Ce qu'il faut retenir
- Conseiller municipal · Conseil municipal, Marignane.
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
- Conseiller municipal de Marignane depuis le 18 mai 2020.
- 4 mandats recensés : conseiller municipal, député.
- Commune de rattachement : Marignane, département Bouches-Du-Rhône.
- Fiche de la commune : Marignane.
Biographie
Gérard Terrier, né le 1er février 1948 à Verdun, dans la Meuse, est un ingénieur en génie civil et homme politique français. Fils de Georges Terrier et de Micheline Bille, aîné d'une fratrie de six enfants, et père de trois enfants, il a été maire de Maizières-lès-Metz pendant dix-huit ans, conseiller général de la Moselle et député à deux reprises, sous la XIe puis la XIVe législature.
Une jeunesse lorraine et le service militaire
Gérard Terrier effectue ses études secondaires au collège Buvignier puis au lycée technique Vauban de Verdun, avant de poursuivre par une faculté des sciences en mathématiques-physique à Nancy, puis une formation au Conservatoire national des arts et métiers, qui le mène en 1988 au diplôme d'ingénieur IPF (Ingénieur professionnel de France), avec une spécialisation en construction métallique et calcul de structures. Il effectue son service militaire du 1er novembre 1969 au 1er novembre 1970 au 6e régiment de parachutistes d'infanterie de marine à Mont-de-Marsan, dans les Landes, où il obtient le brevet de parachutiste, et en sort avec le grade de première classe.
Enseignant puis ingénieur avant la politique
Avant même d'achever cette formation, Gérard Terrier enseigne comme maître auxiliaire de septembre 1967 à novembre 1969 au lycée Henri-Vogt de Commercy, puis de novembre 1969 à novembre 1971 au lycée technique Vauban et au lycée Margueritte de Verdun, en mathématiques et en technologie. Il devient ensuite dessinateur puis ingénieur calculateur chez Sotracomet, entreprise de construction métallique de Maizières-lès-Metz, de novembre 1971 à août 1975, où il est élu délégué du personnel CFDT en 1972. Il dirige ensuite le bureau de calcul de la société Delattre Levivier, à Woippy, de septembre 1975 à octobre 1976, avant de devenir, de novembre 1976 à juin 1997, coassocié gérant et propriétaire de la société Socalco, spécialisée dans le calcul et le contrôle en construction métallique, cumulant les fonctions de dirigeant et d'ingénieur jusqu'à ce que l'exercice d'un mandat électif l'oblige à quitter cette activité. De 1994 à 1997, il enseigne en parallèle la charpente métallique et le calcul de structures assisté par ordinateur aux élèves de quatrième année de l'ESTP/ESITC de Metz.
L'engagement au Parti socialiste et les débuts municipaux
Gérard Terrier adhère au Parti socialiste en 1972. Il préside pendant six ans la commission exécutive de la fédération de Moselle et siège au bureau fédéral, où il est chargé pendant quatre ans de la charte des élus. Il entre au conseil municipal de Maizières-lès-Metz en 1983, où il siège dans l'opposition pendant deux mandats, jusqu'en 1995, avant d'y rester conseiller municipal jusqu'en novembre 2017.
Maire de Maizières-lès-Metz et conseiller général de la Moselle
Gérard Terrier est élu maire de Maizières-lès-Metz le 23 juin 1995, succédant à Maurice Demange, et exerce cette fonction jusqu'au 4 avril 2014, soit près de dix-neuf ans, avant d'être battu aux élections municipales de mars 2014 par la liste UMP de Julien Freyburger, avec 44,18 % des voix contre 55,82 %.
Il est par ailleurs élu conseiller général du canton de Maizières-lès-Metz le 22 mars 1998, succédant à Jean-Claude Mahler, et réélu le 28 mars 2004 avec 59 % des voix face au maire d'Hagondange, puis en 2011 avec 62 % des voix, éliminant dès le premier tour le candidat de droite Julien Freyburger, crédité de 19,74 %. Il quitte ce mandat le 22 juillet 2012, année où il est remplacé par Aurélie Filippetti.
Premier mandat de député (1997-2002)
Gérard Terrier est élu député de la 1re circonscription de la Moselle le 1er juin 1997, à l'issue d'une triangulaire face au Front national, et siège à l'Assemblée nationale du 12 juin 1997 au 18 juin 2002, durant la XIe législature, au sein du groupe socialiste. Il succède à François Grosdidier, qui lui succède à son tour, Terrier étant battu en 2002 puis de nouveau en 2007 par ce même adversaire, dans le contexte des vagues électorales défavorables à la gauche de ces deux scrutins.
Durant ce mandat, il est membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales et vice-président du groupe d'amitié France-Burkina Faso. Il est co-responsable pour le groupe socialiste du dossier de la loi sur les 35 heures et participe à une commission mixte paritaire au Sénat sur ce texte. Il est rapporteur de plusieurs textes, dont une proposition de loi sur le régime local d'Alsace-Moselle, un projet de loi relatif aux chèques-vacances, et surtout le projet de loi de modernisation sociale, pour lequel son rapport introduit la validation des acquis de l'expérience et des dispositions de protection contre le harcèlement moral au travail, à la demande du député communiste Georges Hage.
Un retour à l'Assemblée comme suppléant d'Aurélie Filippetti (2012-2014)
Élu suppléant d'Aurélie Filippetti lors des élections législatives du 17 juin 2012, Gérard Terrier siège de nouveau à l'Assemblée nationale du 22 juillet 2012 au 26 septembre 2014, durant la XIVe législature, au sein du groupe SRC, après la nomination de Filippetti comme ministre de la Culture et de la Communication dans le second gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui l'empêche de conserver son mandat parlementaire. Il perd son siège de député le 26 septembre 2014, après l'annonce de Filippetti, le 25 août 2014, de ne pas solliciter de nouveau poste ministériel dans le second gouvernement de Manuel Valls.
Durant ce second mandat, il siège successivement à la commission des affaires économiques (septembre 2012), à la commission des affaires étrangères, puis à la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire, du 25 septembre 2012 au 26 septembre 2014, où il est rapporteur du budget des anciens combattants. Il est également membre de la commission d'enquête sur la situation de la sidérurgie et de la métallurgie françaises et européennes face à la crise économique, de janvier à juillet 2013, ainsi que de la délégation aux outre-mer et de la délégation française à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
Positionnement politique
Gérard Terrier est signataire de l'Appel des 200, un texte de députés socialistes affirmant leur loyauté envers le gouvernement tout en refusant une discipline de vote absolue, dans un contexte de désaccord avec la ligne plus radicale des « frondeurs » du groupe socialiste, position qui l'oppose alors à celle défendue par Aurélie Filippetti elle-même.
Chronologie
- 1948 - Naissance le 1er février à Verdun (Meuse)
- 1967 - Débute une activité de maître auxiliaire au lycée Henri-Vogt de Commercy
- 1969 - Incorporation au 6e RPIMA à Mont-de-Marsan, le 1er novembre
- 1971 - Entrée chez Sotracomet comme dessinateur et ingénieur calculateur, en novembre; élection comme délégué du personnel CFDT l'année suivante
- 1972 - Adhésion au Parti socialiste
- 1976 - Devient coassocié gérant et propriétaire de la société Socalco
- 1983 - Élection au conseil municipal de Maizières-lès-Metz, dans l'opposition
- 1988 - Obtention du diplôme d'ingénieur IPF, spécialisation construction métallique
- 1995 - Élection comme maire de Maizières-lès-Metz, le 23 juin
- 1997 - Élection comme député de la 1re circonscription de la Moselle, le 1er juin
- 1998 - Élection comme conseiller général du canton de Maizières-lès-Metz, le 22 mars
- 2002 - Fin du premier mandat de député, le 18 juin, après sa défaite face à François Grosdidier
- 2004 - Réélection comme conseiller général, le 28 mars
- 2007 - Nouvelle défaite face à François Grosdidier aux élections législatives
- 2011 - Réélection comme conseiller général, dès le premier tour
- 2012 - Fin du mandat de conseiller général, le 22 juillet; entrée à l'Assemblée nationale comme suppléant d'Aurélie Filippetti, le 22 juillet
- 2014 - Défaite aux élections municipales face à Julien Freyburger, le 23 mars, et fin du mandat de maire le 4 avril; fin du second mandat de député, le 26 septembre, après l'annonce d'Aurélie Filippetti de ne pas rejoindre le gouvernement
- 2017 - Fin du mandat de conseiller municipal de Maizières-lès-Metz, le 21 novembre
Mandats et responsabilités
En cours
Mandats passés
- 2012 – 2014DéputéMoselle (1e circ.)
- 2012 – 2014Député14ᵉ législature
Mandats sans date connue
- Député11ᵉ législature
