Partis & groupes · Think tank
Les Humanistes
Divers / indépendants
Ce qu'il faut retenir
L'essentiel sur Les Humanistes en un coup d'œil.
Positionnement politique
Lecture rapide de l'organisation.
Présentation
Origines, positionnement et grandes orientations.
Votre droit, votre choix, votre avenir !
Présentation
Les Humanistes portent le programme « Contre les tyrannies ordinaires — Pour une République libre, simple et juste » : rendre à chacun prise sur sa vie, et à la France prise sur son destin.
Le parti se définit comme un humanisme républicain de centre-gauche, social et productif, libéral sur les libertés et les institutions, souverainiste non nationaliste, attaché à l'autorité légitime, à la responsabilité, à l'égalité devant la règle et à l'efficacité de l'État.
Diagnostic
La tyrannie ordinaire n'a pas de tyran. Elle naît de règles empilées sans intention mauvaise, de pouvoirs sans contre-pouvoir, d'une administration qui demande aux citoyens de comprendre sa propre complexité pour obtenir un droit — et d'un pays qui ne produit plus ce dont il dépend, et laisse donc d'autres décider pour lui.
Trois mouvements, onze axes
Liberté et égalité — pouvoir choisir sa vie
- Le cœur du pouvoir contre la tyrannie — aucun pouvoir ne doit exister sans contre-pouvoir : Garde des Sceaux élu, justice indépendante, initiative citoyenne
- Construire un État simple — la complexité favorise les puissants ; la simplicité protège les citoyens : quinze ministères, dix-neuf objets fiscaux, dépense publique ramenée à 55 points de PIB en sept ans
- Servir le public — c'est l'État qui est au service du public, et non l'inverse : délais opposables, silence valant accord, une information déjà détenue ne se redemande pas
- L'élévation de tous par le savoir — primaire d'abord, examens nationaux terminaux, recherche portée à 3 % du PIB
Fraternité — ne pas affronter seul ce qui nous dépasse
- La santé — un système de santé se juge à ce qu'il fait de ceux qui ne savent pas s'y orienter : doublement immédiat des médecins formés, prévention, santé mentale
- Les dépenses de la vie — famille, logement, pouvoir d'achat, retraites fixées pour une génération, prestation sociale unique
- Écologie et territoires — l'écologie est la fraternité étendue au monde commun et aux générations futures : aider avant de restreindre, publier ce que l'on obtient
Souveraineté — pouvoir choisir notre destin collectif
- Performance économique et souveraineté — produire en France, vendre au monde, financer notre modèle social : programmes industriels longs, nucléaire, électricité jugée au prix payé par le client
- Sécurité — une peine certaine vaut mieux qu'une peine lourde : travail réparateur, élucidation, légalisation encadrée du cannabis
- Immigration — choisir qui entre, tenir les délais, exiger les principes, sur des actes et jamais sur une appartenance
- Défense et politique étrangère — la France décide seule, et elle protège qui veut être protégé : dissuasion, format des armées, soutien durable à l'Ukraine
Programme
550 mesures numérotées, présentées sur SensPo en 313 propositions : les mesures d'une même section qui relèvent d'un même instrument (dépense, recette ou règle) y sont regroupées, avec leur texte intégral et leur numéro d'origine.
Source
Programme « Contre les tyrannies ordinaires », version 0.5.1 du 3 septembre 2026.
Fiche établie à partir de ce seul document. Le statut juridique de l'organisation, ses dirigeants et sa date de création n'y sont pas précisés.
Propositions de programme
Les mesures portées par l'organisation. Leur analyse par SensPo est à venir.
Chiffrage du programme
Ce que le programme de l'organisation coûterait ou rapporterait aux finances publiques, mesure par mesure.
Estimations SensPo du programme publié par Les Humanistes, mesure par mesure. Ce ne sont pas des montants annoncés par l'organisation.
Coût net pour les finances publiques, par an
75,8 Md€
Une fois toutes les mesures durables en place · 313 mesures chiffrées sur 313 · 2 non chiffrables
En plus, une fois : investissements et dépenses exceptionnelles
287 Md€ au total
Réparti sur les années de réalisation, et non compté dans le montant annuel · 277 mesures concernées
D'où vient ce montant
- Dépenses nouvelles
- Recettes nouvelles
- Économies
- Coût net
Année par année, pendant le quinquennat
Effet net par an, de 2027 à 2032 : 2027 +6,7 Md€, 2028 +54,2 Md€, 2029 +82 Md€, 2030 +102,5 Md€, 2031 +111,5 Md€, 2032 +113,8 Md€.
Par thème
- Économie42 mesures · plus 44,7 Md€ ponctuels au total
- Social47 mesures · plus 42,4 Md€ ponctuels au total
- Écologie43 mesures · plus 81,1 Md€ ponctuels au total
- Territoires18 mesures · plus 14,3 Md€ ponctuels au total
- Démocratie et institutions55 mesures · plus 22,6 Md€ ponctuels au total
- Éducation26 mesures · plus 3,4 Md€ ponctuels au total
- Europe5 mesures · plus 63 M€ ponctuels au total
- Sécurité47 mesures · plus 16,1 Md€ ponctuels au total
- Autres28 mesures · plus 62,5 Md€ ponctuels au total
Qui paie, qui encaisse
- ÉtatDépenses 66,8 Md€ · recettes 11,3 Md€ · économies 16,9 Md€
- Sécurité socialeDépenses 72,5 Md€ · recettes 20,9 Md€ · économies 29 Md€
- Collectivités localesDépenses 19,3 Md€ · recettes 488 M€ · économies 4,6 Md€
- Union européenneDépenses 50 M€
- Hors administrations publiquesDépenses 320 M€ · économies 80 M€
Estimations SensPo, méthode « v5.8-chiffrage », révision 2, mises à jour le 28 septembre 2026. Chaque mesure est chiffrée à partir du texte publié par la formation, avec une fourchette et un niveau de confiance ; les montants annoncés par la formation sont signalés quand ils existent.
Effet sur la dette publique
Le chiffrage du programme appliqué à la trajectoire de la dette, avec des hypothèses réglables.
Ce que le programme de l'organisation ferait à la dette
Le coût net annuel du programme est retranché du solde public de chaque année, à partir de 2027. La dette ainsi créée paie des intérêts, qui creusent la dette à leur tour : c’est l’effet « boule de neige », et il est compris dans la courbe. Réglez les hypothèses pour voir ce qui tient à elles.
Pour situer : le traité européen fixe une valeur de référence de 60 % du PIB, très loin sous la trajectoire actuelle.
Hypothèses
Hausse du volume de la production, hors inflation, chaque année.
D’où vient la valeur par défaut (1,2 % par an) ?
Source : Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3 relatif au rapport d'avancement annuel 2026, 17 avril 2026, § 74 et tableau 11 : croissance potentielle estimée par le Gouvernement à 1,2 % par an (1,0 % en 2029) ; la prévision de croissance pour 2026 est de 0,9 %. consulter le document (nouvel onglet)
Hausse des prix de la production nationale (déflateur du PIB), qui gonfle le PIB en euros et allège d'autant le poids de la dette.
D’où vient la valeur par défaut (1,3 % par an) ?
Source : Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3, 17 avril 2026, § 37 : « La prévision de déflateur du PIB est révisée à la baisse à 1,3 % (contre 1,5 % au PLF 2026). Cette prévision est plausible ». consulter le document (nouvel onglet)
Taux auquel l'État emprunte à dix ans. Il ne pèse d'abord que sur la dette renouvelée, puis gagne peu à peu toute la dette.
D’où vient la valeur par défaut (3,8 %) ?
Source : Sénat, rapport général n° 139 (2025-2026), Engagements financiers de l'État : hypothèse du projet de loi de finances pour 2026, « les taux à 10 ans continueraient à croître, pour s'élever à 3,7 % fin 2025 et à 3,8 % fin 2026 ». consulter le document (nouvel onglet)
Solde des comptes publics avant intérêts, en part du PIB. Négatif, l'État emprunte aussi pour ses dépenses courantes ; positif, il dégage de quoi payer une partie des intérêts. Par défaut, le niveau de 2025 : aucun effort.
D’où vient la valeur par défaut (−2,9 % du PIB) ?
Source : Niveau de 2025 : déficit public de 152,5 Md€ moins 64,7 Md€ d'intérêts, soit −2,94 % du PIB (INSEE, Informations rapides n° 78, 27 mars 2026 ; Insee Première n° 2105, 29 mai 2026) [calcul], arrondi à −2,9 %. consulter le document (nouvel onglet)
Année où le solde primaire visé est atteint ; il y va en ligne droite depuis 2025, puis y reste.
D’où vient la valeur par défaut (2029) ?
Source : Échéance du retour du déficit public sous 3 % du PIB fixée dans la procédure pour déficit excessif : « faire revenir sous 3 points de PIB le déficit d'ici 2029 » (Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3, 17 avril 2026, synthèse). consulter le document (nouvel onglet)
Dette publique, en % du PIB
- Sans le programme
- Avec le programme de l'organisation
- Fourchette du chiffrage
Intérêts payés dans l’année, en milliards d’euros
- Sans le programme
- Avec le programme de l'organisation
| Année | Dette sans (% PIB) | Dette avec (% PIB) | Fourchette (% PIB) | Intérêts sans (Md€) | Intérêts avec (Md€) |
|---|---|---|---|---|---|
| 2025 (constaté) | 115,7 % | 115,7 % | — | — | — |
| 2026 | 118,2 % | 118,2 % | 118,2 % à 118,2 % | 73 Md€ | 73 Md€ |
| 2027 | 120,9 % | 121,1 % | 121,0 % à 121,3 % | 83 Md€ | 83 Md€ |
| 2028 | 123,7 % | 125,6 % | 124,7 % à 127,2 % | 94 Md€ | 94 Md€ |
| 2029 | 126,7 % | 131,1 % | 128,3 % à 135,8 % | 104 Md€ | 106 Md€ |
| 2030 | 129,9 % | 137,3 % | 131,7 % à 146,6 % | 115 Md€ | 119 Md€ |
| 2031 | 133,2 % | 143,9 % | 134,8 % à 158,7 % | 126 Md€ | 133 Md€ |
| 2032 | 136,7 % | 150,6 % | 137,7 % à 171,3 % | 137 Md€ | 148 Md€ |
| 2033 | 140,3 % | 156,4 % | 139,4 % à 183,4 % | 149 Md€ | 164 Md€ |
| 2034 | 144,1 % | 162,3 % | 141,2 % à 195,5 % | 161 Md€ | 179 Md€ |
| 2035 | 148,0 % | 168,2 % | 143,2 % à 207,7 % | 173 Md€ | 195 Md€ |
Ce simulateur applique une formule comptable, sans modèle économique : un effort budgétaire n'y ralentit pas la croissance, et une dette plus lourde n'y fait pas monter les taux. Les curseurs sont constants sur toute la période.
Le taux apparent de départ et le solde primaire de 2025 sont calculés à partir des comptes de l'INSEE ; la formule reproduit la dette de fin 2025 à 0,15 point près, l'écart tenant aux opérations qui touchent la dette sans passer par le déficit.
Deux hypothèses s’ajoutent ici : le chiffrage du programme est pris tel qu’il est publié sur cette page, et au-delà de 2032 le programme est supposé appliqué en entier, ses dépenses exceptionnelles étant passées.