Ce qu'il faut retenir
- Ancien Député · Assemblée nationale.
Biographie
Claude Gatignol est né le 20 novembre 1938 à Saint-Julien-près-Bort, en Corrèze. Docteur vétérinaire de formation, il exerce comme praticien libéral à Valognes, dans la Manche, avant de mener une longue carrière politique locale et nationale sous les couleurs centristes puis gaullistes. Marié en 1966 à Chantal Chalvignac (1945-2022), il est père de quatre enfants.
Formation et service militaire
Après ses études secondaires, Claude Gatignol intègre en 1957 l'École nationale vétérinaire de Toulouse. Il y soutient en 1962 une thèse consacrée au syndrome salivaire paradoxal chez le chien. Entre-temps, il s'engage comme élève officier au sein du service biologique et vétérinaire de l'armée et sert comme lieutenant en Algérie, en 1961, pendant vingt mois, au sein d'une compagnie de méharistes.
Une carrière vétérinaire dans le Calvados puis la Manche
De retour à la vie civile, Claude Gatignol exerce d'abord comme assistant vétérinaire à Lisieux, puis à Falaise, où il se spécialise dans le suivi des chevaux de courses. En 1966, il s'installe à Valognes, dans la Manche, comme praticien libéral, activité qu'il poursuit en parallèle de son engagement politique croissant.
Les mandats locaux dans la Manche
Claude Gatignol entame sa carrière politique à Valognes, où il devient premier adjoint au maire de 1977 à 1995, avant de siéger comme simple conseiller municipal jusqu'en 2001. Il est élu conseiller général de la Manche en 1979 et conserve ce mandat, réélu à plusieurs reprises, jusqu'en 2004 ; il en est vice-président de 1994 à 2001, puis de nouveau jusqu'en 2004.
Vingt-quatre ans à l'Assemblée nationale
Élu député de la 4e circonscription de la Manche le 5 juin 1988, Claude Gatignol entre à l'Assemblée nationale le 23 juin de la même année. Il est réélu sans discontinuer lors de quatre scrutins successifs, en 1993, 1997, 2002 et 2007, et conserve son siège jusqu'au 19 juin 2012, au terme de la XIIIe législature, soit près de vingt-quatre années de mandat. Il exerce en outre les fonctions de secrétaire de l'Assemblée nationale de 2000 à 2002.
Son appartenance politique suit les recompositions successives du centre droit et de la droite française : élu localement sous l'étiquette des Républicains indépendants en 1977, il siège au groupe de l'Union pour la démocratie française (UDF) de 1988 à 1993, puis de l'UDF-Centre (UDFC) de 1993 à 1997, avant un retour à l'UDF de 1997 à 1998. Il participe ensuite, aux côtés d'Alain Madelin, à la fondation de Démocratie libérale en 1997 et siège au sein du groupe Démocratie libérale et indépendants (DLI) de 1998 à 2002. Il rejoint enfin l'Union pour un mouvement populaire (UMP), nouvellement fondée, et y demeure jusqu'à la fin de son mandat en 2012.
À l'Assemblée nationale, Claude Gatignol est vice-président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et préside, de 2002 à 2007, le groupe d'études sur les énergies. En 2010, il est le co-rapporteur, avec le sénateur Jean-Claude Étienne, d'un rapport sur les pesticides et la santé, présenté dans le cadre de la loi dite Grenelle II.
Le défenseur du nucléaire et du site de Flamanville
Élu d'une circonscription qui abrite l'usine de retraitement de la Hague et la centrale nucléaire de Flamanville, Claude Gatignol se fait tout au long de sa carrière le défenseur constant de l'énergie nucléaire. Il joue un rôle actif dans le choix du site de Flamanville pour l'implantation du réacteur EPR et accompagne, dans sa circonscription, la constitution d'un pôle industriel nucléaire associant l'usine de retraitement et la centrale.
Des positions débattues
Favorable aux organismes génétiquement modifiés, qu'il présente comme une source de progrès scientifique, Claude Gatignol voit son intervention lors d'un débat sur les OGM à l'Assemblée nationale critiquée par Le Canard enchaîné, le 23 avril 2008, qui pointe l'influence de lobbies favorables aux OGM, dont Monsanto. Le rapport qu'il cosigne en 2010 sur les pesticides et la santé soutient que les risques sanitaires liés à l'exposition aux pesticides sont surestimés et met en garde contre une fragilisation de l'agriculture française en cas de réduction trop brutale de leur usage. Il défend également, en 2011, l'exploitation du gaz de schiste devant l'Assemblée nationale.
En 1993, il cosigne, avec cent quarante autres parlementaires, une proposition de loi portée par Roland Nungesser en faveur du rétablissement de la peine de mort, qu'il justifie en avançant qu'elle offrirait un meilleur équilibre social et serait plus douce qu'une longue incarcération ; il présente cette position comme un choix personnel et non comme celle de son groupe politique.
Une mise en cause judiciaire
Fin 2005, une plainte est déposée visant l'utilisation de 10 000 euros issus du Fonds de développement économique de l'après-chantier de la Hague (FDEACH), que Claude Gatignol a présidé jusqu'en 2004. Il rembourse la somme en cause, et l'affaire se conclut par un non-lieu en juillet 2007.
Décorations
Claude Gatignol est fait chevalier de la Légion d'honneur, promotion du 1er janvier 2014. Il est également chevalier de l'ordre du Mérite agricole, titulaire de la croix du combattant, de la médaille de reconnaissance de la Nation avec agrafe Afrique du Nord, de la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord (1952-1964, deux agrafes), et de la médaille des anciens de la Légion étrangère.
Chronologie
- 1938 - Naissance à Saint-Julien-près-Bort (Corrèze), le 20 novembre
- 1957 - Entrée à l'École nationale vétérinaire de Toulouse
- 1961 - Service comme lieutenant en Algérie, au sein d'une compagnie de méharistes
- 1962 - Soutenance de la thèse vétérinaire, à Toulouse
- 1966 - Installation comme vétérinaire libéral à Valognes ; mariage avec Chantal Chalvignac
- 1977 - Élection comme premier adjoint au maire de Valognes
- 1979 - Élection comme conseiller général de la Manche
- 1988 - Élection comme député de la 4e circonscription de la Manche, le 5 juin ; entrée en fonction le 23 juin
- 1993 - Réélection comme député ; cosignature de la proposition de loi Nungesser sur la peine de mort
- 1994 - Élection comme vice-président du conseil général de la Manche
- 1995 - Fin des fonctions de premier adjoint au maire de Valognes
- 1997 - Réélection comme député ; participation à la fondation de Démocratie libérale avec Alain Madelin
- 2000 - Élection comme secrétaire de l'Assemblée nationale
- 2001 - Fin du mandat de conseiller municipal de Valognes
- 2002 - Réélection comme député ; présidence du groupe d'études énergies à l'Assemblée nationale, jusqu'en 2007
- 2004 - Fin du mandat de conseiller général de la Manche
- 2005 - Dépôt d'une plainte concernant la gestion du FDEACH
- 2007 - Réélection comme député ; non-lieu dans l'affaire du FDEACH
- 2010 - Co-rapport sur les pesticides et la santé, avec le sénateur Jean-Claude Étienne
- 2012 - Fin du mandat de député, le 19 juin
- 2014 - Promotion au grade de chevalier de la Légion d'honneur
Mandats et responsabilités
En cours
- Union pour un mouvement populairePartiLe parti
- républicains indépendantsPartiLe parti
- Parti républicainPartiLe parti
- Démocratie libéralePartiLe parti
- Union pour la démocratie françaisePartiLe parti
Mandats passés
- 2007 – 2012Député13ᵉ législature
- 2002 – 2007Député12ᵉ législature
Mandats sans date connue
- Député9ᵉ législature
- Député10ᵉ législature
- Député11ᵉ législature
