Portrait de André Chassaigne

ASSEMBLÉE NATIONALE

André Chassaigne

Député· 5ᵉ circ. · Puy-de-Dôme

Né(e) le 2 juillet 1950 (76 ans)Groupe GDR - NUPES16ᵉ législature

Ce qu'il faut retenir

Assemblée nationale Groupe GDR - NUPES Élu en 2012 538 votes exprimés 3 600 interventions
  • Député — Assemblée nationale, 5ᵉ circ. · Puy-de-Dôme.
  • 538 votes exprimés au cours du mandat.
  • Détient également un autre mandat (Conseil municipal).
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

André Chassaigne

Député du Puy-de-Dôme — Groupe GDR-NUPES — 16e législature


Formation

Né le 15 septembre 1951 à Ambert (Puy-de-Dôme), André Chassaigne grandit dans le massif du Livradois, territoire rural de Basse-Auvergne profondément marqué par l'agriculture paysanne et une tradition ouvrière ancrée à gauche. Il suit une formation d'instituteur et exerce comme enseignant du premier degré dans le département, milieu professionnel qui forge durablement sa sensibilité aux questions d'éducation publique, de service rural et d'égalité territoriale. Son engagement syndical et politique prend racine dans ce contexte, au sein de la jeunesse communiste puis du Parti communiste français (PCF), qu'il rejoint dans les années 1970.


Parcours politique

L'engagement local d'André Chassaigne s'incarne d'abord à l'échelle municipale. Il est élu maire de Saint-Amant-Roche-Savine, petite commune du Livradois, mandat qu'il exerce sur une longue période et qui constitue le socle de sa légitimité territoriale. Ce double ancrage — enseignant rural, élu de proximité — lui confère une image de représentant authentique des territoires délaissés et de la France périphérique.

Au sein du PCF, il s'impose progressivement comme une figure de la fédération du Puy-de-Dôme, participant activement aux campagnes électorales locales et nationales du parti tout au long des années 1980 et 1990. Son positionnement reste orthodoxe sur le plan idéologique sans verser dans le sectarisme, ce qui lui permet de construire des alliances larges à gauche au niveau départemental.


Carrière parlementaire

André Chassaigne est élu pour la première fois à l'Assemblée nationale en juin 2002, dans la 5e circonscription du Puy-de-Dôme, lors d'un scrutin marqué par la recomposition de la gauche après la présidentielle. Il sera réélu sans discontinuer aux législatives de 2007, 2012, 2017 et 2022, faisant de lui l'un des parlementaires communistes les plus anciens en exercice.

Au sein du groupe GDR (Gauche Démocrate et Républicaine), qui rassemble les élus communistes et apparentés à l'Assemblée, il occupe des responsabilités croissantes. Il en prend la présidence, devenant ainsi le porte-voix institutionnel de la gauche radicale non socialiste dans l'hémicycle. À ce titre, il intervient régulièrement dans les débats budgétaires, les discussions sur la politique agricole et les textes relatifs aux services publics en milieu rural.

Lors des élections législatives de juin 2022, le PCF et le GDR s'inscrivent dans le cadre de la NUPES (Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale), accord électoral conclu avec La France Insoumise, le Parti socialiste et Europe Écologie-Les Verts. Le groupe parlementaire devient officiellement « GDR-NUPES » pour la 16e législature. Chassaigne assume cette alliance de circonstance tout en maintenant l'identité propre du PCF, navigant entre exigences de cohésion du bloc de gauche et préservation de l'autonomie communiste.

À l'Assemblée, ses domaines d'intervention prioritaires couvrent l'agriculture et la ruralité, la politique énergétique, la fiscalité des grandes entreprises, la défense du service public et les questions de démocratie locale. Il est réputé pour la qualité de ses prises de parole en séance et sa maîtrise des dossiers techniques.


Positionnement politique

Membre du Parti communiste français depuis plus de cinq décennies, André Chassaigne représente l'aile républicaine et réformiste du PCF, attachée aux institutions de la Ve République tout en portant un projet de transformation sociale structurelle. Il se distingue des courants plus radicaux par un style parlementaire posé, fondé sur l'argumentation factuelle plutôt que sur la rupture rhétorique.

Sur les questions agricoles, il défend une agriculture paysanne à taille humaine, critique des effets de la PAC sur les petites exploitations et plaide pour une souveraineté alimentaire nationale. Sur le plan énergétique, il soutient le maintien du parc nucléaire français comme garant de l'indépendance énergétique et de la décarbonation. Ces positions le distinguent parfois de ses partenaires au sein de la NUPES, notamment d'Europe Écologie-Les Verts.

Son rapport à l'Union européenne est critique mais non europhobe : il plaide pour une refondation des traités sur des bases sociales et démocratiques plutôt que pour une sortie.


Chronologie

  • 1951 — Naissance le 15 septembre à Ambert (Puy-de-Dôme)
  • Années 1970 — Adhésion au Parti communiste français ; carrière d'instituteur
  • Années 1980-1990 — Mandat de maire de Saint-Amant-Roche-Savine ; militantisme fédéral PCF
  • 2002 — Première élection à l'Assemblée nationale, 5e circonscription du Puy-de-Dôme (12e législature)
  • 2007 — Réélection (13e législature)
  • 2012 — Réélection (14e législature)
  • 2017 — Réélection (15e législature) ; prise de la présidence du groupe GDR
  • 2022 — Réélection (16e législature) dans le cadre de la NUPES ; groupe renommé GDR-NUPES