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Collectivité

Jean CHARBONNEL

Conseiller municipal · Saint-Donat

Ce qu'il faut retenir

Conseil municipal Élu en 2026
  • Conseiller municipal · Conseil municipal, Saint-Donat.
  • Conseiller municipal de Saint-Donat depuis le 15 mars 2026.
  • 7 mandats recensés : conseiller municipal, député.
  • Commune de rattachement : Saint-Donat, département Puy-De-Dôme.
  • Fiche de la commune : Saint-Donat.

Biographie

Jean Charbonnel, de son nom complet Jean Élie Charles Charbonnel, est né le 22 avril 1927 à La Fère, dans l'Aisne, et mort le 19 février 2014 à Paris (14e arrondissement), à l'âge de 86 ans. Il est inhumé à Tréflez, dans le Finistère. Haut fonctionnaire de formation, il fut l'un des visages du gaullisme social sous la Ve République, avant de rompre avec le RPR à la fin des années 1980 et de se rapprocher de François Mitterrand puis de Jean-Pierre Chevènement.

Formation et carrière de magistrat financier

Jean Charbonnel effectue ses études secondaires au lycée Henri-IV, à Paris, où il obtient son baccalauréat à seize ans. Il poursuit en hypokhâgne dans le même établissement, puis en khâgne au lycée Louis-le-Grand, avant d'intégrer l'École normale supérieure en 1947. Il obtient l'agrégation d'histoire en 1951, puis suit la scolarité de l'École nationale d'administration de 1954 à 1956. À sa sortie, il entre à la Cour des comptes comme auditeur, corps auquel il demeure rattaché tout au long de sa carrière politique ; il y est promu conseiller maître en 1983.

Des débuts gaullistes à Brive-la-Gaillarde

Engagé très tôt dans la mouvance gaulliste, Jean Charbonnel milite d'abord au Rassemblement du peuple français (RPF), puis rejoint l'Union pour la nouvelle République et l'Union démocratique du travail (UNR-UDT), avant l'UDR puis le RPR. Il s'implante en Corrèze, où il est élu conseiller général de 1964 à 1982, dans les cantons de Brive-la-Gaillarde-Nord puis Centre, et devient maire de Brive-la-Gaillarde le 9 octobre 1966, fonction qu'il conserve pendant près de vingt-neuf ans, jusqu'au 26 juin 1995.

Parcours parlementaire

Élu député de la 2e circonscription de la Corrèze en 1962, au titre de la deuxième législature, Jean Charbonnel retrouve son siège en 1968 (quatrième législature) et le conserve, avec une interruption liée à ses fonctions ministérielles, jusqu'en 1978, au terme de la cinquième législature. Non réélu en 1978 et en 1981, il revient à l'Assemblée nationale en 1986 (huitième législature) et y siège jusqu'en 1993, à l'issue de la neuvième législature.

Secrétaire d'État à la Coopération, puis ministre du Développement industriel et scientifique

Sous la présidence du général de Gaulle, Jean Charbonnel est nommé secrétaire d'État chargé de la Coopération, poste qu'il occupe de 1966 à 1967. Sous Georges Pompidou, il devient, en juillet 1972, ministre du Développement industriel et scientifique dans le gouvernement de Pierre Messmer, où il succède à François-Xavier Ortoli ; il conserve ce portefeuille jusqu'en février 1974. C'est à ce titre qu'il choisit le nom "Ariane" pour désigner le programme européen de lanceur spatial. Confronté au conflit social de l'usine horlogère Lip, il adopte une position modérée, se démarquant des approches les plus dures défendues par une partie de la majorité.

Rupture avec le RPR et engagements ultérieurs

Au fil des années 1980, Jean Charbonnel prend ses distances avec l'évolution du mouvement gaulliste, qu'il juge trop marquée à droite. Il apporte son soutien à François Mitterrand lors de l'élection présidentielle de 1988, ce qui lui vaut d'être exclu du RPR en 1990 pour avoir refusé de soutenir les candidatures de Jacques Chirac ; il siège alors comme non-inscrit jusqu'à la fin de son mandat, en 1993. En 2002, il apporte son soutien à Jean-Pierre Chevènement. Il préside par ailleurs le mouvement Action pour le renouveau du gaullisme.

L'affaire Robert Boulin

Jean Charbonnel a affirmé à plusieurs reprises que la mort du ministre Robert Boulin, en 1979, officiellement qualifiée de suicide, ne pouvait être présentée comme telle, indiquant détenir des éléments sur l'identité de responsables ; ces informations auraient ensuite été transmises aux autorités par la veuve du ministre.

Œuvre écrite

Jean Charbonnel est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés à son parcours et à sa réflexion sur le gaullisme : L'Aventure de la fidélité, publié en 1976, À la gauche du Général, en 1998, et Le Gaullisme en questions, en 2002.

Chronologie

  • 1927 - Naissance à La Fère (Aisne), le 22 avril
  • 1947 - Entrée à l'École normale supérieure
  • 1951 - Agrégation d'histoire
  • 1954 - Entrée à l'École nationale d'administration
  • 1956 - Sortie de l'ENA ; entrée à la Cour des comptes comme auditeur
  • 1962 - Élection comme député de la 2e circonscription de la Corrèze
  • 1964 - Élection comme conseiller général de la Corrèze
  • 1966 - Nomination comme secrétaire d'État chargé de la Coopération ; élection comme maire de Brive-la-Gaillarde, le 9 octobre
  • 1968 - Réélection comme député de la Corrèze
  • 1972 - Nomination comme ministre du Développement industriel et scientifique, en juillet, dans le gouvernement de Pierre Messmer
  • 1974 - Fin de ses fonctions ministérielles, en février
  • 1976 - Publication de L'Aventure de la fidélité
  • 1978 - Non-réélection à l'Assemblée nationale
  • 1982 - Fin de son mandat de conseiller général de la Corrèze
  • 1983 - Promotion comme conseiller maître à la Cour des comptes
  • 1986 - Retour à l'Assemblée nationale comme député de la Corrèze
  • 1988 - Soutien à François Mitterrand à l'élection présidentielle ; réélection comme député
  • 1990 - Exclusion du RPR
  • 1993 - Fin de son mandat de député
  • 1995 - Fin de son mandat de maire de Brive-la-Gaillarde, le 26 juin
  • 1998 - Publication de À la gauche du Général
  • 2002 - Soutien à Jean-Pierre Chevènement ; publication du Gaullisme en questions
  • 2014 - Mort à Paris, le 19 février

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