Ce qu'il faut retenir
- Conseiller municipal · Conseil municipal, Les Bizots.
- Rattaché au parti Mouvement démocrate.
- Conseiller municipal de Les Bizots depuis le 18 mai 2020.
- Commune de rattachement : Les Bizots, département Saône-Et-Loire.
- Fiche de la commune : Les Bizots.
Biographie
Alain Bertrand, né le 23 février 1951 à Saint-Juéry, dans le Tarn, et mort le 3 mars 2020 à Mende, en Lozère, est un haut fonctionnaire et homme politique français, sénateur socialiste puis apparenté La République en Marche de la Lozère. Inspecteur des domaines de profession, il consacre l'essentiel de sa carrière politique à son département d'adoption, la Lozère, dont il devient l'une des figures les plus marquantes de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle.
Une carrière locale bâtie en Lozère
Fonctionnaire du Trésor, Alain Bertrand s'implante en Lozère où il entame une carrière d'élu local dès la fin des années 1990. Il siège au conseil régional du Languedoc-Roussillon de 1998 à 2011, sous la présidence de Georges Frêche, dont il devient l'un des vice-présidents à partir du 28 mars 2004, poste qu'il occupe jusqu'au 1er octobre 2011. Il y préside notamment la commission Montagne-Élevage-Chasse-Pêche entre 2004 et 2011, et dirige dans la même période la société Sud de France Export, chargée de la promotion des exportations régionales.
Conseiller municipal de Mende à partir de 2001, il est élu maire de la préfecture de la Lozère le 21 mars 2008, en obtenant 51,53% des suffrages face au député sortant UMP Francis Saint-Léger. Cette victoire fait basculer à gauche une ville tenue par la droite depuis la Libération. Réélu en 2014, il démissionne de ses fonctions de maire en avril 2016, après son élection au Sénat, et devient alors cinquième adjoint au maire de Mende ; Laurent Suau lui succède à la mairie. Il préside par ailleurs la communauté de communes Cœur de Lozère et la fédération départementale de la pêche.
L'entrée au Sénat
Alain Bertrand se présente aux élections sénatoriales de Lozère et est élu une première fois le 25 septembre 2011, avec 173 voix contre 169 à son adversaire (50,58%). Cette élection, la plus serrée du scrutin, est annulée par le Conseil constitutionnel le 22 décembre 2011 pour irrégularités. Il se représente lors de l'élection partielle organisée en conséquence et est réélu le 18 mars 2012, dès le premier tour, avec 59,17% des suffrages. Il est réélu une nouvelle fois le 24 septembre 2017 et siège au Sénat jusqu'à sa mort, survenue en fonction le 3 mars 2020 ; sa suppléante, Guylène Pantel, lui succède.
Cette élection de 2011 fait de lui le premier sénateur de gauche représentant la Lozère depuis Pierre de Chambrun en 1942, dans un département alors considéré comme l'un des bastions les plus solides de la droite rurale française.
Au Palais du Luxembourg, il siège au groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE), dont la sensibilité est celle de la gauche radicale. Il occupe les fonctions de vice-président de la commission des affaires économiques de 2011 à 2020, de vice-président de la commission des affaires européennes de 2011 à 2014, et de vice-président d'une commission d'enquête sénatoriale sur le chômage en 2016.
Le théoricien de l'hyper-ruralité
Alain Bertrand se fait connaître au niveau national comme l'un des principaux artisans du concept d'« hyper-ruralité », désignant les territoires ruraux les plus isolés, les moins denses et les plus éloignés des services publics et des grandes infrastructures, pour lesquels il plaide en faveur de politiques publiques spécifiques et différenciées de celles conçues pour la ruralité périurbaine. En juillet 2014, il remet à Sylvia Pinel, alors ministre du Logement et de l'Égalité des territoires, un rapport intitulé « Un pacte national en 6 mesures et 4 recommandations pour restaurer l'égalité républicaine », consacré à ces territoires hyper-ruraux.
Positionnement politique
Membre du Parti socialiste, Alain Bertrand en est exclu par la première secrétaire Martine Aubry après avoir apporté son soutien à Georges Frêche, alors exclu du parti, lors des élections régionales de 2010 en Languedoc-Roussillon. Il est réintégré au PS en 2013. Il siège néanmoins au Sénat au sein du groupe RDSE plutôt que dans le groupe socialiste. Lors de la primaire citoyenne de 2017, il apporte son soutien à Manuel Valls, avant de parrainer Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle de la même année et de se rapprocher ensuite de La République en Marche.
Chronologie
- 1951 - Naissance le 23 février à Saint-Juéry, dans le Tarn
- 1998 - Élu conseiller régional du Languedoc-Roussillon
- 2001 - Élu conseiller municipal de Mende
- 2004 - Vice-président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, sous la présidence de Georges Frêche
- 2008 - Élu maire de Mende, le 21 mars, face au député sortant Francis Saint-Léger
- 2010 - Exclu du Parti socialiste après son soutien à Georges Frêche aux élections régionales
- 2011 - Élu sénateur de la Lozère le 25 septembre ; élection annulée par le Conseil constitutionnel le 22 décembre ; fin de son mandat de vice-président régional
- 2012 - Réélu sénateur de la Lozère le 18 mars, à l'issue de l'élection partielle
- 2013 - Réintégré au Parti socialiste
- 2014 - Réélu maire de Mende ; remise à Sylvia Pinel du rapport sur l'hyper-ruralité
- 2016 - Démission de ses fonctions de maire de Mende, en avril, après son élection au Sénat
- 2017 - Réélu sénateur de la Lozère le 24 septembre ; soutien à Manuel Valls puis parrainage d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle
- 2020 - Mort en fonction, le 3 mars, à Mende