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Portrait de Monique DE MARCO

Collectivité

Monique DE MARCO

Conseiller municipal · Talence

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Ce qu'il faut retenir

Conseil municipal Élue en 2020
  • Conseiller municipal · Conseil municipal, Talence.
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
  • Conseiller municipal de Talence depuis le 18 mai 2020.
  • 2 mandats recensés : conseiller municipal, sénateur.
  • Commune de rattachement : Talence, département Gironde.
  • Fiche de la commune : Talence.

Biographie

Monique de Marco, née Truel le 12 novembre 1953 à Decazeville (Aveyron), est une femme politique française, sénatrice de la Gironde depuis 2020 et membre du groupe Écologiste - Solidarité et Territoires (GEST) au Sénat. Ancienne professeure de technologie en collège pendant trente ans, elle s'installe à Bordeaux dès 1971 pour ses études puis réside à Talence à partir de 1990, commune dont elle est élue locale pendant près d'un quart de siècle avant de rejoindre le Palais du Luxembourg.

Formation et vie professionnelle

Titulaire d'un baccalauréat obtenu à 18 ans, Monique de Marco quitte l'Aveyron en 1971 pour poursuivre ses études à Bordeaux. Elle embrasse ensuite le métier de professeure de technologie en collège, fonction qu'elle exerce durant trente années, essentiellement à Bordeaux. Lorsqu'elle est élue vice-présidente du conseil régional d'Aquitaine en 2010, elle choisit de se faire détacher de son poste d'enseignante afin de se consacrer pleinement à son mandat exécutif. Elle est aujourd'hui retraitée de l'Éducation nationale, un statut qui nourrira plus tard son engagement sénatorial sur les questions scolaires.

Un engagement militant avant l'engagement partisan

L'entrée de Monique de Marco en politique se prépare dans le militantisme associatif. Dans les années 1980, elle constitue un collectif d'opposition à l'extension du camp militaire du Larzac et milite au sein de comités anti-nucléaires. Elle poursuit cet engagement dans les années 1990 en se rapprochant d'associations de protection de la nature. En 1990, elle adhère aux Verts, d'abord au sein du groupe départemental de la Gironde, puis, en 1992, du groupe régional d'Aquitaine. Elle devient administratrice de plusieurs associations environnementales, dont France Nature Environnement (FNE) Nouvelle-Aquitaine et la SEPANSO, et participe à des travaux prospectifs régionaux, notamment à l'élaboration du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET) de Nouvelle-Aquitaine, approuvé en mars 2020.

Les débuts en politique électorale : suppléante de Noël Mamère (1993)

C'est en mars 1993 que Monique de Marco fait ses premiers pas dans la vie politique locale, en devenant suppléante de Noël Mamère, maire de Bègles depuis 1989, candidat écologiste aux élections législatives dans la troisième circonscription de la Gironde. Noël Mamère est alors battu par le candidat du RPR Gérard Castagnéra (1943-1993), maire de Talence, ville où réside Monique de Marco.

Conseillère municipale de Talence pendant vingt-cinq ans (2001-2026)

C'est à Talence que Monique de Marco construit son ancrage électoral. Aux élections municipales de 1995, elle conduit une liste autonome des Verts qui recueille 8,8 % des suffrages, sans obtenir d'élu. Elle retente l'expérience aux élections municipales de 2001, de nouveau en tête d'une liste autonome des Verts : avec 19 % des voix exprimées, elle entre cette fois au conseil municipal.

En mars 2004, elle conduit la liste des Verts aux élections cantonales sur le canton de Talence, où elle recueille 11 % des voix au premier tour, derrière les candidats socialiste et centriste ; au second tour, le socialiste Gilles Savary l'emporte sur le centriste Alain Cazabonne.

Aux élections municipales de 2008, Monique de Marco figure en seconde position sur une liste d'union conduite par le socialiste Gilles Savary. Cette liste est battue au second tour par celle d'Alain Cazabonne, mais Monique de Marco est néanmoins réélue au conseil municipal avec huit autres colistiers, Gilles Savary démissionnant pour sa part de son siège.

En 2014, elle mène une liste Europe Écologie Les Verts qui obtient 17 % des voix et fait élire trois conseillers : elle-même, Armand Guérin et Isabelle Rami. En 2020, elle se présente en septième position sur la liste d'union de la gauche conduite par une autre écologiste, Isabelle Rami, qui recueille 39 % des suffrages ; Monique de Marco est réélue avec sept autres élus d'opposition au sein d'un conseil municipal qui compte 43 sièges. Son mandat de conseillère municipale de Talence s'étend ainsi du 18 mars 2001 au 15 mars 2026, soit près de vingt-cinq années consécutives.

Vice-présidente du conseil régional d'Aquitaine chargée de l'environnement (2004-2015)

Lors des élections régionales de 2004, Monique de Marco est élue au conseil régional d'Aquitaine sur la liste d'union conduite par Alain Rousset, aux côtés de huit autres écologistes.

En 2010, Europe Écologie Les Verts la désigne tête de liste pour les élections régionales d'Aquitaine, lui préférant Marie Bové, fille aînée de José Bové. Contrairement à 2004, les Verts ne font pas liste commune avec le Parti socialiste dès le premier tour, reprochant au président sortant Alain Rousset son soutien à de grands projets d'infrastructures tels que la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique, le grand projet ferroviaire du Sud-Ouest et l'autoroute A65 entre Langon et Pau. Au second tour, après fusion de sa liste avec celle d'Alain Rousset, Monique de Marco est réélue et accède à la vice-présidence du conseil régional, chargée de l'environnement et de l'adaptation au changement climatique, fonction qu'elle occupe de 2010 à 2015. Elle y pilote plusieurs dispositifs, dont le programme Territoires à énergie positive, la création de l'Agence régionale de la biodiversité et l'installation du comité scientifique régional sur le changement climatique en Aquitaine, AcclimTerra. Son mandat régional s'étend au total du 1er avril 2004 au 13 décembre 2015.

Deux candidatures sénatoriales avant l'élection de 2020

Monique de Marco se présente une première fois aux élections sénatoriales de la Gironde en septembre 2014, en tant que tête de liste EELV. Avec moins de 5 % des voix des grands électeurs girondins, elle n'obtient aucun siège.

Elle retente sa chance aux élections sénatoriales de septembre 2020, dans un contexte plus favorable : les bons résultats de la gauche et des écologistes aux élections municipales de la même année, en particulier à Bordeaux et sur l'ensemble de la métropole bordelaise, ont renouvelé environ 60 % du corps des grands électeurs girondins. En élargissant sa base électorale au-delà de la métropole, vers les communes péri-urbaines et rurales, Monique de Marco est élue sénatrice le dimanche 27 septembre 2020 avec 489 voix, soit 14 % des votants. Elle devance ainsi la sénatrice sortante Françoise Cartron, apparentée LREM et ancienne membre du Parti socialiste, qui ne recueille que 8 % des voix. Elle retrouve au Sénat son collègue du conseil municipal de Talence, l'ancien maire MoDem de la ville Alain Cazabonne.

Prise de fonction et responsabilités au Sénat

Monique de Marco prend ses fonctions au Palais du Luxembourg le jeudi 1er octobre 2020, jour de l'élection du président du Sénat. Elle siège au sein du groupe Écologiste - Solidarité et Territoires (GEST) et occupe le siège 307 dans l'hémicycle.

Dès octobre 2020, elle rejoint la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport, dont elle devient vice-présidente. Elle est par ailleurs membre de deux groupes d'études sénatoriaux, l'un consacré aux « arts de la scène, arts de la rue et festivals en régions », l'autre aux « métiers d'art », ainsi que de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.

Rapporteuse de la loi relative aux langues régionales (loi Molac)

Le 10 novembre 2020, Monique de Marco est désignée rapporteuse au Sénat de la proposition de loi relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, dite « loi Molac ». Le texte vise notamment à intégrer les langues régionales dans le code du patrimoine et à instaurer une dérogation à la loi Toubon pour permettre l'enseignement immersif. La loi est adoptée le 8 avril 2021 et promulguée le 23 mai 2021.

Sécurité civile, nucléaire et zones inondables

Après les incendies de forêt de l'été 2022, Monique de Marco propose la création d'une seconde base Canadair en Gironde. Son amendement est adopté le 11 octobre 2022, bien que le Gouvernement en réduise la portée à une simple étude. En mars 2023, elle participe aux débats sur l'adaptation de la défense contre l'incendie dans les territoires ruraux et fait adopter un amendement renforçant l'information des élus locaux sur les risques climatiques.

Le 17 janvier 2023, le Sénat adopte un de ses amendements visant à interdire l'installation de nouvelles centrales nucléaires en zone inondable, en référence à l'incident survenu à la centrale du Blayais en 1999. Cette disposition est toutefois supprimée lors de l'examen du texte à l'Assemblée nationale.

Défense de l'école publique face à la réforme du « choc des savoirs »

Forte de son expérience de professeure retraitée de l'Éducation nationale, Monique de Marco s'oppose, à partir d'octobre 2023, à la réforme du « choc des savoirs ». Fin avril 2024, elle dépose avec d'autres élus écologistes un recours devant le Conseil d'État contre le décret instaurant des groupes de niveau au collège. La réforme est annulée le 28 novembre 2024 pour vice de forme. Un nouveau décret la rendant facultative est ensuite publié, texte auquel Monique de Marco continue de s'opposer. Le 12 mars 2026, un décret abandonne définitivement la réforme.

Lutte contre les violences sexuelles dans le cinéma

En février 2024, elle dépose plusieurs amendements destinés à renforcer la lutte contre les violences sexuelles sur les tournages de films. Rejetés en commission le 7 février, ces amendements sont retravaillés après les révélations publiques de l'actrice Judith Godrèche le 8 février : le rapporteur du texte lui propose alors une version modifiée, prévoyant le remboursement des aides publiques par les productions en cas de violences constatées. Cet amendement est adopté à l'unanimité en séance le 14 février 2024. Monique de Marco cosigne également une tribune publiée dans Le Monde le 10 février 2024.

Enseignement privé sous contrat

Après la démission d'Amélie Oudéa-Castéra et dans le contexte de l'affaire dite « Bétharram », Monique de Marco appelle le 15 février 2024 à faire évoluer la législation encadrant l'enseignement privé sous contrat. Elle dépose le 20 mars 2024 une proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête. En avril 2025, elle réclame la fermeture de l'établissement des Beaux Rameaux, ex-Notre-Dame-de-Bétharram, et soutient le 5 mai 2025 un durcissement du cadre législatif applicable à ces établissements. Celui-ci ferme finalement le 26 janvier 2026.

Opposition à la ligne à grande vitesse du Sud-Ouest

Monique de Marco s'oppose de longue date au projet de lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Le 19 novembre 2022, elle propose la suppression de la taxe spéciale d'équipement imposée aux communes situées à moins de soixante minutes des nouvelles lignes, une demande qu'elle renouvelle le 28 novembre 2023 puis le 30 novembre 2024, à chaque fois sans succès. Elle motive son opposition par l'ampleur des destructions environnementales du projet, chiffrant à 5 000 hectares d'espaces naturels, dont 2 000 hectares de forêts, ce qui serait affecté, contre un investissement inférieur de 8 milliards d'euros pour l'amélioration des infrastructures existantes.

Le 12 septembre 2025, elle dépose une proposition de loi visant à modifier la Charte de l'environnement pour y consacrer les droits de la nature, en prenant l'exemple du Ciron, cours d'eau menacé par le tracé de la LGV. Son opposition au projet ferroviaire remonte cependant à plus longtemps : le 8 juin 1995, elle avait actionné le signal d'alarme d'un train pour en forcer l'arrêt en gare de La Médoquine, à Talence, et s'était depuis mobilisée pour la réouverture de cette halte, obtenue le 22 septembre 2025. Le 15 avril 2026, elle demande au ministre des Transports Philippe Tabarot d'abandonner le projet de LGV afin de concentrer les moyens sur les petites lignes du quotidien.

Lutte contre le sans-abrisme des enfants

Le 17 juillet 2025, Monique de Marco interpelle le ministère de la Ville sur la situation des enfants sans domicile, dénonçant une « rupture d'égalité caractérisée des chances entre élèves ». Le 9 janvier 2026, elle dépose un amendement tendant à contraindre l'État à prendre en charge leur hébergement d'urgence ; celui-ci est rejeté.

Positionnement politique

Membre des Verts depuis 1990 puis d'Europe Écologie Les Verts depuis la refondation du mouvement en 2010, Monique de Marco inscrit son parcours dans la tradition de l'écologie politique française, marquée par un engagement précoce contre le nucléaire civil et militaire et pour la protection de la nature. Son action parlementaire, centrée sur l'éducation, l'écologie, la sécurité civile et l'aménagement du territoire, prolonge des combats locaux menés de longue date en Gironde, en particulier son opposition aux grands projets d'infrastructures de transport dans la région bordelaise.

Chronologie

  • 1953 - Naissance de Monique Truel le 12 novembre à Decazeville (Aveyron).
  • 1971 - Installation à Bordeaux pour y poursuivre ses études, après l'obtention du baccalauréat.
  • Années 1980 - Création d'un collectif d'opposition au camp militaire du Larzac, engagement dans des comités anti-nucléaires.
  • 1990 - Adhésion aux Verts (groupe départemental de la Gironde) ; installation à Talence.
  • 1992 - Adhésion au groupe régional d'Aquitaine des Verts.
  • Mars 1993 - Suppléante de Noël Mamère, candidat écologiste aux élections législatives dans la 3e circonscription de la Gironde.
  • 1995 - Tête de liste autonome des Verts aux élections municipales de Talence (8,8 % des voix, aucun élu).
  • 2001 - Élue conseillère municipale de Talence (19 % des voix), à compter du 18 mars.
  • 2004 - Liste des Verts aux élections cantonales de Talence (11 % au premier tour) ; élue au conseil régional d'Aquitaine sur la liste d'Alain Rousset, à compter du 1er avril.
  • 2008 - Réélue conseillère municipale de Talence sur une liste conduite par Gilles Savary.
  • 2010 - Tête de liste EELV aux élections régionales d'Aquitaine ; réélue et nommée vice-présidente du conseil régional chargée de l'environnement et de l'adaptation au changement climatique.
  • 2014 - Tête de liste EELV réélue conseillère municipale de Talence (17 % des voix, trois élus) ; première candidature aux élections sénatoriales de la Gironde en septembre, sans élection.
  • Décembre 2015 - Fin du mandat de vice-présidente et de conseillère régionale d'Aquitaine, le 13 décembre.
  • 2020 - Réélue conseillère municipale d'opposition à Talence ; élue sénatrice de la Gironde le 27 septembre avec 489 voix (14 %) ; prend ses fonctions au Sénat le 1er octobre.
  • 2020 - Devient vice-présidente de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport ; désignée rapporteuse de la proposition de loi relative aux langues régionales (10 novembre).
  • 2021 - Adoption (8 avril) puis promulgation (23 mai) de la loi Molac relative aux langues régionales.
  • 2022 - Amendement adopté pour l'étude d'une seconde base Canadair en Gironde (11 octobre) ; proposition de suppression de la taxe spéciale d'équipement liée au projet de LGV Sud-Ouest (19 novembre).
  • 2023 - Amendement adopté contre l'installation de centrales nucléaires en zone inondable (17 janvier) ; opposition à la réforme du « choc des savoirs » (octobre).
  • 2024 - Amendement unanime contre les violences sexuelles sur les tournages (14 février) ; appel à réformer l'encadrement de l'enseignement privé sous contrat après l'affaire Bétharram (15 février) ; recours devant le Conseil d'État contre les groupes de niveau (avril) ; annulation de la réforme du « choc des savoirs » par le Conseil d'État (28 novembre).
  • 2025 - Proposition de loi sur les droits de la nature et la Charte de l'environnement (12 septembre) ; réouverture de la halte de La Médoquine à Talence (22 septembre) ; interpellation sur le sans-abrisme des enfants (17 juillet).
  • 2026 - Amendement sur l'hébergement d'urgence des enfants sans abri, rejeté (9 janvier) ; abandon définitif de la réforme du « choc des savoirs » par décret (12 mars) ; fin de son mandat de conseillère municipale de Talence (15 mars).

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