Ce qu'il faut retenir
- Conseiller municipal · Conseil municipal, Corneilla-de-Conflent.
- Conseiller municipal de Corneilla-de-Conflent depuis le 15 mars 2026.
- 2 mandats recensés : conseiller municipal, sénateur.
- Commune de rattachement : Corneilla-de-Conflent, département Pyrénées-Orientales.
- Fiche de la commune : Corneilla-de-Conflent.
Biographie
Jean-Pierre Lafond, de la mairie de La Ciotat à la condamnation judiciaire
Jean-Pierre Lafond naît le 17 février 1940. Membre de l'Union pour la démocratie française, il accède à la notoriété politique en devenant maire de La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, avant de siéger brièvement au Sénat à la fin des années 1990. Son passage à la tête de la commune se conclut toutefois par une situation financière très dégradée, et sa carrière politique s'achève par une condamnation pénale prononcée après plusieurs années de procédure judiciaire.
Maire de La Ciotat
Jean-Pierre Lafond est élu maire de La Ciotat le 19 mars 1989, succédant à Louis Perrimond. Il occupe cette fonction jusqu'au 18 juin 1995, date à laquelle il est battu et remplacé par Rosy Sanna. À l'issue de son mandat municipal, la commune se trouve ruinée financièrement et placée sous tutelle.
Sénateur des Bouches-du-Rhône
Le 8 décembre 1995, Jean-Pierre Lafond accède au Sénat en remplacement de Jean-Claude Gaudin, appelé à entrer au gouvernement. Il siège alors à la commission des affaires sociales du Sénat et représente les Bouches-du-Rhône jusqu'au 30 septembre 1998, date à laquelle prend fin son mandat parlementaire, après un peu moins de trois ans.
L'affaire Semica et la condamnation judiciaire
Le 15 mars 1995, alors qu'il est encore maire de La Ciotat, Jean-Pierre Lafond est mis en examen dans le cadre d'une instruction portant sur des faits d'abus de biens sociaux concernant la société d'économie mixte Semica, à raison d'une affaire de fausses factures. Jean Simonetti, conseiller financier du RPR spécialiste des collectivités locales, est mis en examen dans la même affaire. Devenu entre-temps sénateur, Jean-Pierre Lafond voit son immunité parlementaire levée le 19 juin 1996, au motif d'une mise en détention provisoire liée à ce dossier.
L'instruction aboutit à sa condamnation, prononcée en avril 2005, à une peine de trois ans d'emprisonnement dont dix-huit mois assortis du sursis, ainsi qu'à la privation de ses droits de vote et d'éligibilité pendant cinq ans. Les faits retenus sont la prise illégale d'intérêts, l'abus de biens sociaux, la complicité de faux et le favoritisme dans la passation de marchés publics. Le préjudice financier retenu s'élève à 14,8 millions de francs, soit près de 2,3 millions d'euros, dont une part importante lui aurait été remise en espèces lorsqu'il exerçait les fonctions de maire de La Ciotat.
Chronologie
- 1940 - Naissance le 17 février
- 1989 - Élu maire de La Ciotat le 19 mars
- 1995 - Mis en examen le 15 mars pour abus de biens sociaux dans l'affaire Semica ; battu à la mairie de La Ciotat le 18 juin ; devient sénateur des Bouches-du-Rhône le 8 décembre, en remplacement de Jean-Claude Gaudin
- 1996 - Immunité parlementaire levée le 19 juin dans le cadre de l'affaire Semica
- 1998 - Fin de son mandat sénatorial le 30 septembre
- 2005 - Condamné en avril à trois ans d'emprisonnement dont dix-huit mois avec sursis et à cinq ans de privation des droits de vote et d'éligibilité
Mandats et responsabilités
En cours
Mandats sans date connue
- SénateurBouches-du-Rhône