Ce qu'il faut retenir
- Conseiller municipal · Conseil municipal, Alès.
- Conseiller municipal de Alès depuis le 18 mai 2020.
- 5 mandats recensés : conseiller municipal, sénateur, député.
- Commune de rattachement : Alès, département Gard.
- Fiche de la commune : Alès.
Biographie
Max Roustan, de son nom complet Max Aimé Bernard Roustan, est né le 29 septembre 1944 à Saint-Julien-les-Rosiers, dans le Gard. Ayant perdu sa mère alors qu'il n'avait que deux ans, il est élevé avec ses deux frères par un oncle et une tante. Cette enfance cévenole, marquée tôt par l'absence maternelle, précède une carrière professionnelle modeste avant que la politique locale ne devienne, pendant plus de trente ans, l'occupation centrale de sa vie. Marié à Monique Balcaen, il est père d'une fille.
Une double activité avant la politique
Avant de se consacrer à la vie publique, Max Roustan exerce le métier d'enseignant d'auto-école, au lycée privé de La Salle à Alès, activité qu'il poursuit jusqu'en 1993. Il est également apiculteur. Ce profil d'homme de terrain, éloigné des grandes écoles et des carrières administratives qui nourrissent souvent le personnel politique national, façonne l'image d'élu de proximité qu'il cultivera ensuite à Alès.
L'entrée en politique et les premiers mandats
Max Roustan devient adjoint au maire d'Alès le 20 mars 1989, fonction qu'il occupe jusqu'en 1995. C'est depuis cette position qu'il se lance, en 1993, dans une carrière parlementaire : il est élu député de la 4e circonscription du Gard le 28 mars 1993, sous l'étiquette UDF, et siège à l'Assemblée nationale du 2 avril 1993 au 21 avril 1997, sous la Xe législature.
La conquête de la mairie d'Alès
Le 18 juin 1995, Max Roustan est élu maire d'Alès avec 37% des voix, un résultat présenté comme un véritable séisme dans une ville au fort passé ouvrier, traditionnellement acquise à la gauche. Il entre en fonction le 25 juin 1995 et sera réélu sans discontinuer lors des scrutins municipaux de 2001, 2008, 2014 et 2020, exerçant la fonction de maire d'Alès jusqu'au 5 mars 2025, soit près de trente ans, avant de céder la place à Christophe Rivenq.
Un retour à l'Assemblée nationale
Après une interruption de son mandat parlementaire, Max Roustan retrouve le siège de député de la 4e circonscription du Gard : élu le 16 juin 2002 puis réélu le 17 juin 2007, il siège du 19 juin 2002 au 19 juin 2012, cette fois sous l'étiquette UMP, parti qu'il a rejoint après la dissolution de l'UDF giscardienne dans le mouvement chiraquien.
Les responsabilités intercommunales et régionales
Parallèlement à ses mandats de maire et de député, Max Roustan exerce d'importantes responsabilités territoriales. Il est vice-président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon du 16 mars 1998 au 4 juillet 2002. Il préside également, du 1er janvier 2000 au 15 juillet 2020, la Communauté d'agglomération du Grand Alès, devenue Alès Agglomération, ainsi que le Pays Cévennes, de 2004 à 2020.
Un bref passage au Sénat
En septembre 2017, Max Roustan est élu sénateur du Gard. Conformément à la loi du 14 février 2014 sur le non-cumul des mandats, qui interdit désormais à un parlementaire d'exercer simultanément une fonction exécutive locale d'importance, il choisit de démissionner de son mandat sénatorial dès le 1er octobre 2017 afin de conserver la mairie d'Alès, à laquelle il accorde la priorité.
La fermeture de l'abattoir municipal et la controverse avec L214
En octobre 2015, l'association de défense de la cause animale L214 diffuse des images tournées à l'abattoir municipal d'Alès, révélant des manquements aux règles de protection animale. Max Roustan décide la fermeture provisoire de l'établissement et le parquet ouvre une enquête. En avril 2016, revenant sur les méthodes de l'association, qui infiltre des abattoirs pour y filmer clandestinement, il déclare qu'« une association qui va aussi loin, c'est du terrorisme », propos qui suscitent une vive polémique et illustrent les tensions entre élus locaux et associations de défense animale à cette période.
Positionnement politique
Élu sous l'étiquette UDF puis UMP, Max Roustan rejoint Les Républicains en 2015, lors de la refondation du parti gaulliste sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy. Son parcours illustre la trajectoire d'une partie de la droite modérée française, passée de l'UDF centriste à une droite plus structurée autour de l'UMP puis des Républicains.
Chronologie
- 1944 - Naissance à Saint-Julien-les-Rosiers (Gard), le 29 septembre
- 1989 - Adjoint au maire d'Alès
- 1993 - Élu député de la 4e circonscription du Gard (UDF)
- 1995 - Élu maire d'Alès
- 1997 - Fin de son premier mandat de député
- 1998 - Vice-président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon
- 2000 - Président de la Communauté d'agglomération du Grand Alès
- 2001 - Réélu maire d'Alès
- 2002 - Réélu député du Gard, sous l'étiquette UMP
- 2004 - Président du Pays Cévennes
- 2007 - Réélu député
- 2008 - Réélu maire d'Alès
- 2012 - Fin de son second mandat de député
- 2014 - Réélu maire d'Alès
- 2015 - Rejoint Les Républicains; controverse liée à la fermeture de l'abattoir municipal après la diffusion d'images par L214
- 2017 - Élu sénateur du Gard en septembre, puis démission le 1er octobre en application de la loi sur le non-cumul des mandats
- 2020 - Réélu maire d'Alès; fin de ses présidences de l'agglomération et du Pays Cévennes
- 2025 - Fin de son mandat de maire d'Alès, le 5 mars, après près de trente ans à la tête de la ville
Mandats et responsabilités
En cours
Mandats passés
- 2007 – 2012Député13ᵉ législature
- 2002 – 2007Député12ᵉ législature
Mandats sans date connue
- SénateurGard
- Député10ᵉ législature
Patrimoine et intérêts
Déclarations publiques à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
1 déclaration à la HATVP. Patrimoine, intérêts et activités déclarés, sourcés depuis la HATVP.
