Ce qu'il faut retenir
- Conseiller municipal · Conseil municipal, Luc-sur-Mer.
- Conseiller municipal de Luc-sur-Mer depuis le 18 mai 2020.
- Commune de rattachement : Luc-sur-Mer, département Calvados.
- Fiche de la commune : Luc-sur-Mer.
Biographie
Bertrand Delanoë, né le 30 mai 1950 à Tunis, alors sous protectorat français, est un homme politique français. Fils d'Auguste Delanoë, géomètre athée dont les arrière-grands-parents, originaires de Saint-Malo, s'étaient installés à Saint-Pierre-et-Miquelon avant qu'un grand-père, Auguste, ne devienne capitaine du port de La Goulette en Tunisie et n'épouse une Italienne prénommée Anita, et d'Yvonne Delord, infirmière catholique d'origine périgourdine et britannique, Bertrand Delanoë grandit à Bizerte, où il vit à onze ans la crise de Bizerte de 1961. Deux ans plus tard, lors de la fermeture de la base militaire française de la ville, ses parents divorcent et il s'installe avec sa mère à Rodez, dans l'Aveyron. Membre du Parti socialiste depuis 1971, il devient en 2001 le premier maire de gauche de Paris depuis 1871 et dirige la capitale pendant treize ans, avant de se retirer de la vie politique nationale.
Formation et débuts professionnels
Bertrand Delanoë poursuit ses études secondaires à l'Institution Sainte-Marie de Rodez, puis obtient un diplôme en sciences économiques à l'université de Toulouse. En 1986, il rejoint le groupe de relations publiques Robert & Partners, dirigé par Daniel Robert, avant de créer sa propre société de conseil en communication, Vecteurs 7.
Entrée en politique et fédération de l'Aveyron
Il adhère au Parti socialiste en 1971, à l'âge de vingt-trois ans, et débute comme secrétaire de la fédération socialiste de l'Aveyron. Remarqué par François Mitterrand pour ses talents d'orateur, il est appelé à Paris au début des années 1970 pour y poursuivre son engagement.
Conseiller de Paris (1977-2014)
Bertrand Delanoë est élu conseiller de Paris le 20 mars 1977, aux côtés de Lionel Jospin, Claude Estier et Daniel Vaillant, sur une liste conduite par le communiste Louis Baillot. Il représente le 18e arrondissement et est réélu sans interruption en 1983, 1989, 1995, 2001 et 2008, conservant ce mandat jusqu'au 5 avril 2014. Membre de la « bande du 18e » animée par Lionel Jospin, qui échoue face à Alain Juppé (RPR) aux municipales de 1983 et de 1989, il voit ce groupe atteindre son apogée politique en 2001 : lui-même devient maire de Paris, Jospin est Premier ministre, Daniel Vaillant ministre de l'Intérieur et Claude Estier président du groupe socialiste au Sénat.
En 1993, il succède à Georges Sarre à la présidence du groupe socialiste du Conseil de Paris, devenant ainsi le chef du principal groupe de l'opposition municipale face à Jacques Chirac puis à Jean Tiberi.
Député de Paris (1981-1986)
Le 2 juillet 1981, Bertrand Delanoë est élu député socialiste de la 26e circonscription de Paris, qui recouvre Montmartre et le 18e arrondissement, avec 53,6 % des voix, battant le sortant Joël Le Tac (RPR). Il devient à l'Assemblée nationale porte-parole du Parti socialiste, s'imposant comme l'un des dirigeants nationaux du parti. Aux élections législatives de 1986, organisées à la proportionnelle départementale, une tentative de candidature à Avignon est rejetée par les militants locaux ; il se représente en 1988 dans sa circonscription parisienne mais est battu par Alain Juppé. Son mandat de député s'achève le 1er avril 1986.
Sénateur de Paris (1995-2001)
Bertrand Delanoë est élu sénateur de Paris le 24 septembre 1995 et siège du 2 octobre 1995 au 27 mars 2001. Il est secrétaire de la commission des affaires étrangères et de la défense. Lors des débats sur le pacte civil de solidarité (PACS), il défend le dispositif tout en s'opposant, au nom de la lutte contre le communautarisme, à toute idée de mariage entre personnes de même sexe, position qu'il révisera après son élection à la mairie de Paris.
Aux élections municipales de 1995, il conduit la campagne de la gauche parisienne contre Jean Tiberi (RPR) ; les listes de gauche l'emportent dans six arrondissements (3e, 10e, 11e, 18e, 19e et 20e).
Élection à la mairie de Paris (2001)
En vue des élections municipales de mars 2001, la droite se présente divisée entre Jean Tiberi (RPR dissident et maire sortant) et Philippe Séguin (RPR-UDF-DL). Côté socialiste, une primaire oppose Jack Lang et Bertrand Delanoë ; Lang se retire pour rejoindre le gouvernement comme ministre de l'Éducation nationale, laissant la voie libre à Delanoë. Au second tour, le 18 mars 2001, les listes d'union de la gauche et des Verts recueillent 49,63 % des voix contre 50,37 % à une droite divisée (32,32 % pour Séguin, 15,20 % pour Tiberi, 2,85 % pour diverses droites). Minoritaire d'environ 4 000 voix, la gauche l'emporte grâce à sa majorité en nombre de conseillers élus (163 sièges) et remporte douze arrondissements sur vingt.
Le 25 mars 2001, Bertrand Delanoë est élu maire de Paris, succédant à Jacques Chirac (1977-1995) puis à Jean Tiberi (1995-2001). C'est la première fois depuis 1871 que la gauche prend, hors contexte révolutionnaire, la tête du conseil municipal parisien. Il démissionne immédiatement de son mandat de sénateur, s'interdisant tout cumul de mandats, une règle qu'il défendra tout au long de sa carrière en plaidant pour le raccourcissement à cinq ans de tous les mandats électifs et l'interdiction d'un troisième mandat consécutif. Il choisit de ne nommer aucun maire d'arrondissement parmi ses trente-trois adjoints, désignant notamment Anne Hidalgo comme première adjointe, Jean-Yves Mano adjoint au Logement, Lyne Cohen-Solal au Commerce et Clémentine Autain à la Jeunesse.
L'agression du 5 octobre 2002
Le 5 octobre 2002, lors des festivités de la première Nuit blanche, Bertrand Delanoë est poignardé en plein Hôtel de Ville. Son agresseur, Azedine Berkane, déclare à la police détester les politiciens, particulièrement les homosexuels. Le 12 janvier 2004, la justice rend un non-lieu en sa faveur, jugeant son état mental irresponsable pénalement, et ordonne son internement en hôpital psychiatrique.
Réélection à la mairie de Paris (2008)
Le 4 septembre 2007, Bertrand Delanoë annonce sa candidature à un second et dernier mandat aux élections municipales de 2008, face à la candidate UMP Françoise de Panafieu. Au premier tour, le 9 mars 2008, ses listes « Un temps d'avance » arrivent largement en tête avec 41,6 % des voix. Au second tour, le 16 mars, la gauche l'emporte avec 57,7 % des suffrages ; le groupe PS-PRG-MRC gagne vingt et un sièges, tandis que les Verts n'obtiennent que neuf élus contre vingt-trois précédemment. Malgré cette victoire, aucun arrondissement tenu par la droite ne bascule à gauche. Il est réélu maire de Paris le 21 mars 2008, pour un mandat qui se poursuit jusqu'au 5 avril 2014.
Congrès de Reims et retrait de la vie politique nationale (2008-2014)
En mai 2008, Bertrand Delanoë est candidat au poste de premier secrétaire du Parti socialiste en vue du congrès de Reims. Il publie à cette occasion, avec Laurent Joffrin, l'essai De l'audace, dans lequel il s'affirme « libéral et socialiste », prise de position qui suscite l'hostilité de Ségolène Royal et alimente de vives polémiques internes au parti. Le 6 novembre 2008, sa motion recueille 25,24 % des voix, se plaçant en deuxième position derrière celle de Ségolène Royal. Il renonce alors à sa candidature et apporte son soutien à Martine Aubry, dont la motion arrive en troisième position. Il se tient dès lors en retrait de la vie politique nationale.
Il ne se représente pas aux élections municipales de 2014. En mai de la même année, il décline la proposition d'être nommé Défenseur des droits. Le 8 mars 2017, il se prononce en faveur de la candidature d'Emmanuel Macron plutôt que de celle de Benoît Hamon, jugeant que « le programme de Benoît Hamon est dangereux, parce qu'il ne rassemble pas la gauche » et qu'« il n'est pas en mesure de produire du vrai progrès social ». Le 20 mars 2022, il annonce à nouveau son intention de voter pour Emmanuel Macron plutôt que pour Anne Hidalgo, sa propre successeure à la mairie de Paris.
L'action municipale (2001-2014)
Transports et politique de circulation
La mandature poursuit la construction du tramway T3, lancée en décembre 2000 sur les boulevards des Maréchaux dans les 13e, 14e et 15e arrondissements ; après onze ans d'études et trois ans de travaux, il est inauguré en décembre 2006. Le nombre de pistes cyclables et de couloirs protégés pour les bus, vélos, taxis et véhicules d'urgence est augmenté. En 2007 est créé Vélib', système de location de vélos en libre-service inspiré de villes comme Lyon et La Rochelle ; l'exploitation en est confiée à Decaux pour dix ans, contre l'installation de 20 600 vélos et 35 000 bornes d'accrochage et une redevance annuelle de 3,4 millions d'euros, en contrepartie de l'exploitation de 1 280 panneaux publicitaires de deux mètres carrés et de 348 panneaux de huit mètres carrés.
Sur les voies sur berges, déjà fermées à la circulation le dimanche depuis 1995, la mairie étend l'interdiction temporaire de circulation aux jours fériés et à un mois l'été, pendant Paris Plages, puis ferme définitivement la voie express rive gauche pour en faire une promenade réservée aux piétons et aux cyclistes, réaménagée plus tard par Anne Hidalgo en parc Rives-de-Seine. De nouveaux tarifs résidentiels de stationnement, fixés à 0,65 euro par jour, sont instaurés en 2001, et plus de 12 000 places de parkings souterrains sont proposées à la location aux riverains à partir de 2006.
Une étude d'Airparif de décembre 2006 fait état d'une baisse de 32 % de la pollution de l'air en cinq ans, attribuée pour l'essentiel aux progrès technologiques des véhicules et, pour une part plus limitée, à la maîtrise des flux automobiles. Une étude critique estime cependant que la réduction de la vitesse de circulation et l'augmentation des embouteillages ont pu accroître localement la pollution ; une polémique portée en 2014 par Anne Hidalgo pointe l'insuffisance de l'effort engagé en matière de transports en commun propres pendant les mandats de Bertrand Delanoë. En octobre 2007 est adopté un plan climat territorial, élaboré par l'adjoint Vert Yves Contassot, prévoyant de réduire de 30 % d'ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre et la consommation énergétique de la collectivité par rapport à 2004. La mairie promeut également Autolib', service public d'autopartage de voitures électriques en libre-service relancé au début de 2008 et lancé en 2011.
Logement social
Dès son entrée en fonction, Bertrand Delanoë affiche la volonté d'apporter équité et transparence dans l'attribution des logements sociaux, en instaurant des commissions composées d'élus et de représentants d'associations. Un nouveau plan local d'urbanisme impose un minimum de 25 % de logements sociaux dans les nouveaux programmes immobiliers de plus de 800 mètres carrés. La ville procède à des rachats, par préemption ou par négociation avec les propriétaires privés, d'immeubles entiers dans les quartiers de l'ouest et du centre parisien, afin de réduire le déséquilibre géographique du logement social.
En juin 2006, dans le cadre du vote du plan local d'urbanisme, un projet de déclassement d'une partie du parc Sainte-Périne, dans le 16e arrondissement, pour y construire 210 logements sociaux sur environ 6 % de sa superficie, suscite la mobilisation des commerçants, des riverains et des écoles proches ; le projet est finalement mis en échec par un vote conjoint de l'UMP, de l'UDF et des Verts parisiens, l'adjoint Denis Baupin dénonçant alors un « maire bétonneur ». Le budget prévoit par ailleurs le financement de 40 000 logements sociaux à construire ou aménager entre 2008 et 2014 ; selon le bilan municipal, 18 622 logements auraient été financés au cours des cinq premières années du premier mandat, et la priorité est donnée en 2008 au financement de 6 000 logements sociaux sur l'année, en progression de 28 % par rapport à l'année précédente. La municipalité s'engage également à faire disparaître tous les immeubles insalubres de la ville d'ici la fin de l'année 2007 ; en 2005, 136 d'entre eux étaient en voie de réhabilitation et six avaient été réhabilités.
Petite enfance et politique familiale
Une crèche de 1 200 mètres carrés, dotée d'un jardin privatif, est aménagée au sein même de l'Hôtel de Ville, dans l'ancien appartement privé du maire de Paris, que Bertrand Delanoë choisit pourtant de conserver comme logement personnel. La municipalité s'engage à livrer 5 200 nouvelles places de crèche et de halte-garderie pour mars 2008, 3 212 places ayant été créées à la fin mars 2006 ; un rapport de la Chambre régionale des comptes de décembre 2006 relève cependant que les effectifs réels consacrés à la petite enfance restent inférieurs aux effectifs budgétaires, révélant une pénurie d'agents qualifiés. Une allocation municipale d'aide aux familles monoparentales est créée, de même que des aides au paiement des factures d'électricité et de gaz, tandis que les aides au logement deviennent accessibles dès le deuxième enfant. L'Allocation Paris petite enfance (APPE), allocation universelle destinée aux ménages recourant à une nourrice à domicile, est supprimée en janvier 2004 et remplacée en octobre de la même année par le dispositif PAPADO, soumis à condition de ressources.
Culture et événements
En décembre 2001 est instaurée la gratuité des collections permanentes des quinze musées municipaux, dont le Petit Palais, le musée d'Art moderne, le musée Carnavalet et le musée Cernuschi. La municipalité lance la construction de deux médiathèques, Marguerite Yourcenar et Marguerite Duras, et met en place chaque été Paris Plages, une plage aménagée sur les bords de Seine dont le coût réel s'avère, selon la presse, trois fois supérieur à celui initialement annoncé. Elle crée également la Nuit Blanche, consacrée à l'art contemporain.
D'anciennes pompes funèbres de la rue d'Aubervilliers sont transformées en centre culturel, le Centquatre-Paris, inauguré fin 2008 ; en dépit d'une subvention annuelle de 8 millions d'euros sur un budget de 12 millions, l'équipement peine rapidement à trouver son public et suscite plusieurs polémiques. Le théâtre de la Gaîté, dans le 3e arrondissement, est réaménagé en un lieu consacré aux arts numériques et aux musiques électroniques, la Gaîté-Lyrique, pour un coût de construction de 85 millions d'euros. L'Institut des cultures d'Islam est créé en 2006 pour un coût de 22 millions d'euros. En 2007 est inauguré le réseau Paris Wi-Fi, doté de plus de quatre cents bornes réparties sur deux cent soixante sites municipaux.
La municipalité fait par ailleurs citoyens d'honneur de Paris, en 2002, Mumia Abu-Jamal, condamné à mort aux États-Unis, ainsi que la Franco-Colombienne Íngrid Betancourt, ancienne otage des FARC, puis, en 2011, le chef amérindien Raoni, défenseur de la forêt amazonienne.
Gestion municipale et finances
Le personnel municipal s'accroît de 8 000 agents, portant à 50 000 le nombre de fonctionnaires de la Ville, principalement affectés aux nouveaux équipements de petite enfance, de sport et de culture ainsi qu'aux services de propreté. En décembre 2007, Bertrand Delanoë annonce refuser d'appliquer aux agents municipaux le décret relatif au rachat des jours de réduction du temps de travail. Un rapport de la Chambre régionale des comptes de septembre 2010 relève plusieurs anomalies dans le recrutement, dont des emplois jugés abusifs et une progression du montant global des primes, passé de 5 millions d'euros en 2002 à 13 millions en 2009.
Comme son prédécesseur Jean Tiberi, Bertrand Delanoë obtient pour Paris la meilleure notation financière de l'agence Standard & Poor's (AAA). Le recours à l'emprunt double la dette par habitant pour financer environ un milliard d'euros de dépenses annuelles, contre 450 millions auparavant, tout en laissant Paris parmi les villes les moins endettées de France. L'absence de hausse des impôts locaux durant le premier mandat, puis une hausse limitée au début du second, est rendue possible par des recettes exceptionnelles liées au boom immobilier : en 2006, les droits de mutation atteignent 870 millions d'euros, soit le double du début de la mandature et 15 % des recettes de fonctionnement. En octobre 2006, puis pendant la campagne municipale de 2008, Bertrand Delanoë annonce la possibilité d'une hausse mesurée des impôts locaux pendant les deux premières années du second mandat. En novembre 2008, conformément à cette annonce, il fait voter pour 2009 une hausse de 9 % des impôts locaux, à laquelle s'ajoute une nouvelle taxe foncière départementale portant l'augmentation totale à 12 % pour les propriétaires fonciers. En septembre 2010, la Chambre régionale des comptes relève des hausses d'impôts locaux plus fortes qu'annoncé, l'engagement d'une augmentation maximale de 10 % ayant en réalité souvent atteint 30 %. Quelques semaines après son élection en 2014, Anne Hidalgo fait état d'un déficit de 400 millions d'euros pour boucler le budget de l'année, présenté par la presse économique comme inédit dans l'histoire budgétaire de la capitale.
Positionnement politique et engagements
Bertrand Delanoë s'engage sur les questions relatives aux droits des personnes homosexuelles à partir de son coming-out, participant régulièrement à la Marche des fiertés et augmentant les subventions municipales aux associations LGBT et de lutte contre le sida. Après s'y être opposé au nom de la lutte contre le communautarisme, il se prononce en faveur du mariage entre personnes de même sexe et soutient sans réserve le projet de loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels, adopté le 17 mai 2013.
Sur la construction européenne, il se prononce en 2004 en faveur du oui au référendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe, qui recueille 65 % des suffrages à Paris le 29 mai 2005 ; en 2007, il appelle les socialistes à ratifier le traité de Lisbonne négocié par Nicolas Sarkozy afin de sortir l'Union européenne de l'impasse institutionnelle. Il se déclare favorable au droit de vote des étrangers aux élections locales, ainsi qu'à l'euthanasie, dont il soutient la légalisation comme membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité. Il se déclare de longue date très vigilant contre l'antisémitisme, tous les racismes et le sexisme, en se référant à son enfance à Bizerte, où musulmans, juifs et catholiques vivaient selon lui en bonne entente. En 2010, il signe une pétition prenant position contre le boycott d'Israël.
Vie personnelle
Le 22 novembre 1998, lors de l'émission Zone interdite sur M6, Bertrand Delanoë évoque publiquement son homosexualité, devenant l'une des rares personnalités politiques françaises à le faire. Après son retrait de la vie politique, il réside principalement en Tunisie, dans une villa qu'il a fait construire à Bizerte, la ville de son enfance, où il a exprimé le souhait que ses cendres soient un jour dispersées au cap Blanc.
Chronologie
- 1950 - Naissance à Tunis, le 30 mai
- 1961 - Crise de Bizerte
- 1963 - Divorce de ses parents ; installation avec sa mère à Rodez
- 1971 - Adhésion au Parti socialiste
- 1977 - Élection comme conseiller de Paris, le 20 mars
- 1981 - Élection comme député de la 26e circonscription de Paris, le 2 juillet
- 1986 - Fin de son mandat de député, le 1er avril
- 1993 - Présidence du groupe socialiste au Conseil de Paris
- 1995 - Élection au Sénat comme sénateur de Paris, le 24 septembre
- 1998 - Coming-out télévisé lors de l'émission Zone interdite, le 22 novembre
- 2001 - Élection comme maire de Paris, le 25 mars, et démission du Sénat ; gratuité des musées municipaux instaurée en décembre
- 2002 - Agression au couteau à l'Hôtel de Ville, le 5 octobre
- 2004 - Non-lieu prononcé en faveur de la victime concernant son agresseur, le 12 janvier
- 2006 - Inauguration du tramway T3, en décembre
- 2007 - Lancement de Vélib' ; adoption du plan climat territorial, en octobre
- 2008 - Réélection comme maire de Paris, le 21 mars ; candidature à la direction du Parti socialiste et publication de De l'audace ; inauguration du Centquatre-Paris
- 2013 - Soutien au projet de loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels, le 17 mai
- 2014 - Fin de son mandat de maire de Paris, le 5 avril, sans se représenter
- 2017 - Soutien à la candidature d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, le 8 mars
- 2022 - Nouveau soutien à Emmanuel Macron plutôt qu'à Anne Hidalgo, le 20 mars