Alexandre Montay
Délégué Général
Partis & groupes · Association
METI · Divers / indépendants
Origines, positionnement et grandes orientations.
Le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) est fondé en 1995 par Yvon Gattaz, ancien président du CNPF, sous le nom d'ASMEP (Association des moyennes entreprises patrimoniales). Son premier combat est celui de la transmission des entreprises familiales, mise à mal par la fiscalité des années 1982-1983.
L'association porte ensuite la reconnaissance d'une catégorie d'entreprises alors invisible dans les statistiques, entre PME et grands groupes. La loi de modernisation de l'économie (LME) de 2008 crée la catégorie des entreprises de taille intermédiaire (ETI), de 250 à 4 999 salariés, une création annoncée par le président de la République lors de la conférence annuelle de l'ASMEP. L'association devient ASMEP-ETI en 2009, puis METI en 2015, pour ses vingt ans.
Le METI se donne trois objectifs, dans ses propres termes :
Son ambition affichée : « placer les ETI, entreprises de long terme et champions de l'économie des territoires, au cœur de la stratégie économique du pays ».
Le METI souligne depuis 2008 le « déficit français d'ETI par comparaison avec nos principaux voisins européens », qu'il présente comme « la principale anomalie de notre tissu économique ».
Le METI est un représentant d'intérêts inscrit au répertoire de la HATVP (dépenses déclarées entre 75 000 et 100 000 € en 2023). Il intervient par des propositions (taxes de production, simplification, « 15 propositions pour dynamiser l'économie européenne » avec CroissancePlus, plan « Travailler et produire en France » après la crise sanitaire, dix propositions pour la présidentielle de 2017), des auditions parlementaires, des communiqués en réaction aux annonces gouvernementales (budget, coût du travail, aides aux entreprises, directive européenne sur la transparence salariale, portée avec les fédérations du Mittelstand européen), des tribunes et des prises de parole dans les médias.
Il produit aussi des études et observatoires (Observatoire ETI des Énergies), noue des partenariats (Admical pour l'engagement local des entreprises, Plateforme nationale du doctorat pour les liens avec la recherche) et organise ou soutient des événements, dont l'European ETI Summit.
Depuis octobre 2017, le METI est co-présidé par Frédéric Coirier (Poujoulat) et Philippe d'Ornano (Sisley). Le délégué général est Alexandre Montay. Six vice-présidents (Pierre-Olivier Brial, Georges Gaspard, Charles Robinet-Duffo, Olivier Schiller, Jean-Thomas Schmitt et Arnaud Vaissié) et deux trésoriers, Georges Gaspard et Sylvie Grandjean, complètent la direction. Le siège est à Paris (16e).
Sources : m-eti.fr (Le METI, À propos des ETI, Propositions, Actualités), Wikipédia, répertoire des représentants d'intérêts de la HATVP. Chiffres tels que publiés par l'association.
L'essentiel sur METI en un coup d'œil.
Lecture rapide de l'organisation.
Les personnes qui composent METI, vérifiées par SensPo.
Délégué Général
Vice-Président du METI
Vice-Président du METI
Co-Président
Vice-Président
Vice-Président du METI
Membre du Bureau
Membre du Bureau
Vice-Président du METI
Co-Président
Vice-Président du METI
Vice-Présidente et Trésorière du METI
Directeur Général TETHYS INVEST
Dirigeant du Groupe Artus
Vice-Président GROUPE SAVENCIA
Président Directeur Général INTERNATIONAL SOS
Président Directeur Général de Fermob
Président du groupe BEG
Présidente Directrice Générale de la belle-iloise
Directrice générale déléguée du Groupe Actia
Présidente de La Manufacture de l'Ephémère
Président Directeur Général HENNER
Directrice générale du groupe Thuasne
Président Directeur Général THUASNE
président du groupe Rabot Dutilleul
Président Directeur Général de CETIH
Board Member Albéa et Manutan
Co-Président du METI
Directeur Général du Groupe E'nergys
Co-Présidente du Groupe Aramine
Président Directeur Général LYRECO
Présidente Directrice Générale de UPSA
Président du Conseil de Surveillance GROUPE FRENEHARD et MICHAUX
Directeur Général GROUPE HEPPNER
Directrice générale du Groupe Lemoine
Président du Conseil de Surveillance DAROME
Président de Ceva Santé Animale
Administrateur ECT
Président SEPTODONT
Co-Président du METI
Président SIMONE PERELE
Directeur Général MANUTAN
Fondateur et Président de Meritis
Déléguée Générale
Directrice générale REDEX
Directrice Générale du Groupe Cheval
Président du Groupe Roger Martin
Les mesures portées par l'organisation. Leur analyse par SensPo est à venir.
Actualités, communiqués et annonces publiés par METI sur son site officiel m-eti.fr.
Paris, le 30 septembre 2026
Le PIB français a reculé de 0,1 % au troisième trimestre. Pour le ministre de l’Économie, Roland LESCURE, il faut que la croissance redémarre. Cela implique que les conditions de la croissance soient réunies. Or, les deux enquêtes du METI, publiées à l’amorce du débat budgétaire, démontrent qu’elles ne le sont plus : les ETI restent combatives, mais leurs projets se rétractent et se détournent de la France. Deux ETI sur trois se déclarent inquiètes pour les six prochains mois. Et plus d’une ETI sur deux n’exclut plus de délocaliser ses actifs, voire son centre de décision, vers un pays qui ne fait pas peser une épée de Damoclès au-dessus des entreprises et des entrepreneurs. La teneur du débat budgétaire, et même du débat tout court, risque de finir par avoir raison de l’enracinement de ces entreprises en majorité familiales. À la clé : moins d’emplois et d’investissements, plus de dépenses sociales et moins de recettes fiscales, moins de prospérité. Il n’est pas trop tard pour changer de cap. Les ETI seront au rendez-vous de mesures pro-compétitivité.
Les signaux faibles des ETI sont devenus des signaux forts
Depuis deux ans, les enquêtes trimestrielles du METI décrivent une situation qui se dégrade continûment. À l’issue du 3e trimestre de l’année, la tendance se confirme : hors méga-annonces, les ETI n’ont créé qu’environ 1 000 emplois nets sur les trois premiers trimestres 2026, contre 3 200 en 2025 et 6 400 en 2024. L’emploi industriel est dans le rouge pour le troisième trimestre consécutif (- 288 au premier trimestre, - 370 au deuxième, - 27 au troisième). L’investissement tombe à 2,2 Md€ au troisième trimestre, son plus bas niveau depuis deux ans, 47 % sous la moyenne trimestrielle des trois dernières années. Et il se détourne de la France : seuls 16,4 % des dirigeants maintiennent tous leurs investissements prévus en France (38,8 % en juin), quand 37,7 % en ont déjà arrêté, suspendu ou réorienté.
Les signaux faibles des ETI sont devenus des signaux forts dans les indicateurs macroéconomiques du pays : une croissance de + 0,5 % en 2026 et de + 1,0 % attendue en 2027 ; un chômage à 8,3 % au deuxième trimestre, au plus haut depuis 2020 (6,3 % en zone euro) ; près de 70 000 défaillances sur douze mois, un record depuis le début des années 1990 ; 179 fermetures de sites industriels pour 116 ouvertures en 2025, un solde inédit depuis 2013.
Une combativité réelle, mais malmenée
Les ETI ne baissent pas les bras. Le chiffre d’affaires se redresse pour 48,4 % d’entre elles au deuxième trimestre (32 % au premier) et près des deux tiers engagent un projet de croissance organique en 2026. Mais les ambitions se réduisent : 27 % seulement y consacrent au moins 5 M€ (52 % en juin) et 39 % envisagent une croissance externe (45 % en juin). Et les difficultés financières montent : une ETI sur trois rencontre ou risque de rencontrer des difficultés de remboursement, plus de quatre sur dix jugent leurs ratios bancaires difficiles à tenir, et la rentabilité est stable ou en baisse pour près de 76 % d’entre elles.
Face au projet de budget, l’inquiétude atteint son apogée
Dans la copie du Gouvernement, les prélèvements obligatoires atteindraient 44,2 % du PIB en 2027 (43,6 % en 2025) : le boulet aux pieds des entreprises françaises s’alourdit encore, sur trois fronts.
Dans ce contexte, 66 % des ETI se déclarent inquiètes pour les six prochains mois, soit 18 points de plus qu’en juin. Sur le coût du travail, 71 % jugent la hausse annoncée significative ou lourde : 69 % limiteraient les augmentations de salaire, 55 % réduiraient leurs investissements ou leurs dépenses, 53 % réduiraient ou gèleraient leurs embauches et plus d’une sur quatre supprimerait des emplois. L’intégration de l’épargne salariale dans le calcul des allègements conduirait une ETI sur deux à réduire (28 %) ou supprimer (22 %) ses dispositifs de partage de la valeur.
Plus grave encore, plus d’une ETI sur deux n’exclut plus de délocaliser ses actifs, et une sur cinq s’est déjà renseignée ou a engagé une procédure.
Un scénario perdant-perdant-perdant
Pour des entreprises qui travaillent, produisent et investissent en France souvent depuis plusieurs générations, guidées par la pérennité et un développement patient, le phénomène est inédit. L’immense majorité des dirigeants ne s’était jamais posé la question de partir ; c’est désormais leur responsabilité que de se la poser. Nombre d’entre eux réduisent d’ores et déjà la voilure sur le sol français.
Si les ETI rendent les armes, ce sont les Français et l’État qui en feront les frais, comme par le passé. Car sacrifier le produire et le travailler en France, ça veut dire concrètement : moins d’emplois et de pouvoir d’achat, moins de rentrées fiscales et sociales, plus de dépenses sociales ; en fin de compte, moins de prospérité. Les ETI sont sur la corde raide, mais elles sont encore sur la corde. Le METI appelle le Gouvernement et les parlementaires à entendre ce cri d’alerte et à changer de braquet. Le cap est connu : combler l’écart de compétitivité entre le site France et la moyenne européenne. Ensemble, écrivons un scénario gagnant-gagnant-gagnant.
Accédez à notre communiqué de presse
Accédez au Baromètre Palatine-METI du financement des ETI #21
Source : m-eti.fr
Paris, le 23 octobre 2026
« Le capital est moins taxé que le travail », « les plus riches échappent à l'impôt » : le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) dévoile l'étude réalisée par Asterès qui coupe court à ces idées reçues. Sur la base des comptes de 1 676 ETI, elle établit que l'investisseur supporte 68 % de prélèvements sur les revenus qu'il tire de son entreprise, plus de deux fois les 31,4 % de la flat tax.
Contrairement au salarié, l'investisseur peut tout perdre : il crée emplois et activité mais risque sa mise à chaque échec (70 000 faillites d'entreprises par an), et les cotisations qu'il supporte ne le protègent pas personnellement. Au-delà de la flat tax, l'investisseur d'une ETI supporte une fiscalité bien supérieure à la moyenne européenne. Ce décrochage fait obstacle à l'innovation de rupture et freine l'investissement dans les transformations indispensables : intelligence artificielle, cybersécurité, décarbonation, adaptation au changement climatique et repositionnement dans les chaînes de valeur critiques mondiales.
Les principales conclusions
« Aujourd'hui, la prise de risque est ce que la France taxe le plus fortement : un paradoxe mortifère ! Réaligner la fiscalité de l'investisseur sur la moyenne européenne est la seule voie pour retrouver les moyens de notre prospérité », déclarent Frédéric COIRIER et Philippe d'ORNANO, co-présidents du METI.
Source : m-eti.fr
Le 13 octobre, les ETI étaient à l’honneur pour la 9ᵉ édition des Grands Prix BFM Business des ETI, co-organisés par la Banque Palatine et BFM Business. Un rendez-vous incontournable que le METI accompagne, année après année, en tant que partenaire institutionnel.
Olivier Schiller, Président de Septodont et Vice-président du METI, représentait le METI lors de cette 9ᵉ édition et a remis le Prix Innovation. Il a rappelé une conviction forte : « Le vrai défi de l'innovation, c’est l’industrialisation : bien souvent, la recherche se fait chez nous, mais la fabrication part dans des pays où les coûts de production sont moins élevés [...]. Il faut vraiment continuer une politique de réalignement compétitif pour que les innovations françaises soient aussi fabriquées en France. »
Les cinq ETI lauréates des Grands Prix des ETI 2026 sont :
Autant de preuves que les ETI sont un moteur de l’économie française, entre ancrage territorial, audace entrepreneuriale et rayonnement international : un actif stratégique qu'il est crucial de préserver.
Retrouvez l'intégralité de la cérémonie en replay
Publiée par BFM Business le 13 octobre 2026
Source : m-eti.fr
Paris, le 2 octobre 2026
Présenté ce jour en Conseil des ministres, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 crée une nouvelle taxe ciblant les dispositifs médicaux remboursés par l’Assurance maladie. Selon les premières estimations des acteurs représentatifs du secteur, son rendement pourrait dépasser les 150 millions d’euros par an. Cette nouvelle taxe viendrait s’ajouter à des dispositifs de régulation déjà existants : les plans annuels de baisses de prix (200 millions) et la clause de sauvegarde dont le montant n’est pas encore connu. Avec cette taxe supplémentaire le gouvernement de Sébastien Lecornu touche au cœur un secteur composé à 95 % de PME et qui compte 410 sites de production en France. Alors qu’ils mettent sur la table depuis plusieurs mois des propositions d’économies chiffrées à 200 M€ par la maitrise médicalisée, le Snitem, MedTech in France et le METI s’opposent avec fermeté et détermination à un nouvel impôt dévastateur pour notre industrie du dispositif médical.
Une taxe qui s’ajoute à toutes les autres, sans plafond
Le texte crée une taxe annuelle de 3,6 %, calculée sur 70 % des montants remboursés par l’Assurance maladie pour les dispositifs médicaux concernés de chaque entreprise. Elle viserait la quasi-totalité des dispositifs médicaux remboursés, en ville comme à l’hôpital : implants, prothèses, pansements, fauteuils roulants… Ceux fournis avec une prestation de service ou de location en seraient exclus. Elle s’appliquerait aussi aux solutions de télésurveillance, qui permettent de suivre des patients à distance, et aux innovations, notamment numériques, bénéficiant d’un remboursement anticipé ou transitoire. Selon les premières estimations du Snitem, elle pourrait représenter plus de 150 millions d’euros par an.
Cette taxe ne remplace rien. Elle s’ajoute à la clause de sauvegarde, déclenchée pour la première fois cette année et maintenue, ainsi qu’aux remises et aux baisses de prix négociées avec les pouvoirs publics, sans aucun plafond global.
Calculée sur les remboursements de l’Assurance maladie, la taxe ne tient compte ni de la valeur réellement perçue par l’industriel, ces montants intégrant notamment des marges de distribution, ni de sa rentabilité. Deux entreprises réalisant le même chiffre d’affaires pourront ainsi payer des montants différents, selon le niveau de remboursement de leurs produits. Pour une filière de 1 500 entreprises, 410 sites de production, plus de 90 000 emplois directs et 95 % de PME, aux capacités d’autofinancement limitées, chaque euro prélevé est un euro qui n’est pas investi dans la recherche, l’outil de production ou le recrutement.
« On ne redresse pas durablement les comptes d’un pays en cassant son moteur économique. Cette taxe lance un défi fratricide à la propre politique de souveraineté du gouvernement ! L’effet immédiat de cette mesure sera un appauvrissement des gammes de produits pour les patients. C’est un gâchis organisé ! »
Laurence Comte-Arassus, Présidente du Snitem
Ni visibilité, ni attractivité : un risque de délocalisation
Présentée comme « plus lisible et plus prévisible », la taxe n’offre en réalité aucune visibilité. Son taux n’est fixé que pour 2027 et pourra être modifié chaque année. Son montant variera en outre automatiquement avec la répartition des remboursements entre Assurance maladie et complémentaires santé, sans changement de prix, de volume ou de chiffre d’affaires. Les entreprises ne disposent donc d’aucune trajectoire pluriannuelle pour anticiper la charge. Dans un marché européen où elles arbitrent entre pays pour localiser leurs investissements, leurs lancements de produits et leurs capacités de production, ce prélèvement propre à la France dégrade l’attractivité du territoire. Le risque est celui d’investissements reportés, de productions transférées à l’étranger et de références retirées du marché français. Les PME, dont l’activité dépend avant tout du marché national, sont en première ligne. En taxant jusqu’aux innovations bénéficiant d’un accès anticipé au remboursement, la mesure pénaliserait enfin précisément celles que les pouvoirs publics ont voulu accélérer.
« Nous regrettons cette proposition de taxe dont le montant représentera trois fois l’impôt sur les sociétés pour une PME, ce qui menace directement son existence. Il s’agit pourtant d’une entreprise qui pourrait innover, investir, produire en France, et contribuer directement à l’efficacité du système de soin français »
Guirec Le Lous, Président du Groupe Urgo et Président de MedTech in France
Une nouvelle taxe frappant des acteurs qui contribuent à la maîtrise des dépenses de santé
Le secteur du dispositif médical regroupe des entreprises engagées dans le développement de produits et technologies qui sont les prolongements des mains des professionnels de santé, en ville et à l’hôpital. Les dispositifs médicaux sont utilisés quotidiennement pour la prévention, le diagnostic ou le traitement de pathologies chroniques ou d’accidents de la vie. Ils permettent de soigner plus vite et mieux, réduire le temps d’hospitalisation et d’assurer une meilleure coordination entre l’hôpital et la ville. À ce titre, les dispositifs médicaux contribuent activement à la maîtrise de l’augmentation des dépenses de santé liée à des tendances de fonds : vieillissement de la population, augmentation du nombre de maladies chroniques, pénuries de soignants.
Une nouvelle taxe sur le chiffre d’affaires réalisé en France par les entreprises du secteur viendrait fragiliser un levier majeur d’efficience du secteur, permettant une juste sollicitation du système de santé et une meilleure maîtrise des dépenses du secteur.
« Pour une ETI, cette nouvelle taxe de production représente les emplois et la masse salariale d’une usine. Une usine qui au mieux ne sera jamais ouverte au pire sera contrainte de fermer. »
Delphine Hanton, CEO de Thuasne et Administratrice du METI
Des alternatives plus efficaces qu’un nouvel impôt
Le secteur ne conteste pas la nécessité de contribuer à la soutenabilité des comptes sociaux. Il y contribue activement et de plus en plus depuis de nombreuses années. Mais il propose d’y parvenir par des mesures qui génèrent des économies durables et donnent aux entreprises la visibilité dont elles ont besoin pour investir. Il a ainsi proposé 200 millions d’euros d’économies par des mesures de maîtrise médicalisée, chiffrées et publiées dans le rapport du HCAAM de juillet 2025, soit un rendement supérieur à celui attendu de la taxe.
Le Snitem, Medtech in France et le METI demandent au Gouvernement de renoncer à cette taxe. Nos organisations se tiennent à sa disposition ainsi qu’à celle des parlementaires pour construire, dans la concertation, un cadre conciliant soutenabilité des comptes sociaux, accès des patients à l’innovation et maintien d’une capacité industrielle forte en France.
Source : m-eti.fr
Paris, le 28 septembre 2026
Après le gel, un nouveau rabot. Le Gouvernement envisagerait, dans le projet de budget qui sera présenté jeudi, de réduire à nouveau les allègements de cotisations sociales de 3 à 3,5 Mds € en 2027, en reconduisant leur gel et en élargissant leur assiette de calcul, notamment à l’épargne salariale. Un énième coup porté au travail dont le coût compte déjà parmi les plus élevés de l’Union européenne. En contradiction avec les engagements pris par le Premier ministre et au pire moment : chômage au plus haut depuis 2020, emploi des ETI qui décroche, défaillances record. Pour les ETI, la facture de la cascade engagée depuis 2025 dépasserait 2 Mds € par an en 2027, d’après nos estimations. Le travail en France ne peut pas être une nouvelle fois la variable d’ajustement du budget.
Allègements : rabotés, gelés, et bientôt rabotés à nouveau ?
Les allègements généraux ne sont pas une niche : leur suppression détruirait entre 1,3 et 1,9 million d’emplois, selon la Direction générale du Trésor. Ils ont pourtant été rognés à chaque budget. En 2025, un rabot de 1,6 Md €, dont plus de 500 M € pour les seules ETI, puis une réforme du barème qui renchérit de 3 à 4 points la zone 1,3-2,5 SMIC, où se concentrent pour partie les salaires industriels. En 2026, un gel, malgré un SMIC relevé de 3,6 % en six mois. En 2027, la double peine : la reconduction du gel, alors qu’une nouvelle hausse du SMIC est attendue en janvier, et l’élargissement de leur assiette. Pour une ETI industrielle type de 660 salariés, le surcoût atteindrait 600 000 à 650 000 € par an avec l’ensemble des mesures annoncées.
Épargne salariale : chassée par la porte, elle revient par la fenêtre
Le 8 septembre, le Premier ministre assurait qu’il n’avait jamais été question de toucher à l’épargne salariale. Trois semaines plus tard, l’intégrer au calcul des allègements figure parmi les pistes du rabot. Le canal change, l’effet demeure : chaque euro d’intéressement ou de participation versé se paierait en renchérissement de la masse salariale. Ce serait pénaliser précisément les entreprises qui partagent la valeur, l’industrie et les ETI en tête. Et amputer des compléments de revenus (près de 30 Md€ par an) qui aident des millions de Français à se loger ou à financer les études de leurs enfants. Un contresens, au moment même où il est question de faciliter le déblocage de cette épargne pour soutenir le pouvoir d’achat.
Jeunes, pouvoir d’achat, industrie : toujours les mêmes cibles
Ce rabot s’ajoute à une cascade engagée depuis 2025 : aide à l’apprentissage divisée par trois à huit selon le niveau, près de 500 M € de charges AT-MP transférées aux employeurs dès le 1er novembre, quatrième tour de vis en quatre ans sur les indemnités de rupture. Toutes ces mesures frappent les mêmes cibles. Les jeunes d’abord : les entrées en apprentissage reculent pour la première fois depuis onze ans, plus de 7 ETI sur 10 ont réduit leurs recrutements d’apprentis, et le chômage des moins de 25 ans dépasse 20 %, contre 15 % dans l’UE et 7 % en Allemagne. Le pouvoir d’achat ensuite : 54 % des ETI indiquent que la hausse du coût du travail pèsera sur leurs décisions d’emploi ou de rémunération. Des NAO sous contrainte, c’est du salaire en moins. L’industrie enfin, et plus largement les entreprises exposées à la concurrence internationale, qui voient leur compétitivité se dégrader davantage alors même que le coût du travail, notamment celui du travail qualifié, est déjà très supérieur à la moyenne européenne.
Au pire moment
Le chômage atteint 8,3 % au deuxième trimestre, son plus haut niveau depuis 2020, quand la zone euro est à 6,3 %. L’emploi salarié a reculé de 48 400 postes en 2025, puis de 22 800 au premier semestre 2026. Côté ETI, le solde net d’emplois créés est tombé à + 1 189 au deuxième trimestre, et une ETI sur trois a arrêté, suspendu ou réorienté un projet en France. Les seules mesures nouvelles pour 2027 représenteraient pour les ETI plus de 1,2 Md € par an selon nos estimations, soit l’équivalent du coût employeur de quelque 15 000 emplois qualifiés. Chaque euro prélevé de plus alimentera l’arbitrage contre l’emploi.
À quelques jours de la présentation du budget, le Gouvernement doit prendre la mesure de l’impact extrêmement délétère qu’aurait, dans le contexte actuel, toute nouvelle hausse du coût du travail. Pour le METI, ce serait franchir une ligne rouge. Nous appelons à écarter toute nouvelle réduction des allègements généraux et à sanctuariser le régime du partage de la valeur, conformément à l’engagement du Premier ministre. Quand une ETI renonce à embaucher, c’est une perspective qui s’assombrit, un territoire qui s’affaiblit. Nos entreprises ne peuvent plus absorber de charges supplémentaires. N’obérons pas l’avenir des jeunes, de l’industrie, des territoires. Cessons d’alourdir le coût du travailler, produire et s’engager en France !
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Source : m-eti.fr
Bruxelles, le 24 septembre 2026
Neuf organisations patronales européennes, réunies au sein de European Entrepreneurs CEA-PME, ont lancé début septembre un appel pressant pour un « Brussels Accelerator Act ». Le texte, adressé à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et au Conseil Compétitivité de l'UE réuni le 24 septembre 2026, a été signé entre le 9 et le 11 septembre à Berlin, Rome, Paris, Vienne, Katowice, Prague, Saint-Sébastien, Lisbonne et Bucarest.
L'emploi manufacturier dans la zone euro a reculé pendant 38 mois consécutifs, une chute qui ne s'est stabilisée qu'en août 2026, tandis que la production industrielle stagne depuis trois ans. L'industrie ne pèse plus que 14,3 % du PIB européen, loin de l'objectif de 20 % fixé par la Commission pour 2035. Les entreprises énergo-intensives paieraient l'électricité plus de deux fois plus cher qu'aux États-Unis et environ 50 % de plus qu'en Chine, tandis que le déficit commercial de l'UE avec Pékin aurait atteint 197 milliards d'euros au premier semestre 2026. En France, la création nette d'emplois par les ETI se serait effondrée de 66 % au deuxième trimestre, avec 21 rachats d'ETI françaises sur la période, dont plus de la moitié par des acquéreurs étrangers.
Pour les signataires, les 35 millions d'entreprises du Mittelstand européen, qui assurent trois emplois sur quatre sur le continent, ne pourront pas continuer à jouer ce rôle de stabilisateur sans un changement de cap rapide.
En appui à leurs 15 propositions détaillées (innovation, technologie, investissement, productivité), trois priorités immédiates sont formulées :
1. Simplification immédiate : gel de toute nouvelle législation génératrice de coûts nets jusqu'en 2030, suspension des textes contradictoires (PPWR), et application réelle du « one in, two out » — deux fois plus de normes supprimées que créées depuis 2024.
2. Baisse urgente des coûts énergétiques : retour à un ETS réellement fondé sur le marché, le prix actuel du CO2 (80-90 €/tonne) étant assimilé à une véritable taxe carbone déguisée.
3. Concurrence loyale à l'international : réciprocité commerciale avec la Chine via tarifs douaniers et extension du CBAM aux produits transformés, et protection du Mittelstand européen contre les rachats hostiles par des acquéreurs non-européens.
Le discours sur l'état de l'Union de Mme von der Leyen, le Conseil Compétitivité du 24 septembre et le Conseil européen de fin d'année sont présentés comme les échéances naturelles pour transformer l'agenda de compétitivité en actes avant la fin 2026. Il ne s'agit plus, selon les signataires, d'un énième texte de bonnes intentions, mais d'un véritable changement de rythme.
L'appel est porté par Christoph Ahlhaus (Der Mittelstand. BVMW, Allemagne, président de CEA-PME), Jorge Portugal (COTEC Portugal, co-président), Cristian Camisa (CONFAPI, Italie, vice-président), Frédéric Coirier (METI, France), Peter Lieber (ÖGV, Autriche), Tomasz Zjawiony (CCI Katowice, Pologne, vice-président), Josef Jaroš (AMSP ČR, République tchèque), Isabel Busto (ADEGI, Espagne) et Ioan Lucian (UNPR, Roumanie).
Source : m-eti.fr