*En recevant son Premier ministre à l'Élysée le 27 mai 2026, Emmanuel Macron a annoncé que la Norvège rejoignait la « dissuasion nucléaire avancée », devenant ainsi le neuvième pays associé à un dispositif né quatorze mois plus tôt à l'île Longue. L'événement a été présenté comme une extension de l'influence française sur le continent. Il commande pourtant une lecture inverse, plus exigeante : celle d'un engagement que la Cinquième République n'avait jamais souscrit depuis l'abandon de l'emploi tactique sous Mitterrand, décidé par un seul homme, financé par la seule France, et soustrait à toute délibération du peuple qui le paie. Entre la souveraineté que l'on proclame et celle que l'on exerce réellement, l'arrangement de Narvik ouvre un écart qu'il faut nommer.*
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