Aller au contenu
SensPoObservatoire politique indépendant

Parlement

Emile Didier

Ancien Député

Ce qu'il faut retenir

Assemblée nationale
  • Ancien Député · Assemblée nationale.
  • 3 mandats recensés : sénateur, député.

Biographie

Mathieu Auguste Émile Didier, né le 30 décembre 1909 à Embrun, dans les Hautes-Alpes, et mort le 28 janvier 2000 à Gap à l'âge de 90 ans, est un pharmacien et homme politique français dont la carrière, construite dans la mouvance radicale-socialiste puis au Mouvement des radicaux de gauche, s'est déployée pendant près d'un demi-siècle à la tête de la ville de Gap et du département des Hautes-Alpes, avant de le conduire à l'Assemblée nationale puis au Sénat.

De la pharmacie à la mairie de Gap

Pharmacien de formation, Émile Didier engage sa carrière politique à l'échelle locale au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Il est élu conseiller général du canton de Barcillonnette en 1945, mandat qu'il conserve pendant cinquante ans, jusqu'en 1995. Deux ans plus tard, en 1947, il devient maire de Gap, préfecture des Hautes-Alpes, fonction qu'il exerce pendant vingt-quatre années consécutives, jusqu'en 1971, un record de longévité pour ce poste. Son ancrage départemental se confirme à partir de décembre 1968 avec son élection à la présidence du conseil général des Hautes-Alpes, qu'il préside pendant quatorze ans, jusqu'en 1982.

Député puis sénateur des Hautes-Alpes

Émile Didier est élu député de la première circonscription des Hautes-Alpes le 12 mars 1967. Il siège à l'Assemblée nationale durant la IIIe législature (1967-1968) puis la IVe (1968-1971), avant de quitter son mandat de député le 4 décembre 1971 pour rejoindre le Sénat.

Élu sénateur des Hautes-Alpes le 26 septembre 1971, il siège au Palais du Luxembourg pendant près de dix-huit ans, jusqu'au 1er octobre 1989. Il y devient, à partir de 1977, vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, fonction qu'il conserve jusqu'à la fin de son mandat en 1989. Il y est reconnu comme l'un des spécialistes des questions de décentralisation et des problématiques de la montagne, sujets sur lesquels il intervient fréquemment tout au long de sa carrière parlementaire, en cohérence avec les enjeux de son département alpin.

Parcours partisan et groupes parlementaires

Émile Didier appartient d'abord au Parti républicain radical et radical-socialiste, avant de rejoindre le Mouvement des radicaux de gauche après la scission de 1972 conduite par Robert Fabre. Au Sénat, il siège successivement au groupe de la Gauche démocratique puis à celui du Rassemblement démocratique et européen, dans la continuité de la tradition radicale et centriste de gauche.

Reconnaissance et postérité familiale

Émile Didier est fait officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre national du Mérite. Son fils, Roger Didier, né le 22 février 1951, devient à son tour maire de Gap en 2007, perpétuant l'implication de la famille dans la vie politique de la préfecture des Hautes-Alpes.

Chronologie

  • 1909 - Naissance le 30 décembre à Embrun
  • 1945 - Élu conseiller général du canton de Barcillonnette
  • 1947 - Élu maire de Gap
  • 1967 - Élu député de la première circonscription des Hautes-Alpes, le 12 mars
  • 1968 - Élu président du conseil général des Hautes-Alpes en décembre
  • 1971 - Fin de son mandat de maire de Gap ; fin de son mandat de député le 4 décembre ; élu sénateur des Hautes-Alpes le 26 septembre
  • 1972 - Rejoint le Mouvement des radicaux de gauche après la scission menée par Robert Fabre
  • 1977 - Devient vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat
  • 1982 - Fin de sa présidence du conseil général des Hautes-Alpes
  • 1989 - Fin de son mandat de sénateur, le 1er octobre
  • 1995 - Fin de son mandat de conseiller général de Barcillonnette
  • 2000 - Mort le 28 janvier à Gap, à l'âge de 90 ans
  • 2007 - Son fils Roger Didier devient maire de Gap

L’essentiel de la vie politique, une fois par semaine

Une synthèse sourcée et sans parti pris. Désinscription en un clic, aucune revente d’adresse.

Vous cherchez un compte ? Créer un compte SensPo : pour commenter, suivre vos élus et garder vos analyses.