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Ce qu'il faut retenir

Conseil municipal Élue en 2020 500 votes exprimés
  • Conseiller municipal — Conseil municipal, Aurillac.
  • Rattachée au parti Renew Europe.
  • 500 votes exprimés au cours du mandat.
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

État civil

Catherine Amalric, née Amalric-Michalet, est née le 19 octobre 1964 à Aurillac (Cantal), en Auvergne. De nationalité française, elle est docteure en pharmacie et femme politique affiliée au Parti radical. Elle a exercé en tant que députée européenne au sein du groupe Renew Europe de septembre 2023 à juillet 2024, durant la 9e législature du Parlement européen.

Formation

Catherine Amalric-Michalet est titulaire du diplôme d’État de docteur en pharmacie, obtenu à l’issue du cursus universitaire français en sciences pharmaceutiques. Sa formation l’a orientée vers la pharmacie hospitalière, spécialité qui requiert une formation complémentaire approfondie en pharmacotechnie, pharmacologie clinique et gestion des risques médicamenteux. Elle a acquis au fil de sa carrière une expertise reconnue dans le domaine de la politique du médicament et de la lutte contre le cancer.

Parcours professionnel

Catherine Amalric-Michalet a consacré l’essentiel de sa carrière professionnelle à la pharmacie hospitalière. Depuis 1995, elle occupe le poste de cheffe du service pharmacie du Centre hospitalier Henri-Mondor d’Aurillac, établissement public de santé du Cantal. Dans ce cadre, elle supervise l’approvisionnement, la dispensation et la sécurisation du circuit du médicament au sein de l’hôpital.

Au-delà de ses fonctions de pharmacienne, elle a été élue présidente de la Commission médicale d’établissement (CME) du Centre hospitalier Henri-Mondor, instance collégiale représentant le corps médical et participant à la gouvernance de l’établissement. Cette responsabilité témoigne de la confiance de ses pairs et de sa capacité à fédérer les professionnels de santé autour de projets institutionnels.

Catherine Amalric est également membre du comité de démocratie sanitaire de l’Institut national du cancer (INCa), où elle contribue aux réflexions sur l’accès aux soins en cancérologie, le parcours des patients et la prise en charge globale de la maladie. Son expertise de pharmacienne hospitalière spécialisée dans les produits anticancéreux lui confère une vision pragmatique des enjeux liés aux pénuries de médicaments et à l’innovation thérapeutique.

Parcours politique

Engagement local

Catherine Amalric s’est engagée dans la vie politique locale à Aurillac, sa ville natale, en tant que membre du Parti radical. Elle a exercé les fonctions d’adjointe au maire d’Aurillac chargée des affaires culturelles jusqu’en 2019. Conseillère municipale d’Aurillac, elle a fait de la revitalisation du territoire cantalien l’un de ses chevaux de bataille.

Lors des élections municipales de 2020 à Aurillac, Catherine Amalric a conduit la liste « Aurillac avec bon sens », investie par le Mouvement radical social-libéral du Cantal et soutenue par La République en Marche. Au premier tour, sa liste a recueilli 7,87 % des suffrages exprimés. Pour le second tour, elle a fusionné sa liste avec celle de Jean-Antoine Moins (Les Républicains), une alliance transpartisane qui n’a pas été sans susciter des débats au sein de sa propre formation politique.

Entrée au Parlement européen

Le 9 août 2023, la députée européenne Véronique Trillet-Lenoir, cancérologue et membre du groupe Renew Europe, décède des suites d’un cancer. En sa qualité de suivante sur la liste Renaissance élue en 2019, Catherine Amalric-Michalet est appelée à lui succéder. Le 11 septembre 2023, lors de la session plénière de Strasbourg, elle prend officiellement ses fonctions de députée européenne et intègre le groupe Renew Europe.

Candidature aux élections européennes de 2024

Catherine Amalric figure en 27e position sur la liste « Besoin d’Europe », coalition de la majorité présidentielle regroupant Renaissance, le MoDem, Horizons, l’Union des démocrates et indépendants (UDI) et le Parti radical, pour les élections européennes du 9 juin 2024. Le score obtenu par cette liste (environ 14,6 % des suffrages) ne permet cependant pas d’élire suffisamment de candidats pour que sa position soit éligible, mettant fin à son mandat européen à l’issue de la 9e législature le 15 juillet 2024.

Activité au Parlement européen

Durant son mandat au Parlement européen (septembre 2023 – juillet 2024), Catherine Amalric a siégé dans plusieurs commissions et délégations :

  • Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) — membre titulaire
  • Sous-commission de la santé publique (SANT) — membre titulaire
  • Commission de l’emploi et des affaires sociales (EMPL) — membre
  • Délégation pour les relations avec la République populaire de Chine — membre
  • Commission parlementaire de coopération UE-Russie — membre suppléant

Rapports en tant que rapporteure fictive (shadow rapporteur)

Catherine Amalric a été désignée rapporteure fictive du groupe Renew Europe sur plusieurs textes législatifs majeurs :

  • Directive relative aux médicaments à usage humain : dans le cadre de la plus grande réforme pharmaceutique européenne en vingt ans, elle a défendu une position pragmatique et ambitieuse visant à garantir des médicaments accessibles, efficaces et innovants pour tous les citoyens européens, tout en luttant plus efficacement contre les pénuries de médicaments. Le Parlement européen a adopté sa position sur ce texte le 10 avril 2024.

  • Révision du règlement sur le mercure dans les produits : elle a suivi pour Renew Europe la révision de la réglementation encadrant l’utilisation du mercure, notamment dans les amalgames dentaires.

  • Révision de la directive sur les agents chimiques et de la directive sur les agents cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) : elle a contribué au renforcement de la protection des travailleurs contre les substances dangereuses sur le lieu de travail.

Engagement pour le Plan européen de lutte contre le cancer

Catherine Amalric s’est fortement impliquée dans la mise en œuvre du Plan européen de lutte contre le cancer (Europe’s Beating Cancer Plan). Spécialiste des soins oncologiques et membre du comité de démocratie sanitaire de l’INCa, elle a plaidé pour :

  • L’instauration d’un droit à l’oubli harmonisé à l’échelle de l’Union européenne, permettant aux anciens malades du cancer de ne plus être pénalisés dans l’accès au crédit et aux assurances après leur guérison ;
  • La promotion d’un statut européen pour les aidants ;
  • Le renforcement de l’innovation européenne dans la recherche de nouveaux traitements anticancéreux.

L’organisation European Cancer Organisation (ECO) l’a qualifiée de « championne du Plan cancer » (Cancer Plan Champion), saluant son engagement en faveur d’une politique européenne de santé plus ambitieuse.

Prises de position notables

Catherine Amalric a défendu tout au long de son mandat une vision d’une « Europe du médicament » forte et solidaire. Dans ses interventions publiques, notamment sur la plateforme La Grande Conversation et dans les médias européens, elle a insisté sur la nécessité de construire une souveraineté sanitaire européenne, de diversifier les chaînes d’approvisionnement pharmaceutique et de lutter contre les pénuries de médicaments qui affectent les systèmes de santé des États membres.

Sur le plan de la santé au travail, elle a soutenu un renforcement significatif des normes de protection des travailleurs exposés aux substances cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes.

Ancrée dans son territoire cantalien, Catherine Amalric a également porté la voix des territoires ruraux et des hôpitaux de proximité, plaidant pour une politique de santé qui ne laisse aucun citoyen à l’écart, qu’il réside dans une métropole ou dans une zone rurale.

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