Ce qu'il faut retenir
- Conseiller municipal · Conseil municipal, Saint-Vran.
- Conseiller municipal de Saint-Vran depuis le 28 juin 2020.
- 4 mandats recensés : conseiller municipal, député.
- Commune de rattachement : Saint-Vran, département Côtes-D'Armor.
- Fiche de la commune : Saint-Vran.
Biographie
Philippe Marchand, de son nom complet Philippe Jack Marie Marchand, naît le 1er septembre 1939 à Angoulême, en Charente. Avocat de profession, licencié en droit, il s'implante politiquement à Saintes, en Charente-Maritime, où il entame une carrière qui le conduira, en 1991, jusqu'au ministère de l'Intérieur. Il meurt le 10 janvier 2018 à Saintes, à l'âge de 78 ans, des suites d'un cancer, et est inhumé à Clam, en Charente-Maritime.
Les mandats locaux en Charente-Maritime
Philippe Marchand devient, en 1977, premier adjoint au maire de Saintes, puis conseiller municipal de cette ville de 1982 à 2001. Il est élu conseiller général du canton de Saintes-Nord le 19 mars 1976, mandat qu'il conserve jusqu'en mars 2001, et préside le conseil général de la Charente-Maritime du 26 mars 1982 au 23 mars 1985. Il siège également comme conseiller régional de Poitou-Charentes de 1992 à 2004.
Trois mandats à l'Assemblée nationale et la vice-présidence du Palais-Bourbon
Élu député de la 4e circonscription de la Charente-Maritime le 19 mars 1978, puis réélu le 14 juin 1981, Philippe Marchand siège aux VIe et VIIe législatures, jusqu'au 1er avril 1986, au sein du groupe socialiste. Il est réélu le 16 mars 1986, au scrutin proportionnel départemental, pour la VIIIe législature, jusqu'au 14 mai 1988, puis une troisième fois le 12 juin 1988, pour la 4e circonscription de la Charente-Maritime, mandat qu'il occupe jusqu'à son entrée au gouvernement, le 17 juillet 1990. En 1985, il est élu vice-président de l'Assemblée nationale, sous la présidence de Louis Mermaz, fonction qu'il occupe moins d'un an.
Du ministère délégué au ministère de l'Intérieur (1990-1992)
Philippe Marchand entre au gouvernement de Michel Rocard le 17 juillet 1990, comme ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, poste alors créé. Le 4 août 1990, il devient ministre délégué chargé des Collectivités locales et de la Sécurité civile, en remplacement de Jean-Michel Baylet ; à ce poste, dans le contexte de la guerre du Golfe, il contribue à la première mise en place du plan Vigipirate. Le 29 janvier 1991, à la suite de la démission de Pierre Joxe, nommé ministre de la Défense après le départ de Jean-Pierre Chevènement, opposé à l'engagement français dans le Golfe, Philippe Marchand devient ministre de l'Intérieur. Il conserve ce portefeuille lors de la formation du gouvernement d'Édith Cresson, le 16 mai 1991, et le quitte le 2 avril 1992, à la chute de ce gouvernement, remplacé par Paul Quilès dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy. Place Beauvau, il fait dessaisir puis radier le commissaire Antoine Gaudino, à l'origine de la révélation de l'affaire Urba, du nom du bureau d'études soupçonné d'avoir organisé le financement occulte du Parti socialiste.
Conseiller d'État et fin de carrière
Après son départ du gouvernement, Philippe Marchand est nommé conseiller d'État en 1992. En 2004, il devient président de section de la Commission de recours des réfugiés, qui devient la Cour nationale du droit d'asile en 2007, et membre de la Commission nationale de déontologie de la sécurité. Il supervise en 2011 l'organisation de la primaire citoyenne du Parti socialiste. Membre du Parti socialiste et fidèle de François Mitterrand, il se met en congé du parti en février 2006, en signe de protestation contre l'indulgence dont bénéficie selon lui Georges Frêche après des propos de ce dernier visant les harkis. En 2012, il apporte son soutien à la candidature dissidente d'Olivier Falorni contre Ségolène Royal aux élections législatives.
Chronologie
- 1939 - Naissance à Angoulême (Charente), le 1er septembre
- 1976 - Élu conseiller général du canton de Saintes-Nord
- 1977 - Devient premier adjoint au maire de Saintes
- 1978 - Élu député de la 4e circonscription de la Charente-Maritime
- 1981 - Réélu député
- 1982 - Élu président du conseil général de la Charente-Maritime
- 1985 - Élu vice-président de l'Assemblée nationale ; fin de la présidence du conseil général
- 1986 - Réélu député (VIIIe législature)
- 1988 - Réélu député (IXe législature)
- 1990 - Entre au gouvernement Rocard comme ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, le 17 juillet, puis ministre délégué chargé des Collectivités locales et de la Sécurité civile, le 4 août
- 1991 - Nommé ministre de l'Intérieur, le 29 janvier ; reconduit dans le gouvernement Cresson en mai
- 1992 - Fin de ses fonctions de ministre de l'Intérieur, le 2 avril ; nommé conseiller d'État
- 2001 - Fin des mandats de conseiller municipal de Saintes et de conseiller général de Saintes-Nord
- 2004 - Devient président de section à la Commission de recours des réfugiés ; membre de la Commission nationale de déontologie de la sécurité
- 2006 - Se met en congé du Parti socialiste, en février
- 2007 - La Commission de recours des réfugiés devient la Cour nationale du droit d'asile
- 2011 - Supervise l'organisation de la primaire citoyenne du Parti socialiste
- 2012 - Soutient la candidature dissidente d'Olivier Falorni
- 2018 - Mort à Saintes, le 10 janvier
Mandats et responsabilités
En cours
Mandats sans date connue
- Député9ᵉ législature
- Député7ᵉ législature
- Député8ᵉ législature
