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Ce qu'il faut retenir

Conseil municipal Élu en 2020 1 117 votes exprimés
  • Conseiller municipal — Conseil municipal, Laroque-De-Fa.
  • Rattaché au parti Socialistes & Démocrates (S&D).
  • 1 117 votes exprimés au cours du mandat.
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

État civil

Éric Andrieu, né le 14 avril 1960 à Narbonne (Aude), est un homme politique français membre du Parti socialiste (PS). Figure de la gauche occitane, il a consacré plus de trois décennies de sa vie à l'engagement politique, d'abord au niveau local et départemental dans l'Aude, puis au niveau régional en Languedoc-Roussillon, avant de siéger pendant onze années au Parlement européen (2012-2023) au sein du groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D).

Formation

Éric Andrieu effectue sa scolarité dans l'Aude et obtient un baccalauréat série D (sciences de la nature) en 1979. Il poursuit des études supérieures en sciences humaines et obtient un DEUG de psychologie à l'âge de vingt ans. En 1985, il complète sa formation par l'obtention du Diplôme d'État aux fonctions d'animateur (DEFA), attestant de compétences en animation socio-éducative et en développement territorial. En 1986, il suit une formation spécialisée à l'Institut agronomique méditerranéen (IAM), établissement rattaché au Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM), qui lui apporte une expertise sur les questions agricoles et rurales du bassin méditerranéen — un domaine qui deviendra central dans son engagement politique.

Parcours professionnel

Fort de sa formation en animation et en développement territorial, Éric Andrieu s'oriente vers les métiers de l'aménagement du territoire et du développement local. Il exerce des responsabilités dans le secteur de l'animation territoriale et du développement rural, acquérant une connaissance approfondie des problématiques des territoires ruraux du sud de la France, notamment celles liées à l'agriculture, à la viticulture et au développement économique des zones rurales audoises et languedociennes.

Parcours politique

Mandats locaux et départementaux

L'engagement politique d'Éric Andrieu débute à l'échelon local. De 1988 à 2004, il siège comme conseiller général de l'Aude, où il se consacre aux questions de développement territorial. À partir de 1994, il accède à la vice-présidence du Conseil général de l'Aude, fonction qu'il occupe jusqu'en 2004. Durant cette période, il s'investit dans les politiques de développement économique, social, culturel et environnemental du département.

Mandats régionaux

En 2004, Éric Andrieu est élu conseiller régional du Languedoc-Roussillon. Il est nommé vice-président du Conseil régional, en charge de l'aménagement du territoire et de la politique territoriale, fonction qu'il exerce de 2004 à 2010. Il retrouve cette responsabilité à partir de 2014, poursuivant son action en faveur du développement et de l'équilibre des territoires de la région.

Accession au Parlement européen

Éric Andrieu fait son entrée au Parlement européen en 2012, à la suite de la vacance du siège de Kader Arif, nommé ministre délégué auprès du ministre de la Défense dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Il représente la circonscription Grand Sud-Ouest (devenue Sud-Ouest pour la législature 2019-2024). Réélu lors des élections européennes de 2014 et de 2019 sur la liste du Parti socialiste, il siège sans interruption au Parlement européen pendant onze ans.

Au sein du groupe S&D, Éric Andrieu occupe des responsabilités croissantes. De juillet 2019 à juin 2023, il exerce la fonction de premier vice-président du groupe S&D, sous la présidence de l'Espagnole Iratxe García Pérez. Il est également porte-parole des sociaux-démocrates européens sur les questions agricoles.

En mars 2023, Éric Andrieu annonce qu'il ne se présentera pas aux élections européennes de 2024 et qu'il quittera ses fonctions en juin 2023. Il est remplacé au Parlement européen par Christophe Clergeau.

Activité au Parlement européen

Commissions parlementaires

Au cours de ses mandats, Éric Andrieu est membre de plusieurs commissions parlementaires stratégiques :

  • Commission de l'agriculture et du développement rural (AGRI) : membre de 2012 à 2022, il en fait son principal terrain d'action législative.
  • Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) : il y traite notamment des questions liées aux pesticides et à la santé environnementale.
  • Commission du commerce international (INTA) : il y défend une vision régulée du commerce mondial.
  • Commission du développement (DEVE) : membre de 2022 à 2023.
  • Commission spéciale sur la procédure d'autorisation des pesticides par l'Union (PEST) : créée le 6 février 2018, il en est élu président en mars 2018.

Réforme de la Politique agricole commune (PAC)

Éric Andrieu est désigné rapporteur pour le volet « organisation commune des marchés » (OCM) de la réforme de la PAC. Son rapport constitue une avancée significative : pour la première fois en plus de trente ans, une réforme de la PAC aboutit à davantage de régulation des marchés qu'à leur dérégulation. Il obtient notamment un renforcement des pouvoirs de la Commission européenne en matière de régulation des marchés agricoles, avec la création d'observatoires chargés de surveiller les prix, les marges dans les différentes filières ainsi que les niveaux de stocks alimentaires. Son objectif affiché est de mettre en place des mécanismes efficaces de prévention et de meilleure gestion des crises agricoles, afin que les agriculteurs puissent bénéficier de revenus plus équitables et plus stables.

Présidence de la commission spéciale PEST

À la suite de la controverse scientifique autour du renouvellement de l'autorisation du glyphosate en Europe et de la révélation des « Monsanto Papers », Éric Andrieu est le premier eurodéputé à demander la création d'une commission d'enquête sur les processus d'évaluation des pesticides en Europe. La commission spéciale PEST est instituée en février 2018 avec un mandat de neuf mois pour évaluer la procédure d'autorisation des pesticides dans l'Union, son indépendance vis-à-vis de l'industrie et la transparence du processus décisionnel. Élu président de cette commission, Andrieu pilote ses travaux qui aboutissent à un rapport adopté par le Parlement européen à une large majorité de 526 voix pour, 66 contre et 72 abstentions. Le rapport préconise notamment un accès public aux études utilisées dans les procédures d'autorisation des pesticides et une réévaluation accélérée du glyphosate.

Prises de position notables

Opposition aux accords de libre-échange

Éric Andrieu s'est distingué par son opposition constante aux grands accords commerciaux négociés par l'Union européenne, en particulier le TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement avec les États-Unis), le CETA (Accord économique et commercial global avec le Canada) et l'accord UE-Mercosur. Il est le premier député européen à demander une évaluation des effets cumulés de l'ensemble des accords de libre-échange sur l'agriculture européenne. Il plaide pour la définition d'une nouvelle doctrine du commerce international fondée sur la transparence des négociations et des principes non négociables : l'exclusion des services publics du champ des accords, le respect des indications géographiques et des filières agricoles sensibles, ainsi que le maintien des préférences sociales, environnementales et sanitaires européennes.

Défense de l'agriculture paysanne et de la transition écologique

Tout au long de ses mandats, Éric Andrieu défend un modèle agricole européen fondé sur l'exploitation familiale et paysanne, la régulation des marchés et l'ambition environnementale de la PAC. Il s'oppose à la renationalisation de la politique agricole, qu'il considère comme préjudiciable à la cohérence de l'action européenne en faveur de l'agriculture.

Engagement environnemental et climatique

En mai 2021, Éric Andrieu rejoint un groupe de parlementaires européens appelant les dirigeants de l'Allemagne, de la France et de l'Italie à ne pas soutenir le projet Arctic LNG 2, illustrant son engagement en faveur de la lutte contre le changement climatique et contre la dépendance aux énergies fossiles.

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