Ce qu'il faut retenir
- Député européen.
- Rattachée au parti Socialistes & Démocrates (S&D).
- 1 664 votes exprimés au cours du mandat.
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
Biographie
Marie Arena, née Maria Arena le 17 décembre 1966 à Mons, est une femme politique belge, membre du Parti socialiste (PS). Ministre à plusieurs reprises et ministre-présidente de la Communauté française de 2004 à 2008, elle est députée européenne de 2014 à 2024, au sein du groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D).
Formation
Née à Mons, elle étudie les sciences économiques aux facultés universitaires catholiques de Mons (FUCaM), où elle obtient une licence en 1988. De 1990 à 1999, elle travaille au sein de l'Office wallon de la formation professionnelle et de l'emploi (Forem).
Ascension politique
Après les élections régionales de juin 1999, elle est recrutée comme collaboratrice de cabinet par Michel Daerden, ministre wallon de l'Emploi, de la Formation et du Logement. Lorsque le ministre-président Elio Di Rupo démissionne au profit de Jean-Claude Van Cauwenberghe en avril 2000, elle prend, à 33 ans, la succession de Daerden au gouvernement wallon. Installée à Binche, elle échoue aux élections communales de 2000, sa liste étant devancée par une alliance de dissidents socialistes, d'indépendants et de sociaux-chrétiens.
Ministre, puis ministre-présidente
Le 11 juillet 2003, elle est nommée ministre fédérale de la Fonction publique, de l'Intégration sociale et de la Politique des grandes villes dans la coalition du libéral flamand Guy Verhofstadt, avant d'ajouter l'Égalité des chances à ses attributions.
À la suite des élections régionales de juin 2004, elle est investie, à 37 ans, ministre-présidente de la Communauté française, à la tête d'une coalition avec le Centre démocrate humaniste (cdH). Elle est également ministre communautaire de l'Enseignement obligatoire et de la Promotion sociale, ainsi que ministre de la Formation du gouvernement wallon. En décembre 2004, elle est prise dans une polémique au sujet des frais de rénovation de ses bureaux bruxellois, évalués à 300 000 euros.
Aux élections communales de 2006 à Binche, sa liste retrouve la majorité en s'associant au Mouvement réformateur, mais le poste de bourgmestre revient à Laurent Devin, auteur du meilleur score personnel.
Retour au fédéral
Élue députée fédérale dans la circonscription du Hainaut en juin 2007, elle retrouve le gouvernement fédéral le 20 mars 2008 comme ministre de l'Intégration sociale, des Pensions et des Grandes villes du premier cabinet d'Yves Leterme, puis est confirmée par Herman Van Rompuy fin 2008. Dans le domaine des retraites, elle augmente puis supprime la cotisation de solidarité pour les pensions les plus basses et crée la Conférence nationale des pensions. En matière d'intégration sociale, elle organise et défend l'accueil des demandeurs d'asile et réclame la mise en œuvre de l'accord de gouvernement sur la régularisation d'immigrés ayant fait preuve d'une réelle volonté d'intégration.
Lors du remaniement du 17 juillet 2009, elle quitte le gouvernement et siège comme députée fédérale à la Chambre des représentants. Aux élections fédérales anticipées du 13 juin 2010, elle est élue sénatrice avec 77 706 votes préférentiels.
Carrière au Parlement européen
En mars 2014, le président du PS Paul Magnette propose son investiture comme tête de liste aux élections européennes du 25 mai. Elle est élue au Parlement européen avec 186 103 voix de préférence. Membre du groupe S&D, elle siège à la commission du commerce international et à la commission des droits des femmes.
Réélue lors des élections européennes de 2019 sur la liste menée par Paul Magnette, elle est désignée présidente de la sous-commission des droits de l'homme du Parlement européen.
En décembre 2022, son nom est cité dans le cadre d'une opération de lutte contre la corruption visant des personnalités politiques européennes soupçonnées d'avoir reçu de l'argent du Qatar. Le bureau d'une de ses assistantes parlementaires, ayant travaillé pour l'ONG Fight Impunity, est mis sous scellés. Son nom apparaît de nouveau dans un mandat d'arrêt émis le 10 février 2023 dans le cadre de ce scandale, la présentant comme membre d'un quatuor comprenant également Marc Tarabella, Alessandra Moretti et Andrea Cozzolino. Fin août 2023, il est révélé que les enquêteurs auraient retrouvé 280 000 euros en liquide dans l'appartement de son fils, attenant au sien.
Chronologie
- 1966 - Naissance à Mons
- 2000 - Entrée au gouvernement wallon comme ministre de l'Emploi et de la Formation
- 2003 - Ministre fédérale de la Fonction publique, de l'Intégration sociale et de la Politique des grandes villes
- 2004 - Ministre-présidente de la Communauté française
- 2008 - Ministre fédérale de l'Intégration sociale, des Pensions et des Grandes villes
- 2010 - Élection au Sénat
- 2014 - Élection au Parlement européen comme tête de liste du PS
- 2019 - Réélection au Parlement européen ; présidence de la sous-commission des droits de l'homme
- 2022 - Citation de son nom dans l'enquête sur la corruption liée au Qatar au Parlement européen
- 2024 - Fin de son mandat de députée européenne
Mandats et responsabilités
En cours
- PSPartiLe parti
Mandats passés
- 2019 – 2024Député européenSD
Commissions et responsabilités
Les commissions de cet élu ne sont pas encore recensées dans notre base.
Activité parlementaire
Sens des votes
- Pour 1 52191 %
- Abstention 392 %
- Contre 1046 %
Scrutins : 366 adoptés, 5 rejetés.
