Portrait de Nicolas Metzdorf

ASSEMBLÉE NATIONALE

Nicolas Metzdorf

Député· 2ᵉ circ. · Nouvelle-Calédonie

Né le 20 mai 1988 (38 ans)RenaissanceGroupe RE16ᵉ législature

Ce qu'il faut retenir

Assemblée nationale Groupe RE Élu en 2022 2 517 votes exprimés 289 interventions
  • Député — Assemblée nationale, 2ᵉ circ. · Nouvelle-Calédonie.
  • Rattaché au parti Renaissance, groupe RE.
  • 2 517 votes exprimés au cours du mandat.
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

Formation

Nicolas Metzdorf est né le 7 octobre 1985 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Il effectue ses études supérieures en droit, formation qui constitue le socle de son engagement ultérieur dans la vie publique néo-calédonienne.

Parcours politique

Nicolas Metzdorf s'engage dans la vie politique néo-calédonienne au sein du camp loyaliste, attaché au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République française. Il est membre du mouvement Calédonie Ensemble, principal parti non-indépendantiste, qui regroupe des élus issus de traditions politiques diverses, unis par leur attachement à l'appartenance pleine de l'archipel à la France.

Il exerce des responsabilités au sein des institutions locales avant de se présenter aux élections législatives. Dans ce cadre, il prend position dans le débat structurant de la vie politique calédonienne relatif à l'avenir institutionnel du territoire, héritage des accords de Matignon de 1988 et de l'Accord de Nouméa de 1998, dont la mise en oeuvre a organisé le transfert progressif de compétences vers les institutions locales tout en posant la question du corps électoral provincial.

Carrière parlementaire

Nicolas Metzdorf est élu député de la deuxième circonscription de Nouvelle-Calédonie lors des élections législatives de juin 2022, dans le cadre de la XVIe législature. Il siège au sein du groupe Ensemble pour la République (EPR), inscrit dans la majorité présidentielle.

À l'Assemblée nationale, il s'impose comme l'un des principaux interlocuteurs parlementaires sur le dossier institutionnel néo-calédonien. Il est notamment impliqué dans les travaux relatifs au projet de loi constitutionnelle portant réforme du corps électoral provincial, texte visant à intégrer dans le corps électoral des scrutins locaux les résidents établis en Nouvelle-Calédonie depuis 1998 mais exclus du vote provincial en application des dispositions de l'Accord de Nouméa. Ce texte, vivement contesté par les mouvements indépendantistes qui y voient une remise en cause des équilibres politiques hérités des accords, conduit au déclenchement d'une insurrection de grande ampleur en mai 2024. Les émeutes provoquent plusieurs morts, des destructions matérielles considérables sur l'ensemble de l'archipel et une paralysie durable de l'économie calédonienne.

Il est réélu député de la même circonscription lors des élections législatives anticipées de juillet 2024, convoquées à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République. Il poursuit son mandat dans le cadre de la XVIIe législature, s'impliquant dans les travaux relatifs à la reconstruction économique et à la stabilisation institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie après la crise de 2024.

Positionnement politique

Nicolas Metzdorf s'inscrit dans le courant loyaliste néo-calédonien, favorable au maintien du territoire dans le giron de la République française. Cette orientation le distingue des formations indépendantistes - FLNKS, Union Calédonienne, UNI - qui aspirent à la pleine souveraineté de l'archipel. Son appartenance au groupe EPR à l'Assemblée nationale le place dans la mouvance de la majorité présidentielle, sans pour autant effacer la spécificité des enjeux locaux, dont les clivages ne se superposent pas aux lignes de partage politiques métropolitaines.

Il défend une conception de la Nouvelle-Calédonie intégrée à la France mais dotée de larges compétences propres, dans la continuité du cadre institutionnel issu de l'Accord de Nouméa. Sur la question du corps électoral, il est partisan d'un dégel permettant une participation élargie aux scrutins provinciaux, position qui le place en opposition directe avec les formations kanak indépendantistes, pour lesquelles cette réforme modifie les équilibres démographiques et politiques sur lesquels repose la perspective d'accession à l'indépendance.

Son action parlementaire se concentre prioritairement sur les questions propres à la Nouvelle-Calédonie - droit de la nationalité, compétences transférées, développement économique, mines et ressources naturelles - tout en le conduisant à intervenir sur les sujets de la majorité dans d'autres champs législatifs.

Chronologie

  • 1985 - Naissance le 7 octobre à Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
  • 2022 - Élu député de la deuxième circonscription de Nouvelle-Calédonie (XVIe législature), groupe Ensemble pour la République
  • 2023-2024 - Implication dans les travaux parlementaires sur le projet de loi constitutionnelle portant réforme du corps électoral provincial néo-calédonien
  • Mai 2024 - Insurrection en Nouvelle-Calédonie consécutive à l'examen du projet de loi constitutionnelle ; paralysie économique et institutionnelle de l'archipel
  • Juillet 2024 - Réélu député de la deuxième circonscription lors des élections législatives anticipées (XVIIe législature)