| Économie & fiscal | Place publique défend la justice fiscale par la taxation des grands patrimoines, des superprofits et des géants du numérique afin de financer la transition écologique et sociale. Le mouvement promeut une politique industrielle européenne avec préférence aux producteurs du continent. - Taxation des plus hauts patrimoines européens et des superprofits pour financer la transition
- Impôt européen sur les grandes fortunes et lutte contre l'optimisation fiscale
- Buy European Act réservant la commande publique aux producteurs européens dans les secteurs stratégiques
- Relocalisation des industries d'avenir et investissement public orienté
2 contraintes factuelles- Le fonds européen de transition visé est de l'ordre de 200 milliards d'euros par an, financé notamment par la fiscalité du capital.
- La fiscalité européenne requiert l'unanimité des 27 États membres, ce qui contraint la mise en place d'un impôt commun sur les grandes fortunes.
Source : Positionnement Place publique (Glucksmann) 2024-2025 · 2024 | Le mouvement défend un protectionnisme dit raisonnable (Buy French Act ou Buy European Act, quotas d'importation, possibilité pour services publics de déroger à la concurrence) et une fiscalité plus redistributive ouverte par des états généraux de la fiscalité. La séparation de l'argent et de l'État est érigée en principe, symbolisée par un président rémunéré au SMIC. - protectionnisme raisonnable (Buy French/European Act)
- dérogation des services publics à la libre concurrence
- états généraux de la fiscalité
- séparation de l'argent et de l'État
2 contraintes factuelles- Un Buy French Act et des quotas d'importation se heurtent au droit de l'UE (libre circulation des marchandises, règles OMC sur les marchés publics)
- La dérogation des services publics à la concurrence suppose une renégociation des traités européens, non acquise unilatéralement
Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024 | L'UDB affirme la primauté de la personne et du travail sur le capital et juge nécessaire une régulation de l'économie de marché par la puissance publique. Elle revendique le transfert de moyens budgétaires et fiscaux vers la région. - Primauté de la personne et du travail sur le capital
- Régulation et orientation de l'économie de marché par la puissance publique
- Transfert de ressources budgétaires et fiscales vers les régions
- Ancrage local de l'économie et soutien aux territoires
3 contraintes factuelles- Les régions françaises disposent d'une autonomie fiscale limitée, leurs ressources reposant largement sur des dotations de l'État.
- La dette publique de l'État français atteint environ 3 520 Md€, contraignant les marges budgétaires de tout transfert.
- La Bretagne représente environ 5 pour cent du PIB national, avec un tissu d'emploi marqué par l'agroalimentaire et la pêche.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Social & travail | Place publique défend une Europe sociale fondée sur la convergence des droits et la réduction des inégalités salariales. Le mouvement propose une garantie européenne d'emploi pour les chômeurs de longue durée et un encadrement des écarts de rémunération au sein des entreprises. - Garantie européenne d'emploi pour les chômeurs de longue durée
- Encadrement des écarts de rémunération à un maximum de un à vingt dans une même entreprise
- Convergence sociale par le haut entre États membres et salaire minimum européen
- Renforcement des droits des travailleurs et lutte contre le dumping social
2 contraintes factuelles- Le programme propose d'interdire les écarts de salaire supérieurs à un à vingt au sein d'une même entreprise.
- La directive européenne sur les salaires minimaux adéquats, adoptée en 2022, encadre la fixation des minima nationaux sans imposer un montant unique.
Source : Positionnement Place publique (Glucksmann) 2024-2025 · 2024 | Le mouvement place le travail et le monde populaire au centre, avec une hausse du SMIC visée à 1700 euros nets, une prime de 1000 euros pour les bas salaires exonérée de cotisations et d'impôt, et la revalorisation des métiers du lien (aide à domicile, assistantes maternelles, accompagnants). Il revendique une approche de classe centrée sur les intérêts matériels des travailleurs. - SMIC porté vers 1700 euros nets
- prime de 1000 euros pour les bas salaires
- revalorisation des métiers du lien
- approche de classe centrée sur le travail
2 contraintes factuelles- SMIC net de l'ordre de 1430 euros en 2024 : un passage vers 1700 euros (+19%) pèse sur les TPE/PME et sur le coût du travail des secteurs à faible marge (aide à la personne)
- Une prime de 1000 euros exonérée de cotisations et d'impôt réduit les recettes sociales et fiscales, sans compensation chiffrée
Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024 | L'UDB lie réduction de l'empreinte écologique et société plus égalitaire, estimant qu'un effort identique ne peut être demandé aux gros consommateurs et aux ménages en difficulté. Elle défend la solidarité entre les personnes et entre les territoires. - Solidarité entre les personnes et entre les territoires
- Justice sociale comme condition de la transition écologique
- Économie au service de l'humain plutôt que l'inverse
- Réduction des inégalités de revenu et d'accès
3 contraintes factuelles- Le taux de pauvreté en Bretagne est inférieur à la moyenne nationale, autour de 11 pour cent contre près de 15 pour cent.
- La précarité énergétique touche une part significative des ménages, accentuée en habitat rural diffus.
- Le coût de toute mesure redistributive doit s'articuler avec les marges contraintes des collectivités.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Santé & retraites | Place publique défend un service public de santé renforcé et une revalorisation des petites pensions, dans la continuité des positions de la gauche sociale-démocrate. Le mouvement plaide pour une coopération européenne sanitaire et une protection sociale solidaire. - Revalorisation des petites pensions et du minimum vieillesse
- Renforcement du service public de santé et lutte contre les déserts médicaux
- Coopération sanitaire européenne et souveraineté sur les médicaments stratégiques
- Financement par la solidarité et la cotisation
2 contraintes factuelles- Le programme propose de porter le minimum vieillesse à 1 000 euros et le minimum contributif à 1 200 euros.
- Les dépenses de santé représentent environ 12 % du PIB français, dans un contexte de tension démographique médicale.
Source : Positionnement Place publique (Glucksmann) 2024-2025 · 2024 | Le mouvement défend l'abrogation de la réforme des retraites de 2023 et le retour à 60 ans, ainsi qu'un renforcement de l'hôpital public et des moyens du soin. La reconnaissance des métiers du soin et du lien constitue un axe central de sa politique sociale et sanitaire. - abrogation de la réforme des retraites 2023
- retour à la retraite à 60 ans
- renforcement de l'hôpital public
- reconnaissance des métiers du soin
2 contraintes factuelles- Le retour à 60 ans à cadre démographique constant alourdit le besoin de financement des régimes (ratio cotisants/retraités ~1,7)
- Le renforcement de l'hôpital public dépend d'un vivier de recrutement contraint par la crise d'attractivité des métiers du soin
Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024 | L'UDB inscrit la santé et la protection sociale dans une logique de service public solidaire et d'accès territorial équitable. Elle soutient une organisation des soins au plus près des bassins de vie bretons. - Service public de santé accessible sur tout le territoire
- Lutte contre les déserts médicaux ruraux et littoraux
- Protection sociale fondée sur la solidarité collective
- Gestion de proximité des politiques de santé
3 contraintes factuelles- Plusieurs zones rurales et littorales bretonnes sont classées en désert médical par les agences régionales de santé.
- Les compétences santé et retraites relèvent principalement de l'État et de la Sécurité sociale, limitant le levier régional direct.
- Le vieillissement démographique breton accroît la demande de soins et de prise en charge de la dépendance.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Éducation & recherche | Place publique défend la mobilité éducative européenne et l'investissement dans la recherche au service de la transition et de la souveraineté. Le mouvement propose un Erasmus élargi à toutes les jeunesses pour construire un sentiment d'appartenance européenne. - Extension du programme Erasmus à tous les jeunes de 16 à 25 ans
- Bourse de mobilité pour financer un projet éducatif, professionnel ou associatif
- Investissement dans la recherche publique et les filières d'avenir
- Construction d'un espace européen de l'éducation et de la recherche
2 contraintes factuelles- Le programme propose une bourse pouvant atteindre 5 000 euros par jeune de 16 à 25 ans au titre d'un Erasmus élargi.
- L'Union européenne vise un effort de recherche et développement de 3 % du PIB, objectif non atteint dans la plupart des États membres.
Source : Positionnement Place publique (Glucksmann) 2024-2025 · 2024 | Le mouvement défend l'école publique et la réduction du mépris de classe envers le monde populaire, avec une attention marquée à l'accompagnement des enfants en situation de handicap (revalorisation des accompagnants). L'éducation est conçue comme un levier de cohésion sociale et de promotion des milieux populaires. - défense de l'école publique
- lutte contre le mépris de classe scolaire
- revalorisation des accompagnants d'élèves handicapés
- promotion des milieux populaires par l'instruction
2 contraintes factuelles- La revalorisation des accompagnants (AESH) et le renforcement de l'école publique supposent un effort budgétaire pluriannuel non chiffré à cadre constant
- Le positionnement développe davantage l'enjeu social et professionnel que la politique de recherche et d'enseignement supérieur
Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024 | L'UDB fait du droit pour chaque Breton d'accéder à son histoire, sa culture et ses langues un axe éducatif central. Elle promeut l'enseignement bilingue et une gouvernance éducative régionalisée. - Accès à l'histoire, la culture et les langues de Bretagne
- Développement de l'enseignement bilingue et immersif
- Régionalisation de la gouvernance éducative
- Recherche ancrée dans les enjeux du territoire
3 contraintes factuelles- L'Éducation nationale relève de l'État, l'offre bilingue dépendant des moyens et postes alloués.
- Les filières bilingues breton-français scolarisent une part minoritaire des élèves de l'académie de Rennes.
- Le statut public des écoles Diwan reste refusé, limitant le déploiement de l'immersion.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Énergie | Place publique défend un mix électrique décarboné combinant un déploiement massif des énergies renouvelables et le maintien d'une part de nucléaire comme énergie de transition. Le mouvement inscrit l'énergie dans une logique de souveraineté européenne et de sortie programmée des fossiles. - Acceptation d'une part de nucléaire dans le mix au titre de la rationalité et de la sécurité d'approvisionnement
- Développement massif des renouvelables pour atteindre au moins 45 % du mix énergétique européen en 2030
- Sortie progressive des fossiles : charbon en 2030, gaz fossile en 2035, pétrole en 2045
- Plafonnement des prix de l'énergie et réforme du marché européen de l'électricité
2 contraintes factuelles- Le mouvement vise une part de renouvelables d'au moins 45 % du mix énergétique européen en 2030 et 75 % en 2040.
- Le nucléaire fournit environ 65 % de la production électrique française en 2024, ce qui en fait un pilier de la transition électrique nationale.
Source : Positionnement Place publique (Glucksmann) 2024-2025 · 2024 | Le mouvement défend une maîtrise publique de l'énergie et s'oppose à la relance nucléaire, sans la fermer brutalement, en plaidant pour une sortie progressive et un débat démocratique sur le mix. Le choix entre nucléaire et renouvelables doit relever d'une décision citoyenne tranchée par référendum. - maîtrise publique de l'énergie
- réserve sur la relance nucléaire
- référendum sur le mix énergétique
- sobriété et services publics énergétiques
2 contraintes factuelles- Une sortie progressive du nucléaire (~65% de la production électrique française en 2024) suppose un effort massif de renouvelables et de pilotage du réseau, non chiffré dans le positionnement
- Le recours au référendum sur le mix n'est pas adossé à une trajectoire d'investissement (parc EDF, EPR2) ni à un calendrier de fermeture
Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024 | L'UDB défend la sortie des énergies fossiles et du nucléaire, le développement des énergies renouvelables et la réduction de la consommation. Elle promeut une production énergétique décentralisée pilotée au niveau régional breton. - Sortie programmée du nucléaire et des énergies fossiles
- Développement prioritaire des renouvelables, notamment éolien et marin
- Sobriété énergétique et réduction de la consommation
- Décentralisation de la production et autonomie énergétique régionale
3 contraintes factuelles- La Bretagne produit historiquement moins de 20 pour cent de l'électricité qu'elle consomme, situation de dépendance énergétique forte.
- La France tire environ 70 pour cent de son électricité du nucléaire, ce qui rend une sortie un objectif de long terme.
- Le facteur de charge de l'éolien terrestre se situe autour de 25 pour cent, contraignant le dimensionnement du parc renouvelable.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Climat & environnement | Place publique place la révolution écologique au cœur de son projet européen et articule transition climatique et justice sociale. Le mouvement défend une planification de la décarbonation financée par un grand fonds européen et une réorientation de la politique agricole. - Objectif de décarbonation par un développement massif des renouvelables et la fin rapide des fossiles
- Financement d'un fonds européen de transition écologique abondé par la fiscalité du capital
- Refonte d'une politique agricole commune juste et durable
- Taxe carbone aux frontières de l'Union sur les biens non conformes aux normes européennes
2 contraintes factuelles- Le programme propose un fonds européen de transition écologique de l'ordre de 200 milliards d'euros par an.
- L'Union européenne vise la neutralité carbone en 2050 et une baisse d'au moins 55 % des émissions d'ici 2030 par rapport à 1990.
Source : Positionnement Place publique (Glucksmann) 2024-2025 · 2024 | Le mouvement promeut une écologie populaire articulant transition et justice sociale, présentée comme une économie de guerre climatique mobilisant l'industrie et l'emploi. Il privilégie une logique de plancher et de plafond plutôt qu'une limitation par les prix, avec une réserve assumée sur le solutionnisme technologique. - écologie populaire et sociale
- économie de guerre climatique
- logique plancher-plafond plutôt que signal-prix
- réserve sur le technosolutionnisme et le bas-carbone par le marché
2 contraintes factuelles- La logique plancher-plafond (rationnement encadré) n'a pas de cadre juridique opérationnel en droit français et reste à l'état de principe
- L'économie de guerre climatique suppose un effort d'investissement public que le positionnement ne chiffre pas à cadre budgétaire contraint
Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024 | L'UDB considère la lutte contre le réchauffement climatique et la protection de la biodiversité comme une urgence absolue. Elle place la réforme du modèle agricole breton au centre de la transition écologique. - Lutte contre le réchauffement climatique posée en urgence absolue
- Protection de la biodiversité et des écosystèmes littoraux et bocagers
- Réforme du modèle agricole vers une production diversifiée et sobre
- Réduction des pesticides de synthèse et des intrants chimiques
3 contraintes factuelles- La Bretagne concentre une part importante de l'élevage français, source majeure d'émissions et de pollution azotée.
- Les marées vertes liées aux nitrates affectent régulièrement le littoral breton depuis les années 1970.
- La France vise la neutralité carbone en 2050, cadre dans lequel s'inscrit la transition régionale.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Immigration & intégration | Place publique défend une politique migratoire humaniste fondée sur le sauvetage en mer et l'organisation de voies légales à l'échelle européenne. Le mouvement plaide pour une régulation commune de l'asile en rupture avec les approches strictement répressives. - Devoir de sauvetage des vies en Méditerranée
- Création de voies légales et régulées de migration à l'échelle européenne
- Politique commune d'asile fondée sur le respect des droits fondamentaux
- Solidarité entre États membres dans l'accueil des demandeurs d'asile
2 contraintes factuelles- Le mouvement appelle à sortir de l'hypocrisie par une voie légale de régulation migratoire à l'échelle européenne.
- Le Pacte européen sur la migration et l'asile, adopté en 2024, fixe un cadre commun de répartition et de gestion des demandes.
Source : Positionnement Place publique (Glucksmann) 2024-2025 · 2024 | Le mouvement se déclare hostile à l'immigration de travail, jugée organisée par le patronat pour comprimer les salaires, tout en défendant la régularisation des personnes déjà présentes pour des motifs humanitaires et productifs. Cette ligne le distingue d'une partie de la gauche et a suscité des critiques internes au camp progressiste. - hostilité à l'immigration de travail
- critique du recours patronal à la main-d'œuvre immigrée
- régularisation des personnes déjà présentes
- égalité des droits pour les régularisés
2 contraintes factuelles- Le couplage hostilité à l'immigration de travail et régularisation des présents n'est pas chiffré ni articulé à une politique d'ensemble (asile, visas, intégration)
- Plusieurs secteurs en tension (soin, BTP, agriculture) reposent en partie sur la main-d'
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