Ce qu'il faut retenir
- Conseiller municipal · Conseil municipal, Touvre.
- Conseiller municipal de Touvre depuis le 18 mai 2020.
- 4 mandats recensés : conseiller municipal, sénateur, député.
- Commune de rattachement : Touvre, département Charente.
- Fiche de la commune : Touvre.
Biographie
Jacques Léon Joseph Piot, né le 3 février 1925 à Saint-Fargeau, dans le Puisaye (Yonne), et mort dans la nuit du 1er au 2 septembre 1980 à son domicile du 15e arrondissement de Paris, à l'âge de 55 ans, est un notaire et homme politique français, ancien sénateur puis député de l'Yonne. Fils d'un notaire de Saint-Fargeau, il grandit dans ce même milieu professionnel qu'il embrassera à son tour.
La guerre et la Résistance
À peine âgé de dix-huit ans, Jacques Piot rejoint la Résistance. À l'été 1944, il s'engage dans le 1er bataillon de choc, unité parachutiste, et combat jusqu'à l'armistice allemand. Démobilisé en 1946, il reçoit la croix de guerre 1939-1945 pour son engagement.
Des études de droit au notariat
Après la guerre, il termine des études de droit à la faculté de Paris, puis travaille comme clerc de notaire avant de s'installer à son compte à Chéroy, dans le nord-ouest de l'Yonne, où il exerce durablement la profession de notaire.
Débuts en politique locale
Jacques Piot s'engage dès 1955 au Centre national des indépendants et paysans (CNIP), dont il devient secrétaire général pour la fédération de l'Yonne. En mars 1959, il est élu conseiller municipal de Chéroy et devient adjoint au maire ; en octobre de la même année, il prend la présidence du syndicat des communes du Gâtinais. En 1964, il est élu conseiller général du canton de Chéroy, mandat qu'il conserve jusqu'à sa mort en 1980, avec une réélection en mars 1976. En 1967, il devient secrétaire général de la fédération des Républicains indépendants de l'Yonne.
Sénateur de l'Yonne
Élu sénateur de l'Yonne le 22 septembre 1968, Jacques Piot siège d'abord dans l'orbite des Républicains indépendants avant de rejoindre pleinement le groupe UDR en mai 1971. Il fait partie des signataires de « l'appel des 43 » en faveur de la candidature de Valéry Giscard d'Estaing à la présidentielle de 1974. Au Sénat, il occupe les fonctions de secrétaire de l'assemblée et de vice-président de la commission des lois constitutionnelles et législatives, et se fait notamment le rapporteur de la loi dite « anti-casseurs ». Il soutient les gouvernements Chaban-Delmas puis Messmer et approuve la réforme créant les régions. Il siège en outre au conseil régional de Bourgogne dans les années 1970, dont il préside la commission des affaires économiques à partir de 1974. Son mandat sénatorial s'achève le 11 mars 1973.
Député de l'Yonne
Le 11 mars 1973, Jacques Piot est élu député de la 3e circonscription de l'Yonne, où il succède à Gaston Perrot avec le soutien conjoint de l'UDR et des Républicains indépendants : il obtient 34 % des voix au premier tour puis 56,6 % au second, battant Jean Cordillot. Il rejoint le groupe UDR à l'Assemblée nationale et siège à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, où il intervient à trente-huit reprises et dépose trois propositions de loi. Il s'impose comme l'un des spécialistes de l'Assemblée pour les questions d'outre-mer, en particulier le Pacifique, et devient rapporteur du budget des départements d'outre-mer (1975-1976) puis des territoires d'outre-mer (1977-1978). Il s'intéresse également au droit des successions, sur lequel il dépose deux propositions de loi. Lors du débat du 16 octobre 1973, il défend la réduction du mandat présidentiel à cinq ans. Il soutient les gouvernements Messmer, Chirac puis Barre, vote l'élargissement de la saisine du Conseil constitutionnel le 10 octobre 1974 et le divorce par consentement mutuel le 4 juin 1975, mais s'oppose à la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse le 28 novembre 1974. En décembre 1977, il devient secrétaire de la fédération RPR de l'Yonne.
Réélu le 19 mars 1978 dans la même circonscription, avec 45,6 % des voix au premier tour et 55,1 % au second, de nouveau face à Jean Cordillot, il mène campagne sur un ton nettement anticommuniste, mettant en garde contre le « chaos collectiviste ». Il poursuit son travail de rapporteur du budget des territoires d'outre-mer (1978-1979) et devient, à l'automne 1978, rapporteur d'un texte relatif à l'exécution des peines de prison, se forgeant une réputation d'expert des questions de sécurité et de libertés publiques. Sa seule défaite électorale survient lors d'une élection municipale partielle à Sens, en janvier 1979.
Mort et hommages
Jacques Piot meurt dans la nuit du 1er au 2 septembre 1980, à son domicile parisien, en pleine fonction de député. Ses collègues lui rendent hommage à l'Assemblée nationale le 2 octobre suivant ; le président Jacques Chaban-Delmas salue en lui « un bon législateur, un véritable défenseur de la justice », un travailleur infatigable épris de tolérance et de dialogue, peu porté aux querelles personnelles.
Chronologie
- 1925 - Naissance à Saint-Fargeau (Yonne), le 3 février
- 1943 - Entrée dans la Résistance
- 1944 - Engagement dans le 1er bataillon de choc, unité parachutiste
- 1946 - Démobilisation; croix de guerre 1939-1945
- 1955 - Secrétaire général de la fédération CNIP de l'Yonne
- 1959 - Conseiller municipal et adjoint au maire de Chéroy; président du syndicat des communes du Gâtinais
- 1964 - Conseiller général du canton de Chéroy
- 1967 - Secrétaire général de la fédération des Républicains indépendants de l'Yonne
- 1968 - Élection au Sénat, le 22 septembre
- 1971 - Adhésion au groupe UDR au Sénat, en mai
- 1973 - Fin du mandat sénatorial, le 11 mars; élection comme député de la 3e circonscription de l'Yonne, le même jour; rapporteur du budget des départements d'outre-mer
- 1974 - Signataire de l'appel des 43 en faveur de Valéry Giscard d'Estaing; vote de l'élargissement de la saisine du Conseil constitutionnel; vote contre la légalisation de l'IVG
- 1975 - Vote de la loi sur le divorce par consentement mutuel
- 1976 - Réélection comme conseiller général
- 1977 - Rapporteur du budget des territoires d'outre-mer; secrétaire de la fédération RPR de l'Yonne
- 1978 - Réélection comme député, le 19 mars; rapporteur d'un texte sur l'exécution des peines de prison
- 1980 - Mort à Paris, dans la nuit du 1er au 2 septembre; hommage de l'Assemblée nationale le 2 octobre
Mandats et responsabilités
En cours
Mandats passés
- 1968 – 1973SénateurYonne
Mandats sans date connue
- Député5ᵉ législature
- Député6ᵉ législature