| Économie & fiscal | Génération.s prône une fiscalité plus progressive et redistributive, le rétablissement d'un impôt sur la fortune et la taxation des grandes entreprises du numérique. Le mouvement défend un État investisseur et une économie réorientée vers la transition écologique et le partage des richesses. - Rétablissement d'un impôt sur la fortune et renforcement de la progressivité de l'impôt
- Taxation des multinationales et des services numériques (taxe GAFAM)
- Investissement public massif via un Green New Deal européen
- Lutte contre l'évasion et l'optimisation fiscales
2 contraintes factuelles- L'ISF, supprimé en 2018 et remplacé par l'IFI, représentait environ 5 milliards d'euros de recettes annuelles avant sa suppression.
- La taxe française sur les services numériques rapporte environ 750 millions d'euros par an au taux de 3 %.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | L'UDB affirme la primauté de la personne et du travail sur le capital et juge nécessaire une régulation de l'économie de marché par la puissance publique. Elle revendique le transfert de moyens budgétaires et fiscaux vers la région. - Primauté de la personne et du travail sur le capital
- Régulation et orientation de l'économie de marché par la puissance publique
- Transfert de ressources budgétaires et fiscales vers les régions
- Ancrage local de l'économie et soutien aux territoires
3 contraintes factuelles- Les régions françaises disposent d'une autonomie fiscale limitée, leurs ressources reposant largement sur des dotations de l'État.
- La dette publique de l'État français atteint environ 3 520 Md€, contraignant les marges budgétaires de tout transfert.
- La Bretagne représente environ 5 pour cent du PIB national, avec un tissu d'emploi marqué par l'agroalimentaire et la pêche.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Le mouvement défend un protectionnisme dit raisonnable (Buy French Act ou Buy European Act, quotas d'importation, possibilité pour services publics de déroger à la concurrence) et une fiscalité plus redistributive ouverte par des états généraux de la fiscalité. La séparation de l'argent et de l'État est érigée en principe, symbolisée par un président rémunéré au SMIC. - protectionnisme raisonnable (Buy French/European Act)
- dérogation des services publics à la libre concurrence
- états généraux de la fiscalité
- séparation de l'argent et de l'État
2 contraintes factuelles- Un Buy French Act et des quotas d'importation se heurtent au droit de l'UE (libre circulation des marchandises, règles OMC sur les marchés publics)
- La dérogation des services publics à la concurrence suppose une renégociation des traités européens, non acquise unilatéralement
Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024 |
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| Social & travail | Génération.s porte comme marqueur historique le revenu universel d'existence, héritage du projet de Benoît Hamon, complété par la hausse du SMIC et la réduction du temps de travail. Le mouvement défend une sécurité sociale élargie et un partage du travail face à l'automatisation. - Instauration d'un revenu universel d'existence comme socle de protection inconditionnelle
- Revalorisation du SMIC et indexation des salaires
- Réduction et partage du temps de travail
- Renforcement des droits collectifs et de la protection sociale
2 contraintes factuelles- Le revenu universel d'existence proposé par Benoît Hamon était chiffré jusqu'à 750 euros par mois, avec un coût brut estimé à plusieurs centaines de milliards d'euros par an selon le périmètre retenu.
- Le SMIC net s'établit autour de 1 400 euros mensuels en 2024 ; les programmes de gauche visaient un SMIC porté à 1 600 euros bruts.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | L'UDB lie réduction de l'empreinte écologique et société plus égalitaire, estimant qu'un effort identique ne peut être demandé aux gros consommateurs et aux ménages en difficulté. Elle défend la solidarité entre les personnes et entre les territoires. - Solidarité entre les personnes et entre les territoires
- Justice sociale comme condition de la transition écologique
- Économie au service de l'humain plutôt que l'inverse
- Réduction des inégalités de revenu et d'accès
3 contraintes factuelles- Le taux de pauvreté en Bretagne est inférieur à la moyenne nationale, autour de 11 pour cent contre près de 15 pour cent.
- La précarité énergétique touche une part significative des ménages, accentuée en habitat rural diffus.
- Le coût de toute mesure redistributive doit s'articuler avec les marges contraintes des collectivités.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Le mouvement place le travail et le monde populaire au centre, avec une hausse du SMIC visée à 1700 euros nets, une prime de 1000 euros pour les bas salaires exonérée de cotisations et d'impôt, et la revalorisation des métiers du lien (aide à domicile, assistantes maternelles, accompagnants). Il revendique une approche de classe centrée sur les intérêts matériels des travailleurs. - SMIC porté vers 1700 euros nets
- prime de 1000 euros pour les bas salaires
- revalorisation des métiers du lien
- approche de classe centrée sur le travail
2 contraintes factuelles- SMIC net de l'ordre de 1430 euros en 2024 : un passage vers 1700 euros (+19%) pèse sur les TPE/PME et sur le coût du travail des secteurs à faible marge (aide à la personne)
- Une prime de 1000 euros exonérée de cotisations et d'impôt réduit les recettes sociales et fiscales, sans compensation chiffrée
Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024 |
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| Santé & retraites | Génération.s s'oppose au recul de l'âge légal de départ et défend le retour de la retraite à 60 ans, en cohérence avec les coalitions de gauche. Le mouvement plaide pour un service public de santé renforcé et un accès universel aux soins. - Retour à un droit à la retraite à 60 ans et abrogation de la réforme de 2023
- Renforcement de l'hôpital public et lutte contre les déserts médicaux
- Accès universel aux soins et désengorgement des urgences
- Financement par la cotisation et la solidarité intergénérationnelle
2 contraintes factuelles- La réforme de 2023 porte progressivement l'âge légal de départ de 62 à 64 ans, mesure contestée par les coalitions de gauche.
- Les dépenses de santé représentent environ 12 % du PIB français, soutenues par une démographie médicale en tension.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | L'UDB inscrit la santé et la protection sociale dans une logique de service public solidaire et d'accès territorial équitable. Elle soutient une organisation des soins au plus près des bassins de vie bretons. - Service public de santé accessible sur tout le territoire
- Lutte contre les déserts médicaux ruraux et littoraux
- Protection sociale fondée sur la solidarité collective
- Gestion de proximité des politiques de santé
3 contraintes factuelles- Plusieurs zones rurales et littorales bretonnes sont classées en désert médical par les agences régionales de santé.
- Les compétences santé et retraites relèvent principalement de l'État et de la Sécurité sociale, limitant le levier régional direct.
- Le vieillissement démographique breton accroît la demande de soins et de prise en charge de la dépendance.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Le mouvement défend l'abrogation de la réforme des retraites de 2023 et le retour à 60 ans, ainsi qu'un renforcement de l'hôpital public et des moyens du soin. La reconnaissance des métiers du soin et du lien constitue un axe central de sa politique sociale et sanitaire. - abrogation de la réforme des retraites 2023
- retour à la retraite à 60 ans
- renforcement de l'hôpital public
- reconnaissance des métiers du soin
2 contraintes factuelles- Le retour à 60 ans à cadre démographique constant alourdit le besoin de financement des régimes (ratio cotisants/retraités ~1,7)
- Le renforcement de l'hôpital public dépend d'un vivier de recrutement contraint par la crise d'attractivité des métiers du soin
Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024 |
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| Éducation & recherche | Génération.s défend un service public d'éducation renforcé, la réduction des inégalités scolaires et un réinvestissement dans la recherche publique. Le mouvement plaide pour la revalorisation des enseignants et l'autonomie de la recherche. - Réduction des inégalités scolaires et lutte contre la ségrégation
- Revalorisation des rémunérations et du statut des enseignants
- Réinvestissement dans la recherche publique et l'université
- Gratuité et accès égalitaire à l'enseignement supérieur
2 contraintes factuelles- La France consacre environ 2,2 % de son PIB à la recherche et développement, en deçà de l'objectif européen de 3 %.
- La dépense intérieure d'éducation représente environ 6,7 % du PIB français.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | L'UDB fait du droit pour chaque Breton d'accéder à son histoire, sa culture et ses langues un axe éducatif central. Elle promeut l'enseignement bilingue et une gouvernance éducative régionalisée. - Accès à l'histoire, la culture et les langues de Bretagne
- Développement de l'enseignement bilingue et immersif
- Régionalisation de la gouvernance éducative
- Recherche ancrée dans les enjeux du territoire
3 contraintes factuelles- L'Éducation nationale relève de l'État, l'offre bilingue dépendant des moyens et postes alloués.
- Les filières bilingues breton-français scolarisent une part minoritaire des élèves de l'académie de Rennes.
- Le statut public des écoles Diwan reste refusé, limitant le déploiement de l'immersion.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Le mouvement défend l'école publique et la réduction du mépris de classe envers le monde populaire, avec une attention marquée à l'accompagnement des enfants en situation de handicap (revalorisation des accompagnants). L'éducation est conçue comme un levier de cohésion sociale et de promotion des milieux populaires. - défense de l'école publique
- lutte contre le mépris de classe scolaire
- revalorisation des accompagnants d'élèves handicapés
- promotion des milieux populaires par l'instruction
2 contraintes factuelles- La revalorisation des accompagnants (AESH) et le renforcement de l'école publique supposent un effort budgétaire pluriannuel non chiffré à cadre constant
- Le positionnement développe davantage l'enjeu social et professionnel que la politique de recherche et d'enseignement supérieur
Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024 |
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| Énergie | Génération.s défend une trajectoire de sortie progressive du nucléaire couplée à une montée en puissance massive des énergies renouvelables et de la sobriété. Le mouvement inscrit l'énergie dans un cadre de transition planifiée et publique, financée par l'investissement plutôt que par le marché. - Sortie programmée du nucléaire au profit d'un mix 100 % renouvelable à terme
- Priorité à la sobriété énergétique et à la rénovation thermique des bâtiments
- Maîtrise publique de la production et de la distribution d'énergie
- Investissement de transition via un Green New Deal européen
2 contraintes factuelles- Le nucléaire fournit environ 65 % de la production électrique française en 2024, ce qui rend la sortie dépendante du rythme de déploiement renouvelable.
- La rénovation thermique concerne près de 5 millions de passoires énergétiques (étiquettes F et G) recensées en France.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | L'UDB défend la sortie des énergies fossiles et du nucléaire, le développement des énergies renouvelables et la réduction de la consommation. Elle promeut une production énergétique décentralisée pilotée au niveau régional breton. - Sortie programmée du nucléaire et des énergies fossiles
- Développement prioritaire des renouvelables, notamment éolien et marin
- Sobriété énergétique et réduction de la consommation
- Décentralisation de la production et autonomie énergétique régionale
3 contraintes factuelles- La Bretagne produit historiquement moins de 20 pour cent de l'électricité qu'elle consomme, situation de dépendance énergétique forte.
- La France tire environ 70 pour cent de son électricité du nucléaire, ce qui rend une sortie un objectif de long terme.
- Le facteur de charge de l'éolien terrestre se situe autour de 25 pour cent, contraignant le dimensionnement du parc renouvelable.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Le mouvement défend une maîtrise publique de l'énergie et s'oppose à la relance nucléaire, sans la fermer brutalement, en plaidant pour une sortie progressive et un débat démocratique sur le mix. Le choix entre nucléaire et renouvelables doit relever d'une décision citoyenne tranchée par référendum. - maîtrise publique de l'énergie
- réserve sur la relance nucléaire
- référendum sur le mix énergétique
- sobriété et services publics énergétiques
2 contraintes factuelles- Une sortie progressive du nucléaire (~65% de la production électrique française en 2024) suppose un effort massif de renouvelables et de pilotage du réseau, non chiffré dans le positionnement
- Le recours au référendum sur le mix n'est pas adossé à une trajectoire d'investissement (parc EDF, EPR2) ni à un calendrier de fermeture
Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024 |
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| Climat & environnement | G énération.s place l'urgence climatique au cœur de son projet de transformation sociale-écologiste, visant la neutralité carbone et l'abandon des énergies fossiles. Le mouvement articule justice sociale et justice environnementale dans une logique de planification écologique. - Objectif d'une économie zéro carbone affranchie des fossiles
- Planification écologique articulée à la justice sociale
- Reconnaissance de limites planétaires et de la biodiversité dans la décision publique
- Transition financée par l'investissement public et la fiscalité environnementale
2 contraintes factuelles- La France vise la neutralité carbone en 2050, avec une baisse des émissions d'environ 50 % d'ici 2030 par rapport à 1990 dans la SNBC.
- Les transports représentent environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre françaises, premier secteur émetteur.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | L'UDB considère la lutte contre le réchauffement climatique et la protection de la biodiversité comme une urgence absolue. Elle place la réforme du modèle agricole breton au centre de la transition écologique. - Lutte contre le réchauffement climatique posée en urgence absolue
- Protection de la biodiversité et des écosystèmes littoraux et bocagers
- Réforme du modèle agricole vers une production diversifiée et sobre
- Réduction des pesticides de synthèse et des intrants chimiques
3 contraintes factuelles- La Bretagne concentre une part importante de l'élevage français, source majeure d'émissions et de pollution azotée.
- Les marées vertes liées aux nitrates affectent régulièrement le littoral breton depuis les années 1970.
- La France vise la neutralité carbone en 2050, cadre dans lequel s'inscrit la transition régionale.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Le mouvement promeut une écologie populaire articulant transition et justice sociale, présentée comme une économie de guerre climatique mobilisant l'industrie et l'emploi. Il privilégie une logique de plancher et de plafond plutôt qu'une limitation par les prix, avec une réserve assumée sur le solutionnisme technologique. - écologie populaire et sociale
- économie de guerre climatique
- logique plancher-plafond plutôt que signal-prix
- réserve sur le technosolutionnisme et le bas-carbone par le marché
2 contraintes factuelles- La logique plancher-plafond (rationnement encadré) n'a pas de cadre juridique opérationnel en droit français et reste à l'état de principe
- L'économie de guerre climatique suppose un effort d'investissement public que le positionnement ne chiffre pas à cadre budgétaire contraint
Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024 |
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| Immigration & intégration | Génération.s défend une politique migratoire fondée sur l'accueil digne, la régularisation et le respect des droits fondamentaux, en opposition aux durcissements législatifs. Le mouvement s'est illustré par son rejet de la loi immigration de 2023. - Accueil digne des demandeurs d'asile et des mineurs non accompagnés
- Régularisation des travailleurs sans papiers
- Opposition aux restrictions du droit du sol et au délit de séjour
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