Routes dégradées, ponts vieillissants, voies ferrées usées, canalisations fuyardes : la France vit sur un patrimoine d'infrastructures construit pour l'essentiel durant les Trente Glorieuses, sans en assurer pleinement le renouvellement. Cette accumulation de travaux reportés forme une « dette grise » invisible dans les comptes publics mais bien réelle sur le terrain. À partir des données des juridictions financières, du Sénat et des opérateurs, cette enquête retrace l'ampleur du phénomène, son coût croissant et les leviers permettant encore d'en limiter les conséquences.
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