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Ce qu'il faut retenir

Mairie Élu en 2020
  • Maire — Mairie, Stains.
  • Détient également 2 autres mandats (Conseil départemental).

Biographie

Azzédine Taïbi

Azzédine Taïbi, né le 21 juin 1964 à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique français. Fils d'immigrés algériens originaires de Kabylie, il est maire de Stains (Seine-Saint-Denis) depuis 2014 et conseiller départemental depuis 2015.

Origines et débuts professionnels

Azzédine Taïbi débute sa vie professionnelle comme animateur à Stains, d'abord au sein d'un centre de vacances et de loisirs, puis dans une structure jeunesse paramunicipale. Son engagement politique prend forme dès sa jeunesse, notamment à travers la lutte contre le régime d'apartheid en Afrique du Sud et sa participation à la marche des Beurs.

Mandats et fonctions

  • Conseiller municipal de Stains (1989)
  • Adjoint au maire chargé de la jeunesse et des sports (1995)
  • Conseiller général du canton de Stains (2001, réélu en 2008)
  • Suppléant de la députée Marie-George Buffet, 4e circonscription de Seine-Saint-Denis (2007-2012)
  • Vice-président du conseil général de Seine-Saint-Denis chargé du sport, de la jeunesse et de l'éducation populaire (2008)
  • Conseiller départemental délégué aux sports et au développement des services publics départementaux (2011)
  • Maire de Stains (depuis mars 2014)
  • Conseiller départemental du canton de Saint-Denis-2 (depuis juin 2015, réélu en juin 2021)

Accession à la mairie de Stains

Élu maire de Stains en mars 2014 sous l'étiquette du Parti communiste français, Azzédine Taïbi devient le premier maire issu de l'immigration maghrébine à diriger une commune de plus de 30 000 habitants. Azzédine Taïbi est réélu dès le premier tour des municipales de 2020 avec 57,89 % des voix.

Action territoriale

En novembre 2014, Azzédine Taïbi fonde le collectif de maires de Seine-Saint-Denis "Les Plumés de l'Austérité" et organise une fermeture symbolique des services municipaux pour dénoncer les contraintes financières imposées par l'État aux collectivités locales. Depuis 2017, Azzédine Taïbi signe, avec d'autres maires du département, des arrêtés interdisant les expulsions locatives sans relogement préalable. En septembre 2019, il introduit, aux côtés des maires d'Aubervilliers, de Bondy, de L'Île-Saint-Denis et de Saint-Denis, une plainte contre l'État pour rupture d'égalité, à la suite d'un rapport parlementaire pointant les insuffisances de l'action de l'État en Seine-Saint-Denis.

Rupture avec le PCF

Au second tour des élections législatives de juin 2022, dans la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis, Azzédine Taïbi se retire de la compétition après être arrivé en deuxième position derrière Soumya Bourouaha, dénonçant ce qu'il qualifie de manipulation orchestrée par sa direction partisane. Azzédine Taïbi quitte le Parti communiste français à l'issue de ce scrutin.

Controverses

En 2018, Azzédine Taïbi est convoqué en justice pour avoir fait apposer des banderoles sur l'hôtel de ville de Stains en soutien à Marwan Barghouti et à Salah Hamouri, auquel il remet une médaille de citoyen d'honneur. La commune entretient par ailleurs un jumelage avec un camp de réfugiés palestiniens depuis 1999. En septembre 2022, Azzédine Taïbi est critiqué par plusieurs organisations pour avoir arboré un drapeau palestinien dans son bureau. En octobre 2022, à la suite de l'intrusion de militants de l'Action française dans l'hôtel de ville, accompagnée de propos à caractère raciste, il demande la dissolution de ce groupuscule.

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