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Ce qu'il faut retenir

Mairie Élu en 2020 1 763 votes exprimés
  • Maire — Mairie, Houville-En-Vexin.
  • Rattaché au parti Identité et Démocratie (ID).
  • 1 763 votes exprimés au cours du mandat.
  • Détient également un autre mandat (Conseil municipal).
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

Gilles Lebreton

Origines et formation

Gilles Lebreton est né le 11 octobre 1958 à Brest, dans le Finistère. Juriste de formation, il effectue ses études supérieures à Paris, où il obtient un doctorat en droit public à l'université Paris-II Panthéon-Assas en 1987, puis un doctorat en philosophie à l'université Paris-IV Sorbonne en 1988. En 1990, il réussit le prestigieux concours de l'agrégation des facultés de droit, qui lui ouvre les portes de l'enseignement supérieur.

Carrière universitaire

Nommé professeur agrégé de droit public à l'université du Havre en 1990, Gilles Lebreton y construit une carrière académique de premier plan. Il assume la fonction de doyen de la faculté de droit de 1995 à 2000, puis dirige un laboratoire de recherche de 2000 à 2011. Il siège également au conseil d'administration de l'université de 1995 à 2012, contribuant ainsi activement à la gouvernance de son établissement pendant près de deux décennies.

Auteur d'une quinzaine d'ouvrages juridiques, Gilles Lebreton s'est imposé comme un spécialiste reconnu du droit public français. Parmi ses publications les plus notables figurent Libertés publiques et droits de l'Homme (Sirey, 2009), un manuel de référence consacré aux libertés fondamentales, ainsi que Droit administratif général (Dalloz), un ouvrage régulièrement réédité qui en est à sa treizième édition en 2025. Il a également codirigé, avec Jean Foyer et Catherine Puigelier, l'ouvrage collectif L'Autorité (PUF, 2008) et dirigé plusieurs ouvrages collectifs sur les droits fondamentaux, notamment Crises sociales et droits fondamentaux de la personne humaine (L'Harmattan, 2009) et Valeurs républicaines et droits fondamentaux de la personne humaine en 2003 et 2004 (L'Harmattan, 2006).

En reconnaissance de sa contribution à l'enseignement et à la recherche, il a été distingué comme chevalier de l'Ordre national du Mérite et officier de l'Ordre des Palmes académiques.

Engagement politique

L'engagement politique de Gilles Lebreton s'inscrit dans la mouvance souverainiste française. Membre fondateur du parti Souveraineté, Indépendance et Libertés (SIEL) dès sa création en 2012, il en devient vice-président en avril 2013, poste qu'il occupe jusqu'en novembre 2014. Estimant que le mouvement prenait une orientation trop identitaire, il quitte le SIEL pour rejoindre le Front national (FN).

Parallèlement, il est nommé conseiller pour l'enseignement supérieur auprès de Marine Le Pen d'octobre 2011 à janvier 2015, participant ainsi à l'élaboration de la politique éducative du parti.

Sous les couleurs du Rassemblement bleu Marine (RBM), coalition rassemblant notamment le FN et le SIEL, Gilles Lebreton se présente aux élections législatives de 2012 en Seine-Maritime. En mars 2014, il est élu conseiller municipal de Montivilliers, commune de l'agglomération havraise.

Député européen (2014-2024)

En mai 2014, Gilles Lebreton est élu député européen dans la circonscription Ouest de la France. Il siège au sein du groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe lors de la 8e législature (2014-2019).

En février 2018, à la suite du décès d'Édouard Ferrand, il prend la tête de la délégation FN au Parlement européen, assumant un rôle de coordination entre les eurodéputés du parti. Figurant en 11e position sur la liste du Rassemblement national (RN) aux élections européennes de 2019, il est réélu pour un second mandat. Lors de la 9e législature (2019-2024), il rejoint le groupe Identité et Démocratie.

Au Parlement européen, Gilles Lebreton se distingue par un investissement parlementaire particulièrement soutenu, se démarquant comme le député le plus actif de la délégation RN, avec un taux de participation aux votes de 99 %. Il est membre titulaire de la commission des affaires juridiques (JURI) et de la commission de l'agriculture et du développement rural (AGRI).

Travaux législatifs majeurs

En tant que rapporteur, Gilles Lebreton signe six rapports parlementaires, un nombre remarquable pour un député appartenant à un groupe d'opposition.

Son rapport le plus retentissant porte sur l'intelligence artificielle dans les domaines militaires et souverains. Adopté le 20 janvier 2021 par 364 voix contre 274, ce texte établit des recommandations pour l'utilisation de l'IA dans trois domaines relevant de la souveraineté étatique : le militaire, la justice et la santé. Le rapport préconise que les systèmes d'armes létaux autonomes (SALA), communément appelés « robots tueurs », ne puissent être utilisés qu'en « dernier recours », sous contrôle humain permanent et dans le strict respect du droit humanitaire et des Conventions de Genève de 1949. Gilles Lebreton y défend le principe selon lequel l'IA doit rester un outil d'aide à la décision et ne saurait se substituer à la responsabilité humaine.

En mars 2024, deux rapports législatifs qu'il a rédigés sur la protection juridique des dessins et modèles sont adoptés à une large majorité. Ces textes modernisent le cadre juridique de la propriété industrielle en l'adaptant à l'évolution des technologies numériques, notamment l'émergence de l'impression 3D, tout en renforçant la sécurité juridique et l'accessibilité des droits.

Au sein de la commission JURI, il est également rapporteur sur plusieurs procédures de levée d'immunité parlementaire. Il se fait remarquer en 2022 en préservant l'immunité de l'eurodéputée socialiste bulgare Elena Yontcheva, estimant que la procédure la visant constituait une persécution politique, démontrant ainsi une approche juridique indépendante de toute considération partisane.

Positions politiques

Sur le plan idéologique, Gilles Lebreton se réclame du souverainisme et défend une vision de l'Europe fondée sur la coopération entre États-nations plutôt que sur l'intégration fédérale. À l'automne 2017, il coordonne la rédaction d'un « traité simplifié » proposant une alternative à l'Union européenne, qu'il qualifie de « voie médiane entre le choix d'une UE inchangée et celui de nations repliées sur elles-mêmes ». Il prône une coopération interétatique, en particulier dans le domaine de la sécurité, tout en s'opposant au renforcement des institutions supranationales au détriment des souverainetés nationales.

Après le Parlement européen

Non reconduit sur la liste RN pour les élections européennes de 2024, Gilles Lebreton se tourne vers la politique locale. En 2026, il conduit une liste d'union entre le Rassemblement national et l'Union des Droites pour la République (UDR) aux élections municipales de Montivilliers, poursuivant ainsi son ancrage dans le territoire havrais.

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