| Économie & fiscal | L'UDB affirme la primauté de la personne et du travail sur le capital et juge nécessaire une régulation de l'économie de marché par la puissance publique. Elle revendique le transfert de moyens budgétaires et fiscaux vers la région. - Primauté de la personne et du travail sur le capital
- Régulation et orientation de l'économie de marché par la puissance publique
- Transfert de ressources budgétaires et fiscales vers les régions
- Ancrage local de l'économie et soutien aux territoires
3 contraintes factuelles- Les régions françaises disposent d'une autonomie fiscale limitée, leurs ressources reposant largement sur des dotations de l'État.
- La dette publique de l'État français atteint environ 3 520 Md€, contraignant les marges budgétaires de tout transfert.
- La Bretagne représente environ 5 pour cent du PIB national, avec un tissu d'emploi marqué par l'agroalimentaire et la pêche.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Augmentation forte des prélèvements sur les hauts revenus et grandes entreprises (ISF rétabli, IR à 14 tranches jusqu'à 90%), redistribution massive, planification écologique financée par hausse de la dette publique court-moyen terme. Sortie des règles budgétaires UE (3% déficit, 60% dette). - redistribution forte
- ISF rétabli
- fiscalité progressive
- planification publique
3 contraintes factuelles- Recettes ISF 2017 (avant suppression) : 4,2 Md€/an, dont fuite estimée 200-300 M€
- Charge dette France 2024 : 60 Md€/an (~2,2% PIB), projection 80 Md€/an en 2027
- Pacte stabilité UE : déficit > 3% PIB déclenche procédure de déficit excessif (déjà active)
Source : L'Avenir en commun, ch. 2 : Partager les richesses · 2022 | L'Après défend une fiscalité fortement redistributive, dont l'instauration d'un impôt sur les très grands patrimoines (taxe Zucman) et le rétablissement d'un impôt de solidarité sur la fortune. Le mouvement se réfère à la base programmatique du Nouveau Front populaire tout en estimant que celle-ci doit évoluer pour l'échéance de 2027. - fiscalité redistributive et progressive
- taxe sur les très grands patrimoines (Zucman)
- rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune
- investissement public et services publics renforcés
2 contraintes factuelles- La taxe Zucman à 2% sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros ne concernerait qu'environ 1800 foyers, ce qui limite son rendement face au besoin de financement
- Le mouvement reconnaît que le programme du Nouveau Front populaire, rédigé dans l'urgence, doit être actualisé sans en chiffrer une version propre
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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| Social & travail | L'UDB lie réduction de l'empreinte écologique et société plus égalitaire, estimant qu'un effort identique ne peut être demandé aux gros consommateurs et aux ménages en difficulté. Elle défend la solidarité entre les personnes et entre les territoires. - Solidarité entre les personnes et entre les territoires
- Justice sociale comme condition de la transition écologique
- Économie au service de l'humain plutôt que l'inverse
- Réduction des inégalités de revenu et d'accès
3 contraintes factuelles- Le taux de pauvreté en Bretagne est inférieur à la moyenne nationale, autour de 11 pour cent contre près de 15 pour cent.
- La précarité énergétique touche une part significative des ménages, accentuée en habitat rural diffus.
- Le coût de toute mesure redistributive doit s'articuler avec les marges contraintes des collectivités.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | SMIC à 1500€ net (+15-20% selon indexation), 32 heures hebdomadaires sans baisse de salaire, retraite à 60 ans après 40 annuités, 6e semaine de congés payés. Renforcement code du travail. - SMIC 1500€
- 32h hebdomadaires
- retraite 60 ans
- code du travail renforcé
3 contraintes factuelles- Hausse SMIC 15% = +9 Md€/an de charges employeurs (estimation OFCE), risque destruction emplois peu qualifiés
- Retraite 60 ans : déficit CNAV +17 à +20 Md€/an en régime de croisière (COR)
- 32h sans baisse salaire : coût unitaire travail +9,4%, parts compensables par exo patronales (cf lois Aubry)
Source : L'Avenir en commun, ch. 1 : 1500€ pour vivre dignement · 2022 | L'Après soutient l'augmentation du pouvoir d'achat des salariés, dont la hausse du SMIC à 1600 euros net portée par le Nouveau Front populaire, ainsi que l'indexation des salaires et le renforcement des droits des travailleurs. Le mouvement met en avant le dialogue avec les organisations syndicales et le pluralisme dans la définition des mesures. - hausse du SMIC à 1600 euros net
- indexation des salaires et défense du pouvoir d'achat
- renforcement des droits des salariés
- concertation avec les organisations syndicales
2 contraintes factuelles- Le SMIC net s'établissant autour de 1430 euros en 2024, une hausse à 1600 euros (+12%) sans compensation pèse sur les marges des TPE/PME
- La mesure relève de la base commune du Nouveau Front populaire, sans chiffrage d'un dispositif d'accompagnement propre à L'Après
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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| Santé & retraites | L'UDB inscrit la santé et la protection sociale dans une logique de service public solidaire et d'accès territorial équitable. Elle soutient une organisation des soins au plus près des bassins de vie bretons. - Service public de santé accessible sur tout le territoire
- Lutte contre les déserts médicaux ruraux et littoraux
- Protection sociale fondée sur la solidarité collective
- Gestion de proximité des politiques de santé
3 contraintes factuelles- Plusieurs zones rurales et littorales bretonnes sont classées en désert médical par les agences régionales de santé.
- Les compétences santé et retraites relèvent principalement de l'État et de la Sécurité sociale, limitant le levier régional direct.
- Le vieillissement démographique breton accroît la demande de soins et de prise en charge de la dépendance.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Sécurité sociale 100% (suppression des complémentaires privées), pôle public du médicament, lutte contre les déserts médicaux par conventionnement obligatoire. Retraite à 60 ans / 40 annuités / minimum SMIC. - sécu 100%
- fin complémentaires privées
- pôle public médicament
- retraite 60 ans
3 contraintes factuelles- Sécu 100% : transfert ~30 Md€/an des complémentaires vers Sécu (sans gain net automatique sauf efficience)
- Conventionnement obligatoire médecins : risque déconventionnement massif (cf modèle allemand)
- Branche vieillesse CNAV déjà en déficit projeté 14,7 Md€ en 2030 (COR scénario central)
Source : L'Avenir en commun, ch. 6 : Soigner toutes et tous · 2022 | L'Après réclame l'abrogation de la réforme des retraites de 2023 et le retour à un âge de départ à 60 ans, ainsi que le renforcement de l'hôpital public et de l'accès aux soins. L'abrogation de la réforme est présentée comme un point de convergence acquis de l'ensemble de la gauche. - abrogation de la réforme des retraites de 2023
- retour à la retraite à 60 ans
- renforcement de l'hôpital public
- lutte contre les déserts médicaux
2 contraintes factuelles- Le retour à 60 ans à cadre démographique constant alourdit le besoin de financement du système (ratio cotisants/retraités d'environ 1,7)
- Le financement du renforcement hospitalier n'est pas traduit en trajectoire de recettes pérenne propre au mouvement
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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| Éducation & recherche | L'UDB fait du droit pour chaque Breton d'accéder à son histoire, sa culture et ses langues un axe éducatif central. Elle promeut l'enseignement bilingue et une gouvernance éducative régionalisée. - Accès à l'histoire, la culture et les langues de Bretagne
- Développement de l'enseignement bilingue et immersif
- Régionalisation de la gouvernance éducative
- Recherche ancrée dans les enjeux du territoire
3 contraintes factuelles- L'Éducation nationale relève de l'État, l'offre bilingue dépendant des moyens et postes alloués.
- Les filières bilingues breton-français scolarisent une part minoritaire des élèves de l'académie de Rennes.
- Le statut public des écoles Diwan reste refusé, limitant le déploiement de l'immersion.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Gratuité totale école-université (frais inscription supprimés), allocation autonomie pour étudiants, nationalisation enseignement supérieur privé sélectif, fin de Parcoursup, recrutement 60 000 enseignants. - gratuité totale
- allocation autonomie
- fin Parcoursup
- 60k enseignants
3 contraintes factuelles- 60 000 recrutements enseignants = ~3 Md€/an + 2 Md€ formation initiale (estimation Cour des Comptes)
- Allocation autonomie 1063€/mois pour 2,7M étudiants = 34 Md€/an brut
- Suppression frais inscription supérieur = -250 M€/an aux universités (à compenser par dotation État)
Source : L'Avenir en commun, ch. 6 · 2022 | L'Après soutient le renforcement de l'école publique et laïque, la revalorisation des enseignants et l'investissement dans la recherche, dans la continuité de la base programmatique du Nouveau Front populaire. L'éducation est conçue comme un levier d'émancipation et de réduction des inégalités. - renforcement de l'école publique et laïque
- revalorisation des enseignants
- investissement dans la recherche publique
- réduction des inégalités scolaires
2 contraintes factuelles- La revalorisation des enseignants et le réinvestissement éducatif supposent un effort budgétaire pluriannuel non chiffré en propre
- Le recrutement enseignant est contraint par la crise d'attractivité du métier indépendamment du niveau de rémunération annoncé
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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| Énergie | L'UDB défend la sortie des énergies fossiles et du nucléaire, le développement des énergies renouvelables et la réduction de la consommation. Elle promeut une production énergétique décentralisée pilotée au niveau régional breton. - Sortie programmée du nucléaire et des énergies fossiles
- Développement prioritaire des renouvelables, notamment éolien et marin
- Sobriété énergétique et réduction de la consommation
- Décentralisation de la production et autonomie énergétique régionale
3 contraintes factuelles- La Bretagne produit historiquement moins de 20 pour cent de l'électricité qu'elle consomme, situation de dépendance énergétique forte.
- La France tire environ 70 pour cent de son électricité du nucléaire, ce qui rend une sortie un objectif de long terme.
- Le facteur de charge de l'éolien terrestre se situe autour de 25 pour cent, contraignant le dimensionnement du parc renouvelable.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Sortie progressive du nucléaire d'ici 2045, 100% énergies renouvelables en 2050, planification écologique étatique. Refus de la prolongation des centrales existantes au-delà de 50 ans et opposition aux nouveaux EPR2. - sortie nucléaire
- 100% renouvelables
- sobriété énergétique
- planification publique
3 contraintes factuelles- Nucléaire émet 6 gCO2/kWh (ADEME 2023) vs ENRi avec backup gaz CCGT 200-400 gCO2/kWh
- Facteur de charge éolien terrestre 25%, solaire France 14%, nucléaire 75%
- Mix électrique français 2024 : 70% bas carbone (nucléaire 65% + hydro 12%), Allemagne post-Energiewende ~40% renouvelables mais 350 g CO2/kWh
Source : L'Avenir en commun, ch. 5 : Planifier l'urgence écologique · 2022 | L'Après inscrit l'énergie dans une planification écologique publique visant la sortie progressive des énergies fossiles et la maîtrise publique du secteur. Le mouvement s'aligne sur la base programmatique du Nouveau Front populaire (blocage des prix de l'énergie, gratuité des premiers kilowattheures) tout en revendiquant un débat pluraliste sur la place du nucléaire au sein de la gauche. - planification écologique publique de l'énergie
- blocage des prix et maîtrise publique du secteur
- développement des énergies renouvelables
- débat pluraliste sur le mix nucléaire / renouvelables
2 contraintes factuelles- Le blocage des prix de l'énergie par décret se heurte au cadre du marché européen de l'électricité et au mécanisme ARENH
- L'absence de position arrêtée sur le calendrier nucléaire laisse indéterminée la trajectoire de production pilotable à horizon 2035
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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| Climat & environnement | L'UDB considère la lutte contre le réchauffement climatique et la protection de la biodiversité comme une urgence absolue. Elle place la réforme du modèle agricole breton au centre de la transition écologique. - Lutte contre le réchauffement climatique posée en urgence absolue
- Protection de la biodiversité et des écosystèmes littoraux et bocagers
- Réforme du modèle agricole vers une production diversifiée et sobre
- Réduction des pesticides de synthèse et des intrants chimiques
3 contraintes factuelles- La Bretagne concentre une part importante de l'élevage français, source majeure d'émissions et de pollution azotée.
- Les marées vertes liées aux nitrates affectent régulièrement le littoral breton depuis les années 1970.
- La France vise la neutralité carbone en 2050, cadre dans lequel s'inscrit la transition régionale.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Règle verte (ne pas prélever plus que la nature ne peut reconstituer), neutralité carbone 2050 par sobriété + ENR, planification écologique. Sortie des accords commerciaux libre-échangistes (CETA, Mercosur) au nom du climat. - règle verte constitutionnelle
- sobriété énergétique
- neutralité carbone 2050
- planification écologique
3 contraintes factuelles- Émissions France 2023 : 385 MtCO2eq, objectif SNBC -55% en 2030 = 247 Mt
- Sortie nucléaire incompatible avec trajectoire SNBC court terme (cf Energiewende DE)
- Décroissance économique (PIB -0,5% à -1%/an) historiquement corrélée à hausse pauvreté
Source : L'Avenir en commun, ch. 5 · 2022 | L'écosocialisme est au cœur de l'identité de L'Après : la lutte contre le changement climatique est articulée à la justice sociale et à une planification écologique de la production. Le mouvement reprend l'objectif de transition juste du Nouveau Front populaire, en récusant une écologie qui ferait porter l'effort sur les ménages modestes. - écosocialisme et planification écologique
- justice climatique articulée à la justice sociale
- transition juste sans report de la charge sur les ménages modestes
- investissement public massif dans la transition
2 contraintes factuelles- L'objectif de transition juste suppose un effort d'investissement public pluriannuel non chiffré de manière autonome par le mouvement
- L'articulation entre planification écologique et règles budgétaires de l'UE n'est pas formalisée
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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| Immigration & intégration | L'UDB condamne le racisme et toute dégradation de la personne humaine et défend un système résolument démocratique. Elle promeut une intégration fondée sur l'accueil et l'ouverture, intégrée à une identité bretonne inclusive. - Condamnation du racisme et de toute discrimination
- Accueil et intégration des nouveaux arrivants
- Identité bretonne ouverte et non ethnique
- Égalité des droits dans un cadre démocratique
3 contraintes factuelles- La politique migratoire relève de la compétence de l'État et du cadre européen, hors champ régional direct.
- La Bretagne présente une part de population immigrée parmi les plus faibles des régions françaises.
- Les dispositifs d'accueil et d'intégration reposent sur des financements État et associatifs.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Régularisation des travailleurs et étudiants sans-papiers, accueil digne, fermeture des centres de rétention, sauvetage en mer, liberté de circulation et d'installation, opposition à Frontex et au pacte asile-migration. - régularisation des sans-papiers
- accueil digne
- fin de la rétention
- liberté de circulation
2 contraintes factuelles- La régularisation large n'est pas chiffrée et suppose une refonte du droit au séjour
- La liberté d'installation se heurte au cadre européen Schengen/Dublin
Source : Avenir en commun (LFI) 2022 · 2022 | L'Après défend une politique migratoire fondée sur l'accueil digne, la régularisation des travailleurs sans papiers et le respect du droit d'asile. Le mouvement insiste sur une laïcité d'apaisement et refuse l'instrumentalisation du sujet, en se démarquant de ce qu'il juge des outrances stratégiques. - accueil digne et respect du droit d'asile
- régularisation des travailleurs sans papiers
- laïcité d'apaisement et lutte contre les discriminations
- refus de l'instrumentalisation du sujet migratoire
2 contraintes factuelles- La régularisation des travailleurs sans papiers n'est pas chiffrée ni articulée à une politique d'ensemble (visas, intégration, capacités d'accueil)
- Le positionnement sur la laïcité reste un point de débat interne à la gauche que le mouvement n'a pas tranché en doctrine écrite
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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| Sécurité & défense | L'UDB privilégie une approche de prévention et de cohésion sociale plutôt qu'un discours sécuritaire centralisé. Elle inscrit la sécurité dans le cadre démocratique et des libertés publiques. - Sécurité fondée sur la prévention et la cohésion sociale
- Refus d'une approche exclusivement répressive et centralisée
- Respect des libertés publiques dans les politiques de sécurité
- Articulation avec les pouvoirs de proximité
3 contraintes factuelles- La sécurité intérieure et la défense relèvent de compétences régaliennes de l'État, sans transfert régional établi.
- La Bretagne affiche un niveau de délinquance globalement inférieur à la moyenne nationale.
- Les politiques de prévention dépendent de financements croisés État-collectivités.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Sortie du commandement intégré OTAN, défense indépendante (livre blanc, LPM autonome), priorité matériel français, dissuasion nucléaire MAINTENUE (rupture avec une partie de la gauche radicale). Police de proximité, démilitarisation maintien de l'ordre. - sortie OTAN
- défense indépendante
- dissuasion maintenue
- police de proximité
3 contraintes factuelles- Budget défense FR 2024 : 47 Md€ (1,9% PIB), objectif OTAN 2% atteint
- Sortie OTAN sans alliance alternative = isolement stratégique (inverse position De Gaulle qui maintenait OTAN politique)
- Dissuasion nucléaire incompatible avec sortie nucléaire civile (filière commune sub-critique)
Source : L'Avenir en commun, ch. 8 : Une France indépendante · 2022 | L'Après défend une approche de la sécurité fondée sur la prévention, la police de proximité et le contrôle démocratique des forces de l'ordre, en récusant la surenchère sécuritaire. Le mouvement cherche un discours moins clivant que celui de La France insoumise sur la police, tout en restant critique des violences policières. - sécurité fondée sur la prévention et la proximité
- contrôle démocratique des forces de l'ordre
- refus de la surenchère sécuritaire
- discours apaisé visant l'élargissement à toute la gauche
2 contraintes factuelles- Le mouvement, sans appareil permanent, n'a pas publié de doctrine détaillée d'emploi des forces de sécurité ni de programmation de défense
- La recherche d'un positionnement médian entre fermeté et critique des violences policières n'est pas formalisée en mesures chiffrées
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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| Justice & libertés | L'UDB condamne le racisme, le fascisme et les totalitarismes et oeuvre pour un système résolument démocratique aux plans individuel et collectif. Elle place les libertés publiques et les droits fondamentaux au coeur de son projet. - Refus du racisme, du fascisme et des totalitarismes
- Démocratie individuelle et collective garantie
- Protection des libertés publiques et droits fondamentaux
- Reconnaissance des droits collectifs des peuples
3 contraintes factuelles- La justice et les libertés fondamentales relèvent du cadre constitutionnel et conventionnel français et européen.
- La reconnaissance de droits collectifs des minorités linguistiques reste limitée par l'ordre juridique français.
- Les politiques de libertés s'inscrivent dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel et de la CEDH.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Démantèlement justice prédictive, suppression cours d'assises spéciales (terrorisme), abrogation lois sécuritaires (séparatisme, renseignement), légalisation cannabis, droit à mourir dans la dignité, fin loi sur le voile. - décriminalisation cannabis
- fin justice spéciale
- fin Sécurité globale
- droit à mourir
2 contraintes factuelles- Légalisation cannabis : recettes fiscales 2-3 Md€/an estimées (Conseil d'Analyse Économique 2019), risque transfert vers drogues plus dures non documenté
- Fin loi voile espace public 2010 : censure par CEDH validée à plusieurs reprises (SAS c. France 2014)
Source : L'Avenir en commun, ch. 7 · 2022 | L'Après défend les libertés publiques, le droit de manifester et l'indépendance de la justice, en s'opposant aux dérives jugées autoritaires du pouvoir. Le mouvement met en avant l'égalité des droits et la lutte contre les discriminations dans le cadre d'un État de droit consolidé. - défense des libertés publiques et du droit de manifester
- indépendance de la justice
- égalité des droits et lutte contre les discriminations
- renforcement de l'État de droit
2 contraintes factuelles- Le mouvement n'a pas formalisé de doctrine pénale ni d'organisation judiciaire détaillée
- Le renforcement des moyens de la justice n'est pas traduit en programmation budgétaire propre
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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| Institutions & démocratie | L'UDB revendique l'autonomie politique de la Bretagne via une Assemblée de Bretagne dotée de pouvoirs normatifs et la réunification incluant la Loire-Atlantique. Elle défend un fédéralisme partageant pouvoir législatif et budget entre État et régions. - Autonomie politique et institutions bretonnes propres
- Assemblée de Bretagne dotée de pouvoirs législatif et réglementaire
- Réunification de la Bretagne incluant la Loire-Atlantique
- Fédéralisme partageant pouvoir et budget entre État et régions
3 contraintes factuelles- La Constitution française pose le caractère indivisible de la République, encadrant tout transfert de pouvoir normatif.
- La région administrative Bretagne compte quatre départements, la Loire-Atlantique étant rattachée aux Pays de la Loire depuis 1956.
- L'UDB propose la fusion des conseils départementaux et du conseil régional dans une assemblée unique.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | VIe République par Assemblée constituante, fin du présidentialisme, référendum d'initiative citoyenne (RIC) toutes matières, proportionnelle intégrale, droit de vote à 16 ans, mandats non cumulables et limités. - VIe République
- RIC
- proportionnelle
- 16 ans
3 contraintes factuelles- Changement de République par référendum constitutionnel = passage par les institutions actuelles (article 89)
- Proportionnelle intégrale historiquement liée à instabilité gouvernementale (IVe République, Italie)
- RIC toutes matières : risque populiste sur droits humains (cf Suisse référendum minarets 2009)
Source : L'Avenir en commun, ch. 7 : Une nouvelle République · 2022 | L'Après défend le passage à une VIe République par voie d'assemblée constituante, présenté comme un point de convergence de la gauche. Le mouvement fait du pluralisme interne et de la démocratie des organisations un marqueur identitaire, en critiquant le fonctionnement vertical attribué à La France insoumise. - VIe République et assemblée constituante
- pluralisme et démocratie interne des organisations
- union de la gauche et du Nouveau Front populaire
- fonctionnement collégial sans appareil dirigeant unique
2 contraintes factuelles- L'instauration d'une VIe République par constituante suppose une réforme constitutionnelle dont la procédure (article 89 ou référendum) n'est pas précisée
- Le mouvement, sans permanents ni appareil, dispose de moyens d'organisation limités au regard de ses ambitions d'union
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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| International & UE | L'UDB agit pour la construction d'une Europe fédérale et solidaire des peuples et des régions. Elle inscrit la Bretagne dans une coopération européenne directe, au delà de la médiation exclusive de l'État. - Europe fédérale des peuples et des régions
- Reconnaissance politique des régions dans la gouvernance européenne
- Coopération interrégionale et liens celtiques transfrontaliers
- Solidarité internationale et droit des peuples
3 contraintes factuelles- L'Union européenne reste une union d'États membres, les régions n'y disposant que d'un rôle consultatif via le Comité des régions.
- L'UDB est membre de la fédération Régions et Peuples Solidaires et siège dans des réseaux régionalistes européens.
- Sa porte-parole Lydie Massard a brièvement siégé comme députée européenne en 2023-2024.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Désobéissance aux traités européens (clause d'opt-out unilatérale), refus libre-échange (CETA, Mercosur), neutralité active (refus blocs), reconnaissance État palestinien immédiate, soutien Ukraine sans armement offensif. - désobéissance UE
- refus libre-échange
- non-alignement
- État palestinien
3 contraintes factuelles- Désobéissance unilatérale aux traités UE : sortie de fait de l'UE (cf jurisprudence CJUE), perte fonds structurels (15 Md€/an France)
- Refus libre-échange : France 4e exportateur mondial (~600 Md€/an), 7M emplois liés export
- Reconnaissance Palestine immédiate sans Hamas désarmé : isolement diplomatique (cf positions UE 2024)
Source : L'Avenir en commun, ch. 8 · 2022 | L'Après se réclame d'un internationalisme de gauche et d'une Europe sociale et écologique, en privilégiant la désobéissance ou la renégociation des règles budgétaires plutôt que la rupture. Sur les conflits internationaux, le mouvement reproche à La France insoumise une centration excessive sur la cause palestinienne lors des européennes de 2024. - internationalisme de gauche
- Europe sociale et écologique
- renégociation des règles budgétaires européennes
- diplomatie équilibrée critiquant la centration sur un seul conflit
2 contraintes factuelles- La renégociation des traités et règles budgétaires de l'UE suppose l'unanimité ou des majorités qualifiées non acquises
- Le mouvement n'a pas publié de doctrine internationale autonome au-delà du positionnement de démarcation vis-à-vis de La France insoumise
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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| Numérique & innovation | L'UDB inscrit le numérique dans une logique d'aménagement équitable du territoire et de souveraineté des données au service de l'humain. Elle soutient une innovation ancrée dans les besoins locaux et la transition écologique. - Couverture numérique équitable des territoires ruraux et littoraux
- Numérique au service de l'humain et des communs
- Innovation orientée vers la transition écologique
- Valorisation des langues bretonnes dans les outils numériques
3 contraintes factuelles- La couverture très haut débit reste inégale entre zones urbaines et rurales bretonnes.
- Les politiques numériques structurantes dépendent largement de l'État et des opérateurs nationaux.
- L'empreinte carbone du numérique représente une part croissante des émissions à intégrer à la sobriété.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Souveraineté numérique (cloud public souverain, fin dépendance GAFAM), neutralité du net constitutionnalisée, droit à la déconnexion étendu, opposition à l'IA générative dans services publics sans encadrement strict. - cloud souverain
- neutralité net
- droit déconnexion
- encadrement IA
2 contraintes factuelles- Cloud public souverain : tentatives Bull/Atos historiquement échec budgétaire (3,3 Md€ Andromède abandonné 2014)
- Indépendance GAFAM : aucun acteur français ou européen capable de remplacer Azure/AWS/GCP à court terme (parts marché EU < 5%)
Source : L'Avenir en commun, ch. 3 · 2022 | Le numérique ne constitue pas un axe structurant du positionnement de L'Après. Le mouvement aborde le sujet par le prisme de la régulation des grandes plateformes, de la protection des données et de la lutte contre la précarisation liée à l'ubérisation, sans programme technologique détaillé. - régulation des grandes plateformes numériques
- protection des données personnelles
- lutte contre la précarisation liée à l'ubérisation
2 contraintes factuelles- L'absence d'axe numérique développé laisse indéterminées les politiques de souveraineté technologique et d'innovation
- Le mouvement, récent et sans appareil, n'a pas publié de doctrine numérique autonome
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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| Culture & médias | L'UDB défend les droits culturels du peuple breton, dont l'accès effectif aux langues de Bretagne, le breton et le gallo. Elle soutient l'enseignement immersif Diwan et un statut officiel des langues régionales. - Droits culturels et accès aux langues bretonnes
- Soutien à l'enseignement immersif Diwan
- Officialisation et statut public des langues régionales
- Médias et création culturelle de proximité
3 contraintes factuelles- Le Conseil constitutionnel a jugé contraire à la Constitution la ratification de la Charte européenne des langues régionales.
- Les écoles Diwan scolarisent plusieurs milliers d'élèves par immersion et demandent un statut public, refusé à ce jour.
- Le breton est classé langue en danger par l'UNESCO, avec un nombre de locuteurs en baisse continue.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Rétablissement statut intermittents conditions Coordination 2003, démantèlement des concentrations médiatiques (Bolloré, Arnault), service public audiovisuel renforcé et financé par redevance progressive. - intermittents 2003
- anti-concentration médias
- service public renforcé
- redevance progressive
2 contraintes factuelles- Concentration médias FR : 5 milliardaires possèdent 80% audience (Reporters Sans Frontières 2024)
- Redevance audiovisuelle supprimée 2022 (3,7 Md€/an), remplacement TVA fragile constitutionnellement
Source : L'Avenir en commun, ch. 4 : L'humain d'abord · 2022 | L'Après défend l'indépendance des médias face à la concentration capitalistique et le soutien à la création culturelle et au service public audiovisuel. Le mouvement valorise un débat public pluraliste, en cohérence avec sa critique des postures jugées clivantes au sein de la gauche. - lutte contre la concentration des médias
- soutien au service public audiovisuel
- défense de la création culturelle
- promotion d'un débat public pluraliste
2 contraintes factuelles- Le mouvement n'a pas publié de dispositif détaillé de régulation de la propriété des médias
- Le financement du soutien à la culture et à l'audiovisuel public n'est pas chiffré de manière autonome
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 |
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