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Ce qu'il faut retenir

Parlement européen Groupe SD Élu en 2021 1 028 votes exprimés
  • Député européen — Parlement européen, France.
  • Rattaché au parti Socialistes & Démocrates (S&D), groupe SD.
  • 1 028 votes exprimés au cours du mandat.
  • Détient également un autre mandat (Conseil régional).
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

État civil

Christophe Clergeau est né le 1er septembre 1968 à Nantes (Loire-Atlantique). Issu d'une famille militante de gauche, il s'engage très tôt dans l'action associative et politique. Ancré dans le tissu nantais et ligérien, il mène une carrière qui conjugue enseignement, recherche et engagement public au service du développement territorial et de la construction européenne.

Formation

Christophe Clergeau dispose d'un parcours universitaire pluridisciplinaire. Il obtient en 1989 une licence de sciences économiques à l'Université de Nantes, puis en 1994 une licence d'histoire à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il complète sa formation en 2000 par un diplôme d'études approfondies (DEA) de sociologie politique et politiques publiques à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po Paris), avec une spécialisation en analyse des politiques publiques. Cette triple formation en économie, histoire et science politique nourrit une approche transversale des enjeux de développement et d'action publique qui caractérise l'ensemble de son parcours.

Parcours professionnel

De 1999 à 2022, Christophe Clergeau exerce comme chargé d'enseignement à l'Université de Nantes et comme enseignant-chercheur contractuel à l'Institut Agro de Rennes (anciennement AgroCampus Ouest). Durant plus de vingt ans, il développe une expertise académique dans les domaines du développement territorial, de l'innovation et des politiques publiques, en particulier dans le secteur agroalimentaire et l'économie régionale. Cette expérience d'enseignement et de recherche lui confère une connaissance approfondie des dynamiques territoriales et des enjeux de l'innovation, qu'il met par la suite au service de ses responsabilités politiques.

Parcours politique

L'engagement politique de Christophe Clergeau est précoce et continu. Dès 1985, à l'âge de dix-sept ans, il fonde la section de SOS Racisme à Nantes, témoignant d'un engagement associatif et antiraciste marqué. La même année, il adhère à la fédération du Parti socialiste de Loire-Atlantique, formation politique qu'il ne quittera plus.

Entre 1991 et 1994, il préside les Clubs Forums, mouvement de la jeunesse rocardienne, succédant à ce poste à Manuel Valls. Cette responsabilité nationale le place au cœur du courant réformiste et modernisateur du Parti socialiste, aux côtés de figures telles qu'Olivier Faure et Benoît Hamon.

À partir de 2004, Christophe Clergeau est élu conseiller régional des Pays de la Loire. En 2009, il accède au poste de premier vice-président du Conseil régional, délégué au développement économique et à l'innovation, aux côtés du président Jacques Auxiette. Pendant cinq ans, il pilote les politiques régionales en matière d'économie, d'innovation, d'enseignement supérieur et de recherche, contribuant à positionner la région parmi les territoires les plus dynamiques en matière d'innovation.

En 2009 également, il devient président de l'Union régionale du Parti socialiste des Pays de la Loire, responsabilité qu'il conserve durablement. Lors des élections régionales de 2015, il conduit la liste d'union PS-PRG et divers écologistes dans les Pays de la Loire, obtenant 25,75 % des voix au premier tour. La liste fusionne au second tour avec celle d'Europe Écologie Les Verts et recueille 37,56 % des suffrages, face à la liste conduite par Bruno Retailleau (Les Républicains).

En 2018, il intègre la direction nationale du Parti socialiste aux côtés d'Olivier Faure, nouvellement élu Premier secrétaire. En 2019, il est nommé Secrétaire national à l'Europe du PS, fonction qui consacre son rôle de référent du parti sur les questions européennes et le place au centre de l'élaboration de la ligne socialiste sur la construction européenne.

Activité au Parlement européen

Le 2 juin 2023, Christophe Clergeau fait son entrée au Parlement européen, en remplacement d'Éric Andrieu, député européen démissionnaire. Il siège au sein du groupe de l'Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates (S&D).

Lors des élections européennes du 9 juin 2024, il figure en cinquième position sur la liste conduite par Raphaël Glucksmann (Place publique – Parti socialiste), qui obtient 13,83 % des suffrages et 13 sièges. Christophe Clergeau est ainsi réélu député européen pour la dixième législature.

Au Parlement européen, il est membre titulaire de la commission du développement (DEVE) et membre suppléant de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI), de la commission de l'agriculture et du développement rural (AGRI) ainsi que de la sous-commission de la santé publique (SANT). Cette présence dans plusieurs commissions clés lui permet d'intervenir sur un large spectre de politiques européennes, de l'aide au développement à la politique agricole commune, en passant par les questions environnementales et sanitaires.

Au sein du groupe S&D, il est désigné rapporteur fictif sur le dossier des nouvelles techniques génomiques (NGT), un texte législatif majeur visant à établir un cadre réglementaire européen pour les plantes issues de l'édition génomique. À ce titre, il joue un rôle central dans les négociations parlementaires sur ce sujet sensible qui touche à la souveraineté alimentaire, à la protection de l'environnement et aux droits des consommateurs.

Prises de position notables

Christophe Clergeau s'est distingué par des prises de position fermes sur plusieurs dossiers européens majeurs.

Sur la question des nouvelles techniques génomiques (NGT), il défend une position qui se veut équilibrée entre ouverture à l'innovation et principe de précaution. Il affirme être « socialiste, donc pour la science, pour le progrès ouvert à l'innovation », tout en refusant de « jouer les apprentis sorciers ». Il milite pour la non-brevetabilité des plantes issues de ces techniques, la traçabilité complète, l'information des consommateurs et la protection effective des filières non-OGM, notamment l'agriculture biologique. En janvier 2026, après l'accord en trilogue sur les NGT, il critique vigoureusement le compromis, estimant qu'il « livre les agriculteurs et les consommateurs aux mains des grands groupes agrochimiques internationaux ».

Concernant le verdissement de la Politique agricole commune (PAC), il dépose en 2024, aux côtés de plus d'une centaine de députés issus de la délégation de la gauche sociale et écologique et du groupe des Verts, une objection contre un acte délégué de la Commission européenne réduisant les ambitions en matière de prairies permanentes, qu'il considère comme de véritables puits de carbone essentiels à la lutte contre le changement climatique.

Plus largement, il défend la souveraineté alimentaire européenne, la vigilance face aux pesticides, la lutte contre la précarité alimentaire et l'inflation, ainsi que le renforcement du poids des agriculteurs dans la chaîne de valeur. Il plaide également pour une Europe solidaire, engagée dans une initiative européenne de santé publique et dans le soutien au développement des pays du Sud.

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