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Cercle des économistes

Divers / indépendants

Ce qu'il faut retenir

L'essentiel sur Cercle des économistes en un coup d'œil.

Création
1992
Le Cercle des économistes a été fondé en 1992 à l'initiative de Jean-Hervé Lorenzi.
Orientation
Décrit comme de tendance libérale
Ses membres sont qualifiés de « tendance libérale ». Le Cercle se présente comme réunissant des économistes aux approches et compétences différentes.
Rencontres d'Aix
Forum annuel depuis 2001
Le Cercle organise les Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, forum gratuit et ouvert à tous réunissant universitaires et décideurs politiques et économiques.
Prix
Meilleur jeune économiste, depuis 2000
Créé avec Le Monde, ce prix distingue chaque année un économiste français de moins de 41 ans reconnu pour la qualité de ses travaux.
Contestation
Contre-manifestation depuis 2012
Les « Rencontres déconnomiques d'Aix-en-Provence » sont animées par des économistes se réclamant de la rupture avec le « néolibéralisme ».

Positionnement politique

Lecture rapide de l'organisation.

Divers / indépendantsThink tank

Présentation

Origines, positionnement et grandes orientations.

Présentation

Le Cercle des économistes est un cercle de réflexion fondé en 1992 à l'initiative de Jean-Hervé Lorenzi. Il réunit une trentaine d'économistes et d'universitaires. Ses membres sont présentés comme étant tous professeurs d'économie. Le site officiel les décrit comme des « universitaires exerçant ou ayant exercé des fonctions publiques ou privées ».

Sa principale activité est l'organisation, depuis 2001, des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence. Il s'agit d'un forum gratuit et ouvert à tous, qui réunit universitaires et décideurs politiques et économiques. Selon le site du Cercle, il accueille près de 400 intervenants et plus de 7 000 personnes en présentiel.

D'autres éditions des Rencontres économiques se sont tenues à l'étranger : Casablanca (2014), Dakar (2021, 2022), Singapour (2016, 2019, 2024), Washington (2023) et Kigali (2023).

Le Cercle attribue également, avec le journal Le Monde, le Prix du meilleur jeune économiste de France, créé en 2000. Ce prix distingue chaque année un économiste français de moins de 41 ans.

Positionnement et thèmes

Le Cercle est décrit comme réunissant des économistes « de tendance libérale ». L'organisation se présente pour sa part comme rassemblant des économistes « aux approches et aux compétences différentes ». Elle se fixe pour mission de « permettre à chaque citoyen de prendre part à un débat économique éclairé ».

Ses publications, articles, podcasts et vidéos portent sur plusieurs domaines :

  • la macroéconomie et les politiques publiques ;
  • la finance ;
  • l'environnement et l'énergie ;
  • l'emploi et les compétences ;
  • la société.

Le Cercle publie aussi la revue Mermoz. Il conduit depuis 2023 le programme Jeunesse(s), consacré à la place des jeunes dans les réflexions économiques et les politiques publiques.

Depuis 2012, les Rencontres d'Aix font l'objet d'une contre-manifestation, les « Rencontres déconnomiques d'Aix-en-Provence ». Elle est animée par des économistes se réclamant de la rupture avec le « néolibéralisme ». L'ouvrage de Laurent Mauduit Les imposteurs de l'économie (2012) figure par ailleurs parmi les ouvrages critiques cités à son sujet.

Organisation et financement

Selon son site, le Cercle est animé au quotidien par une équipe permanente. Celle-ci conçoit les programmes et produit les événements. L'organisation indique que tous ses événements et contenus sont gratuits.

Sources : [site officiel](https://lecercledeseconomistes.fr/presentation/).

Propositions de programme

Les mesures portées par l'organisation. Leur analyse par SensPo est à venir.

Communications de l'organisation

Actualités, communiqués et annonces publiés par Cercle des économistes sur son site officiel lecercledeseconomistes.fr.

2 juin 2026

Faut-il encore craindre l’explosion de la bulle autour de l’IA ?

Alors que les investissements dans l’IA atteignent des niveaux records, la question d’une éventuelle bulle spéculative demeure. Pourtant, la dynamique à l’œuvre dépasse largement un simple phénomène financier. Elle s’inscrit dans une transformation profonde de l’économie mondiale, comparable aux plus grandes révolutions technologiques de l’histoire, explique Jean-Paul Betbèze.

À la question posée le jour de l’ouverture du sommet Choose France, à Versailles, qui voit se multiplier les annonces d’investissements dans l’IA, la réponse est oui : il faut encore craindre l’explosion d’une bulle autour de l’intelligence artificielle.

Mais il faut surtout prendre la mesure de la révolution en cours. Toutes les activités, de chaque entreprise comme de chaque individu, particulièrement les plus jeunes, seront chamboulées. Et cela en quelques années seulement, dans le monde entier.

La course est lancée. On pourrait l’appeler « NVIDIA ». Il s’agit d’obtenir la plus forte valeur ajoutée possible pour ensuite l’utiliser « en descente », puis « latéralement », à gauche et à droite. C’est en cela que la révolution de l’IA est très particulière.

Pourquoi les _leaders_ de l’IA investissent massivement

D’abord, il faut gagner en valeur ajoutée. La marge brute des leaders situés « en haut » de la chaîne est de l’ordre de 50 %, comme le montre l’exemple de Mistral. Avec cette ressource, il s’agit d’entraîner les modèles afin qu’ils soient à la fois plus rapides et surtout plus efficaces. C’est ainsi que ChatGPT a vu éclore de nombreux successeurs et concurrents, plus d’une dizaine aujourd’hui, comme Anthropic ou, à une autre échelle, Mistral en France.

Les utilisateurs considèrent que les nouvelles versions offertes sont meilleures, plus éthiques ou mieux connectées. Et cela évolue de mois en mois. Entraîner les modèles consiste à savoir comment ils peuvent intégrer au mieux les informations qui leur sont déversées. Cela implique d’obtenir, de classer et de vérifier les données recueillies, qu’il s’agisse de médecine, d’éducation ou d’entreprises.

À chaque étape, une nouvelle version s’impose et rend les précédentes obsolètes. Payante ou non, elle permet d’obtenir de meilleurs résultats, autrement dit davantage de productivité et plus de profit pour son promoteur.

La productivité, clé pour éviter une bulle spéculative

La productivité accrue est la véritable justification de l’investissement supérieur, en quantité comme en qualité. Elle légitime les dépenses engagées et les risques pris. Autrement dit, elle permet d’éviter le piège de la bulle.

Avec l’IA, il ne s’agit pas d’acheter pour vendre plus cher au plus vite. Il s’agit de trouver l’application qui permettra le mieux de convertir les entreprises et les ménages « latéralement ». C’est là le secret de la logique de l’IA : une très forte valeur ajoutée en amont, qui permet ensuite de descendre dans l’économie réelle et de convertir les usages.

En cela, l’IA constitue une révolution singulière, comparable à celle de l’électricité en son temps. Bien sûr, on peut toujours s’inquiéter de ses effets pervers : emplois menacés ou supprimés, livres qui ne seront plus publiés, multiplication des copies. Mais on peut également répondre que d’autres emplois seront créés, que la hausse de la productivité diffusera largement ses bénéfices et que les copistes, jeunes ou vieux, ne sont pas une invention récente.

NVIDIA et les puces, symboles de la course mondiale à l’IA

Plus encore, l’IA nourrit une course mondiale à la recherche. Celle-ci se manifeste aujourd’hui à travers la compétition autour des meilleures puces, en attendant la découverte de nouveaux moyens d’action. La puce NVIDIA, comme ses concurrentes, n’est qu’un moment de la révolution actuelle. Les valorisations boursières montrent qu’une histoire nouvelle est en train de s’écrire : plus de 5 000 milliards de dollars de capitalisation pour NVIDIA, avec un multiple de bénéfice supérieur à 30. Sans oublier la progression spectaculaire d’Anthropic. Comme lors des ruées vers l’or, ce sont les vendeurs de pelles et de pioches qui semblent les plus sûrs de gagner.

On peut toujours dire qu’il s’agit d’une bulle, tant ces chiffres sont exceptionnels. Mais l’histoire n’est pas terminée. Les économistes ont coutume de rappeler que la preuve d’une bulle est son explosion, avec son cortège de pertes et de drames sociaux. Pour le moment, l’évolution des cours boursiers pourrait surtout décevoir certains investisseurs. Les risques de crédit demeurent encore limités, dans la mesure où les financements ne sont pas bancaires. Aux États-Unis, ils passent principalement par les crédits privés. Le risque est donc aujourd’hui que des désillusions provoquent des pertes dans ce secteur, sans entraîner d’effet en chaîne comparable à celui des _subprimes_. Mais l’administration Trump pousse à la hausse des cours, au développement des crédits privés, sans trop s’inquiéter des risques pris. Pour elle, il s’agit du capitalisme et de ses lois.

En Europe, la régulation bancaire et financière nous éloigne (pour ne pas dire nous protège) de cette dérive. Le prix à payer est une Bourse moins flamboyante, des valorisations plus faibles et donc un risque accru de rachat de nos licornes. Dans le même temps, la productivité progresse plus lentement. Cette situation alimente les discours sur l’appauvrissement ou le déclin du continent. Au fond, on ne peut pas vouloir les bienfaits du risque sans accepter d’en prendre une part.

Source : lecercledeseconomistes.fr

6 mai 2024

Inscrivez-vous à la soirée de remise du Prix du Meilleur Jeune Economiste 2024

Remplissez le formulaire ci-dessous pour vous inscrire à la cérémonie de remise du PMJE 2024, lundi 27 mai 2024 à 18h30.

Organisé par

[Le Cercle des économistes](https://lecercledeseconomistes.fr/)

[Le Monde](https://www.lemonde.fr/)

Avec le soutien de

Source : lecercledeseconomistes.fr

29 juin 2023

Bonjour tout le monde !

Bienvenue sur WordPress. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou supprimez-le, puis commencez à écrire !

Source : lecercledeseconomistes.fr

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