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Ce qu'il faut retenir

Assemblée nationale Groupe SOC Élue en 2012 4 446 votes exprimés 2 501 interventions
  • Député — Assemblée nationale, 2ᵉ circ. · Puy-de-Dôme.
  • 4 446 votes exprimés au cours du mandat.
  • Détient également un autre mandat (Conseil municipal).
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

Formation

Christine Pirès Beaune est née le 7 septembre 1964 à Issoire (Puy-de-Dôme). Elle poursuit des études supérieures orientées vers la gestion et la comptabilité, conduisant à l'obtention du diplôme d'expertise comptable. Elle exerce ensuite en qualité d'expert-comptable commissaire aux comptes, acquérant une expertise technique en matière fiscale et financière qui structurera son action législative ultérieure.


Parcours politique

Christine Pirès Beaune s'implique dans la vie politique locale de l'agglomération clermontoise avant d'accéder au Parlement. Elle adhère au Parti Socialiste et s'inscrit dans le courant de la gauche réformiste. Son ancrage territorial dans le Puy-de-Dôme constitue la base de son engagement : elle siège au conseil municipal de Clermont-Ferrand et participe à la vie fédérale du PS dans ce département traditionnellement marqué par une culture politique de gauche héritée de figures comme Valéry Giscard d'Estaing pour la droite et des traditions syndicales ouvrières liées au bassin industriel michelin.

Elle est investie par le Parti Socialiste pour les élections législatives de juin 2012 dans la première circonscription du Puy-de-Dôme, couvrant principalement Clermont-Ferrand nord et une partie de l'agglomération. Portée par la dynamique de la victoire présidentielle de François Hollande, elle est élue au premier tour avec un score confortable, ouvrant une trajectoire parlementaire continue.


Carrière parlementaire

Élue pour la première fois en juin 2012 lors de la quatorzième législature, Christine Pirès Beaune s'impose rapidement comme une parlementaire spécialisée dans les questions budgétaires et fiscales. Membre de la commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire dès son premier mandat, elle y exerce les fonctions de rapporteure spéciale sur divers périmètres budgétaires, notamment les missions relatives à la fiscalité des ménages et aux politiques sociales.

Elle est réélue en juin 2017 lors de la quinzième législature dans un contexte difficile pour le Parti Socialiste, sévèrement sanctionné par les élections présidentielle et législatives de cette année. Sa réélection dans une circonscription qu'elle maîtrise témoigne d'une implantation territoriale solide. Elle poursuit son travail au sein de la commission des Finances et se distingue par des interventions récurrentes sur la fiscalité directe des particuliers, l'imposition des successions et les niches fiscales.

Lors de la seizième législature (2022-2024), elle est à nouveau réélue. Le groupe socialiste, réduit à une trentaine de membres à l'Assemblée nationale, constitue l'un des piliers de la gauche parlementaire face à la coalition présidentielle. Christine Pirès Beaune y occupe une place de premier plan, intervenant régulièrement lors des débats budgétaires en séance publique, notamment lors des discussions du projet de loi de finances. Elle prend des positions marquées sur la progressivité de l'impôt sur le revenu et la lutte contre l'optimisation fiscale agressive.

À l'occasion des élections législatives anticipées de juin-juillet 2024, consécutives à la dissolution de l'Assemblée nationale par le président Emmanuel Macron, Christine Pirès Beaune est réélue dans le cadre de la dix-septième législature. Elle siège au sein du groupe Socialistes et apparentés, qui s'inscrit dans la dynamique du Nouveau Front Populaire - coalition rassemblant les forces de gauche constituée pour ces élections. Elle retrouve la commission des Finances et continue d'y exercer son expertise en matière fiscale et budgétaire.


Positionnement politique

Christine Pirès Beaune se situe au sein de la gauche social-démocrate du Parti Socialiste. Son positionnement est caractérisé par une attention particulière portée à la redistribution fiscale, à la justice sociale et au soutien aux services publics. Sur le plan économique, elle défend une fiscalité progressive et s'oppose aux baisses d'impôts en faveur des ménages les plus aisés et des grandes entreprises. Elle soutient une vision interventionniste de l'État en matière de régulation économique.

Sur les questions institutionnelles, elle s'inscrit dans une tradition républicaine et défend les prérogatives du Parlement face à l'exécutif, thème récurrent dans son discours politique, notamment lors des recours au 49-3. Elle se positionne en faveur d'une Europe sociale et s'oppose aux politiques d'austérité budgétaire telles qu'elles ont été conduites dans le cadre des programmes d'ajustement structurel de la zone euro.

Son profil de technicienne de la fiscalité lui confère une légitimité transpartisane sur les questions financières, même si ses conclusions politiques restent ancrées à gauche. Elle est régulièrement citée dans les débats sur la réforme fiscale, la contribution des hauts revenus et la taxation du capital.


Chronologie

  • 1964 - Naissance à Issoire (Puy-de-Dôme), le 7 septembre
  • Années 1980-1990 - Formation et exercice de la profession d'expert-comptable commissaire aux comptes
  • Années 2000 - Engagement au sein du Parti Socialiste et dans la vie municipale clermontoise
  • 2012 - Élection à l'Assemblée nationale dans la 1re circonscription du Puy-de-Dôme (14e législature) ; intégration à la commission des Finances
  • 2017 - Réélection lors de la 15e législature malgré la débâcle socialiste au niveau national
  • 2022 - Réélection lors de la 16e législature ; poursuite du travail en commission des Finances comme rapporteure spéciale
  • 2024 - Réélection lors des élections législatives anticipées (17e législature) dans le cadre du Nouveau Front Populaire ; siège au groupe Socialistes et apparentés

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