| Économie & fiscal | Le mouvement se revendique souverainiste, protectionniste et anti-libéral, sans se rattacher à un clivage droite-gauche classique. Il combine un protectionnisme ciblé (taxes à l'importation, 30% des marchés publics réservés aux TPE et PME), un soutien aux petites entreprises par baisse des cotisations patronales, et un programme de renationalisations financé pour partie par les économies attendues de la sortie de l'UE. - protectionnisme et taxes ciblées à l'importation
- renationalisation des grandes entreprises de service public
- soutien aux TPE et PME et 30% des marchés publics réservés
- financement par les économies de la sortie de l'UE et la lutte contre la fraude
2 contraintes factuelles- Les économies budgétaires avancées (de l'ordre de 52 milliards d'euros par an liés à la sortie de l'UE et 20 milliards de lutte contre la fraude) reposent sur des hypothèses non consolidées et conditionnées au Frexit
- Les renationalisations et le protectionnisme par taxes à l'importation se heurtent au droit de l'UE et aux règles de l'OMC tant que la France en est membre
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | L'Après défend une fiscalité fortement redistributive, dont l'instauration d'un impôt sur les très grands patrimoines (taxe Zucman) et le rétablissement d'un impôt de solidarité sur la fortune. Le mouvement se réfère à la base programmatique du Nouveau Front populaire tout en estimant que celle-ci doit évoluer pour l'échéance de 2027. - fiscalité redistributive et progressive
- taxe sur les très grands patrimoines (Zucman)
- rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune
- investissement public et services publics renforcés
2 contraintes factuelles- La taxe Zucman à 2% sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros ne concernerait qu'environ 1800 foyers, ce qui limite son rendement face au besoin de financement
- Le mouvement reconnaît que le programme du Nouveau Front populaire, rédigé dans l'urgence, doit être actualisé sans en chiffrer une version propre
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB affirme la primauté de la personne et du travail sur le capital et juge nécessaire une régulation de l'économie de marché par la puissance publique. Elle revendique le transfert de moyens budgétaires et fiscaux vers la région. - Primauté de la personne et du travail sur le capital
- Régulation et orientation de l'économie de marché par la puissance publique
- Transfert de ressources budgétaires et fiscales vers les régions
- Ancrage local de l'économie et soutien aux territoires
3 contraintes factuelles- Les régions françaises disposent d'une autonomie fiscale limitée, leurs ressources reposant largement sur des dotations de l'État.
- La dette publique de l'État français atteint environ 3 520 Md€, contraignant les marges budgétaires de tout transfert.
- La Bretagne représente environ 5 pour cent du PIB national, avec un tissu d'emploi marqué par l'agroalimentaire et la pêche.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Social & travail | Le mouvement défend une intervention forte de l'État en matière sociale, avec une revalorisation du SMIC visée vers 1300 euros nets et une hausse des revenus agricoles de 25%. La hausse du SMIC est présentée comme neutre pour les entreprises grâce à une baisse parallèle des cotisations patronales. - revalorisation du SMIC vers 1300 euros nets
- compensation par baisse des cotisations patronales
- hausse de 25% des revenus agricoles
- intervention de l'État dans le domaine social
2 contraintes factuelles- Une hausse du SMIC compensée par baisse des cotisations patronales transfère une partie du coût aux recettes sociales, sans compensation détaillée dans le programme
- La hausse de 25% des revenus agricoles n'est pas adossée à un mécanisme de financement précis ni à une trajectoire de prix
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | L'Après soutient l'augmentation du pouvoir d'achat des salariés, dont la hausse du SMIC à 1600 euros net portée par le Nouveau Front populaire, ainsi que l'indexation des salaires et le renforcement des droits des travailleurs. Le mouvement met en avant le dialogue avec les organisations syndicales et le pluralisme dans la définition des mesures. - hausse du SMIC à 1600 euros net
- indexation des salaires et défense du pouvoir d'achat
- renforcement des droits des salariés
- concertation avec les organisations syndicales
2 contraintes factuelles- Le SMIC net s'établissant autour de 1430 euros en 2024, une hausse à 1600 euros (+12%) sans compensation pèse sur les marges des TPE/PME
- La mesure relève de la base commune du Nouveau Front populaire, sans chiffrage d'un dispositif d'accompagnement propre à L'Après
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB lie réduction de l'empreinte écologique et société plus égalitaire, estimant qu'un effort identique ne peut être demandé aux gros consommateurs et aux ménages en difficulté. Elle défend la solidarité entre les personnes et entre les territoires. - Solidarité entre les personnes et entre les territoires
- Justice sociale comme condition de la transition écologique
- Économie au service de l'humain plutôt que l'inverse
- Réduction des inégalités de revenu et d'accès
3 contraintes factuelles- Le taux de pauvreté en Bretagne est inférieur à la moyenne nationale, autour de 11 pour cent contre près de 15 pour cent.
- La précarité énergétique touche une part significative des ménages, accentuée en habitat rural diffus.
- Le coût de toute mesure redistributive doit s'articuler avec les marges contraintes des collectivités.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Santé & retraites | Le mouvement érige la Sécurité sociale en pilier et propose d'inscrire son principe dans la Constitution. Il vise l'ouverture de 30000 lits dans les hôpitaux publics, l'arrêt des déremboursements de médicaments et une meilleure prise en charge des soins optiques et dentaires, ainsi qu'une retraite assurant des conditions de fin de vie dignes. - inscription de la Sécurité sociale dans la Constitution
- ouverture de 30000 lits hospitaliers publics
- arrêt des déremboursements et meilleure couverture optique et dentaire
- garantie d'une retraite digne
2 contraintes factuelles- L'ouverture de 30000 lits hospitaliers suppose un effort de recrutement de personnels soignants dans un contexte de tension d'attractivité, non chiffré dans le programme
- Le renforcement de la couverture sociale et l'arrêt des déremboursements pèsent sur l'équilibre de l'assurance maladie sans trajectoire de financement détaillée
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | L'Après réclame l'abrogation de la réforme des retraites de 2023 et le retour à un âge de départ à 60 ans, ainsi que le renforcement de l'hôpital public et de l'accès aux soins. L'abrogation de la réforme est présentée comme un point de convergence acquis de l'ensemble de la gauche. - abrogation de la réforme des retraites de 2023
- retour à la retraite à 60 ans
- renforcement de l'hôpital public
- lutte contre les déserts médicaux
2 contraintes factuelles- Le retour à 60 ans à cadre démographique constant alourdit le besoin de financement du système (ratio cotisants/retraités d'environ 1,7)
- Le financement du renforcement hospitalier n'est pas traduit en trajectoire de recettes pérenne propre au mouvement
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB inscrit la santé et la protection sociale dans une logique de service public solidaire et d'accès territorial équitable. Elle soutient une organisation des soins au plus près des bassins de vie bretons. - Service public de santé accessible sur tout le territoire
- Lutte contre les déserts médicaux ruraux et littoraux
- Protection sociale fondée sur la solidarité collective
- Gestion de proximité des politiques de santé
3 contraintes factuelles- Plusieurs zones rurales et littorales bretonnes sont classées en désert médical par les agences régionales de santé.
- Les compétences santé et retraites relèvent principalement de l'État et de la Sécurité sociale, limitant le levier régional direct.
- Le vieillissement démographique breton accroît la demande de soins et de prise en charge de la dépendance.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Éducation & recherche | Le mouvement conçoit l'éducation comme un instrument de souveraineté nationale et défend une école républicaine à homogénéité territoriale, recentrée sur la maîtrise du français, des mathématiques et de l'histoire avant le secondaire. Il propose davantage d'enseignants mieux rémunérés, un effort de financement de la recherche et des enseignants-chercheurs, ainsi qu'un programme Erasmus à vocation mondiale. - école républicaine à homogénéité territoriale
- recentrage sur français, mathématiques et histoire
- revalorisation des enseignants et des enseignants-chercheurs
- Erasmus élargi au monde et financement de la recherche
2 contraintes factuelles- La revalorisation des enseignants et le financement accru de la recherche supposent un effort budgétaire pluriannuel non chiffré dans le programme
- Un Erasmus à vocation mondiale modifie le cadre actuel adossé à l'UE, dont la sortie est par ailleurs visée, sans dispositif de remplacement détaillé
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | L'Après soutient le renforcement de l'école publique et laïque, la revalorisation des enseignants et l'investissement dans la recherche, dans la continuité de la base programmatique du Nouveau Front populaire. L'éducation est conçue comme un levier d'émancipation et de réduction des inégalités. - renforcement de l'école publique et laïque
- revalorisation des enseignants
- investissement dans la recherche publique
- réduction des inégalités scolaires
2 contraintes factuelles- La revalorisation des enseignants et le réinvestissement éducatif supposent un effort budgétaire pluriannuel non chiffré en propre
- Le recrutement enseignant est contraint par la crise d'attractivité du métier indépendamment du niveau de rémunération annoncé
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB fait du droit pour chaque Breton d'accéder à son histoire, sa culture et ses langues un axe éducatif central. Elle promeut l'enseignement bilingue et une gouvernance éducative régionalisée. - Accès à l'histoire, la culture et les langues de Bretagne
- Développement de l'enseignement bilingue et immersif
- Régionalisation de la gouvernance éducative
- Recherche ancrée dans les enjeux du territoire
3 contraintes factuelles- L'Éducation nationale relève de l'État, l'offre bilingue dépendant des moyens et postes alloués.
- Les filières bilingues breton-français scolarisent une part minoritaire des élèves de l'académie de Rennes.
- Le statut public des écoles Diwan reste refusé, limitant le déploiement de l'immersion.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Énergie | Le mouvement subordonne le choix du mix électrique à une décision citoyenne et plaide pour une consultation nationale suivie d'un référendum sur le nucléaire. Il revendique une renationalisation complète d'EDF et de Engie (ex GDF) et l'inscription du caractère public de ces entreprises dans la Constitution, comme préalable à la maîtrise nationale de l'énergie. - renationalisation complète d'EDF et de Engie
- inscription du caractère public de l'énergie dans la Constitution
- référendum sur le mode de production électrique
- sortie du marché européen de l'électricité et de l'Arenh
2 contraintes factuelles- Le nucléaire fournit de l'ordre de 65% de la production électrique française en 2024 : le mouvement ne tranche pas le mix et renvoie l'arbitrage à un référendum, sans trajectoire d'investissement chiffrée
- La sortie du marché européen de l'électricité et de l'Arenh suppose une rupture avec le droit de l'UE, non acquise unilatéralement
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | L'Après inscrit l'énergie dans une planification écologique publique visant la sortie progressive des énergies fossiles et la maîtrise publique du secteur. Le mouvement s'aligne sur la base programmatique du Nouveau Front populaire (blocage des prix de l'énergie, gratuité des premiers kilowattheures) tout en revendiquant un débat pluraliste sur la place du nucléaire au sein de la gauche. - planification écologique publique de l'énergie
- blocage des prix et maîtrise publique du secteur
- développement des énergies renouvelables
- débat pluraliste sur le mix nucléaire / renouvelables
2 contraintes factuelles- Le blocage des prix de l'énergie par décret se heurte au cadre du marché européen de l'électricité et au mécanisme ARENH
- L'absence de position arrêtée sur le calendrier nucléaire laisse indéterminée la trajectoire de production pilotable à horizon 2035
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB défend la sortie des énergies fossiles et du nucléaire, le développement des énergies renouvelables et la réduction de la consommation. Elle promeut une production énergétique décentralisée pilotée au niveau régional breton. - Sortie programmée du nucléaire et des énergies fossiles
- Développement prioritaire des renouvelables, notamment éolien et marin
- Sobriété énergétique et réduction de la consommation
- Décentralisation de la production et autonomie énergétique régionale
3 contraintes factuelles- La Bretagne produit historiquement moins de 20 pour cent de l'électricité qu'elle consomme, situation de dépendance énergétique forte.
- La France tire environ 70 pour cent de son électricité du nucléaire, ce qui rend une sortie un objectif de long terme.
- Le facteur de charge de l'éolien terrestre se situe autour de 25 pour cent, contraignant le dimensionnement du parc renouvelable.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Climat & environnement | Le mouvement aborde l'écologie sous l'angle de la relocalisation industrielle et de la maîtrise des échanges, présentées comme un moyen de réduire l'empreinte par la fin du libre-échange. Il propose une taxe sociale et environnementale aux importations frappant les productions aux standards inférieurs aux exigences françaises et soutient la rénovation énergétique du bâti ancien. - réduction de l'empreinte par la relocalisation industrielle
- taxe sociale et environnementale aux importations
- soutien à la rénovation énergétique des bâtiments
- investissement dans les énergies décarbonées dont la fusion nucléaire
2 contraintes factuelles- Une taxe carbone et sociale aux frontières décidée unilatéralement par la France entre en conflit avec le droit de l'UE et les règles de l'OMC sur la libre circulation des marchandises
- La relocalisation présentée comme levier écologique n'est pas adossée à une trajectoire chiffrée de réduction des émissions ni à un calendrier
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | L'écosocialisme est au cœur de l'identité de L'Après : la lutte contre le changement climatique est articulée à la justice sociale et à une planification écologique de la production. Le mouvement reprend l'objectif de transition juste du Nouveau Front populaire, en récusant une écologie qui ferait porter l'effort sur les ménages modestes. - écosocialisme et planification écologique
- justice climatique articulée à la justice sociale
- transition juste sans report de la charge sur les ménages modestes
- investissement public massif dans la transition
2 contraintes factuelles- L'objectif de transition juste suppose un effort d'investissement public pluriannuel non chiffré de manière autonome par le mouvement
- L'articulation entre planification écologique et règles budgétaires de l'UE n'est pas formalisée
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB considère la lutte contre le réchauffement climatique et la protection de la biodiversité comme une urgence absolue. Elle place la réforme du modèle agricole breton au centre de la transition écologique. - Lutte contre le réchauffement climatique posée en urgence absolue
- Protection de la biodiversité et des écosystèmes littoraux et bocagers
- Réforme du modèle agricole vers une production diversifiée et sobre
- Réduction des pesticides de synthèse et des intrants chimiques
3 contraintes factuelles- La Bretagne concentre une part importante de l'élevage français, source majeure d'émissions et de pollution azotée.
- Les marées vertes liées aux nitrates affectent régulièrement le littoral breton depuis les années 1970.
- La France vise la neutralité carbone en 2050, cadre dans lequel s'inscrit la transition régionale.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Immigration & intégration | Le mouvement articule sa politique migratoire autour de deux axes: l'arrêt des flux migratoires non maîtrisés et l'encadrement du comportement des personnes présentes sur le territoire, fondé sur le respect de la loi et du mode de vie du pays. Il fait de la laïcité et du refus du communautarisme la condition de l'assimilation. - maîtrise des flux migratoires
- respect de la loi et du mode de vie du pays d'accueil
- laïcité et refus du communautarisme
- assimilation et harmonie sociale garanties par l'État
2 contraintes factuelles- La maîtrise des flux est partiellement encadrée par le droit de l'UE (Schengen, droit d'asile, libre circulation) tant que la France en est membre
- Le programme énonce des principes d'assimilation sans détailler les volumes, les seuils ou les dispositifs administratifs associés
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | L'Après défend une politique migratoire fondée sur l'accueil digne, la régularisation des travailleurs sans papiers et le respect du droit d'asile. Le mouvement insiste sur une laïcité d'apaisement et refuse l'instrumentalisation du sujet, en se démarquant de ce qu'il juge des outrances stratégiques. - accueil digne et respect du droit d'asile
- régularisation des travailleurs sans papiers
- laïcité d'apaisement et lutte contre les discriminations
- refus de l'instrumentalisation du sujet migratoire
2 contraintes factuelles- La régularisation des travailleurs sans papiers n'est pas chiffrée ni articulée à une politique d'ensemble (visas, intégration, capacités d'accueil)
- Le positionnement sur la laïcité reste un point de débat interne à la gauche que le mouvement n'a pas tranché en doctrine écrite
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB condamne le racisme et toute dégradation de la personne humaine et défend un système résolument démocratique. Elle promeut une intégration fondée sur l'accueil et l'ouverture, intégrée à une identité bretonne inclusive. - Condamnation du racisme et de toute discrimination
- Accueil et intégration des nouveaux arrivants
- Identité bretonne ouverte et non ethnique
- Égalité des droits dans un cadre démocratique
3 contraintes factuelles- La politique migratoire relève de la compétence de l'État et du cadre européen, hors champ régional direct.
- La Bretagne présente une part de population immigrée parmi les plus faibles des régions françaises.
- Les dispositifs d'accueil et d'intégration reposent sur des financements État et associatifs.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Sécurité & défense | Le mouvement fait de l'indépendance nationale le fondement de sa politique de défense, avec un budget porté à 3% du PIB en fin de quinquennat et un retrait immédiat du commandement intégré de l'OTAN, jugée dépourvue de légitimité depuis la fin de la Guerre froide. Il réaffirme le lien entre l'armée et la nation au service des seuls intérêts français. - budget de défense porté à 3% du PIB
- retrait immédiat de l'OTAN
- indépendance et autonomie stratégique nationale
- réaffirmation du lien armée-nation
2 contraintes factuelles- Porter le budget de défense à 3% du PIB représente un effort budgétaire pluriannuel important par rapport au niveau actuel (de l'ordre de 2% du PIB), non chiffré en trajectoire annuelle
- Le retrait de l'OTAN modifie l'environnement de sécurité de la France et de l'Europe et suppose une recomposition des coopérations militaires non détaillée
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | L'Après défend une approche de la sécurité fondée sur la prévention, la police de proximité et le contrôle démocratique des forces de l'ordre, en récusant la surenchère sécuritaire. Le mouvement cherche un discours moins clivant que celui de La France insoumise sur la police, tout en restant critique des violences policières. - sécurité fondée sur la prévention et la proximité
- contrôle démocratique des forces de l'ordre
- refus de la surenchère sécuritaire
- discours apaisé visant l'élargissement à toute la gauche
2 contraintes factuelles- Le mouvement, sans appareil permanent, n'a pas publié de doctrine détaillée d'emploi des forces de sécurité ni de programmation de défense
- La recherche d'un positionnement médian entre fermeté et critique des violences policières n'est pas formalisée en mesures chiffrées
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB privilégie une approche de prévention et de cohésion sociale plutôt qu'un discours sécuritaire centralisé. Elle inscrit la sécurité dans le cadre démocratique et des libertés publiques. - Sécurité fondée sur la prévention et la cohésion sociale
- Refus d'une approche exclusivement répressive et centralisée
- Respect des libertés publiques dans les politiques de sécurité
- Articulation avec les pouvoirs de proximité
3 contraintes factuelles- La sécurité intérieure et la défense relèvent de compétences régaliennes de l'État, sans transfert régional établi.
- La Bretagne affiche un niveau de délinquance globalement inférieur à la moyenne nationale.
- Les politiques de prévention dépendent de financements croisés État-collectivités.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Justice & libertés | Le mouvement met en avant la protection des libertés publiques et de la vie privée, avec un retrait du réseau de surveillance Indect et un encadrement de la collecte et de l'usage des données personnelles. Il associe la défense des libertés à la laïcité et au refus du communautarisme dans l'espace public. - protection des libertés publiques et de la vie privée
- retrait du réseau de surveillance Indect
- encadrement de la collecte des données personnelles
- laïcité et refus du communautarisme dans l'espace public
2 contraintes factuelles- Le programme développe surtout les libertés publiques et la protection des données, moins l'organisation judiciaire, les moyens et la politique pénale de droit commun
- Le retrait de dispositifs de surveillance d'origine européenne s'inscrit dans la perspective plus large de sortie de l'UE, dont les modalités juridiques ne sont pas détaillées
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | L'Après défend les libertés publiques, le droit de manifester et l'indépendance de la justice, en s'opposant aux dérives jugées autoritaires du pouvoir. Le mouvement met en avant l'égalité des droits et la lutte contre les discriminations dans le cadre d'un État de droit consolidé. - défense des libertés publiques et du droit de manifester
- indépendance de la justice
- égalité des droits et lutte contre les discriminations
- renforcement de l'État de droit
2 contraintes factuelles- Le mouvement n'a pas formalisé de doctrine pénale ni d'organisation judiciaire détaillée
- Le renforcement des moyens de la justice n'est pas traduit en programmation budgétaire propre
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB condamne le racisme, le fascisme et les totalitarismes et oeuvre pour un système résolument démocratique aux plans individuel et collectif. Elle place les libertés publiques et les droits fondamentaux au coeur de son projet. - Refus du racisme, du fascisme et des totalitarismes
- Démocratie individuelle et collective garantie
- Protection des libertés publiques et droits fondamentaux
- Reconnaissance des droits collectifs des peuples
3 contraintes factuelles- La justice et les libertés fondamentales relèvent du cadre constitutionnel et conventionnel français et européen.
- La reconnaissance de droits collectifs des minorités linguistiques reste limitée par l'ordre juridique français.
- Les politiques de libertés s'inscrivent dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel et de la CEDH.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Institutions & démocratie | Le mouvement propose une réforme constitutionnelle d'ampleur soumise à référendum pour restaurer les principes démocratiques et républicains, incluant le rétablissement du septennat. Il prévoit d'inscrire dans la Constitution un référendum d'initiative citoyenne aux versants législatif, abrogatif, constitutionnel et révocatoire, déclenché par 2% des électeurs inscrits. - réforme constitutionnelle soumise à référendum
- rétablissement du septennat présidentiel
- référendum d'initiative citoyenne à quatre versants
- seuil de déclenchement à 2% des inscrits
2 contraintes factuelles- Un seuil de 2% des inscrits représente de l'ordre de 940000 électeurs, niveau qui conditionne la fréquence d'usage du dispositif
- La réforme constitutionnelle d'ampleur suppose une majorité qualifiée ou un référendum, procédures non garanties par le seul programme
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | L'Après défend le passage à une VIe République par voie d'assemblée constituante, présenté comme un point de convergence de la gauche. Le mouvement fait du pluralisme interne et de la démocratie des organisations un marqueur identitaire, en critiquant le fonctionnement vertical attribué à La France insoumise. - VIe République et assemblée constituante
- pluralisme et démocratie interne des organisations
- union de la gauche et du Nouveau Front populaire
- fonctionnement collégial sans appareil dirigeant unique
2 contraintes factuelles- L'instauration d'une VIe République par constituante suppose une réforme constitutionnelle dont la procédure (article 89 ou référendum) n'est pas précisée
- Le mouvement, sans permanents ni appareil, dispose de moyens d'organisation limités au regard de ses ambitions d'union
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB revendique l'autonomie politique de la Bretagne via une Assemblée de Bretagne dotée de pouvoirs normatifs et la réunification incluant la Loire-Atlantique. Elle défend un fédéralisme partageant pouvoir législatif et budget entre État et régions. - Autonomie politique et institutions bretonnes propres
- Assemblée de Bretagne dotée de pouvoirs législatif et réglementaire
- Réunification de la Bretagne incluant la Loire-Atlantique
- Fédéralisme partageant pouvoir et budget entre État et régions
3 contraintes factuelles- La Constitution française pose le caractère indivisible de la République, encadrant tout transfert de pouvoir normatif.
- La région administrative Bretagne compte quatre départements, la Loire-Atlantique étant rattachée aux Pays de la Loire depuis 1956.
- L'UDB propose la fusion des conseils départementaux et du conseil régional dans une assemblée unique.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| International & UE | Le mouvement fait du Frexit son marqueur central: sortie de l'Union européenne par activation de l'article 50 du traité sur l'Union européenne, abandon de l'euro et retour à un franc national, et retrait de l'OTAN. Il revendique une neutralité géopolitique et un développement de relations équilibrées avec la Russie, la Chine, le monde arabe et l'Amérique latine, hors de la zone d'influence des États-Unis. - sortie de l'UE par l'article 50 du TUE
- abandon de l'euro et retour à un franc national
- retrait de l'OTAN et neutralité géopolitique
- relations équilibrées avec les grandes aires hors tutelle américaine
2 contraintes factuelles- L'activation de l'article 50 ouvre une période de négociation de deux ans dont les modalités commerciales, budgétaires et monétaires ne sont pas détaillées dans le programme
- Le retour à un franc national implique une transition monétaire (dette libellée en euros, change, taux) dont les effets ne sont pas chiffrés
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | L'Après se réclame d'un internationalisme de gauche et d'une Europe sociale et écologique, en privilégiant la désobéissance ou la renégociation des règles budgétaires plutôt que la rupture. Sur les conflits internationaux, le mouvement reproche à La France insoumise une centration excessive sur la cause palestinienne lors des européennes de 2024. - internationalisme de gauche
- Europe sociale et écologique
- renégociation des règles budgétaires européennes
- diplomatie équilibrée critiquant la centration sur un seul conflit
2 contraintes factuelles- La renégociation des traités et règles budgétaires de l'UE suppose l'unanimité ou des majorités qualifiées non acquises
- Le mouvement n'a pas publié de doctrine internationale autonome au-delà du positionnement de démarcation vis-à-vis de La France insoumise
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB agit pour la construction d'une Europe fédérale et solidaire des peuples et des régions. Elle inscrit la Bretagne dans une coopération européenne directe, au delà de la médiation exclusive de l'État. - Europe fédérale des peuples et des régions
- Reconnaissance politique des régions dans la gouvernance européenne
- Coopération interrégionale et liens celtiques transfrontaliers
- Solidarité internationale et droit des peuples
3 contraintes factuelles- L'Union européenne reste une union d'États membres, les régions n'y disposant que d'un rôle consultatif via le Comité des régions.
- L'UDB est membre de la fédération Régions et Peuples Solidaires et siège dans des réseaux régionalistes européens.
- Sa porte-parole Lydie Massard a brièvement siégé comme députée européenne en 2023-2024.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Numérique & innovation | Le mouvement promeut la souveraineté numérique par le recours au logiciel libre au coeur des systèmes d'information de l'État, en remplacement des produits propriétaires, en particulier dans les ministères de la Défense et de l'Éducation nationale. Il soutient la formation au développement de logiciels libres et la protection des données personnelles des citoyens. - logiciel libre au coeur des systèmes d'information de l'État
- remplacement des produits propriétaires dans la Défense et l'Éducation
- souveraineté numérique nationale
- formation au développement de logiciels libres
2 contraintes factuelles- La migration des administrations vers le logiciel libre suppose un effort de transition (interopérabilité, formation, maintenance) dont le coût et le calendrier ne sont pas chiffrés
- La souveraineté numérique visée s'articule difficilement avec la dépendance actuelle aux infrastructures et fournisseurs extra-nationaux, peu détaillée dans le programme
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | Le numérique ne constitue pas un axe structurant du positionnement de L'Après. Le mouvement aborde le sujet par le prisme de la régulation des grandes plateformes, de la protection des données et de la lutte contre la précarisation liée à l'ubérisation, sans programme technologique détaillé. - régulation des grandes plateformes numériques
- protection des données personnelles
- lutte contre la précarisation liée à l'ubérisation
2 contraintes factuelles- L'absence d'axe numérique développé laisse indéterminées les politiques de souveraineté technologique et d'innovation
- Le mouvement, récent et sans appareil, n'a pas publié de doctrine numérique autonome
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB inscrit le numérique dans une logique d'aménagement équitable du territoire et de souveraineté des données au service de l'humain. Elle soutient une innovation ancrée dans les besoins locaux et la transition écologique. - Couverture numérique équitable des territoires ruraux et littoraux
- Numérique au service de l'humain et des communs
- Innovation orientée vers la transition écologique
- Valorisation des langues bretonnes dans les outils numériques
3 contraintes factuelles- La couverture très haut débit reste inégale entre zones urbaines et rurales bretonnes.
- Les politiques numériques structurantes dépendent largement de l'État et des opérateurs nationaux.
- L'empreinte carbone du numérique représente une part croissante des émissions à intégrer à la sobriété.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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| Culture & médias | Le mouvement entend garantir le pluralisme et l'indépendance de la presse et propose d'interdire constitutionnellement la prise de contrôle des médias de masse par des fonds de pension, des multinationales ou des conglomérats. La défense du patrimoine et de l'accès à la culture pour tous est associée à la préservation des services publics menacés par l'UE. - pluralisme et indépendance de la presse
- interdiction constitutionnelle de concentration des médias de masse
- accès à la culture pour tous
- défense du patrimoine et des services publics culturels
2 contraintes factuelles- L'interdiction constitutionnelle de prise de contrôle des médias soulève la question des participations existantes et de leur dénouement, non précisé dans le programme
- Le financement de l'accès à la culture et des services publics culturels n'est pas chiffré à cadre budgétaire contraint
Source : Programme François Asselineau / UPR 2022 · 2022 | L'Après défend l'indépendance des médias face à la concentration capitalistique et le soutien à la création culturelle et au service public audiovisuel. Le mouvement valorise un débat public pluraliste, en cohérence avec sa critique des postures jugées clivantes au sein de la gauche. - lutte contre la concentration des médias
- soutien au service public audiovisuel
- défense de la création culturelle
- promotion d'un débat public pluraliste
2 contraintes factuelles- Le mouvement n'a pas publié de dispositif détaillé de régulation de la propriété des médias
- Le financement du soutien à la culture et à l'audiovisuel public n'est pas chiffré de manière autonome
Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024 | L'UDB défend les droits culturels du peuple breton, dont l'accès effectif aux langues de Bretagne, le breton et le gallo. Elle soutient l'enseignement immersif Diwan et un statut officiel des langues régionales. - Droits culturels et accès aux langues bretonnes
- Soutien à l'enseignement immersif Diwan
- Officialisation et statut public des langues régionales
- Médias et création culturelle de proximité
3 contraintes factuelles- Le Conseil constitutionnel a jugé contraire à la Constitution la ratification de la Charte européenne des langues régionales.
- Les écoles Diwan scolarisent plusieurs milliers d'élèves par immersion et demandent un statut public, refusé à ce jour.
- Le breton est classé langue en danger par l'UNESCO, avec un nombre de locuteurs en baisse continue.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 |
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