveraineté budgétaire sous condition

Analyse

Dette publique : moins une faillite qu’une souveraineté budgétaire sous condition

Fin mars 2026, dernier point publié, la dette publique française atteignait 3 536,1 Md€, soit 117,5 % du PIB [1]. L’OAT à dix ans se paie 4,67 %, contre 3,57 % pour le Bund allemand [16], et la Cour des comptes chiffre à 77 Md€ la charge d’intérêts de 2026 [3, p. 6]. Le mot « faillite » circule. Les données décrivent autre chose : un État qui reste solvable, mais dont la trajectoire budgétaire échappe de plus en plus à ses propres engagements.

Par Rédaction SensPo · 27 septembre 2026 · 48 min de lecture

En bref

Le parti pris politique. SensPo lit la dette publique comme un rapport de dépendance : à qui l’État doit, sous quelles conditions ses créanciers et ses garants acceptent de le financer, et ce que cela retire à la décision nationale.

L’hypothèse économique. Le risque central ne serait pas un défaut de paiement, que les prix de marché décrivent comme peu probable, mais la conjonction d’un écart entre taux d’intérêt et croissance redevenu défavorable, d’un déficit primaire qui ne se referme pas, et d’un filet de sécurité européen dont l’accès est conditionnel.

Le constat. La France dispose d’un cadre européen pluriannuel, le plan 2025-2029 approuvé par le Conseil et ses plafonds de dépenses 33Conseil de l’Union européenne, document ST 11122/26, recommandation relative à la France, 2026 (trajectoire de dépenses nettes 2025-2029 et mise en suspens de la procédure de déficit excessif après l’évaluation du 3 juin 2026), mais ni d’une trajectoire nationale actualisée au-delà de 2026 [3, p. 6-7], ni de mesures permettant de revenir sous 3 % de déficit en 2029 [3, p. 7]. La Cour la décrit comme la seule économie de la zone euro dont le ratio de dette a augmenté depuis la crise sanitaire [3, p. 5].

La proposition. L’article se conclut sur trois mesures contraignantes (un frein constitutionnel à la dépense, une règle d’or des comptes sociaux, une clause d’extinction des niches fiscales) et sur le critère de justice qui les fonde.

I. Trente ans sans excédent

Une série sans année positive

La série des comptes publics de l’Insee en base 2020 couvre 1995 à 2025. Elle ne compte pas une année d’excédent des administrations publiques [2, fig. 2]. Le meilleur solde, -1,3 % du PIB, date de 2000. Les années de crise (2009, 2020) creusent le déficit ; les années de reprise le réduisent sans le refermer.

Solde public de la France, 1995-2025 (en % du PIB)

Capacité (+) ou besoin (-) de financement des administrations publiques. Source : Insee, comptes nationaux base 2020, Insee Première n° 2106, figure 2 (mai 2026). La droite à -3 % rappelle la valeur de référence européenne.

Graphique interactif. Les données sont détaillées dans le tableau ci-dessous.

Données

Données du graphique « Solde public de la France, 1995-2025 (en % du PIB) »
Solde public (% du PIB)Valeur de référence européenne (-3 %)
1995-5.1-3
1996-3.9-3
1997-3.7-3
1998-2.4-3
1999-1.5-3
2000-1.3-3
2001-1.4-3
2002-3.2-3
2003-4.1-3
2004-3.6-3
2005-3.5-3
2006-2.7-3
2007-3-3
2008-3.5-3
2009-7.4-3
2010-7.2-3
2011-5.3-3
2012-5.2-3
2013-4.9-3
2014-4.6-3
2015-3.9-3
2016-3.8-3
2017-3.4-3
2018-2.3-3
2019-2.4-3
2020-8.9-3
2021-6.6-3
2022-4.7-3
2023-5.4-3
2024-5.8-3
2025-5.1-3

La dérive n’est pas née de la pandémie. En 2023 et 2024, hors choc macroéconomique majeur, le déficit s’est de nouveau creusé, à 5,4 puis 5,8 % du PIB [2, fig. 1] ; la Cour qualifie ces deux exercices d’ « années noires », qui ont rendu nettement plus coûteux le retour sous 3 % [4, p. 7]. À l’inverse, la série montre qu’une consolidation est possible : le déficit est passé de 7,2 % du PIB en 2010 à 2,3 % en 2018 [2, fig. 2]. Ce qui manque n’est pas la capacité de réduire le déficit, mais celle de le maintenir assez bas assez longtemps pour faire baisser le ratio de dette.

Un stock qui a changé d’échelle

Fin 2025, la dette au sens de Maastricht s’établit à 3 460,5 Md€, soit 115,7 % du PIB, après 112,6 % un an plus tôt ; l’État en porte 2 822,7 Md€ [2, fig. 5]. Les éditions antérieures de l’Insee, établies dans une autre base comptable, situaient la dette à 56,1 % du PIB en 1995 et à 64,5 % en 2007 25Insee, *L’économie française*, édition 2018, fiche 14 « Dette des administrations publiques », p. 138 : le ratio a presque doublé en trente ans.

Dette publique au sens de Maastricht (en % du PIB) : observations disponibles et projections institutionnelles

Observé : Insee, base 2020 (2019, 2022-2025 : Insee Première n° 2106 ; 2020 : Cour des comptes, rapport de février 2026, tableau n° 10, valeur antérieure à la révision des comptes de mai 2026 ; T1 2026 : ratio calculé sur le PIB cumulé des quatre derniers trimestres). 2021 non repris faute de valeur relevée dans les sources consultées. Projections : Cour des comptes (fin 2026, juin 2026) et Commission européenne (fin 2027, prévisions de printemps 2026).

Graphique interactif. Les données sont détaillées dans le tableau ci-dessous.

Données

Données du graphique « Dette publique au sens de Maastricht (en % du PIB) : observations disponibles et projections institutionnelles »
Observé (Insee)Projection
201997.9
2020114.9
2022111.4
2023109.5
2024112.6
2025115.7
T1 2026117.5
Fin 2026 (projection Cour)118.5
Fin 2027 (projection Commission)120.2

Entre 2019 et 2025, le ratio gagne 17,8 points (écart calculé). Il dépasse désormais le pic de 2020, atteint en pleine crise sanitaire [3, p. 3], alors établi à 114,9 % du PIB [4, p. 42]. La Cour projette 118,5 % fin 2026 [3, p. 6] ; la Commission européenne 120,2 % fin 2027 13Toute l’Europe, « Déficit excessif : pourquoi la France reste sous surveillance de l’Union européenne », 16 juillet 2026 (prévisions de printemps 2026 de la Commission européenne).

Ce que « non maîtrisée » veut dire, précisément

Nous appelons non maîtrisée une trajectoire que l’État ne tient plus à jour par une programmation nationale assortie de mesures, même si un cadre extérieur existe, et dont les cibles annuelles sont révisées plus vite qu’elles ne sont atteintes. Les deux conditions sont documentées.

La première exige de distinguer trois niveaux. Le cadre européen existe : le plan budgétaire et structurel 2025-2029, approuvé par le Conseil de l’Union européenne le 21 janvier 2025, fixe des plafonds annuels de croissance des dépenses nettes qui coïncident avec la trajectoire corrective de la procédure de déficit excessif 33Conseil de l’Union européenne, document ST 11122/26, recommandation relative à la France, 2026 (trajectoire de dépenses nettes 2025-2029 et mise en suspens de la procédure de déficit excessif après l’évaluation du 3 juin 2026). La trajectoire nationale n’a pas été actualisée : malgré la révision à la baisse de ses prévisions de croissance, le gouvernement n’avait communiqué en juin 2026 aucune trajectoire révisée au-delà de 2026 [3, p. 6-7] ; la loi de programmation 2023-2027 est devenue caduque dès son adoption [3, p. 22] ; l’adaptation du droit national au nouveau cadre européen, attendue avant le 31 décembre 2025, n’a pas été faite [3, p. 21]. Reste la crédibilité : la Cour relevait qu’il n’existait aucun scénario ni aucune mesure annoncée pour revenir sous 3 % en 2029 [3, p. 7]. Le projet de loi de finances pour 2027 pourrait réduire en partie ce décalage entre un cadre qui existe et des moyens qui manquent.

La seconde tient aux cibles annuelles. La cible de déficit 2026, fixée à 4,7 % dans le projet de budget de l’automne 2025, a été relevée à 5,0 % dans la loi adoptée en février 2026 20Moneyvox et AFP, « Pourquoi Fitch maintient la note de la dette de la France », mars 2026, puis Bercy l’a estimée à 5,4 % en septembre 19France 24 et AFP, « Budget 2027 : Sébastien Lecornu veut faire 54 milliards d’euros d’économies », 17 septembre 2026 : deux cibles et une estimation en un an, chacune plus éloignée de l’objectif initial.

II. La fin de l’argent gratuit

Deux chocs superposés

Le premier est commun à la zone euro. Dans un contexte de flambée des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient, la BCE a relevé ses taux directeurs en juin puis le 10 septembre 2026 ; le taux de la facilité de dépôt s’établit à 2,50 %, et l’Eurosystème ne réinvestit plus les titres acquis au titre de ses programmes d’achats 10Banque centrale européenne, « Décisions de politique monétaire », communiqué du 10 septembre 2026, version française publiée par la Banque de France. Le Bund à dix ans cotait 3,57 % le 24 septembre 16Ideal Investisseur, « Spread OAT 10 ans / Bund allemand », relevé au 24 septembre 2026, données Banque de France et Deutsche Bundesbank, historique depuis 2005.

Le second est propre à la France. L’écart de rendement entre l’OAT et le Bund à dix ans a dépassé 100 points de base le 18 septembre 2026, une première depuis 2012 15Reuters, dépêche relayée par Boursorama, « Le spread entre le Bund et l’OAT à 10 ans atteint 100 pdb pour la première fois depuis 2012 », 18 septembre 2026, puis atteint 109,9 points le 24 septembre, l’OAT cotant 4,67 % 16Ideal Investisseur, « Spread OAT 10 ans / Bund allemand », relevé au 24 septembre 2026, données Banque de France et Deutsche Bundesbank, historique depuis 2005. Il restait inférieur à 50 points avant juin 2024 18Moneyvox, « Voici le montant record que la France va emprunter sur les marchés en 2026 », octobre 2025. Le 18 septembre, la France empruntait à dix ans plus cher que la Grèce et l’Italie 17ABC Bourse, « Taux d’emprunt à 10 ans, l’écart entre la France et l’Allemagne atteint un niveau inédit depuis 2012 », 18 septembre 2026.

choc commun ou prime France ?

Relevés. Mi-octobre 2025 : OAT 3,47 %, Bund 2,64 % 18Moneyvox, « Voici le montant record que la France va emprunter sur les marchés en 2026 », octobre 2025. 24 septembre 2026 : OAT 4,67 %, Bund 3,57 % 16Ideal Investisseur, « Spread OAT 10 ans / Bund allemand », relevé au 24 septembre 2026, données Banque de France et Deutsche Bundesbank, historique depuis 2005.

Calcul. Hausse de l’OAT : 1,20 point ; du Bund : 0,93 point ; solde attribuable à l’écart : 0,27 point.

Ce que le calcul mesure. Un peu plus des trois quarts de la hausse du taux français (0,93 / 1,20, soit 77,5 %) suivent le taux allemand ; un peu moins d’un quart (0,27 / 1,20, soit 22,5 %) correspond à l’élargissement de l’écart.

Ce qu’il suggère, sans le démontrer. Le renchérissement récent tient d’abord à un mouvement européen, secondairement à une défiance spécifique. L’écart intègre aussi des effets de liquidité ; deux relevés ne font pas une série.

La prime exigée pour détenir de la dette française plutôt qu’allemande a donc plus que doublé depuis la dissolution de juin 2024, tout en restant à la moitié environ du pic de la série disponible depuis 2005, 225 points en novembre 2011 16Ideal Investisseur, « Spread OAT 10 ans / Bund allemand », relevé au 24 septembre 2026, données Banque de France et Deutsche Bundesbank, historique depuis 2005.

Le coût d’émission a changé d’époque

L’État empruntait à coût nul en 2021, rappelle la Cour [3, p. 11]. Début septembre 2026, l’adjudication d’OAT à dix ans s’est conclue à 4,23 % 24AFP, dépêche relayée par Allnews, « La France emprunte à 4,23 % sur dix ans, contre 3,90 % en août », septembre 2026.

Le mur des titres à faible coupon

La durée de vie moyenne de la dette négociable de l’État atteint 8 ans et 163 jours fin juillet 2026 [5, p. 3]. Elle étale la transmission des chocs de taux, mais elle fixe aussi un calendrier : les titres émis avec des coupons très bas, entre le milieu des années 2010 et le début des années 2020, arrivent à échéance et seront refinancés au prix du marché.

Titres d’État à moyen et long terme arrivant à échéance, par année (en Md€, encours au 31 juillet 2026)

Source : Agence France Trésor, Bulletin mensuel n° 435, août 2026, p. 5-6. Encours en date de règlement ; titres indexés comptés avec leur coefficient d’indexation. Pour 2026, échéances restantes de septembre et novembre uniquement. Les titres à court terme (BTF, 220 Md€ fin juillet 2026) ne sont pas inclus.

Graphique interactif. Les données sont détaillées dans le tableau ci-dessous.

Données

Données du graphique « Titres d’État à moyen et long terme arrivant à échéance, par année (en Md€, encours au 31 juillet 2026) »
Montant arrivant à échéance (Md€)
Sept.-nov. 202660.7
2027203.7
2028249.8
2029289.8
2030215.8
2031204.3
2032202.7

le surcoût du refinancement des OAT à faible coupon, 2027-2029

Périmètre. OAT nominales à coupon inférieur ou égal à 1 % échéant de 2027 à 2029, d’après l’AFT au 31 juillet 2026 [5, p. 5] : sept lignes, 366,9 Md€, coupon moyen pondéré d’environ 0,56 % (calcul).

Résultat. Refinancé à 3,0 % ou à 4,2 % (niveau de l’adjudication à dix ans de septembre 2026 24AFP, dépêche relayée par Allnews, « La France emprunte à 4,23 % sur dix ans, contre 3,90 % en août », septembre 2026), ce stock coûterait de l’ordre de 9 à 13 Md€ de coupons supplémentaires par an une fois renouvelé.

Limites. Un écart de coupons à taux figés, sur un sous-ensemble de la dette ; la comptabilité nationale étale déjà les décotes à l’émission. Un ordre de grandeur, pas une prévision.

La charge d’intérêts, premier poste dynamique

Pour l’ensemble des administrations publiques, la charge d’intérêts a atteint près de 66 Md€ en 2025, en hausse de 9 % [3, p. 4]. La Cour la projette à 77 Md€ en 2026, soit 2,5 points de PIB et la moitié du déficit prévu ; rapportée au PIB, elle aura doublé entre 2020 et 2026 [3, p. 6], et elle atteindrait 100 Md€ à l’horizon 2029 [3, p. 17]. Pour l’État seul, les charges de la dette s’élèvent à 34,53 Md€ au premier semestre 2026, en hausse de 18,3 % sur un an 14Fondation iFRAP, « Juin 2025 - juin 2026 : 14 % de hausse du coût de la dette », 1er septembre 2026 (calculs sur les comptes trimestriels de l’Insee et la situation mensuelle budgétaire de l’État) ; le Premier ministre annonce 10 Md€ supplémentaires en 2027 19France 24 et AFP, « Budget 2027 : Sébastien Lecornu veut faire 54 milliards d’euros d’économies », 17 septembre 2026. En 2026, la charge égalera le budget de l’Éducation nationale hors pensions, une fois et demie celui de la défense, sept fois celui de la justice [3, p. 9].

Le retournement de l’effet boule de neige

Le ratio d’endettement rapporte une dette à un PIB : si les intérêts font croître la dette plus vite que la croissance nominale ne fait croître le PIB, le ratio augmente mécaniquement, même sans déficit hors intérêts ; dans le cas inverse, la croissance « dilue » la dette. Selon les calculs de la Fondation iFRAP sur les comptes de l’Insee, le taux d’intérêt apparent de la dette (1,94 %) et la croissance nominale (1,99 %) se neutralisaient presque en 2025 ; sur l’acquis de mi-2026, le premier remonte à 2,12 % quand la seconde ralentit à 1,35 %, ce qui ajouterait 0,9 point de PIB à la dette en 2026, en plus des 2,7 points dus au déficit primaire 14Fondation iFRAP, « Juin 2025 - juin 2026 : 14 % de hausse du coût de la dette », 1er septembre 2026 (calculs sur les comptes trimestriels de l’Insee et la situation mensuelle budgétaire de l’État). Le PIB a stagné au deuxième trimestre 2026 26Euronews, « Fitch va dévoiler sa note pour la France », 28 août 2026 (révision du PIB du deuxième trimestre 2026 par l’Insee).

ce que coûterait la persistance des taux actuels

Écart. Le budget 2026 retenait un taux à dix ans de 3,8 % fin 2026 9Sénat, rapport général sur le projet de loi de finances pour 2026, mission « Engagements financiers de l’État », 2025 ; il cotait 4,67 % le 24 septembre 16Ideal Investisseur, « Spread OAT 10 ans / Bund allemand », relevé au 24 septembre 2026, données Banque de France et Deutsche Bundesbank, historique depuis 2005, soit 0,87 point de plus.

Sensibilité publiée par l’AFT. Un choc pérenne de +1 point sur toute la courbe accroîtrait la charge de l’État de 3,2 Md€ à un an, 23,5 Md€ à cinq ans, 33,5 Md€ à neuf ans 9Sénat, rapport général sur le projet de loi de finances pour 2026, mission « Engagements financiers de l’État », 2025.

Application proportionnelle (approximation). Environ +2,8 Md€ à un an, +20 Md€ à cinq ans, +29 Md€ à neuf ans si l’écart persistait sur toute la courbe. Les taux courts ayant moins monté que les taux longs, le calcul illustre une dépendance ; il ne la prévoit pas.

III. À qui la France doit-elle ?

Au premier trimestre 2026, les non-résidents détiennent 57,5 % de la dette négociable de l’État en valeur de marché, contre 49,8 % fin 2022 [5, p. 3].

Part des non-résidents dans la dette négociable de l’État (en %, fin de trimestre, 2022-2026)

Valeur de marché. Source : Banque de France, reprise par l’Agence France Trésor, Bulletin mensuel n° 435, août 2026, p. 3.

Graphique interactif. Les données sont détaillées dans le tableau ci-dessous.

Données

Données du graphique « Part des non-résidents dans la dette négociable de l’État (en %, fin de trimestre, 2022-2026) »
Part des non-résidents (%)
12/202249.82
03/202350.89
06/202352.36
09/202352.91
12/202353.61
03/202453.69
06/202454.27
09/202454.06
12/202454.62
03/202554.33
06/202555.02
09/202555.15
12/202556.07
03/202657.5

Ils détiennent 55,3 % des OAT nominales, mais 84,1 % des titres à court terme (BTF) [5, p. 3]. Le financement le plus souvent renouvelé est donc le plus largement placé hors de France, et l’encours de BTF est passé de 196 Md€ fin 2025 à 220 Md€ fin juillet 2026 [5, p. 3], ce qui accélère la transmission des variations de taux au budget 14Fondation iFRAP, « Juin 2025 - juin 2026 : 14 % de hausse du coût de la dette », 1er septembre 2026 (calculs sur les comptes trimestriels de l’Insee et la situation mensuelle budgétaire de l’État).

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Sources

1 Insee, « À la fin du premier trimestre 2026, le ratio de dette publique s’établit à 117,5 % du PIB », Informations rapides n° 158, 2026. insee.fr (nouvel onglet)

2 Insee, « Le compte des administrations publiques en 2025 », Insee Première n° 2106, 29 mai 2026, figures 1, 2, 4 et 5. insee.fr (nouvel onglet)

3 Assemblée nationale, commission des finances, compte rendu n° 115, audition de Mme Carine Camby, présidente de la première chambre de la Cour des comptes, sur le rapport relatif à la situation et aux perspectives des finances publiques, 25 juin 2026, p. 2-24. questions.assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)

4 Cour des comptes, La situation des finances publiques début 2026, rapport public thématique, février 2026 (synthèse p. 7-11 ; tableau n° 10 p. 42). vie-publique.fr (nouvel onglet)

5 Agence France Trésor, Bulletin mensuel n° 435, août 2026, p. 2-6. aft.gouv.fr (nouvel onglet)

6 Agence France Trésor, Bulletin mensuel n° 434, juillet 2026, p. 1 (coût moyen des émissions 2025). aft.gouv.fr (nouvel onglet)

7 Assemblée nationale, commission des finances, compte rendu de l’audition de l’Agence France Trésor, 16e législature, session 2023-2024, p. 2-3. assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)

8 Agence France Trésor, Rapport annuel 2025, 2026 (taux des émissions à long terme : 2,91 % en 2024, 3,14 % en 2025). aft.gouv.fr (nouvel onglet)

9 Sénat, rapport général sur le projet de loi de finances pour 2026, mission « Engagements financiers de l’État », 2025. senat.fr (nouvel onglet)

10 Banque centrale européenne, « Décisions de politique monétaire », communiqué du 10 septembre 2026, version française publiée par la Banque de France. banque-france.fr (nouvel onglet)

11 Banque centrale européenne, « The Transmission Protection Instrument », communiqué du 21 juillet 2022. ecb.europa.eu (nouvel onglet)

12 Conseil de l’Union européenne, « Recommandation du Conseil visant à ce qu’il soit mis un terme à la situation de déficit excessif en France », document 5033/1/25 REV 1, 17 janvier 2025. data.consilium.europa.eu (nouvel onglet)

13 Toute l’Europe, « Déficit excessif : pourquoi la France reste sous surveillance de l’Union européenne », 16 juillet 2026 (prévisions de printemps 2026 de la Commission européenne). touteleurope.eu (nouvel onglet)

14 Fondation iFRAP, « Juin 2025 - juin 2026 : 14 % de hausse du coût de la dette », 1er septembre 2026 (calculs sur les comptes trimestriels de l’Insee et la situation mensuelle budgétaire de l’État). ifrap.org (nouvel onglet)

15 Reuters, dépêche relayée par Boursorama, « Le spread entre le Bund et l’OAT à 10 ans atteint 100 pdb pour la première fois depuis 2012 », 18 septembre 2026. boursorama.com (nouvel onglet)

16 Ideal Investisseur, « Spread OAT 10 ans / Bund allemand », relevé au 24 septembre 2026, données Banque de France et Deutsche Bundesbank, historique depuis 2005. ideal-investisseur.fr (nouvel onglet)

17 ABC Bourse, « Taux d’emprunt à 10 ans, l’écart entre la France et l’Allemagne atteint un niveau inédit depuis 2012 », 18 septembre 2026. abcbourse.com (nouvel onglet)

18 Moneyvox, « Voici le montant record que la France va emprunter sur les marchés en 2026 », octobre 2025. moneyvox.fr (nouvel onglet)

19 France 24 et AFP, « Budget 2027 : Sébastien Lecornu veut faire 54 milliards d’euros d’économies », 17 septembre 2026. france24.com (nouvel onglet)

20 Moneyvox et AFP, « Pourquoi Fitch maintient la note de la dette de la France », mars 2026. moneyvox.fr (nouvel onglet)

21 CNEWS et AFP, « Dette française : Fitch maintient la note de la France à A+ avec une perspective stable », 29 août 2026. cnews.fr (nouvel onglet)

22 Selectra, reprise du tableau des notations souveraines de la France publié par l’Agence France Trésor, consulté le 28 août 2026. selectra.info (nouvel onglet)

23 Boursier, relayé par Bourse Direct, « Scope Ratings dégrade la note de la France », septembre 2026. boursedirect.fr (nouvel onglet)

24 AFP, dépêche relayée par Allnews, « La France emprunte à 4,23 % sur dix ans, contre 3,90 % en août », septembre 2026. allnews.ch (nouvel onglet)

25 Insee, L’économie française, édition 2018, fiche 14 « Dette des administrations publiques », p. 138. insee.fr (nouvel onglet)

26 Euronews, « Fitch va dévoiler sa note pour la France », 28 août 2026 (révision du PIB du deuxième trimestre 2026 par l’Insee). fr.euronews.com (nouvel onglet)

27 Conseil de l’Union européenne, « Ecofin report to the European Council on an Article 126(8) Decision », document 14037/25, 15 octobre 2025. data.consilium.europa.eu (nouvel onglet)

28 Fondation iFRAP, « La France est-elle sortie début juin de la procédure pour déficit excessif ? Eh bien non ! », 19 juin 2025. ifrap.org (nouvel onglet)

29 Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, article 123, version consolidée, EUR-Lex.

30 Agence France Trésor, Bulletin mensuel n° 432, mai 2026, p. 1. aft.gouv.fr (nouvel onglet)

31 Scope Ratings, « Scope affirms France’s AA- credit rating and revises the Outlook to Negative », 26 septembre 2025. scoperatings.com (nouvel onglet)

32 AFP, dépêche relayée par Allnews, « La France emprunte désormais aussi cher que l’Italie à 10 ans », septembre 2025. allnews.ch (nouvel onglet)

33 Conseil de l’Union européenne, document ST 11122/26, recommandation relative à la France, 2026 (trajectoire de dépenses nettes 2025-2029 et mise en suspens de la procédure de déficit excessif après l’évaluation du 3 juin 2026). data.consilium.europa.eu (nouvel onglet)

34 Moneyvox, « Impôts sur les revenus : voici les 5 niches fiscales les plus chères accordées aux contribuables », octobre 2025 (d’après l’annexe Voies et moyens, tome II, du PLF 2026). moneyvox.fr (nouvel onglet)

35 AWP et AFP, dépêche relayée par Allnews, « Fitch rend son verdict sur la note de la France », mars 2026 (suspension de la réforme des retraites dans le budget 2026). allnews.ch (nouvel onglet)

36 Time France, « Budget 2027 : Lecornu détaille un effort budgétaire de 54 milliards d’euros », septembre 2026. timefrance.fr (nouvel onglet)

37 Public Sénat, « Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale », septembre 2026. publicsenat.fr (nouvel onglet)

38 Rozant & Cohen, « Pacte Dutreil et loi de finances 2026 : ce qui change pour la transmission d’entreprise », avril 2026 (reprise des chiffres du rapport de la Cour des comptes du 18 novembre 2025). rozant-cohen.com (nouvel onglet)

39 Actu-Juridique, « Pacte Dutreil : une réforme a minima », 19 mars 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026). actu-juridique.fr (nouvel onglet)

40 Assemblée nationale, commission des finances, amendement CF21 (17e législature), citant Inspection générale des finances, Revue de dépenses : les aides aux entreprises, fiche 5 « Pacte Dutreil », mars 2024, p. 3. assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)

41 Institut des politiques publiques (L. Bach, A. Bozio, E. Fize, A. Guillouzouic, C. Malgouyres), « L’impact économique des transmissions d’entreprises réalisées avec un pacte Dutreil », Rapport IPP n° 62, novembre 2025, principaux résultats. ipp.eu (nouvel onglet)

42 Bulletin officiel des finances publiques, ACTU-2026-00114, « Exclusion de certains biens dits somptuaires et allongement de la durée d’engagement individuel de conservation pour l’application du dispositif Dutreil (loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, art. 8) », 10 août 2026. bofip.impots.gouv.fr (nouvel onglet)

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