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Collectivité

Jean FLEURY

Conseiller municipal · Meilhaud

Ce qu'il faut retenir

Conseil municipal Élu en 2026
  • Conseiller municipal · Conseil municipal, Meilhaud.
  • Conseiller municipal de Meilhaud depuis le 15 mars 2026.
  • Commune de rattachement : Meilhaud, département Puy-De-Dôme.
  • Fiche de la commune : Meilhaud.

Biographie

Jean Fleury, né le 8 juillet 1901 à Bourg-la-Reine, dans le département de la Seine, et mort le 20 octobre 1985 à l'âge de 84 ans, est un ingénieur, résistant et homme politique français, sénateur de la Seine puis des Hauts-de-Seine. Ancien élève de l'École polytechnique et ingénieur civil des Mines, il occupe l'une des fonctions les plus sensibles du renseignement de la France libre avant de devenir un élu gaulliste des Hauts-de-Seine pendant plus de deux décennies.

Un ingénieur des transmissions

Après sa sortie de l'École polytechnique et de l'École des Mines, Jean Fleury oriente sa carrière vers les techniques de communication. De 1936 à 1939, il est chef des services techniques de Radio-France, puis crée en 1939 le poste de Radio-Saigon, participant ainsi au développement de la radiodiffusion dans l'Indochine française. Cette expertise technique dans le domaine des transmissions se révèle décisive quelques années plus tard, dans un tout autre contexte.

La Résistance et les transmissions clandestines

Sous l'Occupation, Jean Fleury s'engage dans la Résistance sous les noms de code "Grec", "Latin I" puis "Panier". Il devient agent P2 du réseau "Phratrie" et entre en contact, en 1942, avec le colonel Rémy à Paris, puis avec Emmanuel d'Astier de la Vigerie et avec Raymond et Lucie Aubrac à Lyon. C'est dans cette ville qu'il fonde le réseau de transmissions "Electre", où il met au point des techniques de transmission clandestine dont l'efficacité est saluée par ses pairs.

Nommé inspecteur national des transmissions du service Action, il est envoyé à Londres en septembre 1943 pour y prendre la tête du service de renseignement du BCRA, le Bureau central de renseignements et d'action de la France libre. Il devient ensuite chef du 3e bureau de l'état-major du général Koenig, commandant des Forces françaises de l'intérieur, et termine la guerre avec le grade de colonel.

Les résultats obtenus par les réseaux qu'il organise et dirige sont documentés avec précision : le taux de pertes des agents de transmission, qui atteignait 75% en 1941-1942, est ramené à 25% en 1943-1944, tandis que le trafic mensuel de télégrammes passe de 225 au premier semestre 1943 à 2376 en juin 1944, puis à 3472 en juillet 1944, à la veille de la Libération.

Ses états de service lui valent d'être fait officier de la Légion d'honneur, de recevoir la médaille de la Résistance, la croix de guerre 1939-1945 ainsi que l'ordre de l'Empire britannique dans sa division militaire. Après la guerre, il préside aux destinées de l'Amicale des réseaux Action de la France combattante et consacre des travaux à l'histoire de la radio clandestine.

Reconversion industrielle

Sa carrière professionnelle se poursuit dans l'industrie. Jean Fleury devient directeur technique de la Direction générale des études et recherches (DGER), l'un des services héritiers du renseignement français d'après-guerre, puis dirige la Société Terrazolith et la Société des accumulateurs et chargeurs Dary, à Courbevoie. En 1952, il fonde à Alger la Société algérienne des accumulateurs électriques.

Élu de Neuilly-sur-Seine et sénateur gaulliste

Jean Fleury entre en politique locale en 1947 comme conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, avant de devenir en 1958 le premier adjoint du maire Achille Peretti. Il est également conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine-Nord de 1967 à 1973.

Sa carrière sénatoriale s'ouvre une première fois du 23 août 1951 au 18 mai 1952, comme sénateur de la Seine au sein du groupe du Rassemblement du peuple français (RPF). Il retrouve le Sénat le 16 mai 1962, toujours pour la Seine, au sein du groupe de l'Union pour la nouvelle République (UNR), mandat qu'il exerce jusqu'au 22 septembre 1968. À la faveur de la création du département des Hauts-de-Seine, il y est réélu sénateur le même jour, sous l'étiquette de l'Union des démocrates pour la République (UDR), formation qui deviendra le Rassemblement pour la République (RPR) en décembre 1976. Il conserve ce siège jusqu'au 2 octobre 1977.

Entre les deux Républiques, il siège de 1952 à 1958 comme conseiller de l'Union française, dont il est vice-président de l'assemblée de 1957 à 1958. Au Sénat, il siège à la commission des Affaires culturelles à partir d'octobre 1962, dont il devient vice-président, et intègre en 1974 la délégation parlementaire pour la Radiodiffusion-télévision française (RTF), retrouvant ainsi, en fin de carrière parlementaire, le secteur des télécommunications où il avait fait ses débuts professionnels.

Positionnement politique

L'itinéraire politique de Jean Fleury suit sans discontinuité la filiation gaulliste, du RPF de la Libération à l'UNR puis à l'UDR et au RPR, dans la continuité de son engagement de résistant aux côtés du général de Gaulle.

Chronologie

  • 1901 - Naissance le 8 juillet à Bourg-la-Reine (Seine)
  • 1936 - Chef des services techniques de Radio-France (jusqu'en 1939)
  • 1939 - Créateur du poste de Radio-Saigon
  • 1942 - Contact avec le colonel Rémy, puis avec Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Raymond et Lucie Aubrac ; fondation du réseau de transmissions "Electre" à Lyon
  • 1943 - Nommé à Londres chef du renseignement du BCRA, en septembre
  • 1947 - Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine
  • 1951 - Élu sénateur de la Seine, le 23 août (jusqu'au 18 mai 1952)
  • 1952 - Fondation de la Société algérienne des accumulateurs électriques à Alger ; conseiller de l'Union française (jusqu'en 1958)
  • 1957 - Vice-président de l'assemblée de l'Union française (jusqu'en 1958)
  • 1958 - Premier adjoint au maire de Neuilly-sur-Seine, Achille Peretti
  • 1962 - Réélu sénateur de la Seine, le 16 mai ; membre de la commission des Affaires culturelles du Sénat
  • 1967 - Conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine-Nord (jusqu'en 1973)
  • 1968 - Réélu sénateur des Hauts-de-Seine, le 22 septembre
  • 1974 - Membre de la délégation parlementaire pour la RTF
  • 1977 - Fin de son mandat sénatorial, le 2 octobre
  • 1985 - Mort le 20 octobre, à l'âge de 84 ans

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