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Parlement

Maurice Schnebelen

Ancien Député

Ce qu'il faut retenir

Assemblée nationale
  • Ancien Député · Assemblée nationale.

Biographie

Né le 17 juin 1910 à Thionville, en Moselle, Maurice Schnebelen est mort brutalement d'une crise cardiaque le 25 mars 1976, à l'âge de 65 ans. Pharmacien de formation et maire de Sierck-les-Bains pendant plus de vingt ans, il a succédé à Robert Schuman à l'Assemblée nationale en 1962 et y a siégé sans interruption jusqu'à sa mort, en fonction.

Des études de pharmacie entre Nancy et Lille

Maurice Schnebelen suit ses études secondaires dans des établissements catholiques, d'abord dans les Vosges puis en Belgique, avant de s'orienter vers des études de pharmacie qu'il mène à l'université de Nancy puis à Lille. Il obtient son doctorat en pharmacie peu avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle il est mobilisé au sein des services de santé.

Pharmacien et maire de Sierck-les-Bains

De retour à la vie civile, Maurice Schnebelen exerce la profession de pharmacien et s'engage dans la vie municipale de Sierck-les-Bains, en Moselle, où il est d'abord élu conseiller municipal sous l'étiquette du Mouvement républicain populaire (MRP), avant de se présenter comme indépendant. Il devient maire de la commune en 1953 et conserve ce mandat jusqu'à sa mort, en 1976, soit plus de vingt ans à la tête de la ville.

Le successeur de Robert Schuman à l'Assemblée nationale

Maurice Schnebelen se présente aux élections législatives de novembre 1962 dans la 4e circonscription de la Moselle, celle-là même que représentait jusqu'alors Robert Schuman, l'un des pères fondateurs de la construction européenne, qui ne se représente pas. Candidat des Républicains indépendants soutenu par l'UNR et par Robert Schuman lui-même, il est élu le 25 novembre 1962 face à une gauche divisée entre socialistes et communistes, et entre à l'Assemblée nationale le 6 décembre suivant.

Il est réélu à trois reprises : en 1967, avec 47% des voix au second tour d'une triangulaire, en 1968, avec 57,3% des suffrages, puis en 1973, avec 53,9% des voix face au candidat communiste. Il siège ainsi sans discontinuer du 6 décembre 1962 au 25 mars 1976, date de sa mort en cours de mandat, toujours au sein du groupe des Républicains indépendants. Son suppléant depuis 1973, Henri Ferretti, lui succède à l'Assemblée le lendemain de sa mort.

Un défenseur des Malgré-nous

Rapporteur du budget des Anciens combattants et victimes de guerre en 1963 et 1964, Maurice Schnebelen plaide pour la reconnaissance du statut d'ancien combattant aux Alsaciens-Mosellans enrôlés de force dans les armées allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, connus sous le nom de Malgré-nous, et pour que des recherches soient menées sur le sort de ceux d'entre eux disparus en Union soviétique. Il exerce par la suite les fonctions de secrétaire de la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales, puis de rapporteur du budget des Affaires culturelles en 1969.

En décembre 1974, il compte parmi les parlementaires qui saisissent le Conseil constitutionnel pour contester la loi relative à l'interruption volontaire de grossesse portée par Simone Veil.

Chronologie

  • 1910 - Naissance à Thionville, en Moselle, le 17 juin
  • 1953 - Élection comme maire de Sierck-les-Bains
  • 1962 - Élection comme député de la 4e circonscription de la Moselle, le 25 novembre, en succession de Robert Schuman
  • 1963 - Rapporteur du budget des Anciens combattants et victimes de guerre
  • 1967 - Réélection comme député
  • 1968 - Réélection comme député
  • 1969 - Rapporteur du budget des Affaires culturelles
  • 1973 - Réélection comme député
  • 1974 - Saisine du Conseil constitutionnel contre la loi relative à l'interruption volontaire de grossesse, en décembre
  • 1976 - Mort en fonction, le 25 mars, après plus de vingt ans à la mairie de Sierck-les-Bains et treize ans à l'Assemblée nationale

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