À travers le Pfizergate, le recours extensif à l’article 122 du TFUE, le plan SAFE, la montée en puissance de la Commission dans le domaine de la défense et la centralisation croissante des arbitrages au sein du cabinet présidentiel, la seconde présidence d’Ursula von der Leyen révèle une transformation profonde de l’exécutif européen. Sans rupture explicite des traités, la Commission semble étendre progressivement son champ d’action par précédents, urgences et déplacements de bases juridiques. Cette évolution, défendue au nom de l’efficacité face aux crises, pose désormais une question institutionnelle majeure : jusqu’où l’Union peut-elle être gouvernée par l’urgence sans affaiblir les équilibres du pacte de Lisbonne ?
La suite est réservée aux abonnés
Accédez à l’intégralité de nos analyses indépendantes et sourcées.
Commentaires
Connectez-vous pour participer a la discussion.
Se connecterChargement des commentaires...