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Institute for Climate Economics

I4CE · Divers / indépendants

Ce qu'il faut retenir

L'essentiel sur I4CE en un coup d'œil.

Création
2015
Selon son site officiel, I4CE a été créé en 2015 par la Caisse des dépôts et l'Agence française de développement.
Fondateurs
Caisse des dépôts et AFD
L'association a été fondée par deux institutions publiques : la Caisse des dépôts (CDC) et l'Agence française de développement (AFD).
Statut
Association loi de 1901
I4CE est une association à but non lucratif, qui se présente comme une association d'intérêt général.
Positionnement
Think tank indépendant sur l'économie du climat
L'institut se définit comme un think tank indépendant qui « met l'analyse économique au service de l'action climatique ».
Thèmes
Financement climat et transitions
Ses travaux couvrent l'investissement, le financement public, la réglementation financière, la certification carbone, l'énergie, l'agriculture, la forêt et l'adaptation.

Positionnement politique

Lecture rapide de l'organisation.

Divers / indépendantsThink tank

Présentation

Origines, positionnement et grandes orientations.

Présentation

I4CE (Institute for Climate Economics), ou Institut de l'économie pour le climat, est une association loi de 1901 fondée par la Caisse des dépôts (CDC) et l'Agence française de développement (AFD). Selon son site officiel, elle a été créée en 2015 et se présente comme une « association d'intérêt général ». Elle est décrite comme un institut de recherche français à but non lucratif.

Positionnement et thèmes

I4CE se définit comme « un think tank indépendant à but non lucratif, qui met l'analyse économique au service de l'action climatique ». L'institut indique œuvrer à « traduire les objectifs climatiques en politiques publiques et en choix économiques concrets » : définir des priorités, orienter les investissements et concevoir des stratégies pour réduire les dépendances aux énergies fossiles et s'adapter au changement climatique. Il affirme fonder son expertise sur « la rigueur scientifique, l'indépendance et la transparence ».

Ses travaux portent sur deux grands ensembles. Les défis économiques d'abord : investissement, financement public, outils de pilotage du financement de la transition, financement du développement, réglementation financière et certification carbone. Les transitions ensuite : transition énergétique, agriculture et alimentation, forêt et bois, technologies vertes et accessibilité, auxquels s'ajoute l'adaptation au changement climatique.

L'institut travaille à plusieurs échelles (collectivités, France, Europe, international) et dialogue avec des acteurs publics comme avec des entreprises. Parmi ses publications figurent le « Panorama des financements climat », les « Comptes mondiaux du carbone » ou un « Observatoire des conditions d'accès à la transition écologique pour les ménages ». En vue de l'élection présidentielle de 2027, il a publié un hors-série « Climat & présidentielles » et des recommandations sur le budget 2027.

Organisation et financement

I4CE indique que tous les contenus qu'il produit sont librement réutilisables sous licence Creative Commons.

Sources : [site officiel](https://www.i4ce.org/).

Propositions de programme

Les mesures portées par l'organisation. Leur analyse par SensPo est à venir.

Communications de l'organisation

Actualités, communiqués et annonces publiés par I4CE sur son site officiel i4ce.org.

25 sept. 2026Lucile Perronnelle

Vers des économies résilientes : du progrès à la transformation

Combien de chocs faudra-t-il encore avant que nous adaptions enfin la manière dont nous finançons et organisons nos économies aux défis auxquels nous sommes confrontés ?

Le changement climatique est déjà en train de bouleverser les réalités économiques, comme en témoignent les effets observés des canicules, des sécheresses, des inondations et des feux de forêt sur les communautés, les infrastructures et l’activité économique dans toutes les régions du monde. Dans le même temps, notre dépendance persistante aux combustibles fossiles expose nos économies à la volatilité des prix de l’énergie et aux tensions géopolitiques. L’urgence est évidente : ce que nous finançons aujourd’hui doit réduire, et non aggraver, les vulnérabilités auxquelles nous sommes confrontés. Aligner les flux financiers sur un développement bas-carbone, résilient et durable est une priorité qui ne peut plus être remise à plus tard.

Mais comment identifier les progrès qui ont été réalisés, les lacunes qui subsistent encore et les pratiques permettant d’accélérer la transformation de nos économies ? Après presque deux ans de travail avec la Frankfurt School of Finance and Management et des partenaires locaux dans les économies du G20, nous avons lancé le cadre d’analyse « Sustainable Finance Progress » (SFP). Testé au Brésil, en France, en Allemagne, en Indonésie et en Afrique du Sud, le SFP propose une approche intégrée unique qui rassemble ce que les approches existantes suivent souvent séparément : les engagements, la mise en œuvre des politiques publiques et leurs effets sur les flux financiers, tout en identifiant les pratiques susceptibles de favoriser les progrès dans tous les pays. Parallèlement, nos nouveaux travaux menés avec le World Resources Institute (WRI) sur la finance transformationnelle explorent comment les banques publiques de développement peuvent aller au-delà des projets individuels pour s’attaquer aux obstacles systémiques et créer les conditions d’un changement plus large.

Les ministères des Finances comptent parmi les acteurs clés disposant des outils et des leviers nécessaires pour contribuer à cette transformation. C’est pourquoi nous avons également concentré nos efforts sur la co-création d’espaces leur permettant de partager leurs expériences et d’apprendre en direct les uns des autres. Au début du mois, nous avons uni nos forces à celles de partenaires stratégiques pour soutenir la 2e Rencontre interrégionale des ministères des Finances pour le climat, qui a réuni des représentants d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes à Salvador de Bahia, au Brésil. Pendant trois jours, ils ont partagé leurs expériences concrètes en ce qui concerne la gestion des risques budgétaires liés au climat, le renforcement de la résilience budgétaire et financière, ainsi que la résolution des défis de gouvernance. Il n’existe pas de modèle unique, mais des données plus robustes, une utilisation plus efficace des outils financiers et un apprentissage renforcé entre les pays peuvent contribuer à faire progresser la transition vers des économies plus résilientes et durables.

[Lire la newsletter](https://mailchi.mp/i4ce/climat-economies-durables-resilientes-progres-transformation)

Source : i4ce.org

24 sept. 2026Lucile Perronnelle

Seconde Rencontre interrégionale des ministères des Finances sur le climat

Renforcer la coopération entre l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes

Du 9 au 11 septembre 2026, des représentants des ministères des Finances d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes se sont réunis à Salvador de Bahia, au Brésil, à l’occasion de la 2e Rencontre interrégionale des ministères des Finances sur climat .

Cette réunion de trois jours a offert aux ministères des Finances des deux régions un espace dédié pour échanger en direct sur un défi commun : comment renforcer la résilience budgétaire et financière face au changement climatique et aux chocs économiques qui y sont liés, et traduire les engagements climatiques en actions concrètes .

Alors que les impacts climatiques affectent de plus en plus les finances publiques, les ministères des Finances jouent un rôle croissant dans la gestion des risques budgétaires liés au climat et dans l’intégration de la résilience dans la planification budgétaire, la gestion des finances publiques et la prise de décision économique au sens large. Cependant, les pays abordent ces défis à partir de contextes institutionnels et économiques différents, ce qui crée d’importantes opportunités d’apprentissage entre pairs entre les régions.

S’appuyant sur le premier échange interrégional qui s’est tenu en septembre 2025 à Addis-Abeba, en Éthiopie, la réunion de Salvador a permis de mettre en dialogue les expériences africaines et celles de l’Amérique latine et des Caraïbes (ALC) à travers des études de cas nationales, des discussions techniques et des échanges participatifs entre pairs. Loin du format traditionnel d’une conférence, l’événement a placé les ministères eux-mêmes au cœur des débats, créant ainsi un espace pour discuter non seulement des approches fructueuses, mais aussi des défis de mise en œuvre, des blocages institutionnels et des enseignements à en tirer.

Les discussions ont porté sur les instruments budgétaires et financiers disponibles pour renforcer la résilience face aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles ainsi qu’aux chocs économiques , ainsi que sur les dispositifs institutionnels et de gouvernance nécessaires à leur mise en œuvre . Les participants ont également examiné comment les ministères des Finances peuvent coopérer au sein du gouvernement et comment les expériences acquises dans une région peuvent inspirer des approches dans une autre, tout en tenant compte des différences entre les contextes nationaux.

Au-delà des discussions techniques, cet échange a contribué à une ambition plus large : instaurer une coopération Sud-Sud durable entre les ministères des Finances œuvrant dans le domaine du climat . En mettant en relation des homologues d’Afrique et d’Amérique latine et des Caraïbes, cette initiative vise à créer un espace permanent au sein duquel les pays peuvent partager leurs expériences pratiques, identifier des priorités communes et élaborer des solutions ancrées dans les réalités des économies émergentes et en développement.

Cet échange a été organisé par la [Plateforme régionale sur le changement climatique des ministères de l’Économie et des Finances d’Amérique latine et des Caraïbes (MEF Climate Change Platform)](https://www.iadb.org/en/who-we-are/topics/resilient-development/lac-regional-climate-change-platform-economy-and-finance-ministries)  et le Forum panafricain des ministres des Finances pour l’action climatique (PAFCA) , réunissant des ministères des Finances d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes, avec le soutien de la [Plateforme 2050 Pathways](https://2050pathways.org/), de l’[Agence française de développement](https://www.afd.fr/fr) (AFD), de la[ Banque interaméricaine de développement](https://www.iadb.org/fr) (BID) et de l’Institut pour l’économie du climat (I4CE) .

Les enseignements tirés de cette rencontre à Salvador de Bahia contribueront à orienter les prochaines étapes de cette collaboration interrégionale en plein essor, l’objectif étant de transformer les échanges entre pairs en approches concrètes susceptibles d’aider les ministères des Finances d’Afrique et d’Amérique Latine et des Caraïbes à progresser vers des économies plus résilientes.

Source : i4ce.org

18 sept. 2026Lucile Perronnelle

Pourquoi le prix des rénovations a-t-il autant augmenté ces dernières années ?

Les factures énergétiques des ménages flambent depuis mars dernier. Dans ce contexte, la rénovation énergétique des logements (isolation, changement de chauffage, etc.), qui rend les ménages moins dépendants aux énergies fossiles, représente un enjeu prioritaire pour les politiques publiques. Pour que les ménages puissent investir dans la rénovation, encore faut-il qu’ils en aient la capacité financière. Or, le prix des travaux a fortement augmenté sur les dernières années. Nous avons voulu chiffrer précisément cette hausse et comprendre quelles sont les causes.  

Une part de la hausse des prix reflète l’efficacité des politiques publiques qui ont orienté les ménages vers des rénovations plus performantes, et donc plus coûteuses. Ces dernières années, encouragés par les dispositifs d’aides, les ménages ont plutôt installé des pompes à chaleur que des chaudières à gaz, plutôt isolé leur logement par l’extérieur que par l’intérieur lorsque c’était possible, … Et c’est tant mieux ! Sans surprise, le prix des travaux de rénovation a aussi augmenté parce que les coûts des matériaux et de la main-d’œuvre ont augmenté.  Mais une part de l’augmentation des prix des travaux reste encore inexpliquée. Dans nos analyses, nous nous sommes heurtées à un manque de données, et nous n’avons pas été en mesure d’estimer précisément le poids relatif des différents facteurs de hausse des prix dans l’augmentation totale.

Il nous semble essentiel que des données plus précises sur les prix des rénovations soient mises à disposition. Cela pourrait servir à mieux comprendre ce que des enveloppes conséquentes d’aides publiques subventionnent, et éventuellement à identifier des pistes pour contenir les prix des rénovations aidées, une nécessité d’autant plus impérieuse dans un contexte budgétaire contraint. D’autres leviers sont à explorer pour permettre plus largement aux ménages d’avoir accès à un logement rénové ou à une voiture électrique. Nous les présenterons dans l’édition 2026 de notre Observatoire des conditions d’accès à la transition pour les ménages, à paraître fin novembre.

[Lire la newsletter](https://mailchi.mp/i4ce/pourquoi-renovations-augmente-climat)

Source : i4ce.org

17 sept. 2026Lucile Perronnelle

Climat & présidentielles – Les questions qui font le débat

Effets sur la santé, l’économie, l’éducation, le travail, l’agriculture, la sécurité…: le dérèglement du climat est désormais structurant dans tous les domaines. Sera-t-il suffisamment et surtout correctement débattu jusqu’à l’élection présidentielle ?

Source : i4ce.org

11 sept. 2026Lucile Perronnelle

I4CE rentre en campagne !

*I4CE rentre en campagne pour les prochaines élections présidentielles ! En campagne pour débattre des politiques économiques et climatiques sur la base d’analyses rigoureuses et de chiffres vérifiés. En campagne pour la confrontation éclairée des visions et des idées, pour la complexité et l’esprit de nuance.*

L’actualité va s’imposer à tous ceux qui pourraient être tentés de faire l’impasse sur les questions énergétiques et climatiques. D’un côté, des factures qui explosent : après l’essence au premier semestre, c’est le prix des engrais et du gaz qui va augmenter au moment d’allumer nos chaudières cet automne, effet direct de la crise au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz. De l’autre, des manifestations du changement climatique toujours plus intenses. Nous venons de vivre l’été le plus chaud jamais observé par Météo France, qui a révélé nos vulnérabilités en série : effondrement des rendements agricoles, surmortalité importante pendant les canicules, sécheresse historique, incendies, etc.

Le réchauffement climatique se traduit ainsi désormais en problématiques concrètes dans le quotidien des Françaises et Français auxquelles tout prétendant à l’Elysée doit pouvoir répondre : comment indemniser les propriétaires de maisons endommagées par le retrait-gonflement des argiles ? Comment continuer à travailler et aller à l’école par temps de canicule ? Dans quels cas la climatisation est-elle une bonne option ? Quelles perspectives économiques donne-t-on aux jeunes agriculteurs et agricultrices qui s’installent sur des terres où les sécheresses deviennent monnaie courante ? Comment faire en sorte que nos logements deviennent moins énergivores ?

Pour chacune de ces questions – et bien d’autres – nous publierons des décryptages synthétiques, appuyés sur nos travaux passés et actuels. Ils sont conçus pour éclairer les candidats et leurs équipes, les observateurs, la presse et le grand public, et permettre à chacun de garder le cap dans des débats complexes et parfois houleux. I4CE rentre aujourd’hui en campagne, et il appartient à chacun de vous, nos lecteurs, d’y contribuer avec nous.

[Lire la newsletter](https://mailchi.mp/i4ce/i4ce-rentre-en-campagne)

Source : i4ce.org

4 sept. 2026Lucile Perronnelle

Que restera-t-il de l’été 2026 ?

L’été 2026 nous a offert un bel avertissement. On aurait aimé un avertissement sans frais. Ce ne sera pas le cas. Et au regard de la coquette somme que représente le coût des trois derniers mois, de l’ordre d’un dixième de point à un point de PIB selon les estimations, la facture sera présentée en plusieurs fois. D’abord le décompte des pertes directes de l’été ; puis les effets différés sur la santé, l’agriculture, les infrastructures, l’habitat, les chaînes de valeur industrielles, les inondations… 2026 n’est pas un accident, de tels épisodes climatiques mettant en exergue nos fragilités sont appelés à se répéter.

Ajoutons à cela la guerre au Moyen-Orient, avec ses impacts sur le prix des énergies fossiles dont nous dépendons encore très largement – là encore, 2026 n’est pas un accident, notre économie subit un choc pétrolier ou gazier en moyenne tous les 7 ans depuis 1973 ; et la difficulté compréhensible qu’à l’Europe à se sevrer du gaz fourni par notre principale menace militaire.

On a là, sur le papier, toutes les raisons d’espérer : tous les ingrédients semblent réunis pour une prise de conscience brutale, pour que tout décideur politique – ou aspirant – en France ou en Europe, de quelque bord politique que ce soit, se dise qu’il y a un sujet à traiter urgemment et dans la durée ; et cherche à y apporter des réponses certes cohérentes avec son logiciel politique, mais également et surtout avec la dure réalité, bien documentée notamment par les scientifiques qui alimentent les rapports du GIEC, pour ne mentionner que ceux-là.

Nous verrons rapidement si et comment cette nécessaire prise de conscience se matérialise. Au-delà des initiatives gouvernementales sur l’électrification, l’agriculture ou l’adaptation, l’agenda politique va fournir des opportunités clé pour que les décideurs puissent apporter des réponses structurelles à ces crises qui s’additionnent et finissent par coûter cher : la discussion budgétaire; la campagne présidentielle qui est déjà lancée ; le Congrès des maires à l’automne, premier Congrès du mandat. Et au niveau de l’Union européenne, les discussions autour du Cadre financier pluriannuel, qui doit permettre sur 2028-2034 de mobiliser les investissements publics et privés pour assurer la décarbonisation du continent, son électrification, sa réindustrialisation verte, l’adaptation au changement climatique. Autant de sujets que nous allons suivre, de processus pour lesquels nous aurons des propositions. Dès cette newsletter, sans attendre l’été prochain.

[Lire la newsletter](https://mailchi.mp/i4ce/que-restera-t-il-de-ete-2026-climat)

Source : i4ce.org

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