L’intelligence artificielle a désormais son intitulé ministériel, mais pas nécessairement son centre de décision. Le passage de Clara Chappaz au portefeuille de l’IA et du numérique révèle moins les limites d’une responsable que celles d’une fonction exposée, instable et privée des principaux leviers budgétaires, normatifs et industriels. Derrière le signal politique, c’est l’architecture même du pilotage numérique français qui se donne à voir : beaucoup de représentation, peu d’arbitrage, et une souveraineté encore largement suspendue à des décisions prises ailleurs.
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