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Portrait de Gilles ARTIGUES

Collectivité

Gilles ARTIGUES

Conseiller municipal · Saint-Etienne

Ce qu'il faut retenir

Conseil municipal Élu en 2020
  • Conseiller municipal · Conseil municipal, Saint-Etienne.
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
  • Conseiller municipal de Saint-Etienne depuis le 28 juin 2020.
  • 2 mandats recensés : conseiller municipal, député.
  • Commune de rattachement : Saint-Etienne, département Loire.
  • Fiche de la commune : Saint-Etienne.

Biographie

Gilles Artigues, né le 4 janvier 1965 à Saint-Étienne (Loire), est un homme politique français, professeur de mathématiques de formation et catholique engagé, qui a représenté la Loire à l'Assemblée nationale et occupé pendant près de trois décennies des responsabilités municipales et départementales à Saint-Étienne.

Engagement catholique et débuts en politique

Avant même son entrée en politique élective, Gilles Artigues fonde l'association "Jeunes pour une foi", vouée à la promotion du christianisme. Il s'engage au sein du Centre des démocrates sociaux (CDS) dès 1994, puis rejoint Force Démocrate, avant de devenir un des cadres de l'Union pour la démocratie française (UDF) dans la Loire. À partir de 1995, il devient adjoint au maire de Saint-Étienne, d'abord chargé de la vie associative, puis de l'espace public et de la proximité, fonction qu'il occupe jusqu'en 2007.

Député de la Loire (2002-2007)

Il se présente aux élections législatives de juin 2002 dans la 1re circonscription de la Loire et l'emporte avec 51,86 % des voix face au député socialiste sortant Gérard Lindeperg. Il siège à l'Assemblée nationale au sein du groupe UDF durant la XIIe législature. Il est battu lors de sa tentative de réélection en 2007, recueillant 20,81 % des suffrages sous l'étiquette du Mouvement démocrate (MoDem), nouvellement fondé par François Bayrou, dont il avait rejoint la campagne présidentielle la même année. Il se représente sans succès aux élections législatives de 2012, où il est battu par le candidat socialiste avec 57,45 % des voix au second tour, puis en 2017, où il est éliminé dès le premier tour avec 16,15 % des suffrages.

Mandats locaux et départementaux

Gilles Artigues poursuit en parallèle une carrière d'élu local. Il est élu conseiller général de la Loire pour le canton de Saint-Étienne Nord-Est-2 le 26 mars 2008, mandat qu'il exerce jusqu'en avril 2015 ; il en est vice-président, chargé de la jeunesse, de l'éducation et des politiques urbaines, d'avril 2011 à avril 2015. Il conduit en 2008 une liste municipale à Saint-Étienne, qui recueille environ 21 % des suffrages, et se présente sans succès aux élections départementales de 2015, où il est battu au second tour d'une triangulaire avec 33,18 % des voix.

De 2014 à 2022, il est premier adjoint au maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, et vice-président de Saint-Étienne Métropole de 2014 à 2020. Sur le plan national, sa trajectoire politique le conduit du CDS à l'UDF, puis au MoDem entre 2007 et 2013, avant de rejoindre l'Union des démocrates et indépendants (UDI) à partir de 2013, dont il préside la fédération départementale de la Loire de juin 2016 à mai 2018. En 1999, il figurait en 64e position sur la liste conduite par François Bayrou aux élections européennes.

Prises de position

Catholique affirmé, Gilles Artigues s'oppose en 2013 à l'adoption du mariage entre personnes de même sexe, au nom de ses convictions religieuses. Lors de la primaire de la droite de 2016, il participe à la campagne de François Bayrou, puis, le 2 mars 2017, retire son soutien à François Fillon, alors candidat à l'élection présidentielle, à la suite des révélations de l'affaire qui porte son nom.

L'affaire de chantage et la fin de sa carrière politique locale

Gilles Artigues démissionne de ses fonctions de premier adjoint au maire de Saint-Étienne en mai 2022, invoquant des raisons professionnelles. En août 2022, des révélations journalistiques mettent au jour un dispositif de chantage dont il a été victime : en 2014, il avait été filmé à son insu lors d'une rencontre intime avec un travailleur du sexe dans un hôtel parisien, dispositif organisé par Gilles Rossary-Lenglet et Samy Kéfi-Jérôme. Selon l'enquête, le maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau et le directeur Pierre Gauttieri se seraient ensuite servis de cet enregistrement, à partir de 2016, pour faire pression sur lui.

Gilles Artigues dépose plainte le 26 août 2022 pour guet-apens en bande organisée, non-dénonciation de crimes, menaces et extorsion. Le procès qui en résulte se conclut le 1er décembre 2025 par la condamnation de Gaël Perdriau à cinq ans d'emprisonnement, dont quatre ferme, pour chantage, complicité, association de malfaiteurs et détournement de fonds, assortie d'une peine d'inéligibilité de cinq ans avec effet immédiat ; Samy Kéfi-Jérôme et Gilles Rossary-Lenglet sont condamnés chacun à quatre ans, dont un ferme, et Pierre Gauttieri à quatre ans, dont deux ferme. Gaël Perdriau annonce son intention de faire appel.

À la suite de sa démission de la mairie de Saint-Étienne, Gilles Artigues est nommé directeur diocésain de l'enseignement catholique du Tarn, à Albi.

Chronologie

  • 1965 - Naissance à Saint-Étienne, le 4 janvier
  • 1994 - Adhésion au Centre des démocrates sociaux
  • 1995 - Élection comme adjoint au maire de Saint-Étienne
  • 1999 - 64e sur la liste de François Bayrou aux élections européennes
  • 2002 - Élection comme député de la 1re circonscription de la Loire, le 19 juin
  • 2007 - Défaite aux élections législatives sous l'étiquette MoDem ; participation à la campagne présidentielle de François Bayrou
  • 2008 - Élection comme conseiller général du canton de Saint-Étienne Nord-Est-2, le 26 mars ; conduite d'une liste municipale à Saint-Étienne
  • 2011 - Vice-président du conseil général de la Loire, chargé de la jeunesse, de l'éducation et des politiques urbaines
  • 2012 - Défaite aux élections législatives
  • 2013 - Opposition au mariage entre personnes de même sexe ; adhésion à l'UDI
  • 2014 - Premier adjoint au maire de Saint-Étienne ; enregistrement filmé à son insu, à l'origine de l'affaire de chantage révélée en 2022
  • 2015 - Fin de son mandat de conseiller général, en avril ; défaite aux élections départementales
  • 2016 - Présidence de la fédération UDI de la Loire
  • 2017 - Retrait de son soutien à François Fillon, le 2 mars ; défaite aux élections législatives
  • 2020 - Fin de son mandat de vice-président de Saint-Étienne Métropole
  • 2022 - Démission de ses fonctions de premier adjoint au maire de Saint-Étienne, en mai ; révélations sur l'affaire de chantage ; dépôt de plainte, le 26 août ; nomination comme directeur diocésain de l'enseignement catholique du Tarn
  • 2025 - Condamnation de Gaël Perdriau et de ses complices à l'issue du procès de l'affaire de chantage, le 1er décembre

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